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Papa bleu, maman rose

Papa bleu, maman rose
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute… Il faut choisir tout de suite. L'éducation commence immédiatement, pas de pipi-caca incontrôlé. Quelques parents rebelles habillent de jaune ou de vert pomme leur nouveau-né sous l'oeil courroucé du personnel des maternités. Related:  GenreGenre et sciences (humaines)

La porte en pleine figure J'étais dans le bus lorsqu'un homme âgé, avec une canne, s'est levé pour me laisser sa place. Je voyais que c'était un réel effort pour lui et qu'il était même dangereux de le laisser debout, lui qui tanguait un peu sur ses jambes. J'ai pensé lui expliquer que la galanterie était ridicule, qu'elle n'avait aucun sens et que seule la politesse importait. Et j'ai compris que cet homme-là voulait cette dernière joie, celle d'être galant. Ecrire ce texte m'irrite à l'avance car j'entends déjà les "t'as pas mieux à foutre que de parler de la galanterie ?". Je lis sur le larousse ; galanterie : "Politesse empressée auprès des femmes." La galanterie est comme le Mademoiselle, elle est vendue comme une valeur positive aux femmes. Wikipedia dit "La galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l'habillement d'une femme. Certaines femmes s'objétisent en estimant que leur présence a un prix.

Cromer - représentations sexuées ➜Recherche avancée Publications de Sylvie Cromer diffusées sur Cairn.info Articles de revues L'enfance, laboratoire du genre Introduction Dans Cahiers du Genre 2010/2 (n° 49) Premières lignes Version HTML Version PDF Le masculin n'est pas un sexe : prémices du sujet neutre dans la presse et le théâtre pour enfants Résumé Consulter 5 € Le sexisme au programme ? Dans Travail, genre et sociétés 2009/1 (Nº 21) Résumé Version HTML Version PDF L'affrontement des sexes en milieu de travail non mixte, observatoire du système de genre Dans Cahiers du Genre 2007/1 (n° 42) Résumé Version HTML Version PDF Les manuels scolaires de mathématiques ne sont pas neutres. Dans Autrepart 2006/3 (n° 39) Résumé Version HTML Version PDF Les représentations du masculin et du féminin dans les albums illustrés ou Comment la littérature enfantine contribue à élaborer le genre Dans Population 2002/2 (Vol. 57) Résumé Version HTML Version PDF Disciplines Outils Mon Cairn.info English

Tu seras fort mon fils Préambule ; la sociologie aide à dessiner à grands traits une société ; ne pas vous reconnaître dans ce portrait ne veut pas dire qu'il n'existe pas. Constater quelque chose ne veut pas dire que je l'approuve. Très tôt, avant même leur naissance, garçons et filles sont conditionnés à leur futur rôle. Des études montrent que devant un bébé qu'on suppose garçon, on loue sa vivacité et son caractère colérique. L'on exalte chez le petit garçon des valeurs dites viriles comme la compétitivité ou l'agressivité. Une étude menée par Fisher Price révélait que les parents répugnent à ce qu'un petit garçon joue à des "jeux de fille". Si l'agressivité et la compétitivité sont beaucoup encouragées chez les petits garçons, elles sont aussi durement réprimées. l'enfant se retrouve ainsi dans un système de double bind. Si les hommes sont en général instigateurs des violences physiques et sexuelles, ils sont également victimes de ces violences.

L’objectivation sexuelle des femmes : un puissant outil du patriarcat Partie 2 : le regard masculin ou male gaze Partie 3 : les violences sexuelles, des actes d’objectivation extrêmes et dissociant Je vais commencer une nouvelle série d’articles sur l’objectivation sexuelle des femmes, ce que c’est, comment cela se manifeste et quelles en sont les conséquences sur la vie des femmes. Dans cette introduction, je vais donner quelques concepts clés, faire un historique de cette notion, et résumer ce que l’on sait sur l’objectivation sexuelle. Dans les articles suivant, je vais détailler certains aspects particuliers de cette objectivation. Définition et histoire d’un concept développé en philosophie La notion d’objectivation sexuelle est une notion centrale du féminisme contemporain. Emmanuel Kant Le premier à avoir introduit cette notion est le philosophe Emmanuel Kant3,4. Le concept d’objectivation sexuelle a ensuite été repris par les féministes anti-pornographie Catharine MacKinnon et Andrea Dworkin3. Andrea Dworkin Catharine Mackinnon Martha Nussbaum Conclusion

