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La gestation pour autrui, violation des droits de l’homme et de la dignité

La gestation pour autrui, violation des droits de l’homme et de la dignité
La gestation pour autrui, généralement présentée comme une œuvre altruiste et généreuse, est une forme de procréation médicalement assistée qui permet à des couples stériles d’avoir des enfants. Elle ouvre en réalité la porte à toutes sortes d’abus car elle ne respecte pas la dignité humaine des personnes. Voici le texte de la communication donnée par l’auteur, docteur en droit, avocate, au Conseil de l’Europe puis au Parlement européen en avril et juillet 2012, à l’invitation de l’European Center for Law and Justice. LA GESTATION POUR AUTRUI est un contrat par lequel une femme accepte de porter un enfant pour quelqu’un d’autre. I- La gestation pour autrui Un contrat « est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose »[1]. La femme, quant à elle, est utilisée par le ou les mandataires comme une machine permettant le développement d’un fœtus, c’est-à-dire comme un incubateur. A. B. A. Related:  cocod28

Gestation pour autrui : des conséquences impossibles à gérer La Cour d'appel de Paris a confirmé une décision reconnaissant le statut de " parents " à un couple ayant eu recours à l'étranger à une mère porteuse, sans pour autant autoriser l'inscription à l'état civil des actes de naissance des enfants concernés. Alors que la révision de la loi de bioéthique va entrer dans sa phase législative, cette décision invite à nouveau à s'interroger. La pratique des mères porteuses est-elle, comme certains l'affirment, sans conséquences pour l'ensemble des parties prenantes, y compris pour les mères porteuses ? Pour les AFC, le consentement démontre ici ses limites. Les AFC demandent ainsi : - le maintien en l'état de la législation française en matière de gestation pour autrui, - qu'un effort important soit fait en matière d'éducation afin de développer une véritable éducation à l'amour pour que les liens entre fécondité génétique, affectivité et sexualité apparaissent clairement.

Gestation pour autrui : les enfants fantômes de la République Ce sont des enfants interdits. Les enfants cachés que la République feint de ne pas voir. Ils sont là pourtant. «Ici, ce sont des sans-papiers», explique une mère, française, qui a eu un enfant grâce à une gestatrice américaine. Dernière décision en date : le 26 février, la cour d’appel de Paris vient de rendre un arrêt qui demande l’annulation de la transcription de l’acte de naissance américain sur les registres français d’un enfant né aux Etats-Unis, en 2001. Minnesota. «Que l’on soit pour ou contre le recours à une mère porteuse, la question des enfants se pose. Les couples hésitent tous à faire des démarches pour obtenir un statut pour leurs enfants. Il y a un an, le groupe de travail du Sénat (mixte UMP-PS) sur la maternité pour autrui, favorable à un encadrement du recours aux mères porteuses en France proposait aussi la régularisation de la situation légale des enfants nés par GPA. «Arrangement».

La législation sur la gestation pour autrui en Europe et à travers le monde FAMILLE - Les députés d'opposition n'en démordent pas, Christiane Taubira souhaite ouvrir la voix à la légalisation de la gestation pour autrui, jusqu'alors interdite en France. Tant pis si la circulaire diffusée par la ministre de la Justice se contente de souligner les difficultés administratives rencontrées par les enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger. Et tant pis si François Hollande et son gouvernement se sont plusieurs fois dits opposés à la gestation pour autrui. Tandis que l'examen du projet de loi sur le mariage gay se poursuit à l'Assemblée, la circulaire Taubira sème le trouble et brouille les cartes. Lire aussi :» Mères porteuses : la circulaire Taubira sème le trouble» "Marchandisation du corps des femmes", la tribune de Valérie Boyer, députée UMP François Hollande et les ministres de Jean-Marc Ayrault ont plusieurs fois indiqué qu'ils n'étaient pas favorables à la légalisation de la GPA, mais de nombreux pays l'autorisent déjà. Tour d'horizon.

Premier Bébé Médicament Français : Entre progrès scientifique et eugénisme 0inShareinShare0 C’est une première en France dans l’histoire de la médecine moderne, Umut-Talha (en turc « notre espoir ») est né à Clamart le 26 janvier dernier. Umut-Talha est le premier « Bébé médicament » né sur le territoire. A sa naissance il pesait 3,650 kg et était en très bonne santé selon ses médecins. Ce bébé va peut être sauver ses aînés atteints d’une maladie génétique grave, la bêta-thalassémie, une maladie du sang qui demande des transfusions sanguines régulières. Le petit Umut-Talha a été conçu dans ce sens pour être indemne de la maladie génétique qui touche la famille. Quels sont les secrets de la technique du « Bébé médicament » ? Tout d’abord, il s’agit d’une fécondation « In vitro ». Umut-Talha ne pourra sauvé que sa grande soeur. Riche en cellules souches à l’origine des cellules sanguines, ces cellules, une fois greffées sur le patient vont permettre de remplacer les cellules malades par des cellules saines. Question bioéthique ? [Via]

