
Canopé-L’accompagnement du travail personnel des élèves - Éducation prioritaire L’accompagnement du travail personnel des élèves est organisé. Il vise à renforcer l’explicitation des démarches d’apprentissage des élèves et leur engagement dans le travail scolaire. Chaque élève apprend à son rythme. La bienveillance mais aussi la réussite de l’élève dépendent du respect du rythme dans un cadre collectif et rigoureux. L’observation de l’élève est une phase indispensable et préalable à l’organisation de son accompagnement. Bibliographie BOUYSSE Viviane, DESBUISSONS Ghislaine, VOGLER Jean, Observation et évaluation de l’ensemble des dispositifs d’aide individualisée et d’accompagnement à l’école, au collège et au lycée, rapport n° 2010-114, Paris, ministère de l’Éducation nationale, 2010.Disponible en ligne sur le site education.gouv.fr. CLERC Françoise, « La mise en place de l’accompagnement », Cahiers pédagogiques, n° 493, décembre 2011.Disponible en ligne sur le site Cahiers pédagogiques. DEMAN Isabelle, Accompagner un élève avec PPS ou PPRE.
Du nouveau sur les vacances? Une décision du conseil d’Etat du 26 novembre 2012 distingue explicitement les congés annuels dus aux enseignants (5 semaines) des périodes de vacance de classe (16 semaines). Cela ne devrait pas changer grand chose à la durée effective des vacances des enseignants, même si cela apparaît davantage comme fondé sur une sorte de ‘’droit coutumier’’ plutôt que sur un droit juridiquement établi ( ou les ‘’usages’’ font que la durée des vacances des enseignants se confond pratiquement avec celle de leurs élèves , à la réserve près – notamment et parfois – des périodes d’examen ). C’est sans doute l’occasion aussi de situer au mieux l’idée récurrente selon laquelle la rémunération indiciaire des personnels enseignants serait fixée aux 10/12ème de celles des fonctionnaires de grade équivalents afin de tenir compte des vacances scolaires.
DEVOIRS A LA MAISON Assez curieusement et par un étrange renversement, les « devoirs scolaires » sont aujourd’hui identifiés comme des travaux que l’on fait à la maison, ou, pour les élèves internes, en étude… mais, dans tous les cas en dehors de la présence d’un professeur. Certes, il existe des structures encadrées par les enseignants sous des noms divers (aide individualisée, accompagnement personnel, tutorat, etc.), mais, dans l’immense majorité des cas, ce qui se fait là relève plutôt d’une « pédagogie de soutien » qui reprend des notions mal comprises en classe et n’exonère en rien l’élève de son travail personnel à la maison. Pourtant, historiquement, le travail personnel de l’élève – qu’il concerne la mémorisation, l’entraînement, la recherche ou l’élaboration personnelle – a été conçu comme un des éléments fondamentaux de la scolarisation, devant être effectué en classe ou, au moins, sous la responsabilité directe de l’école. Que reproche-t-on aux devoirs à la maison ? Philippe Meirieu
Temps scolaires : la FCPE demande le respect des besoins des enfants ! La FCPE s’étonne d’entendre, ici ou là, qu’il puisse être question d’une journée de classe de cinq heures et demi, avec une transformation de l’aide personnalisée en « activités pédagogiques complémentaires ». Elle rappelle que les rapports l’Académie de médecine, de la mission parlementaire, de la concertation de l'été 2012 et de la conférence de 2010, sur les rythmes scolaires faisaient la même conclusion : la journée de classe des élèves à l’école primaire ne doit pas dépasser cinq heures ! Il vaudrait bien mieux mettre 4 heures de classe le mercredi matin que cinq heures et demi ou six heures, même une seule journée dans la semaine. Elle s’étonne également d’entendre que la décision puisse être laissée à la discrétion des conseils d’école avec une option pour le choix de l’année : soit 2013, soit 2014. La FCPE rejette totalement l’éventualité que l’organisation hebdomadaire se décide conseil d’école par conseil d’école.
