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Une réponse à Nancy Huston et Michel Raymond

Une réponse à Nancy Huston et Michel Raymond
La romancière Nancy Huston et Michel Raymond, "spécialiste de biologie évolutionniste", ont publié le 17 mai dans Le Monde une tribune intitulée "Sexes et races, deux réalités". La première a publié récemment un ouvrage qui se veut une charge contre la fameuse "théorie du genre": Reflets dans un oeil d’homme (Actes Sud, 2012). Son cheval de bataille: la reconnaissance du déterminisme biologique façonnant notamment les comportements sexuels des hommes et des femmes, qui serait nié par le genre, présenté comme une idéologie. Il faut, écrit-elle, replacer l’humain dans une continuité biologique avec le règne animal, continuité qui se manifesterait par exemple ainsi: Grossièrement exprimé, les jeunes femelles humaines tout comme les guenons tiennent à séduire les mâles, car elles veulent devenir mères. Elle s’appuie notamment sur les thèses de la psychologie évolutionniste, dont Michel Raymond (co-auteur de la tribune) est un représentant. L’opposition entre faits naturels et idéologie Related:  Ségrégation, stéréotypesféminismeGenre. Sexualités. Féminisme.

Beauté fatale La série brosse en particulier un tableau saisissant de la condition des femmes. Betty Draper, la mère au foyer, élevée dans le souci exclusif de son apparence et de sa beauté, qui a tout pour être heureuse selon les critères de son milieu, mais qui crève de solitude et d’ennui ; Peggy Olson, la jeune rédactrice volontaire – seule femme à occuper ce poste –, aux prises avec le dragon ultra-catholique qui lui sert de mère, furieuse à la fois de subir les mains baladeuses de ses collègues et d’être jugée trop menaçante pour correspondre à leur idéal amoureux ; Joan Holloway, la plantureuse secrétaire rousse, qui tente de faire une force de son statut d’objet sexuel, sans que cela la mette à l’abri de la frustration et de la déception : toutes, si différentes soient-elles, se débattent dans les limites que leur assigne la société américaine de cette époque. Et, pourtant, on peut se demander si ce n’est pas cela, précisément, qui est en train de changer dans les mentalités.

Gradient Lair In HuffPo UK, Adele Wilde-Blavatsky published a piece titled Stop Bashing White Women in the Name of Beyonce: We Need Unity Not Division. Yes, the piece is as offensive as the title and I’ve responded to some of it below, her portion in blockquote: Over the last few days, I have read a few articles in the media rightly congratulating the brilliance of Beyonce’s new album but also bizarrely claiming it is somehow a slap in the face to ‘white feminism’. While it may be true that certain female writers or journalists (including women of colour) may have said things that challenge Beyonce’s stance and influence on certain women’s issues, such voices by no means speak for ‘all’ women, including white women. Beyoncé’s album is subversive to White feminism even if some individual White feminists like the album (versus their usual hit piece after hit piece about why Beyoncé and any other Black woman that is not bell hooks is not feminist). "Intersections" of Whiteness do not exist.

The Objectification of Women – It Goes Much Further Than Sexy Pictures | Crates and Ribbons When feminists decry the objectification of women, most people immediately think of the images that saturate our magazines, movies, adverts and the Internet, of women in varying stages of undress, dolled up and presented for the male gaze. Yet, while sexual objectification is a huge problem, it is, sadly, only a fraction of the objectification of women that permeates our world, from the moment we enter it. Because it is all too obvious and difficult to ignore, we tend to focus on sexual objectification. And we’re right, of course. Who is the subject, and who is the object? So, what do I mean when I say that sexual objectification is simply the most visible part of objectification? These messages start right from the cradle. Having been brought up on a diet of stories revolving around boys and men, this male-centeredness continues to dog us throughout our lives. It isn’t just the media that does this. Like this: Like Loading...

Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le « tone argument » (argument de/du ton). [C’est] un argument utilisé dans des discussions, […] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question. L’emploi de l’argument de ton empêche la (le) féministe accusé-e de développer son propre argument et vise in fine à la (le) faire taire. C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. Et deux jours avant l’élection: AC Husson

« Les femmes musulmanes sont une vraie chance pour le féminisme ». Entretien avec Zahra Ali Zahra Ali est engagée depuis de nombreuses années au sein de dynamiques musulmanes, féministes et antiracistes. Elle est doctorante en sociologie à l'EHESS et à l'IFPO. Elle vient de publier Féminismes islamiques où elle donne la parole à des chercheuses et militantes investies dans les mouvements du féminisme islamique (Omaima Abou-Bakr, Zainah Anwar, Margot Badran, Asma Barlas, Malika Hamidi, Saida Kada, Hanane al-Laham, Asma Lamrabet et Ziba Mir-Hosseini). Dans cet ouvrage, elle défend la nécessité de « décoloniser le féminisme » afin de le renouveler. Contretemps : La parution de ton livre paraît d'autant plus importante aujourd’hui que parler de féminisme islamique suscite en France des réactions immédiates de surprise voire d’incompréhension. Zahra Ali : L’association des deux termes « féminisme » et « islam » n’est pas évidente pour beaucoup de gens. L’association dans la pratique existait donc déjà, mais sans forcément s'inscrire dans la terminologie utilisée en Europe.