Les diagnostics prénatal et préimplantatoire - Qu’est-ce que le diagnostic préimplantatoire ? Le diagnostic préimplantatoire consiste à rechercher sur des embryons conçus in vitro «dans une éprouvette » avec les spermatozoïdes et les ovules des deux parents, une maladie génétique grave et incurable qui peut être transmise par les parents. Cet examen est pratiqué à titre exceptionnel. Il vise à replacer, dans l’utérus de la mère, un embryon indemne de la maladie. Un médecin membre d’un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) doit attester que le couple, compte-tenu de ses antécédents familiaux, a de très grands risques de donner naissance à un enfant atteint de cette maladie. Le diagnostic préimplantatoire est très encadré par la loi. Trois centres sont autorisés à ce jour. Les « bébés du double espoir » (ou « bébés médicament ») Dans certains cas exceptionnels, le diagnostic préimplantatoire peut être réalisé pour concevoir un bébé connu sous le nom de « bébé médicament », ou de « bébé du double espoir ».

TPE-Bioéthique Les Bébés Médicaments Lorsque la maladie nécessite plus que de simples traitements, et qu’elle trouve son origine dans le patrimoine génétique de la personne, on parle de maladies génétiques. On peut soigner ces maladies à l’aide de greffes de cellules souches. Mais cette technique nécessite une compatibilité du système HLA( human leukocyte antigen), qui correspond aux molécules à la surface des cellules, qui permettent l’identification par le système immunitaire de ces dernières. Cependant, depuis quelque années, et grâce au développement des techniques médicales en termes de suivi et de procréation, on peut sélectionner un embryon, pour qu’il ne soit pas porteur d’une maladie, et qu’il soit HLA identique à un frère ou une sœur, dans le but de le guérir. Par ailleurs, cette alternative pour soigner un enfant est teintée de nombreux problèmes éthiques, comme le montre le film hollywoodien « My sister’s keeper », adapté d’un roman. Le Point de Vue de la Loi La Procédure en France

Le premier bébé-médicament français est né Le premier bébé-médicament français doit permettre de soigner sa sœur aînée atteint de bêta-thalassémie. © Etolane, Flickr, CC Le premier bébé-médicament français est né - 3 Photos Alors que les lois françaises de bioéthique sont en pleine mutation pour s’adapter au mieux aux techniques médicales toujours plus poussées, le premier bébé-médicament issu des pratiques de médecins français est né le 26 janvier dernier à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart. Heureusement pour lui, Umut-Talha ne subira aucune opération chirurgicale ni aucun acte médical qui pourrait lui nuire. Soigner la β-thalassémie Pour la grande sœur d’Umut-Talha, le remplacement des cellules malades se fait aujourd’hui grâce à des transfusions régulières d’un donneur sain. Il aura fallu onze ans pour que la technique permettant la naissance de bébés-médicaments soit appliquée pour la première fois en France. © ide.fr Greffe de sang de cordon, une pratique qui se démocratise Une double vérification génétique Sur le même sujet

L'Observatoire de la génétique - Cadrages André Mégarbané* Le traitement des maladies génétiques reste le parent pauvre de la médecine. Dans une étude datant de 1999 et portant sur 372 maladies héréditaires dont le gène ou les mécanismes biologiques sont connus, il a été observé que 12% des maladies pouvaient êtres correctement traitées, 54% l’étaient partiellement et 34% ne pouvaient pas l’être (1). Si la thérapie génique a été présentée comme une méthode révolutionnaire et très prometteuse, pouvant enfin ouvrir la voie à la guérison définitive de ces maladies, les grandes difficultés reliées à son application et à certains échecs ont ramené les généticiens vers des traitements plus conventionnels, souvent symptomatiques: traitements diététiques, blocages médicamenteux d’une voie métabolique pathologique, blocage de l’accumulation d’un produit toxique, ou encore supplémentation par une protéine, soit directement ou soit par greffe d’organe ou de tissu. Les faits Aux États-Unis, le 29 août 2000, naissait Adam. Statut de l’embryon

Sélection génétique de l’humain : de l’intérêt de former et d’informer sur une dérive annoncée, par Nouzha BOUAMOUD, Saaïd AMZAZI - Women Health Education Programme Introduction Depuis une vingtaine d’années, l’Homme sait concevoir ses embryons à l’extérieur de l’organisme maternel, grâce à la FIV (fécondation in vitro ). Il était donc inévitable qu’un jour, les progrès de la génétique aidant, l’on puisse accéder à l’information génétique de ces embryons avec la louable intention de s’assurer, avant de les implanter dans l’utérus maternel, qu’ils ne portent pas une anomalie héréditaire transmise par l’un des parents. Ainsi fut mise au point la technique du DPI (Diagnostic préimplantatoire). Dans un tel contexte où le progrès scientifique pourrait être perçu comme une menace par les citoyens, l’université a un rôle crucial à jouer en formant et en éduquant ses étudiants à la bioéthique mais aussi en informant la société sur les véritables enjeux des innovations scientifiques. 1. Novembre 2000 à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, service du Professeur René Frydman, naissance de Valentin, premier enfant français sélectionné génétiquement. 2. 3. 4.

