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Internet : les puissants reprennent les rênes

Internet : les puissants reprennent les rênes
Le spécialiste de la sécurité informatique, Bruce Schneier (@Bruce_Schneier), vient de livrer sur son blog un texte très pertinent sur comment l'internet transforme les rapports de pouvoir. Il y explique que la technologie amplifie la puissance non seulement des internautes, mais aussi - et de plus en plus - des pouvoirs en place. "Toutes les technologies de rupture bouleversent les équilibres de pouvoir traditionnels, et l'internet ne fait pas exception. Le scénario classique est qu'il donne du pouvoir aux moins puissants, mais ce n'est que la moitié de l'histoire. "Désormais, de puissants intérêts cherchent à orienter délibérément cette influence à leur avantage." Image : Bruce Schneier sur la scène de Etech 2007, l'année où il reçut l'Electronic Frontier Foundation Awards photographié par Scott Beale de laughingsquid. "La réalité s'est avérée être beaucoup plus compliquée. "Les débats sur l'avenir de l'internet sont moralement et politiquement complexes. Non. Le nationalisme internet Related:  INTERNET contrôles des données

Internet ne peut pas être contrôlé, autant s'y faire - par Laurent Chemla On trouve un article puissant et inédit de Laurent Chemla en ouverture (ou prolégomènes) du tout récent framabook AlternC Comme si vous y étiez. Historiquement, techniquement, économiquement et moralement, Internet ne peut pas être contrôlé[1] Autant s’y faire. Et, contrairement à d’autres, nous nous y faisons très bien ;-) Pour rappel toute l’équipe l’AlternC vous attend à La Cantine lundi 28 mars prochain (de 19h à 22h) pour fêter simultanément la sortie du livre, les dix ans d’AlternC et la version 1.0 du logiciel ! Remarque : Ce n’est pas le premier article de Chemla que nous reproduisons sur le Framablog (cf L’avenir d’Internet). Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire Laurent Chemla - juillet 2010 - Licence Creative Commons By-Sa Plus que jamais, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est la cible des critiques du pouvoir. Bon. Tant qu’il ne s’agit que de mots… Oh bien sûr, le législateur étant ce qu’il est, il tente souvent d’aller au delà des mots. J’ai hâte.

VIE PRIVÉE – La Suède bannit Google Apps d’une municipalité danxoneil/Flickr/CC L'organe gouvernemental suédois en charge de la défense de la vie privée (l'équivalent de la CNIL française) a dénoncé lundi, pour la deuxième fois, un accord passé entre Google et la petite municipalité de Salem. Le Bureau d'inspection des données interdit de fait à Salem d'utiliser les services Google Apps (email, calendriers, traitement de données), à moins que la loi suédoise sur les données privées ne soit amendée. Le spécialiste des questions de vie privée sur Internet Simon Davies a relevé la nouvelle hier sur son blog. Il "décrit un jugement qui fera date", puisqu'il aurait pour effet d'interdire l'usage du "cloud" de Google dans toutes les municipalités du pays. Cette décision devrait intéresser d'autres organes de défense de la vie privée à travers l'Europe, après les révélation du Guardian, lundi, sur le programme américain de surveillance Prism. Dans le cadre de ce programme secret, entre 2007 et 2011, les sites de Google ainsi que ceux de Microsoft, Yahoo!

Dépenses #HADOPI: après SPAM, ballades en taxi et études foireuses : la #Propagande aux collégiens [h4]Ce 28 mars, la HADOPI a organisé une journée portes ouvertes aux collégiens. Vous souhaitez connaître le contenu de la propagande transmise à HADOPI aux élèves? Impossible de le savoir. L’excellent Marc Rees de PCimpact a bien essayé de se faufiler pour écouter la parole divine, en expliquant qu’un message délivré à des collégiens lors d’une journée portes ouvertes par une autorité publique n’avait rien de secret, mais en vain… la porte lui restera clause. Et pas de chance pour lui, impossible d’écouter à la fenêtre, HADOPI recevant les élèves dans une salle en sous-sol et sans fenêtre (appelée communément une « cave « ) Pcimpact apprendra plus tard que certains responsables de sites labellisés « PUR » auraient été frileux à la venue d’un journaliste dans la salle. Pour ne pas les citer, Fotolia France, Jamendo, Avecomics et Walanim étaient là pour parler de leur plateforme labellisée « PURconnerie » par »HADOPItoyable ». [h4] Le mot « propagande » est de l’exagération?

