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Promis on parlera des hommes gentils un jour

Promis on parlera des hommes gentils un jour
Les deux fois où j'ai écrit un texte sur le viol, j'ai eu un nombre de réactions assez incroyables et surtout incroyablement divisées selon le genre de celui qui lisait. Le dernier texte, par exemple, concernant la culture du viol, a fait la quasi unanimité auprès des femmes qui en ont parlé. Toutes les réactions négatives émanaient d'hommes. On renvoie sans cesse les féministes aux "combats importants" comme celui du viol. Sauf que lorsque nous parlons de viol, nous ne devons surtout pas en parler vraiment. Nous pouvons évoquer que des femmes sont violées (sans donner de chiffres) par des êtres humains (sans en donner le genre). Dans l'enquête de victimation Enquête "Cadre de vie et sécurité" 2011, on mesure ainsi qu'en 2009/2010 1% des femmes de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences sexuelles. Beaucoup d'hommes m'ont dit être dans la peur plus ou moins permanente d'être accusés de viol. Deux réponses à cela. - les allégations mensongères en cas de viol sont rares. Related:  rape cultureParler du viol / silenciation / invisibilisation

Viol et alcool: quelle place pour le consentement? Etre un espace féministe safe Suite à mon article d'hier, deux femmes sont venues me parler de certains commentaires. L'une m'a demandé d'enlever certains commentaires qui la rendaient malade. L'autre m'a dit ne pas être en sécurité ici et se sentir agressée, mal à l'aise dans un espace "non safe". Une autre commentatrice me dit : "Mais punaise, une fois qu'on a conscience de cette socialisation des hommes a étouffer la parole des femmes, et des femmes a les écouter jusqu’à douter de leur propre vécu on a du mal (enfin moi en tout cas) a ne pas vouloir un peu plus d'espaces safe. Les gars, vous avez le droit de parler et de débattre et si c'est dans le but de vous éduquer grand bien vous fasse. Qu'est ce déjà qu'une espace féministe safe ? Vous le savez pour certains, je fais un métier qui me confronte régulièrement à la saloperie humaine, je suis donc relativement blindée face à ce genre de propos. Donc est ce que Crêpe Georgette peut être un espace safe pour les féministes qui le souhaiteraient ? Enfin.

Comprendre la culture du viol A Steubenville, une jeune fille a été violée. Plus exactement, après qu'elle soit en plein coma éthylique, elle a été transportée de lieu en lieu par deux adolescents rigolards, violée et filmée, sous le regard d'autres personnes. Des photos et videos ont été publiées sur les réseaux sociaux dont certaines plaisantant sur ce viol. Alors c'est quoi la rape culture ? Ce fait-divers nous montre, dans toute son horreur, ce qu'est la culture du viol, ce qu'est une société où non seulement l'on viole, mais où l'on encourage, entraîne, pousse à trouver le viol normal, inévitable, naturel et au fond drôle. Il serait simple - et c'est ce qui est en général fait - de se dire qu'on est face à des gens ivres, qui ont perdu conscience de ce qu'ils faisaient, ou des fous, ou des malades. Il a toujours été plus facile de faire du viol un problème individuel qu'un problème collectif. Quel bon dieu de société est capable de produire des gens qui se filment en train de violer une femme ? 09:25.

Pourquoi 97% des déclarations de viols ne terminent jamais aux assises Procédures longues, policiers sans tact... Souvent, les victimes de viol que Nolwenn Weiler rencontre soupirent : « Si j’avais su, je n’aurais pas porté plainte. » Entretien. Nous l’avons appris en fin de semaine, la justice rennaise a tardé six mois avant de faire un test ADN dans une enquête pour viol. Une analyse qui aurait peut-être pu éviter trois viols supplémentaires, vraisemblablement commis par celui qui est poursuivi pour l’agression. La victime et son avocat dénoncent un dysfonctionnement dû, selon eux, à un manque de budget, tandis que le parquet rétorque que son choix a été guidé par un souci d’efficacité : il aurait pris la décision de ne pas demander l’analyse, puisqu’il estimait que les chances d’obtenir des preuves étaient faibles. Les réactions des médecins, de la police, voire des proches dans les affaires de viols ne sont pas toujours très compréhensives ou appropriées. Seulement 3% des viols sont jugés Les peurs légitimes des victimes Une procédure éprouvante

