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Et Nate créa le data

Et Nate créa le data
M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Louise Couvelaire Il n'est pas encore là que l'assemblée se tait déjà. Dans une atmosphère quasi religieuse, les quelque 250 Londoniens sagement assis face à l'estrade attendent l'arrivée de l'oracle américain, en silence. Démarche un peu gauche et sourire bon enfant, Nate Silver, le saint patron des "nerds" (le sobriquet désigne les obsessionnels du chiffre et des nouvelles technologies), apparaît enfin, avec quelques minutes de retard. Il est là, costume gris et lunettes rectangles, avec des airs d'oiseau tombé du nid, face aux mines imprégnées de ses fidèles, aussi sûr de ses algorithmes que de son aura. Propulsé au rang de star, ce statisticien de 35 ans, blogueur vedette du New York Times, donnerait presque un coup de vieux à ses – plus – jeunes comparses monomaniaques, nerds à l'ancienne, retranchés derrière leurs écrans d'ordinateur, ne sachant communiquer qu'avec leur machine. C'est sa cinquième conférence de la semaine. Related:  Cultures numériquesBIGDataData - Infographies - Cartes

Internet nous rendrait inapte au travail de concentration. A titre énigmatique, contenu à portée quasi-philosophique. Ceci, à cause / grâce à Nicholas Carr et son livre The Shallows. Nous vivons dans une société d’hyper-consommation, de lecture en diagonale de l’information et de la distraction à tout prix. Le grand méchant loup dans cette histoire est bien connu : les Internets. Et pour une fois, j’avoue être assez d’accord avec le fond, dans la forme un peu moins. Nous sommes en état d’apprentissage permanent, toute information supplémentaire est bonne à (ap)prendre. C’est toutefois ce que nous croyons dur comme fer. Il est le plus récent des outils qui ont révolutionnés notre univers. Internet est à notre service, mais il devient rapidement notre maître à penser. Pour certains, lire un livre est devenu une corvée. Je prend volontairement un ton alarmiste pour vous inviter à regarder cette petite vidéo qui complète le livre de Nicholas Carr : N’oublions pas de relativiser.

Big Data : nouvelle étape de l’informatisation du monde Viktor Mayer-Schönberger , professeur à l' Oxford internet Institute , et Kenneth Cukier , responsable des données pour The Economist ont récemment publié Big Data : une révolution qui va transformer notre façon de vivre, de travailler et penser ( le site dédié ). Ce livre est intéressant à plus d'un titre, mais avant tout pour ce qu'il nous apprend du changement du monde en cours. Riche d'exemples, facilement accessibles, il dresse un état compréhensible des enjeux des Big Data en insistant notamment sur ce que cette nouvelle étape de l'informatisation transforme. Le code n'est plus la loi ! "Les systèmes informatiques fondent leurs décisions sur des règles qu'ils ont été explicitement programmés à suivre. Pour les auteurs, les Big Data créent une intelligence artificielle qu'aucun humain ne peut comprendre. "Les Big Data fonctionnent à une échelle qui dépasse notre compréhension ordinaire. Et Mayer-Schönberger et Cukier d'en appeler à la naissance d' "algorithmistes" ...

Onze logiques économiques qui changent le monde Source image : Tout changement social doit concevoir son économie. Et alors que s’ouvre aujourd’hui à Paris le OuiShareFest, premier événement européen entièrement dédié à l’économie collaborative, j’avais envie de donner suite à ce billet et faire le point sur un ensemble de termes qui reviennent souvent dans l’actualité pour qualifier les modèles économiques émergents et à venir qui cherchent à fournir des réponses aux enjeux du siècle. L’économie coopérative Commençons avec le plus ancien de ces modèles, qui relève de l’économie sociale et solidaire. Les premières coopératives de consommation sont apparues à la fin du XVIIIe siècle afin de promouvoir une économie plus sociale. En ce sens, la logique n’est pas anticapitaliste, mais a-capita-liste: ces initiatives ne sont pas en opposition au capital, mais dans sa négation, et la personne humaine remplace le capital dans la finalité de l’action collective des hommes. L’économie positive L’économie circulaire

