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Comment le Sahel reverdit, par Mark Hertsgaard

Comment le Sahel reverdit, par Mark Hertsgaard
Au Burkina Faso, en Afrique occidentale. Le soleil se couche au terme d’une nouvelle journée de chaleur écrasante. Mais ici, dans l’exploitation de M. Yacouba Sawadogo, l’air est nettement plus frais. Une hachette sur l’épaule, ce cultivateur à la barbe grise arpente ses bois et ses champs avec l’aisance d’un homme beaucoup plus jeune. M. Vêtu d’une robe en coton brun et coiffé d’une calotte blanche, M. « Les gens se sont retrouvés dans une situation si catastrophique qu’il leur a fallu changer leur mode de pensée », raconte M. En concentrant l’eau et la (...) Taille de l’article complet : 2 259 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Vous n'êtes pas abonné(e) ? Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le site. Accès sans abonnement

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/08/HERTSGAARD/19540

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L’Homme qui arrêta le désert Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) – Production 1080 Film and Television Ltd. Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l’agriculture semble impossible. Il décide de stopper l’avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l’eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre… Au Burkina, il existe une technique traditionnelle de fertilisation des sols, qui s’appelle le zaï. Cette technique consiste à semer dans des trous creusés mètre après mètre, lors de la saison des pluies.

La lutte contre le ruissellement et l'erosion linéaire Table des matières - Précédente - Suivante La lutte contre le ruissellement et l'erosion linéaire Elle consiste à réduire la vitesse du ruissellement et progressivement son volume. Privés d'engrais,les sols africains crient famine (SYFIA) Une catastrophe écologique moins spectaculaire que l'avancée du désert ou la destruction des forêts menace l'Afrique : c'est l'épuisement des sols, exploités depuis trop longtemps sans fertilisation. "N'emprunte pas à la terre, car elle se remboursera avec des intérêts" dit un proverbe africain. Pourtant, les agriculteurs du continent sont nombreux à emprunter à leur terre. En cultivant sans jamais utiliser ni engrais, ni fumier, ni compost, beaucoup épuisent leur sol, doucement mais sûrement.

Une machine pour reverdir le désert L’architecte Stéphane Malka est un habitué des déserts urbains, ces espaces délaissés qu’il peignait dans son adolescence et qu’il réinvente dans son récent ouvrage intitulé Le Petit Paris. Mais quand il s’agit de travailler sur un véritable désert comme le Sahara, les échelles et les enjeux changent. La Green Machine, édifice mobile pharaonique, est sa réponse pour tenter de reverdir la plaie de sable qui s’étend année après année. Il nous en a raconté l’histoire. L’agroforesterie: Pour que les hommes et la nature vivent en paix Des articles précédents ont déjà défrichés ce sujet. Tout d’abord, nous avons aborder le fait que les civilisations du passé se sont souvent battis en opposition à la foret, dans une dialectique nature/culture, sauvage/civilisé, etc. Cette idéologie, aboutissant souvent au déclin civilisationnel, comme par exemple sur l’île de pâques, ou en Amérique centrale avec la civilisation Maya ou bien encore durant le moyen age en Europe nous montre le besoin de créer des modes de vies soutenables. Loin de promouvoir un modèle qui s’inspirerait de nos ancêtres d’avant l’invention de l’agriculture, il est toutefois possible de s’en inspirer et de tendre vers des pratiques agricoles en accord avec les principes qui sous-tendent toutes les formes de vies, comme l’agriculture naturelle par exemple. Le cas qui nous intéresse ici, est celui de l’agroforesterie, dont les principes généraux ont déjà été présentés.

Sauver le Sahel, par René Lenoir (Le Monde diplomatique, novembre 1987) La désertification de l’Afrique, au sud du Sahara, menace près de 200 millions d’hommes répartis sur une quinzaine de pays. Ceux de la ligne du front, sur 4 000 kilomètres : Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina, Niger, Tchad. Mais aussi tous les autres, de la Guinée au Cameroun en passant par la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria, car la forêt y a été exploitée avec excès, les vents brûlants du nord y pénètrent plus profondément, la pluviométrie et la nappe phréatique y baissent dans les zones éloignées du golfe de Guinée. Cette diversification résulte d’une destruction du couvert forestier et végétal qu’accentuent des sécheresses brutales du type de celle de 1973-1974.

Semis sans labour, une première à Royaumeix ! Pour certains agriculteurs de Royaumeix, l'année 2006 restera marquée par l'adoption de nouvelles techniques culturales. Faisant fi de l'apophtegme de Sully « Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée », ceux-ci abandonnent tout simplement... leur charrue ! Qui aurait cru dans les années 50 à Royaumeix que l'on pouvait cultiver sans labourer ? Et pourtant, la culture sans labour n'est pas nouvelle. Introduction à l’agroforesterie L’agroforesterie est une pratique très ancienne. En effet, les premières formes d’agricultures sur abatis brulis, dont j’ai déjà parlé à maintes occasions précédemment, sont à ranger dans ces pratiques agroforestières. Plus récemment, avec notamment toute la recherche qui a été menée sur les équilibres des écosystèmes, nous réapprenons à comprendre ces systèmes et ce qui sous-tend leur efficacité.

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