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Préparer les jeunes à faire face à la haine sur Internet

Préparer les jeunes à faire face à la haine sur Internet
La tragédie au marathon de Boston a soulevé des questions à propos du rôle que joue Internet dans la radicalisation des jeunes et, de façon plus générale, comment on peut se servir d’Internet pour perpétuer la haine. Au Canada, on pose des questions semblables à propos de la radicalisation de quatre jeunes étudiants de London, en Ontario, par rapport à l’attaque sur une usine à gaz qui s’est produite en Algérie en janvier cette année. Malheureusement, tout comme la haine fait partie de la vie hors ligne, elle existe aussi dans le monde numérique. Comme l’explique le rabbin Abraham Cooper, doyen associé du Centre Simon Wiesenthal, « nous commençons à voir s’infiltrer en ligne les questions historiques controversées et les haines ataviques ». En tenant compte de cela, il est dans notre meilleur intérêt de comprendre comment les groupes haineux se servent des technologies en réseaux et qui fait face aux plus grands risques. Qui dit vrai? Related:  Cyber-violences

Faux, rumeurs et desinformation dans le cyberespace - IRIS - janvier 2013_Mise en page 1 - 2013-01-faux-rumeurs-et-desinformation-dans-le-cyberespace.pdf Une nouvelle campagne contre le harcèlement à l’école Comment lutter contre harcèlement scolaire? Pour prévenir ce fléau qui touche un enfant sur dix en primaire et au collège, le gouvernement lance mardi une nouvelle campagne de sensibilisation. Cette année, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, consacre un volet important de la campagne à la cyberviolence, une problématique à cheval entre la vie scolaire et la vie privée. Vincent Peillon devait présenter plusieurs mesures, dont une campagne télévisée, des dessins animés pour sensibiliser les écoliers, un plan de formation des personnels et des ressources en ligne prodiguant des conseils aux élèves victimes, aux familles et aux témoins. > Le harcèlement à l'école, c'est quoi? Le harcèlement à l’école peut aller du vol de goûter ou des moqueries aux insultes, brimades ou menaces, jusqu'aux coups, au racket ou aux violences sexuelles. > Combien d'enfants concernés? Le harcèlement touche environ un enfant sur dix en primaire et au collège. > Quelles conséquences?

Harcèlement et nouvelles technologies On parle alors de cyberbullying ou de cyber intimidation (SMS d'injures ou de menaces, appels silencieux, commentaires sur des blogs...). Le happy slapping (que l'on peut traduire par « joyeuse baffe ») ou vidéo lynchage consiste, quant à lui, à filmer un jeune en train de prendre des coups, souvent par le biais d'un téléphone portable, pour diffusion sur le net. Cette mise en images de scène de violence et d'humiliation que la victime peut retrouver ensuite sur la toile, le confronte directement, lui donne la vision de ce qu'elle a vécu, de ses réactions ou plutôt de son incapacité à réagir. Cela peut être destructeur pour la victime. Elle ne peut nier les faits, faire comme si cela n'avait pas existé. Ces échanges ayant parfois lieu en dehors des établissements scolaires, les responsables pensent ne rien pouvoir faire même s'il est prouvé que les jeunes impliqués sont tous scolarisés dans le même établissement.

LOPPSI 2 : le nouveau délit d'usurpation d'identité Nous avons récemment évoqué la promulgation de la LOPPSI 2 (notre actualité du 22 mars dernier) et souligné les tendances liberticides de ce texte. Cependant, ce texte crée une disposition protectrice du citoyen qui manquait dans notre droit : l'usurpation d'identité et sa sanction pénale. Création du nouveau délit d'usurpation d'identité La loi crée en effet un nouvel article dans le code pénal, au chapitre "Des atteintes à la personnalité", Section 1 "De l'atteinte à la vie privée" : Article 226-4-1 : "Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu'elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne." Un dispositif pénal utile et très attendu Un article sur le site de la CNIL