Freakonometrics | An Academic Blogging Experiment [Avant-première] Le co-fondateur de Deezer, Jonathan Benassaya, lance le service cloud Stream Nation L’ex-fondateur de Deezer, qui vit aujourd’hui en Californie à San Francisco, tourne la page de Plizy, ce projet de boîtier Hdmi connecté à une application iPad. Le français lance un service de cloud personnel, destiné à concentrer tous ses contenus vidéo et photos en un seul endroit, un media center sécurisé. Baptisé Stream Nation, il permet de streamer et transcoder des vidéos en n’importe quel format et de les conserver. L’idée de Stream Nation, c’est avant tout de proposer un service BtoC qui résout le problème de l’éclatement des contenus sur les devices de chacun. Le modèle de Stream Nation repose sur une tarification palliative avec la capacité de stockage comme variable : gratuit jusqu’à 2 Go de stockage de contenus, jusqu’à 19€/mois en illimité. La beta test de Stream Nation est ouverte depuis plusieurs mois auprès de 1500 beta-testeurs, le service va se lancer en Europe ( France, Allemagne et Royaume-Uni), pour se lancer dans quelques semaines sur le marché américain.

Mes langues aux chats – Nouveau blog, nouvelle formule Haute fréquence Il n’a ni costume, ni limousine, ni table réservée dans les meilleurs restaurants français de New York, ni loft, ni cravate, ni tête, ni visage. Il travaille dans un hangar du New Jersey, à Mahwah, de 9h30 à 16h00. Ses collègues opèrent partout sur la terre et se relaient pour suivre le soleil dans sa course folle à la surface du globe, suivant la cotation en continu des principales bourses mondiales. Oubliez Gordon Gekko. Les onze autres salopards dont il a été ou sera question dans cette série n’ont aucun avenir. Alexandre Laumonier , anthropologue, graphiste, éditeur, auteur de 6 . Pourquoi les thèmes du trading à haute fréquence et du trading algorithmique vous ont-ils semblé intéressants à aborder sous un angle littéraire ? J’ai découvert les transactions à haute fréquence à la faveur de recherches anthropologiques sur les premiers data centers occidentaux, qui ont commencé à émerger au XVII e siècle en Angleterre. Comment l’ouvrage a-t-il été construit ? Steampunk trader

Un apéro avec Sarko Que de cafouillages pour cette note, je suis désolé... La direction du monde.fr m'avait donné l'autorisation de la publier, puis j'ai reçu une consigne contraire quelques heures plus tard (la prudence sans doute) et je l'ai retirée. Mais maintenant, c'est bon, j'ai le droit. Je dois également fournir une explication de texte avec cette histoire pour prévenir les gens qui pourraient mal me lire. Ma prochaine note s'intitulera "Un apéro avec un poireau".

Keshif: Data Made Explorable Le lillois Clic and Walk lève 750 000 euros pour étendre sa communauté de consom’acteurs Grâce à ce financement, la jeune pousse souhaite accélérer son développement en Europe. La start-up Clic and Walk, spécialisée dans la collecte et l’agrégation de données géolocalisées en temps réel, vient de finaliser une première levée de fonds de 750 000 euros auprès de la société de capital risque Breega Capital. Imaginée par Frédérique Grigolato et lancée officiellement il y a un peu plus d’un an, l’application mobile Clic and Walk propose à ses utilisateurs de donner leurs avis en images depuis leur smartphone, en échange d’une rémunération. Editée par la start-up lilloise éponyme, l’application a pour objectif d’apporter aux entreprises des informations commerciales fiables, datées et géolocalisées. Dans la description de l’application, la start-up indique que la durée des missions varie entre 3 minutes et 3 heures et que les membres de la communauté peuvent gagner pour chaque fois 1 à plus de 30 euros, via un versement effectué directement sur leur compte bancaire ou par Paypal.

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