Travail personnel de l'élève : l'Observatoire des pratiques pédagogiques de (...) Le rapport sur le travail personnel de l’élève en dehors de la classe 14 / 05 / 2016 | Alain Pothet Inscrite dans la loi de refondation de l’École de la République et présentée en janvier 2014, la réforme de l’éducation prioritaire vise à réduire l’effet des inégalités sociales et territoriales sur les résultats scolaires et à favoriser la réussite de tous les élèves. Le travail personnel des élèves, notamment réalisé en dehors de la classe, étant l’un des facteurs de cette réussite, il a paru légitime à l’Observatoire des Pratiques en Éducation Prioritaire de l’académie de Créteil d’en faire son objet d’étude pour l’année scolaire 2015-2016, et de proposer des réponses à la question suivante : En éducation prioritaire, quelles pratiques seraient en mesure de rompre la courbe ascendante des inégalités ? Comment définir l’objet étudié dans ce rapport ? Les 12 recommandations Extrait de carep.ac-creteil.fr du :
Rythmes scolaires : la semaine de cinq jours, une fable française Ce fut la première annonce de Vincent Peillon. Ce fut aussi le premier "couac" de la nouvelle ère socialiste. Douze heures à peine après sa nomination, alors que la passation de pouvoir avec son prédécesseur Rue de Grenelle n'avait pas même encore eu lieu, le nouveau ministre de l'Éducation déclarait tambour battant le retour à la semaine de cinq jours. "Nous le ferons pour la rentrée 2013", annonçait l'ingénu le 17 mai au micro de France Inter... Aussitôt douché par les syndicats et vertement recadré par un Jean-Marc Ayrault appelant, d'abord, à la concertation. L'affaire commençait mal. On comprend pourtant l'empressement du nouveau ministre quand le diagnostic est posé depuis si longtemps et fait l'objet, pour une fois, d'un vrai consensus. Hélas. Un effort "injuste" Marie, maîtresse en CM1-CM2 dans une ZEP à Cannes-La Bocca, fait chaque jour, le temps de déposer ses propres enfants chez la nounou et de filer à l'école où elle a été nommée, 70 kilomètres. Les maires s'étranglent
Apprendre ses cours, une compétence qui s’enseigne Dès la sixième, les élèves sont appelés à « apprendre leurs leçons » de manière autonome. Quelques stratégies didactiques maintenant connues peuvent les guider, surtout au début, dans cet apprentissage : la rédaction par les élèves eux-mêmes d’une synthèse en fin de cours qui récapitule l’essentiel à retenir ; la mise en évidence, dans le cours, des éléments essentiels ; l’explicitation des attendus pour l’évaluation, en sont quelques exemples. Ces stratégies sont indéniablement efficaces. Néanmoins, la démarche que nous expérimentons ici en classe de sixième s’est révélée particulièrement intéressante pour amener les élèves à être autonomes dans les deux compétences clés mises en œuvre pour l’apprentissage des leçons, à savoir l’identification des éléments essentiels à retenir du cours puis leur mémorisation. Dans la mesure où il est transférable à tous les niveaux et toutes les disciplines, ce travail est particulièrement indiqué dans le cadre de l’accompagnement personnalisé.
Vincent Peillon: un petit tour et puis s'en va Le débat devait débuter à 19 heures avec Vincent Peillon en guest star. A l'heure dite, il passe la tête dans la salle, constate qu'il y a une cinquantaine de personnes et repart illico. Motif: pas assez de monde pour un ministre de la République qui va refonder l'école, numéro trois du gouvernement et même numéro deux si on ne compte pas Jean-Marc Ayrault le premier ministre (seul Laurent Fabius est devant lui, c'est dire...). La scène s'est déroulée vendredi dans les locaux de l'ESCP (l'Ecole supèrieure de commerce de Paris), où Libération organisait un Forum sur le thème de la confiance. Sujet du débat snobé par le ministre: "Sortir de l'école de la défiance". Je n'ai pas vu la scène, au demeurant fort brève. Modératrice du débat, je l'attendais dans une salle avec les deux autres invités qui devaient apporter un regard étranger, voire interpeler le ministre sur ce qu'il pensait faire pour remettre de la confiance à l'école à tous les niveaux (des élèves, des profs, des parents, etc):
Comment apprendre efficacement ? – ImProfPsy : Improvisation, Pédagogie, Psychologie Le cerveau droit et le cerveau gauche, les styles d’apprentissage, la mémoire photographique…que de mythes sur l’apprentissage que nous entendons régulièrement chez les étudiants, et malheureusement chez certains enseignants. Le récent succès médiatique de Céline Alvarez, qui cherche dans les neurosciences et la psychologie des guides pour mieux apprendre montre un certain intérêt pour le sujet. Mais cet intérêt n’est pas franco-français, et certaines chercheuses et enseignants américaines ont développé un site qui explique aux principaux acteurs (enseignants, parents, apprenants de tous âges) comment apprendre efficacement. L’équipe de Learning Scientists a un formidable blog en anglais, et a récemment sorti 6 posters, à diffuser largement dans toutes les écoles, tous les collèges, lycées et dans les universités de France et de Navarre. Seule contrainte, ne pas utiliser le matériel dans un but commercial. Pour télécharger tous les posters en un seul clic, c’est par ici.
