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Economie politique du geek

Economie politique du geek
un nouvel article pour souligner toutes les pratiques et tous les comportements sexistes qui pourrissent la culture geek. Travail impressionnant qui devrait, a minima, lancer une certaine réflexion. Comme précédemment, les réactions sont parfois... Le problème est la transposition à la France ou, plus généralement, à tout univers social hors du système scolaire américain. Et lorsque l'on sort du système scolaire, les choses sont encore plus délicates : de quelle oppression souffrent exactement les amateurs de jeux vidéo ou les défenseurs du logiciel libre ? Mais surtout définir ainsi les geeks revient à passer à côté de l'essentiel. Des mouvements culturels, vous en connaissez : les impressionnistes, les préraphaélites, les sur-réalistes, le rock, le street-art, le punk, le dadaïsme... complétez la liste à votre guise. On peut y ajouter cet autre point : les geeks s'intéressent à des produits issus des industries culturelles. Mais voilà, les choses ne sont pas si simples.

Pure provocation Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. La raison en est sans doute que la provocation implique une prise de risque. Ce risque, une fois internalisé, forme une inhibition. Chaque provocation en apparence sans but se place en réalité sur un axe de domination et d’oppression (symbolique et/ou matérielle). Bien entendu, un même individu peut donner dans la provocation «gratuite» sur un axe donné, tandis qu’il ne pourra s’autoriser qu’une provocation consciente et réfléchie sur un autre.

Merci Maggie : la bande-son des funérailles de Thatcher | Rue89 Culture On ne compte plus les chansons souhaitant sa mort et imaginant ses funérailles : pendant trente ans, Margaret Thatcher a inspiré tous les genres musicaux, du punk au folk, du ska à la house. Au point que sa carrière politique se confond avec l’histoire de la musique. Démonstration en dix morceaux. The Notsensibles : « I’m In Love With Margaret Thatcher » Single (1979) Le punk commence à s’essouffler lorsque Margaret Thatcher arrive au pouvoir, et lui redonne un peu d’inspiration. « Oh Margaret Thatcher is so sexyShe’s the girl for you and meI go red when she’s on the telly’Cos I think she fancies me. » The Notsensibles : « I’m in Love with Margaret Thatcher » The Beat : « Stand Down Margaret » Sur l’album « I Just Can’t Stop It » (1980) Le ska sera la réponse musicale aux crispations xénophobes de la société britannique. « I see no joyI see only sorrowI see no chance of your bright new tomorrowSo stand down MargaretStand down please. » The Beat : « Stand Down Margaret » Single (1991)

Papa bleu, maman rose LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Rose et bleu, la "manif" est la croisade des enfants. Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute… Il faut choisir tout de suite. L'éducation commence immédiatement, pas de pipi-caca incontrôlé. Le "bleu et rose" est une innovation dans les couleurs de la rhétorique militante.

Richard Dawkins' latest anti-Muslim Twitter spat lays bare his hypocrisy | Andrew Brown Richard Dawkins and Twitter make one of the world's great pairings, like face and custard pie. But whereas more accomplished clowns ram custard pies into the faces of their enemies, Dawkins' technique is to ram his own face into the custard pie, repeatedly. I suppose it saves time and it's a lot of fun to watch. "Mehdi Hasan admits to believing Muhamed [sic] flew to heaven on a winged horse. But this is only half the fun. For instance, Tom Watson, the MP who pursued Murdoch, tweeted back almost at once: "You really are a gratuitously unpleasant man". "You are gratuitously unpleasant; I am just frank" comes straight out of the Yes Minister catechism of irregular verbs. But it gets better. Of course Dawkins would probably deny with complete sincerity that this is what he means – until the next time he says it.

Le suicide relève aussi du fait social LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nicolas Renahy, directeur de recherche à l'INRA de Dijon (Centre d'économie et sociologie appliquées à l'agriculture et aux espaces ruraux) Réagissant au suicide de Djamal Chaar le 13 février devant une agence Pôle emploi de Nantes, le président socialiste François Hollande a dès le lendemain renvoyé l'acte à un "drame personnel". La perte d'emploi, l'expérience du chômage et de l'instabilité constituent effectivement une profonde remise en cause individuelle, quels que soient la situation professionnelle antérieure et le milieu considéré. Le travail constitue toujours dans notre société la principale source de reconnaissance, le perdre fait courir le risque de l'inexistence sociale. Le suicide est un phénomène que les sociologues éclairent à leur mesure de longue date. Au-delà des drames individuels qui émergent régulièrement dans l'espace public, nous ne pouvons ignorer que le suicide est un fait social.

Droit social à la moulinette, par Martine Bulard Historiquement régressif. On a beau chercher les mots les plus nuancés, on ne peut en trouver d’autres pour qualifier l’accord concocté par, d’une part, le Mouvement des entreprises de France (Medef), la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), et, d’autre part, trois des cinq syndicats salariés invités autour de la table : la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Confédération générale des cadres (CGC) et la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Deux syndicats — la Confédération générale du travail (CGT) et Force ouvrière (FO) — ont rejeté l’accord. La Fédération syndicale unitaire (FSU), Solidaires (Sud) et l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) étaient d’emblée hors course, car considérés comme « non représentatifs » selon la nouvelle loi. Il est vrai que les mots tendent à perdre leur sens. 1. Ce dispositif est également une machine à fabriquer des travailleurs pauvres. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

300 morts au Bangladesh, nouvelle frontière de la mondialisation Colère au Bangladesh, la nouvelle frontière de l’économie mondialisée. Deux jours après la mort de 300 ouvriers dans l’effondrement d’un immeuble vétuste abritant des usines textiles, la police a tiré avec des balles en caoutchouc vendredi sur des centaines de milliers de protestataires dans la capitale, Dacca. Le Bangladesh est devenu la dernière destination des capitaux de la mondialisation, nouveau refuge d’investisseurs à la recherche de coûts de production toujours plus bas, fuyant l’augmentation des salaires en Chine ( !) pour assurer la sous-traitance des grandes marques de vêtements occidentales. C’est cette équation simple de la mondialisation -mettre les pays en concurrence pour faire baisser les coûts- qui s’est jouée dans cette terrible catastrophe de Savar, dans la banlieue de Dacca. Les lieux de la catastrophe au Bangladesh (Firoz Ahmed, Demotix, via Global Voices) Quelques heures plus tard, l’immeuble s’effondrait comme un château de cartes.

Vos désirs sont des échos ou des egos ? c’est le petit matin. elle a dormi une partie de la nuit tournée contre moi. j’étais toute la nuit sur le dos, elle se collait à moi. à des moments elle posait son bras sur mon torse pour tenir mon épaule, à d’autres moments elle m’entourait de sa jambe et enfonçait sa tête dans mon cou. c’est le petit matin, je m’éveille un peu, je suis toujours sur le dos, elle est tournée de l’autre côté. je veux me lover contre elle, me caler dans son dos. la serrer doucement, ne pas la réveiller, me rendormir contre elle. je suis toujours sur le dos. je regarde son épaule, je regarde le plafond, son épaule, le plafond, son épaule, le plafond. je suis toujours sur le dos. elle dort, elle respire, je l’aime, j’essaye de respirer. je suis toujours sur le dos. toujours toujours. je ne peux pas me tourner, je ne peux même pas glisser ma main dans son dos. mon corps est immobile, le jour, la nuit. des sangles invisibles contiennent mes mouvements. toujours toujours. ce n’était pas vraiment une histoire. zig

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