airagorncharda: This hit me like a ton of... Arguments anti-féministes (4) "On devrait se débarrasser du terme ‘féminisme’" Arguments précédemment traités:Les féministes d’aujourd’hui… Tu es trop agressive, cela nuit à ton message. Tu donnes une mauvaise image des féministes. Je précise d’abord que cet argument n’est pas seulement utilisé par des personnes hostiles aux arguments féministes; je voudrais néanmoins montrer en quoi il pose problème et contribue, in fine, à l’anti-féminisme. Pas besoin d’aller loin pour retrouver cet argument, il suffit de lire les commentaires de mon précédent billet: Ce terme féminisme est bizarre, je trouve. Il porte à confusion, et comme bien expliqué dans cet article, il a tellement été trainé dans la boue qu’il est usant et fatiguant de devoir réexpliquer pendant des heures ce que féminisme veut réellement dire. Généralement, les termes proposés à la place sont « humanisme » ou « égalitarisme ». Pour réfléchir sur le terme « féminisme » il faut en connaître l’histoire. Le terme féministe désigne à l’origine un homme aux caractères physiologiques efféminés. AC Husson J'aime :

Gradient Lair On my post Who Can Be A Womanist, alavendermenace left this comment: I’ve been thinking about this a lot lately, what about white trans* women, or sex workers? Also people who have been really thrown under the bus before and might prefer to identify as something other than *feminist*? Both trans women and sex workers include Black women and other women of colour. Here’s the problem with White sex workers and White trans women claiming something meant for Black women and women of colour (which includes Black trans women and Black sex workers) marginalized at two axes or more. Let’s think about who is the face of each oppressed and/or political group: I do not deny the oppression that White trans women face. One question that I ask is having White privilege in a White supremacist society and how that impacts knowledge formation, research and being the “face” of a platform/cause, why don’t Whites…create?

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? (1ère partie) Dans une récente pastille radiophonique, la distorsion de la réalité opérée par le célèbre médecin a atteint des proportions record. Cette nouvelle prouesse amène à lever le voile sur un trompe-l’œil dont l’étendue et la persistance ne laissent pas d’étonner. Les implications politiques de ses opinions, massivement diffusées sous les atours d’une parole de sagesse pétrie de science et d’humanisme, sont suffisamment sérieuses pour qu’on s’y penche. Depuis plusieurs années, Boris Cyrulnik dispose d’une carte blanche dominicale bimensuelle sur une radio du service public, via la pastille radiophonique « Histoire d’Homme » de France Info. Dans l’émission du 3 mars 2013, il traitait à sa demande (aux dires de la journaliste) la question de savoir si le cerveau a un sexe. « Le cerveau a-t-il un sexe ? « Récemment, Doreen Kimura, une Canadienne, a dit qu’il y avait de très grandes différences entre le cerveau des hommes et le cerveau des femmes. Camions, poupées, bac à légumes et ratatouille

Fausses amies Il est devenu difficile pour cette frange de la population qui a toujours vécu grâce à l’exploitation par l’homme de l’homme, et donc beaucoup de la femme, de nier le bonheur, la liberté, le soulagement que le féminisme a permis d’apporter dans nos vies. Personne de sensé de nos jours ne peut prétendre revenir sur le droit à l’avortement, sur la possibilité d’avoir un compte bancaire à son nom, sur le droit de vote, etc. Pour attaquer les droits des femmes, la meilleure méthode finalement, c’est de se dire féministe ! Seule une féministe estampillée comme telle par les médias peut se permettre de dire « bon, les femmes, vous êtes gentilles, ça commence à aller, faut pas non plus faire chier trop… » On trouve deux exemples de ces figures patentées du féminisme « jaune ». La première est Élisabeth Badinter.

The Atlantic Article, Trickle Down Feminism, and my Twitter Mentions. God Help Us All This is one of those posts that can go nowhere but down. There are things you simply cannot do in this life and slaying unicorns is one of them. What do I mean by “slaying unicorns”? It’s an old Livejournal term. It means providing evidence that one’s sacred emotional belief or object is either not a) universal b) all that great or c) grounded in reality or supported by empirical evidence. I am really, really bad about this. So, I wanted to leave alone The Atlantic article about women having it all. An initial tentative reaction about not seeing my experience as a black woman in the article provoked such passionate responses that my mentions on Twitter took two days to recover. I decided to leave that unicorn alone. But that did not mean that I did not want to make sense of it myself. I’m a Reagan baby. I went back and re-read The Atlantic article. First, I do not have an emotional connection to the piece. I do not aspire to power. Ok…look. That could happen. But, I digress. Like this:

Rupture anarchiste et trahison proféministe En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur. Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Car nous sommes dressées à nous excuser lorsque l’on nous coince les doigts dans la porte. Pas par gentillesse ou grandeur d’âme, comme si l’on nous accordait un luxe, une cerise sur le gâteau, non, mais parce que nous avons le droit et nous exigeons de vivre autrement que comme des bêtes, à hanter la cuisine comme les rats hantent les égouts, autrement que comme des balais à chiotte, des trous ou des ventres sur pattes. J’avais donc tendance à m’excuser quand on me coinçait les doigts dans la porte, mais un jour, j’ai pris conscience que mes mains, si longtemps entravées, pouvaient former un poing.

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