Des enseignants anesthésiés ? Alors que les innovants et les progressistes se battent, seuls ou avec les mouvements pédagogiques (CRAP, ICEM Freinet, GFEN, AGEEM, AFL, pédagogie institutionnelle, OCCE), souvent contre leurs hiérarchies, pour transformer l’école et l’inscrire dans son temps, il en est qui peinent à sortir de la ouate institutionnelle, du conditionnement par le pilotage par les résultats, qui ne cherchent pas à se libérer et à revendiquer le droit de penser, qui errent dans leur vie professionnelle en ayant perdu le sens de leur métier, en se protégeant derrière l’illusoire bouclier de leur discipline scolaire, en rêvant souvent à un impossible retour en arrière. La grande administration, celle des ministères, et la petite, celle des petits chefs, sont en grande partie responsable de ce désenchantement, de cette démobilisation, de la perte de l’enthousiasme nécessaire à l’exercice d’un métier devenu de plus en plus complexe. La focalisation sur le quantitatif a accompagné le mouvement.
L’école à contretemps Se retourner vers le passé met le présent en perspective et permet de mieux comprendre, de mieux apprécier l'éventuelle nouveauté des difficultés et d'envisager quelles solutions on pourrait leur apporter. Mais il faut bien distinguer le secondaire et le primaire. Les vacances concernent d'abord exclusivement le secondaire.Les vacances : un fait social et non scolaire Le Collège et le Lycée Bien évidemment, Louis XIV n'a pas inventé les vacances scolaires. La Révolution a supprimé les privilèges, mais la noblesse a gardé son prestige social. Au XIXe siècle, les enfants de la bourgeoisie et de l'aristocratie étaient pratiquement seuls à fréquenter les lycées et les collèges publics ou privés[1] ; ils rejoignaient donc leur famille en été, pour participer non à la moisson, ni même aux vendanges, mais aux réseaux de sociabilité qui se nouaient alors, notamment autour de la chasse. Tout au long du XIXe siècle, les vacances vont « remonter » dans l'année. L'école primaire Histoire d'Heures
Les rythmes scolaires En Europe, la France se distingue avec la journée de classe la plus longue et l’année scolaire la plus courte… Cette organisation du temps scolaire, au centre d’enjeux multiples, est pointée du doigt par les spécialistes des rythmes de l’enfant >> Des journées trop chargées « Je ne tiens plus le rythme, je suis épuisée quand je rentre. Ce sujet n’est pas nouveau : il revient régulièrement sur le devant de la scène, du rapport Debré-Douady de 1962 qui dénonce la fatigue des écoliers jusqu’à celui de la mission parlementaire d’information sur les rythmes scolaires en décembre dernier (2). • La journée des écoliers (de 8 h 30 à 16 h 30) y est la plus longue d’Europe avec 6 heures de cours dans le primaire. • La semaine de quatre jours, instaurée en 2008, fait également figure de bizarrerie française. • Autre singularité hexagonale, l’année scolaire s’avère la plus courte des pays de l’OCDE : elle ne compte que 140 jours. >> Quels sont les intérêts en présence ? Une longue histoire...