Merci de ne pas me violer Alors il y a ces adolescents qui violent une fille comateuse aux USA. Et la presse qui se met à plaindre les violeurs. Parce que leur vie, à eux, est détruite. Et la foule des anonymes, cruelle, sauvage, qui se met à insulter, à menacer la victime, parce qu’elle aurait du se taire. Et puis cette journaliste, qui fond en larmes, en plein direct, parce que c’est vraiment trop triste, ces idoles locales du football religion qui tombent pour une si petite bêtise. Et puis il y a ce texte, Comprendre la culture du viol, parce que c’est bien de cela qu’on parle, la RAPE CULTURE, pour citer « Nous vivons dans des sociétés qui excusent, banalisent, normalisent, tolèrent le viol. ». Certains de mes amis masculins, ont aujourd’hui évoqué leur choc à la lecture de l’article que cite précédemment.

Parler du viol (2): un enjeu de pouvoir J’expliquais la semaine dernière pourquoi la critique féministe et l’alliance entre droit et militantisme sont nécessaires en ce qui concerne les procès pour viol. Je voudrais évoquer maintenant la façon dont on parle du viol, et plus précisément, la façon dont on le nomme et on le définit. Nommer ne sert pas seulement à désigner et à décrire: c’est aussi un enjeu de pouvoir et de domination. Le contraste est flagrant entre le silence des victimes et la profusion des discours tenus sur le viol. Le silence des victimes Dans King Kong Théorie, Virginie Despentes écrit à propos de son viol. Puis une intervenante a expliqué: "La plupart du temps, une femme qui parle de son viol commencera par l’appeler autrement." Nommer ou ne pas nommer le viol: un enjeu de survie, mais aussi un enjeu de contrôle et de domination. Ivan Levaï: « Parce que, pour un viol, il faut un couteau, un pistolet, et cætera, je ne crois pas au viol » La troisième requalification, la plus explicite, arrive ensuite.

Histoire de la complaisance sociale à l'égard du viol - G. Vigarello et J.-N. Jeanneney Le 12 janvier Jean-Noël Jeanneney a consacré son émission Concordance des temps à reparcourir l'histoire du viol avec l'un de ses spécialistes, Georges Vigarello. L'histoire du viol jette une lumière crue sur l'état des relations entre les hommes et les femmes et "le poids des hiérarchies sociales", ou la domination masculine, dont les deux intervenants conviennent qu'elle oeuvre cyniquement à faire de la victime la coupable. Or si le viol a une histoire, il n'en est pas moins un crime contemporain. "Le 16 décembre dernier, en effet, rappelle Jean-Noël Jeanneney, une jeune étudiante indienne a été victime d’un viol collectif dans un autobus de New Delhi pendant que son compagnon, qui tâchait de la protéger, était frappé avec une barre de fer. Les victimes sont les coupables L'Amour Violé, est sorti en 1978. Les juges arguaient, poursuit G. Le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas cette idée terrible qui vient à l'esprit de tout le monde. G. Les viols de guerre J. G. G.

Je ne supporte plus vos abjections au sujet du viol *Les passages en italique correspondent aux commentaires cités Donc il y a ce passage (1/9 du texte) de mon dernier article qui relate qu'après avoir passé la soirée avec un groupe de mecs que je ne connaissais pas très bien, j'ai préféré partir malgré le froid et le fait que je n'avais nulle part où aller (Le texte se déroule à une époque où j'étais SDF, vous pouvez le lire ici pour mieux comprendre de quoi il s'agit), et puis y'a ce commentaire d'un courageux anonyme qui tombe. Il chouine parce que je suis trop méchante d'assimiler groupe de mecs et viol, et que putain, il en a marre de toujours lire ce genre d'histoires où les relations humaines sont réduites à des coups. Et puis que merde, SYSTEMATIQUEMENT, on assimile groupe de mecs et viol, et qu'on s'en sort plus dans la vie quoi. Et d'ajouter un petit poncif sur le sexe qui serait toujours un délice et "pas systématiquement un viol". (Sans déconner?) Oh oh calmez vous un peu hein.

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