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Pour une monnaie commune sans l’Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise)

Pour une monnaie commune sans l’Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise)
Tel le radeau de la Méduse, la Droite Complexée (DC, ex-Parti socialiste [1]) s’accroche maintenant aux hypothèses les plus ténues pour éviter de sombrer corps et âme dans la honte historique. Une vaillante escouade de « responsables du PS français et du SPD allemand » a, par exemple, enfin cerné l’origine du « mal européen » dont elle redoute, à raison, d’avoir à pâtir : c’est « l’alliance néolibérale et conservatrice majoritaire [2] » — comprendre Angela Merkel et David Cameron. Que David Cameron soit premier ministre d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro sera considéré en première approximation comme un enrôlement admissible puisqu’il s’agit de démontrer que, fût-elle sous la bienveillante tutelle de toutes les DC européennes, la monnaie unique aurait le visage progressiste et riant qui résulterait de l’inversion trait pour trait de sa sale gueule austéritaire présente. L’Europe constitutionnellement (ordo)libérale… …parce que constitutionnellement allemande

http://blog.mondediplo.net/2013-05-25-Pour-une-monnaie-commune-sans-l-Allemagne-ou-avec

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Le balai comme la moindre des choses Seuls ceux qui portent sur la politique le regard scolastique des logiciens auront du mal à comprendre qu’on puisse dire d’un même événement — comme l’affaire Cahuzac — qu’il est à la fois secondaire et principal. Péripétie fait-diversière et crapoteuse, bien faite pour attraper le regard et le détourner des choses importantes (accord sur l’emploi « ANI » [1], austérité, chômage, etc.), la bouse soudainement posée n’en a pas moins le mauvais goût de tomber au plus mauvais moment — il est bien vrai que le spectacle de la cupidité déboutonnée, lors même que le corps social en bave comme jamais, donne quelques envies de coups de fourche. Lire aussi Martine Bulard, « Social-défaitisme à la française », avril 2013. 1983, 2012 : d’un basculement l’autre (de la « politique de terrain » à la « politique de service »)

Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout rappel au principe de la souveraineté populaire en vue d’une transformation sociale, la certitude (logique) du… national-socialisme, bien sûr ! Voilà sur quel fumier intellectuel prospère le commentariat européiste quand, à bout d’argument, il ne lui reste plus que des spectres à brandir. Souverainisme de droite, souverainisme de gauche

L'union bancaire ne peut plus attendre LE MONDE | • Mis à jour le | Sven Giegold, Philippe Lamberts, Jean-Paul Besset, Eva Joly (Eurodéputés Verts, membres de la commission des affaires économiques et monétaires) Une fois encore, les élections allemandes semblent jouer un rôle déterminant dans la gestion de la crise européenne. En 2010, déjà, Angela Merkel avait bloqué toute intervention décisive en Grèce. Par crainte des électeurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la région la plus peuplée du pays, elle remit à plus tard l'inévitable plan d'assistance, aggravant ainsi la crise - et son prix pour la collectivité.

Monnaie permanente Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Une monnaie permanente est une monnaie dont la contrepartie (l'actif monétisé) est permanente. Elle ne peut être détruite[1] et résulte de la création monétaire au même titre que la monnaie d'endettement. Cette création monétaire a différentes appellations selon les économistes. Appellations[modifier | modifier le code] Le terme « monnaie permanente » est utilisé par Gabriel Galand[2] et Pierre Aunac[3].

Impasse Michéa, par Frédéric Lordon Rien d’étonnant à ce que Jean-Claude Michéa, depuis son Impasse Adam Smith jusqu’à ses Mystères de la gauche, reçoive un accueil des plus bienveillants chez les commentateurs de droite, du Figaro à Valeurs actuelles en passant par L’Express. Que certains à gauche lui trouvent quelque charme est plus surprenant. Frédéric Lordon dissipe ici avec vigueur et humour les malentendus qu’une lecture superficielle des écrits de Michéa peut produire. En jeu : rien de moins que notre rapport à l’histoire et à la situation contemporaine, et la possibilité d’y intervenir. (Article paru dans RdL la Revue des Livres n° 12, juillet-août 2013.)

La décennie 80, le grand cauchemar ? Partie 2/2 sur la dépolitisation Comme promis, voici la deuxième partie de l’analyse de la décennie 80 et de son impact sur le monde qui est le nôtre aujourd’hui, autour de l’excellent bouquin de François Cusset, « La décennie, le grand cauchemar des Années 80», et de la passionnante série d’émissions de »Là-Bas Si J’y Suis », au cours desquelles Daniel Mermet avait invité Cusset, Lordon et Halimi pour en discuter. La première partie s’était focalisée sur le tournant libéral et financier de politique économique intervenu en France à partir de 83, et de façon plus générale dans le monde au cours de cette décennie. Dans cette deuxième partie, j’ai regroupé certains sujets évoqués par ces trois intervenants autour d’une thématique générale qui est celle de la dépolitisation, constitutive elle aussi des années 80. Comme la fois précédente, je résume ci-dessous les commentaires des trois intervenants, mais je recommande à nouveau d’écouter le montage audio, agrémenté de documents sonores de l’époque. 6) Conclusion

Brève histoire de la naissance et déchéance de l’euro L’histoire de l’euro commence essentiellement avec la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, et la peur de l’Empire britannique de voir émerger, selon la vieille conception géopolitique d’Harold Mackinder (Le Pivot géographique de l’histoire, 1904), non seulement une Allemagne réunifiée au cœur de l’Europe, mais surtout une puissante alliance entre la France, l’Allemagne et la Russie pour le développement économique du continent eurasiatique dans son ensemble. L’Angleterre a toujours craint qu’une telle alliance, fondée sur des principes colbertistes, ne mette en danger la puissance d’un empire maritime mondial reposant sur la finance et le trafic d’opium. L’émergence d’une telle alliance avait été empêchée depuis la fin du XIXème siècle non seulement par l’affaire Dreyfus et la Première Guerre mondiale, mais également par les accords de Yalta négociés à la demande de Churchill et divisant l’Europe et l’Allemagne en deux après la Deuxième guerre mondiale.

