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François Dubet : « L'école est en péril »

François Dubet : « L'école est en péril »
Au classement PISA qui évalue les systèmes éducatifs au sein de l'OCDE, la France ne cesse de dégringoler. Elle apparaît au 19e rang, et même au 23e rang en compétences scientifiques, et elle est l'un des pays qui affiche le plus haut niveau d'inégalités en matière de connaissances. Par ailleurs, en 1997, le ministre ad hoc Claude Allègre qualifiait l'Education nationale de "mammouth". Le terme désignait des emplois pléthoriques, un fonctionnement sclérosé, une organisation obsolète, un immobilisme et un radicalisme idéologiques qui entravaient toute réforme. De quoi le système éducatif français et "l'entreprise" Education nationale sont-ils malades ? Qu'il s'agisse de performance, d'égalité et de climat scolaire, ce que révèlent les enquêtes internationales n'est pas flatteur pour la France. A quelles responsabilités historiques, sociales, syndicales, politiques, sociétales, attribuez-vous cette incapacité à réformer ? Le système a échappé aux politiques. Absolument. ... Tout à fait. Related:  Débats articlesEtat de l'Ecole

L'Ecole structure les valeurs des jeunes Les jeunes sont-ils radicalement différents des générations précédentes ? Leurs valeurs sont-elles à l'opposé de celles de leurs ainés ? Le fossé se creuse-t-il ? Olivier Galland et Bernard Roudet publient un ouvrage qui balaie bien des préjugés. Il établit que le rapport à l'Ecole est l'élément principal de la structuration des valeurs des jeunes. Travailleurs les jeunes ? Beaucoup d'enseignants n'en sont pas convaincus. Déjà vieux les jeunes ? Le mouvement principal c'est donc le rapprochement des valeurs entre les générations. C'est l'Ecole qui sépare Pourtant tous les jeunes ne jettent pas le même regard sur la société. Les bons élèves D'un coté les bons élèves ceux qui ont fait des études post bac, même courtes. Et les moins bons Les jeunes qui ont arrêté les études au niveau bac ou en dessous "se définissent par le retrait social, par un faible engagement dans la société et par l'adhésion à des valeurs plus traditionnelles". Immigrés et musulmans François Jarraud Présentation du livre

Pessimisme français : la faute à l’école ? Dans tous les classements internationaux, les Français voient la vie en gris. Croyant moins en l’avenir que leurs voisins, ils sont convaincus que pour eux-mêmes aussi, "demain" rime avec "moins bien". Mais pourquoi le pays de Rabelais et Coluche fait-il tant la gueule ? Claudia Senik, professeure à l’Ecole d’économie de Paris, s’est penchée sur la question et émet une hypothèse, qui mérite réflexion : notre maussaderie serait enseignée sur les bancs comme les maths et l’histoire-géo. Explications. Les Français sont-ils vraiment moins heureux que leurs voisins européens ? - Claudia Senik Quand on leur pose la question, ils déclarent un niveau de bonheur en effet moins élevé. A propos de vos travaux, le "New Yorker" écrit que les Français sont "heureux d'être malheureux". - Je dirais plutôt qu'il est culturellement mal considéré en France de paraître trop optimiste : on se moque beaucoup des Américains souriants et de leurs "That's great ! - C'est une interprétation possible.

La circulaire de rentrée annonce le début d'un commencement de changement En apparence rien de plus traditionnel qu'une circulaire de rentrée. Combien de "progressivement", de "s'attacher à", de "maintenu" ? Même en pleine refondation, le texte reflète la continuité de l'administration française. On y lit un texte mièvre, des phrases prudentes, une retenue constante, un vrai exercice de rédacteur officiel qui tourne cent fois son stylo avant d'écrire un mot. Priorité au primaire Dès la rentrée, une partie des 3 000 équivalents temps plein crées à la rentrée au primaire, vont aller au "plus de maitres que de classes". Collège : Dans l'attente de la réforme Le ministère veut faire fin 2013 le bilan du collège actuel avant toute réforme. Lycée : Pour le changement il faudra attendre La circulaire dit peu de choses du lycée. Prioritaire : Comment étrangler les internats d'excellence ? La circulaire fixe la lutte contre le décrochage comme un objectif principal dès 2013. Du coté des parents Nous voilà donc sur les questions d'orientation. François Jarraud La circulaire

Lycée Japonais vs Lycée Francais : Vision d’une japonaise em>Ce n’est pas souvent que que je propose des articles tirées d’autres sites mais je pense que cette interview est intéressante car elle retrace l’expérience d’une japonaise ayant effectué une année de lycée au Japon. Sur internet, il est assez facile de trouver des retours d’expériences de Français ayant été au Japon mais l’inverse est rare c’est pourquoi j’ai décidé de le reprendre ici. Après s’être penché de près sur les caractéristiques de la société japonaise («Personne ne peut comprendre»), Trois Quatorze choisit de s’attarder sur la question scolaire. La venue en France d’Aïmi, ancienne participante au programme d’une année scolaire, ancienne étudiante à Sciences Po et aujourd’hui à l’IHEID de Genève, nous donne l’occasion d’établir un parallèle intéressant entre le lycée et le «Kookoo» et de lever, du même coup, le voile sur ce qui sous-tend deux cultures aussi éloignées que la française et la japonaise. Trois quatorze — Comment as-tu interprété la chose? A lire absolument :

