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Alliance internationale Terre Citoyenne : Notre éditorial

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FRANCE – Nombreuses réactions après la publication d’une étude explosive sur un maïs OGM La critique vis-à-vis des plantes transgéniques se déploie dans plusieurs directions : questions éthiques et épistémologiques, question du choix de société, impact des brevets et modèle agricole porté par les PGM, impacts sanitaires ou environnementaux, fonctionnement de l’expertise... Un de ces volets, celui des impacts sanitaires, vient de connaître un rebondissement avec la publication d’un article de l’équipe du Pr. Gilles-Eric Séralini, membre du Criigen et professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen.L’étude a consisté à nourrir, pendant deux ans, 200 rats Sprague-Dawley, une lignée couramment utilisée pour les analyses de toxicologie et que les entreprises utilisent pour conduire leurs propres analyses [2]. Les pouvoirs publics exigent des compléments d’enquête Le gouvernement français [3] et la Commission européenne [4] ont immédiatement annoncé avoir saisi respectivement l’Anses (puis le HCB) et l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Le maïs NK603

OGM : crise aiguë à Bruxelles Auditionnée par une poignée de parlementaires européens à Bruxelles en présence de Gilles-Eric Séralini, auteur de l'étude choc sur le maïs NK 603, la directrice de l’Efsa (Autorité de sécurité alimentaire européenne) Catherine Geslain-Lanéelle a certes confirmé que son agence procéderait bien à l’expertise de l’étude. Mais en gardant les mêmes experts qui avaient par le passé donné leur feu vert à ce même maïs NK 603. Gilles-Eric Séralini a réagi vivement : "Pas question que ceux qui ont autorisé le NK 603 réalisent la contre-expertise de nos données. Il y aurait un conflit d'intérêt avec leur autorité et leur carrière". D’autant, ajoute le Dr Joël Spiroux, co-auteur de l’étude, que les conflits d’intérêt étaient alors nombreux au sein de l’Efsa et à l’intérieur du "Panel OGM". Résumé : Gilles-Eric Séralini est d’accord pour une expertise de l’Efsa à condition que les experts soient renouvelés de telle manière que ceux-ci ne soient conduits à devoir se contredire. L'Anses en arbitre

Tous cobayes ! Les effets toxiques graves d’un OGM et de l’herbicide le plus vendu au monde… Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués* pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d’autres chercheurs ne l’ont jamais fait. Les résultats sont alarmants. Il s’agit de deux produits très représentatifs : un maïs transgénique tolérant au Roundup, le caractère partagé par plus de 80% des OGM alimentaires, et le Roundup lui-même, le pesticide le plus utilisé sur la planète. On ne teste pas au niveau réglementaire ces produits sur des humains, mais sur des rats. En conséquence, les autorisations de mise sur le marché de ces produits doivent être immédiatement revues, les tests actuellement en vigueur de 90 jours doivent être prolongés à 2 ans pour tous les OGM, les pesticides doivent être testés 2 ans à faibles doses et en formulations, les tests réglementaires des compagnies doivent être immédiatement rendus publics, et soumis à l’expertise contradictoire.

Paris demandera l'interdiction des OGM si leur danger est vérifié Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi 20 septembre à Dijon que si le danger des OGM était vérifié la France "défendrait au niveau européen" leur interdiction, après une étude alarmante sur le sujet. "La publication d'une étude par des chercheurs français mettant gravement en cause l'innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 a provoqué la saisine immédiate de l'agence de sécurité sanitaire et de l'autorité européenne de sécurité des aliments", a rappelé le chef du gouvernement lors de son discours de clôture des Journées parlementaires du PS à Dijon. "J'ai demandé une procédure rapide, de l'ordre de quelques semaines, qui permette de vérifier la validité scientifique de cette étude", a-t-il ajouté. "Si les résultats sont concluants, Stéphane Le Foll défendra au niveau européen l'interdiction de ces OGM", a-t-il assuré.

OGM : le gouvernement prend l'étude de Séralini très au sérieux La déclaration commune des trois ministres concernés Marisol Touraine (Santé), Delphine Batho (Environnement) et Stéphane Le Fol (Agriculture) après la publication, désormais officielle, de l’étude conduite par l’équipe de Gilles-Eric Séralini sur le maïs OGM NK 603, prend toute la mesure du débat qui vient de s’ouvrir. Après la révélation par le "Nouvel Observateur" des résultats de l'étude, les trois ministres ont clairement fait comprendre mercredi 19 septembre que l’étude de l’équipe Séralini n’est pas une étude plus. Mais l’étude qui manquait : "Cette étude semble confirmer l'insuffisance des études toxicologiques exigées par la réglementation communautaire en matière d'autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques." Des mesures d'urgence Première mesure, qui va de soi : la saisie de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) dont la légitimité et l’indépendance n’est pas contestée. Les bras de fer commencent

OGM : l'Autriche emboîte le pas à la France L'Autriche va plus loin que la France. Le ministre autrichien de l'Agriculture et de l'Environnement, Nikolaus Berlakovich, a appelé cette semaine la Commission européenne à revoir son mécanisme d'autorisation des organismes génétiquement modifiés après la publication d'une étude française qui montre la toxicité des OGM sur le rat. Les autorités françaises avaient déjà saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) ainsi que le Haut conseil des biotechnologies. L'Autriche, qui a elle aussi banni de son territoire les OGM autorisés par l'UE, souhaite à son tour examiner les résultats de cette étude. Avec Reuters

La Russie suspend l'importation du maïs Monsanto La Russie a suspendu l'importation de maïs génétiquement modifiés commercialisés par le géant américain de l'agroalimentaire Monsanto après la publication d'une étude-choc sur la toxicité d'un de ses maïs génétiquement modifiés, étude dont "le Nouvel Observateur" a dévoilé en exclusivité les résultats la semaine dernière (> notre dossier). L'agence russe de protection des consommateurs Rospotrebnadzor indique dans un communiqué que "l'importation et la commercialisation en Russie du maïs OGM NK603 [de Monsanto, ndlr] est temporairement suspendue", le temps que des chercheurs russes examinent l'étude et que l'UE fasse part de sa position sur la question. Un impact minime pour Monsanto L'équipe de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen, a réalisé une étude alarmante qui recense des pathologies lourdes, notamment des tumeurs, chez des rats nourris avec du maïs génétiquement modifié commercialisé par Monsanto. Prudence en France

Le Conseil national veut prolonger le moratoire sur les OGM Le moratoire sur l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agriculture devrait être prolongé jusqu'à fin 2017. Au dam du PLR et de quelques autres bourgeois, le Conseil national a introduit mercredi une clause dans la loi, par le biais de la politique agricole. Pour entrer en force, cette décision doit être avalisée par le Conseil des Etats. Il est temps de mettre un terme à ce moratoire qui ne se justifie plus, a fait valoir en vain Ruedi Noser (PLR/ZH). Le Programme national de recherche sur les plantes génétiquement modifiées est arrivé à la conclusion qu'il n'y a aucun risque significatif, ni pour la santé ni pour l'environnement, a-t-il rappelé. Etude accablante Une étude française a montré des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong sur des rats nourris avec un maïs OGM, a rétorqué Yvonne Gilli (Verts/SG). Face au doute, la majorité a balayé les appels au libre marché dans ce secteur. Soutien du Conseil fédéral ats/dk

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