Le 'wir', une drôle de monnaie septuagénaire - SWI swissinfo.ch Elle permet aujourd’hui à plus de 60'000 PME helvétiques d’obtenir du crédit à bon compte tout en développant leur clientèle. Un bon cinquième des petites et moyennes entreprises (PME) helvétiques font des enfants dans le dos du franc suisse. Elles paient leurs fournisseurs, leur charges et leurs investissements en wirs. Au moins partiellement. L’an dernier, le chiffre d’affaires cumulé réalisé en wirs uniquement a atteint l’équivalent de 1,7 milliard de francs. Une progression de 4,2%, après dix ans de décrue due à la mauvaise santé du secteur de la construction, poids lourd de cette économie originale. La décennie 80, le grand cauchemar ? Partie 1/2 sur le tournant libéral Pour commencer l’année, je propose de prendre un peu de recul sur l’actualité et de se replonger dans les années 80, avec François Cusset, historien des idées et auteur d’un livre passionnant, « La décennie, le grand cauchemar des Années 80». Ce livre avait donné lieu en 2007 à une série d’émissions de Là Bas Si J’y Suis, sur France Inter, au cours desquelles Daniel Mermet avait invité Cusset mais aussi Frédéric Lordon (économiste) et Serge Halimi (directeur du Monde Diplomatique) pour commenter les évènements marquants de cette décennie. Cette série d’émissions m’avait passionné parce que je suis né avec l’arrivée de Thatcher et Reagan, j’ai grandi

Les Européens s'accordent sur l'union bancaire Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Philippe Ricard A l'issue d'une longue négociation nocturne, les représentants du Parlement et du Conseil européens se sont entendus dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 mars sur un dispositif inédit de gestion des faillites bancaires. Ministres des finances et chefs de groupes parlementaires devaient encore donner leur aval dans la matinée de jeudi. Mais, à moins d'un ultime contretemps, un accord sur l'union bancaire est à portée de main entre les Etats et les eurodéputés. Dans la dernière ligne droite, c'est Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, qui s'est démené pour tenter de dégager un compromis. La tâche n'a pas été facile, car les demandes des eurodéputés butaient jusqu'ici sur le refus de l'Allemagne à multiplier les concessions.

Monnaie Libre n°46 Yoland Bresson, EuroFranc, RdB, Bitcoin et OpenUDC Yoland Bresson revient dans Monnaie Libre ! Dans la première partie on rappelle les grands principes de sa théorie de la Valeur Temps qui démontre le Revenu de Base, mais aussi la Théorie Relative de la Monnaie qu’il a préfacée et qui aboutit à un résultat similaire par une autre voie. Yoland nous explique ensuite les grandes lignes de « l’EuroFranc » pour sortir l’euro de l’impasse actuelle, une approche de bi-monnaie qui serait une voie médiane entre le tout euro et la sortie de l’euro. Et enfin, dans une dernière partie, Stéphane répond à des questions de Yoland sur le développement des monnaies numériques telles que Bitcoin ou OpenUDC, tant au niveau économique que théorique et pratique. Un bon départ pour 2014 !

La régulation bancaire au pistolet à bouchon Ce sera sans doute la perle de la crise. Karine Berger, députée socialiste, rapporteure du projet de loi dit de « séparation » et de « régulation » des activités bancaires, reprenant la parole en commission des finances après les exposés de MM. Chifflet, Oudéa et Bonnafé, respectivement président de la Fédération bancaire française, président de la Société Générale et directeur-général de BNP-Paribas : « Vos trois exposés laissent paraître que vous n’êtes pas réellement gênés par ce projet de loi ; j’en suis à la fois étonnée et ravie » [1]… Qu’elle en fût uniquement étonnée n’aurait trahi qu’une charmante simplicité d’esprit. Qu’elle en soit au surplus ravie ne laisse plus le moindre doute quant au côté où elle se tient. Régulateur bancaire

Banque WIR Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Banque WIR La Banque WIR est une institution bancaire suisse qui émet sa propre monnaie pour faciliter les échanges économiques entre ses membres. Son siège est à Bâle. Sortir de l’euro ?, par Frédéric Lordon Beaucoup, notamment à gauche, continuent de croire qu’on va changer l’euro. Qu’on va passer de l’euro austéritaire présent à un euro enfin rénové, progressiste et social. Cela n’arrivera pas. Il suffirait d’évoquer l’absence de tout levier politique en l’état d’incrustation institutionnelle de l’actuelle union monétaire européenne pour s’en faire une première idée. Mais cette impossibilité tient surtout à un argument beaucoup plus fort, qui s’exprime à la manière d’un syllogisme. Majeure : l’euro actuel procède d’une construction qui a eu pour effet, et même pour intention, de donner toute satisfaction aux marchés de capitaux et d’organiser leur emprise sur les politiques économiques européennes (1).

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