Primaire : Peillon met ses cadres dans la balance Deux ministres, 1400 inspecteurs de l'éducation nationale (IEN), une centaine de directeurs académiques (Dasen) et de recteurs, tout l'enseignement primaire était réuni vendredi 8 février pour une grande messe hors du commun. George Pau Langevin a transmis sa conviction de la justesse de la réforme des rythmes. Vincent Peillon a bousculé son administration en tenant aux IEN un discours à l'opposé de ce qu'ils ont entendu ces dernières années et à quoi ils ont été formés. Imaginez 1 400 inspecteurs et près de 200 Dasen et recteurs réunis, selon l'ordre hiérarchique, dans un même amphithéâtre. L'essentiel ce sont les professeurs . Une nouvelle gestion ? Les IEN face aux rythmes . Des inspecteurs attentifs . En fin d'après-midi, George Pau-Langevin, ministre de la réussite éducative en appelle elle-aussi aux convictions républicaines des IEN. François Jarraud

Emmanuel Davidenkoff: Ecole : à quand l'innovation pour tous? Cette tribune a été précédemment publiée dans L'Echo Républicain La renaissance d'un Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative est une bonne nouvelle. Elle adresse un signal à tous les enseignants qui développent des dispositifs afin d'améliorer la réussite des élèves en marge ou en plus des méthodes dominantes. La première tient à la représentation que le système se fait de l'innovation. La deuxième condition découle en partie de ce constat : pour que les enseignants et les chefs d'établissements innovants se sentent épaulés et encouragés, pour que les plus engagés d'entre eux ne soient plus menacés par l'épuisement et le découragement, il faut qu'ils sentent que l'ensemble du système est concerné et impliqué, et pas seulement dans les situations de rupture. Disséminer, justement - et cela nous amène à la troisième condition.

L'environnement personnel d'apprentissage de l'élève Les travaux sur l'impact des écrans aussi controversés soient-ils montrent que des effets de développement sont certains, mais qu'on ne peut isoler les écrans d'un ensemble plus complexe qu'on appelle plus largement éducation. Chaque personne apprend à apprendre au cours de son enfance et tout au long de sa vie. Il est possible que ce soit d'ailleurs un des éléments essentiels de la réussite scolaire, voire dans la vie. Ce qui différencie chacun de nous des autres est probablement la manière dont nous construisons nos stratégies et nos méthodes personnelles. On entend souvent parler, par des enseignants, des chercheurs, de l'importance d'apprendre à apprendre, comme si cela n'existait pas a priori. En fait dès le plus jeune âge se construit et s'organise cette compétence qui, probablement, est très imbriquée avec le fonctionnement neuronal et son développement. Montre moi ton ordinateur, je te dirai qui tu es, comment tu apprends ! Bruno Devauchelle Les chroniques de Bruno Devauchelle

Compétition saine et malsaine : (2)Les ingrédients d'une saine compétition B. Les ingrédients essentiels de la saine compétition Nous allons maintenant examiner les ingrédients qu'on peut retrouver dans toute compétition saine. Ceci nous aidera ensuite à mieux comprendre comment les formes malsaines de compétition sont, en réalité, des évitements qui s'opposent à des caractéristiques de la vie elle- même. 1. Toute compétition saine suppose une forme d'estime de l'adversaire. Cette estime prend une qualité différente selon le type de compétition. Dans l'émulation L'estime est essentielle à l'établissement de l'émulation. C'est plus précisément la comparaison entre mes qualités et les siennes qui permet l'émulation. Dans l'imitation Dans l'imitation, au contraire, c'est l'écart entre mes forces et celles de mon modèle qui donne à cette estime sa couleur particulière. Cette inégalité n'est pas nécessairement générale. Dans le combat Pour ce qui est des situations de carence, ce sont avant tout les ressources pour lesquelles on combat qu'on apprécie. 2. 3.

Peillon propulse le grand retour des IPR Des tableaux Excel aux cahiers de classe. C'est le chemin que les IPR vont devoir faire pour répondre aux demandes de Vincent Peillon. Le ministre de l'éducation nationale a réuni le 17 mai les IPR pour annoncer un "recentrage" de leurs missions vers la formation des enseignants. En février, V Peillon avait réuni les 1400 inspecteurs de l'éducation nationale dans le grand amphithéâtre du Centre Assas (Paris II). Recentrage sur la formation "Il n'y aura de refondation que quand l'Ecole mettra en avant la pédagogie. "Je souhaite que soyez impliqué dans les ESPE et la formation des enseignants. Redonner aux IPR leur place dans la gouvernance académique D'Allègre à Luc Chatel la place des IPR dans la gouvernance du système n'a cessé de reculer. "Vous devez être dans la gouvernance académique", répond Vincent Peillon. Un défi et des inquiétudes Sur Twitter, des enseignants ont réagi négativement à ces annonces craignant d'avoir davantage les IPR sur le dos. François Jarraud Décret 2012