Cyber-harcèlement : le suicide d'Amanda Todd bouleverse le Canada Harcelée pendant des mois sur Internet par un inconnu qui connaissait tout d'elle, Amanda s'est donné la mort à l'âge de 15 ans. Elle avait diffusé une vidéo avant son suicide qui a été vue trois millions de fois depuis. Amanda Todd est une énième victime des dérives d’Internet. Harcelée des mois durant par un homme qu’elle a rencontré via un chat, l’adolescente de 15 ans s’est suicidée mercredi dernier. C’est à l’âge de 12 ans que son calvaire commence, avec une maladresse de jeune adolescente. L’homme sait tout sur Amanda Todd Des mois plus tard, l’homme en question refait surface et recontacte Amanda sur sa page Facebook. Amanda avait posté une vidéo sur YouTube Le drame survient alors qu’elle recommençait à avoir de l’espoir. Les Anonymous auraient démasqué le harceleur L'appel de la famille d'Amanda pour retrouver le corbeau a été entendu : les hacktivistes du groupe Anonymous affirment avoir débusqué le coupable, pourtant traqué par deux douzaines d'enquêteurs. Salima Bahia

Le cyber harcèlement Il est temps de renforcer l'arsenal préventif et répressif contre les cyber-harceleurs Cyber harcèlement, un mot barbare encore trop inconnu. Ce mot désigne le harcèlement sur internet qui devient de plus en plus fréquent. Ce phénomène touche les adolescents âgés entre 13 et 16 ans car ce sont eux qui sont le plus présent sur la toile, internet est leur univers, 40% d'entre eux se disent avoir été victime un jour de cyber harcèlement. Tout peut commencer par une rencontre, une jeune fille fait la connaissance d'un garçon auquel elle s'attache très vite et n'hésite pas à lui dévoiler des choses sur elle et à lui envoyer des photos. Bien évidemment, le harcèlement existe depuis longtemps, bien avant la création des réseaux sociaux, une dispute à l'école se terminait dans la cours, maintenant cela se poursuit sur internet, l'enfant n'a plus aucun moment de répits. Un enfant victime de harcèlement doit être aidé.

Diffamation, dénigrement et injures sur Internet : que dit la loi ? Par Alexandre Chombeau, Expert en e-reputation. Qu’est-ce que la diffamation ? La diffamation est une allégation ou une imputation d’un fait non vérifié qui porte atteinte à l’image d’une personne ; elle peut être insinuée ou déguisée dans la mesure où l’on évoque une personnalité identifiable sans la nommer (dire aujourd’hui « le Garde des Sceaux » revient par exemple à parler du ministre de la Justice Jean-Jaques Urvoas). En cas de plainte, les propos diffamatoires peuvent faire l’objet de vérifications. Si l’accusation n’est pas vérifiable, on dit alors qu’elle relève de l’injure. Quelle différence avec le dénigrement ? Contrairement à la diffamation, le dénigrement ne vise ni une entreprise, ni une personne en particulier. Preuves d’une diffamation : que dit le tribunal ? Toutes les preuves sont acceptées par le tribunal. Pour se défendre, l’accusateur peut prouver ce qu’il affirme à partir de ces documents. Comment porter plainte pour diffamation ? Le plaignant Il est inutile de porter plainte pour diffamation sans preuves. Le prévenu

Cyber harcèlement : les filles, victimes numéro un - Technologie Professeure de sciences de l’éducation et à la tête de l’Observatoire européen de la violence scolaire, Catherine Blaya vient de publier un livre original : une somme inédite sur l’état de la recherche sur la cyberviolence et le cyberharcèlement entre jeunes. Elle y analyse aussi les politiques publiques et les modes d’intervention pour lutter contre ces phénomènes. Entretien. Le Vif/L’Express : Depuis quand la cyberviolence est-elle devenue un objet de recherche scientifique ? Catherine Blaya : Depuis la fin des années 1990, elle est un objet scientifique dans les pays scandinaves et anglo-saxons. Les scientifiques s’accordent-ils sur une définition de la cyberviolence ? Non ! Quelles sont les spécificités de ces violences ? Le jeune qui n’ose pas agresser dans la réalité, va le faire sur la Toile, sur le portable : ces technologies agissent comme un désinhibiteur. Les violences numériques sont-elles aussi importantes qu’on le prétend ? Les victimes ont-elles un profil commun ?

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