Comment je suis devenu un fils indigne Le débat sur le suicide assisté est lancé. A titre personnel, j’ai toujours été favorable à ce que les personnes en fin de vie puissent choisir une mort digne, accompagnées de leurs proches. La discussion laisse une large place aux témoignages des uns et des autres. En revanche, l’expérience de ceux qui refusent d’assister un parent dans son projet de suicide reste inaudible. Mon témoignage est celui d’un fils qui reste sidéré par le suicide de sa mère. Aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours connu ma mère hantée par le fantasme de la mort et du suicide. Pourtant, son projet s’est concrétisé dans les premiers jours de décembre 2008. Le temps m’a paru d’autant plus long que je ne savais que faire. «La situation dans laquelle tu me propulses m’est incompréhensible. Mais ce n’est pas le cas. Nous sommes à la fois convoqués et tenus à distance. La culpabilité qui m’étreignait au moment d’annoncer à ma mère mon refus de l’assister était terrible. Est venu le dernier jour.

Pour la vie après l'échec thérapeutique A l’IGR de Villejuif (Audrey Cerdan/Rue89). Elle passe une goutte d’eau sur ses lèvres. Elle a les doigts tremblants. Nicole a 63 ans. Allongée sur son lit à l’Institut Gustave Roussy à Villejuif (Val-de-Marne), elle s’interrompt régulièrement pour boire. Depuis 2005, Nicole vit avec un cancer rare, un imprononçable corticosurrénalome. « J’ai toujours su qu’on ne pouvait pas me guérir. Nicole va mourir bientôt. « J’ai énormément souffert. Nicole est alors allée voir son fils à Dax, pour lui dire sa mort toute proche et cuisiner. « Je veux mourir dans notre maison, ce sera mieux pour mon mari, il sera entouré. Elle sourit et ajoute, en plaisantant, qu’il s’agit d’une décision prise en commun accord avec son mari. « Il ne veut pas voir le psy que lui ont proposé mes médecins. C’est d’ailleurs l’heure du déjeuner. « Je n’ai déjà plus d’appétit mais là ! La maladie, c’est de la douleur et beaucoup d’angoisse : ‘ J’avais peur de la chimio avant. Aucune demande d’euthanasie en vingt-cinq ans

Arguments contre : : Euthanasie Interdit par de nombreuses religions : - l'homme ne dispose pas de sa vie : elle est un don (christianisme et islam par exemple) ; risque de dérapage : - pressions financières sur le malade à cause du coût élevé des soins pour les proches ; - pressions financières pour les plus pauvres, qui risquent de « préférer » mourir rapidement ; - pressions morales de la part des proches ; - difficulté de changer d'avis à partir d'un certain point (inconscience) ; - interférence fréquente entre les notions de souffrance du patient et de souffrance de l'entourage ; - idéal pour dissimuler un meurtre ; risque de dérive : - eugénisme, sélection des individus par rapport à une conception de la vie bonne ; - par suite, peut devenir un instrument de domination sociale ; - sans compter les héritiers qui peuvent en profiter pour accélérer un héritage ; - inutilité : Une partie des médecins estime que les progrès en matière d'anti-douleurs et de tranquillisants (soins palliatifs) rendent l'euthanasie inutile.

La gestation pour autrui d’un point de vue éthique La gestation pour autrui d’un point de vue éthique Posted by leblogdubonheur on 5 juillet 2013 · 30 Commentaires Au-delà du débat sur le mariage entre personnes de même sexe, la presse a abordé le sujet de l’adoption certes, mais beaucoup aussi le sujet de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la gestation pour autrui (GPA). Sur Rue 89, un article récent se frotte à l’épineuse question de l’éthique. Sur ces premiers sujets, rappelons que (sondage exclusif Pèlerin/Ifop), les Français expriment une opinion qui paraît désormais tranchée : 60 % disent "oui au "mariage pour tous". Concernant la GPA, selon le Figaro, 31% des personnes interrogées sont "très opposées", et 28% "plutôt opposées" à la GPA, définie dans la question posée comme le "fait qu’une femme porte l’enfant d’un couple qui a fourni ses embryons". Remarque en passant, je trouve étonnant que si 53% soient contre la PMA, 59% soient contre la GPA… la PMA recouvrant le don de sperme, don d’ovule, don d’embryon et GPA.

Gestation pour autrui, un véritable débat doit être mené en France Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Sylvie et Dominique Mennesson, co-présidents de l'association Clara La gestation pour autrui (GPA) n'a pas fait l'objet d'un véritable débat lors de la révision des lois de bioéthique en 2010-2011. Il apparaît dès lors assez surprenant que la question soit remise au centre du débat à l'occasion du "mariage pour tous" par ceux-là même qui précisément avaient étouffé tout réel débat, le renvoyant à 2018 à l'occasion d'une improbable révision. Rappelons que la GPA est une technique de lutte contre l'infertilité qui consiste pour une femme à venir en aide à un couple infertile en assurant le développement in utero d'un embryon généralement issu des gamètes de ce couple. Cette technique d'assistance médicale à la procréation est pratiquée légalement dans une cinquantaine de pays au monde. Cet organisme a déjà donné un avis négatif sur la GPA, unanimement en1984, à peine majoritaire en 2010.

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