De le Valeurs Actuelles, et son (vieux) machisme bien puant De le Valeurs Actuelles, et son (vieux) machisme bien puant Je ne devrais pas être en train d'écrire cet article. Je devrais être en train d'être sur la rédaction de mon ô combien passionnant mémoire, et me plaindre sur twitter en faisant des citations. Mais bon, on n'est jamais à l'abri du cri du blaireau. Et en ce joli mois de mars 2013, c'est merveilleux, on a encore réussi à capter radio Londres. Alors le père Denis, il nous raconte quoi dans son billet d'humeur? Du vilain. Cimer les garçons, vous me faites chaud au cœur. Hihihi bonne blague #directAN Donc Nini, il commence son article en nous disant "La parité stricte homme-femme risque d’enclencher une guerre froide des sexes où nous laisserons des plumes." Déjà, quand tu commences comme ça, je me doute qu'on va pas être en paix toi et moi. Après, tu m'as un peu compliqué la tâche avec tes lignes suivantes : Inversez les cadeaux de Noël et adviendra enfin le règne de l’androgynat, à des détails anatomiques et biologiques près."

Despentes, la peur, la colère, les gouines, d@ns le texte - Arrêt sur images Lauréate du prix Renaudot, le lundi 8 novembre, pour Apocalypse bébé. Virginie Despentes était justement sur le plateau de D@ns le texte mi-septembre, pour parler de son livre à Judith Bernard.Tous les hommes sont-ils des violeurs en puissance ? La violence politique mène-t-elle à quelque chose, ou donne-t-elle juste un prétexte aux gouvernements pour resserrer leur étreinte sur les peuples ? L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Judith Bernard et réalisée par François Rose. Reflexions queers - Ceci est un manifeste queer Des épouvantails pour carnaval Éditorial Reportage Ils ont manifesté pour « défendre la famille » ! Elle serait menacée non seulement par l’accès de quelques milliers de couples de même sexe au mariage républicain mais aussi par la fameuse « théorie du genre », la PMA et la GPA. Ces motifs sont des mensonges purs et simples, des rumeurs colportées qui ont fait descendre dans la rue, outre quelques exaltés, un bon nombre d’ « idiots utiles » habilement manipulés. Autant dire que ce 2 février ce furent des manifestations de carnaval. On avait fait des épouvantails de paille que l’on a agités et auquel on a mis le feu dans la liesse. Si cela a servi à exorciser les peurs… ce ne sera que moindre mal. Tristesse et colère Ouvrons les yeux, ce qui est en jeu n’est rien moins que la République et ses valeurs fondamentales, la démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité. Et vous, Messieurs les évêques qui portez le beau nom d’« épiscope », étymologiquement « surveillant », n’avez-vous rien à dire ? Source : TC

La terreur du râteau On l’appelle crampe, veste, râteau, vent, stop, bûche, gamelle. Sa seule pensée pétrifie les hommes, eux sur lesquels est censés reposer tout devoir d’action en matière de séduction… Cet article se place dans un contexte bien spécifique, celui des relations de séduction hétérosexuelles au sein d’une société viriarcale, où le devoir d’initier une relation repose tout entier sur les larges épaules de l’homme. L’homme qui, du coup, se prend les râteaux. Et ça, l’homme, il déteste. Vous connaissez cette histoire? Longtemps, je me suis demandée: pourquoi cette peur du râteau? Bien sur, on peut apprendre à gérer la peur du râteau. Et justement, ça représente beaucoup. C’est en essayant de comprendre cette peur du râteau que je discutais avec un ami, qui me disait que, tout aussi confiant que puisse être un homme, l’amour-propre prend toujours une sacrée claque. Le goût du râteau Le pouvoir féminin Je comprend ainsi du même coup pourquoi le râteau est si terrible pour les hommes.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.

Les hommes face à la peur de l’échec dans les relations de séduction Les lecteurs attentifs auront remarqué que je ne répondais que très brièvement à la question posée dans mon dernier article sur le sujet : pourquoi le râteau est-il si effrayant pour les hommes.J’ai un peu mis la charrue avant le tofu, en fait. Quel était finalement le sujet? Vous avez deux heures, calculatrices interdites. —– ***** °°°°° ____ blup °°° etc Donc le sujet, c’était la construction d’un genre (le féminin) à travers la validation par un autre genre (le masculin). Si j’ai insisté davantage là-dessus, c’est parce que ça explique pourquoi certaines femmes aiment mettre des râteaux. C’est à mon avis ce qui est dramatique, en fait, pour les hommes. Quand l’abnégation confine au narcissisme… Or, les femmes, finalement, s’accommodent globalement assez bien de ce besoin de validation de la part des hommes. Se plaire à soi-même, pour de nombreuses femmes, c’est n’avoir ni poil aux pattes ni bourrelets disgracieux, ni cellulite ni effet peau d’orange ou autres ridules. Bref.

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