Dubet : La Refondation verrouillée... François Dubet analyse la situation actuelle de l'Ecole à l'occasion de la sortie de " L'Ecole, une utopie à reconstruire". Pour lui les pesanteurs l'emportent de loin dans l'Ecole sur la personnalité du ministre. Vincent Peillon fait face aux mêmes difficultés que ses prédécesseurs. La refondation est-elle possible ? Vous publiez un article décapant dans "L'école une utopie à construire". Ce n'est pas une affaire de valeurs. La première c'est que la fonction éducative et libératrice de l'école est loin derrière celle de sélection sociale. Aujourd'hui un diplôme est plus important qu'un carnet d'adresses ? Il faut le diplôme. Pourtant les travaux d'Agnès Van Zanten dans l'ouest parisien montrent que les membres des classes moyennes supérieures ne cherchent pas que les établissements les plus performants. Cela fait partie du package. La solution c'est de rendre plus rigide la carte scolaire ? Je ne crois pas car ce serait vécu comme une injustice épouvantable. Je les trouve ambivalents.

Régions et CIO : le mariage impossible Attention, sujet explosif ! Après avoir annoncé à l’automne 2012 son intention de transférer les centres d’information et d’orientation (CIO) aux conseils régionaux et de placer leurs personnels, les conseillers d’orientation psychologues (COPsys), sous l’autorité conjointe des régions et des recteurs, le gouvernement a rétropédalé en début d’année. Toute idée de transfert serait désormais enterrée. Ainsi, le deuxième projet de loi de décentralisation, présenté le 10 avril en Conseil des ministres, indique que les régions auront compétence pour “coordonner et animer le service public de l’orientation”. Le texte partage les rôles : l’État définira la politique d’orientation et la région en assurera la mise en œuvre dans le cadre des centres d’information et d’orientation . “Il n’est pas utile de transférer les agents, fait-on savoir au ministère du Travail. Réforme indispensable Bref, ça va mal. Éviter les doublons Alors que faire ? Restera à trancher le montage financier. Sylvain Henry

Arnaud Parienty » Blog Archive » Réduire la dépense publique d’éducation ? Chiche ! Le ministre de l’éducation n’a pas été déçu du sort réservé à son ballon d’essai. Hurlements, protestations indignées : le gel de l’avancement des enseignants est une machine à s’aliéner durablement un électorat stratégique, comme on pensait que seul Claude Allègre pouvait en inventer. Si vraiment le gouvernement est disposé à prendre un tel risque politique pour une mesure économisant moins d’un milliard d’euros par an, c’est que la situation est désespérée… ou que ce gouvernement est d’une nullité crasse. Réduire les heures de cours Commençons par une idée simple et relativement consensuelle : il est possible de réduire le nombre d’heures de cours des élèves. L’OCDE ne fournissant que le nombre d’heures de cours par enseignant, il est impossible de connaître le nombre d’heures de cours par élève au collège et au lycée. Une baisse est donc possible, surtout en primaire. Dans le second degré, sans doute un audit sérieux du bénéfice apporté par les différents cours est-il nécessaire.

Décentralisation : le gouvernement démine le terrain au Sénat Réforme des collectivités Publié le 16/04/2013 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France Le Sénat - © F. Stijepovic C’est un élu urbain, René Vandierendonck (PS) qui a été choisi comme rapporteur du premier projet de loi de décentralisation consacré en partie aux métropoles. Le gouvernement table sur une adoption du deuxième texte sur les régions et l’égalité des territoires avant la fin 2013. Surprise au Palais du Luxembourg ce 16 avril 2013. Les métropoles d’abord - Ce projet de loi sera débattu à la Haute assemblée à partir du 27 mai. Au-delà des métropoles à statut particulier de Paris, Lyon et Marseille, le texte prévoit l’instauration par décret de onze métropoles à Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Nantes, Strasbourg, Grenoble, Rennes, Rouen, Toulon et Montpellier. Un schéma qui suscite l’ire de l’Assemblée des départements de France. Et l’ADF de mettre en garde contre « des politiques de solidarité à deux vitesses entre les territoires urbains et périurbains ».

Chroniques en innovation et en formation » Blog Archive » 2/10- le changement, c’est la perception du changement Dans un format qui correspond mieux à la lecture comme aux publics des Cahiers, je pourrais proposer dix phrases et dix outils pour accompagner le changement -(avec les images et les graphiques en plus °) 2- le changement, c’est la perception du changement Aborder le changement en établissement, c’est accorder de l’importance à la représentation que chacun, et plus collectivement, une équipe se fait de sa propre situation. Une situation pédagogique ou collective où le sentiment insécure peut apparaître témoigne d’une conscience plus explicite d’un dépassement des compétences à l’œuvre ; c’est le début du changement. Mais le changement peut s’inscrire d’autre part dans une logique de rupture : une restructuration (3) de filière, et en phase ultime, une « refondation (4) ». Ainsi, il serait intéressant de procéder à une enquête sur la perception des personnels de leur propre établissement, de la même façon que celle des élèves sur leurs enseignants et leurs conditions d’apprentissage.

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