Google+ : bienvenue dans la Matrice La lecture de la semaine est un post du blog techno publié sur le site du Guardian, par Charles Arthur (@charlesarthur), journaliste. Son titre : "Google+ n'est pas un réseau social, c'est Matrix". "Presque tout le monde (moi inclus, dit Charles Arthur) a mal compris ce qu'était Google+. A cause de ressemblances superficielles avec des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter - on peut devenir "ami" avec des gens comme Facebook, on peut "suivre" des gens qui ne vous suivent pas, comme dans Twitter -, on a pensé que Google+ était un réseau social, et on l'a jugé sur ses bases, en concluant qu'il ne fonctionnait pas vraiment : un faible engagement et peu d'impact sur le monde extérieur. Si Google+ était un réseau social, force serait de constater qu'avec ses 500 millions de membres - soit près de la moitié de Facebook ce qui est colossal - ce serait un échec : on entend rarement parler de ce qui se passe sur Google+, et on reçoit peu de lien nous invitant à aller y voir.

MP3, ebooks... on a vérifié, ils ne vous appartiennent pas | Rue89 Culture Rue89 a mis son nez dans les conditions d’utilisation des grandes plateformes de vente de culture numérisée. Prêter un ebook ou un album à un ami ? N’y pensez pas. Un livre en papier ou un CD en plastique, c’est pratique. Quand vous achetez des livres et de la musique numérique (mais également des films, des jeux vidéo ou des séries), que ce soit sur Google Play, Amazon ou l’iTunes Store d’Apple (et sur bien d’autres sites), vous avez simplement le droit de lire le livre ou de regarder votre vidéo. Nous avons épluché les conditions générales de vente et d’utilisation (le texte qui définit les conditions auxquelles vous pouvez utiliser une plateforme ou un service) des grandes plateformes de vente de biens culturels numériques (l’iTunes Store d’Apple, Google Play, Amazon, la Fnac...) pour en dénicher les dispositions surprenantes. Les contenus ne vous appartiennent pas La boutique d’achat de MP3 d’Amazon fait de même : Un livre que vous avez acheté peut être supprimé Google, par exemple :

Nouveau désaveu pour le Wimax Le Wimax ne parvient pas à convaincre, c’est un fait. Si de nombreux opérateurs et constructeurs à travers le monde ont fini par y renoncer, en France, c’est Bolloré Telecom, un des derniers défenseurs de la technologie, qui fait marche arrière... Coûts trop importants, rentabilité impossible en zones rurales, qualité de service douteuse et compétition avec la fibre optique ; tels seraient les principaux handicaps du Wimax, si l’on en croit l’article qu’y consacre Le Canard Enchaîné du jour : « le Wimax se plante un max ». Ainsi, Bolloré Telecom, qui avait acquis suffisamment de licences d’exploitation régionales pour reconstituer, à prix d’or, l’équivalent d’une licence nationale, commence à freiner des quatre fers. « Si j’étais élu local, je raisonnerais davantage fibre optique que Wimax. Il faut dire que les collectivités ayant décidé de déployer du Wimax en zones rurales n’en gardent que rarement un bon souvenir.

Il y a dix ans, Microsoft savait que les DRM étaient une cause perdue Il y a dix ans, Microsoft travaillait ardemment sur les technologies qui lui permettraient de sécuriser sa plateforme pour la distribution des contenus. DRM, Palladium, TCPA ou encore NGSCB étaient des termes qui alimentaient toutes les peurs. Pourtant, quatre ingénieurs de la firme savaient que rien de tout ceci ne fonctionnerait sur le long terme. 2002, le grand virage En 2002, Microsoft travaillait sur plusieurs projets visant à sécuriser la plateforme Windows. Par sécurisation, il ne fallait pas seulement penser résilience aux menaces informatiques habituelles, car l’utilisateur pouvait lui-même devenir dangereux. À cette époque, un groupe d’ingénieurs travaillait sur plusieurs projets se focalisant sur les transits d’informations au sein de Windows. Palladium, TCPA, NGSCB : la somme de toutes les peurs Peter Biddle était l’un des responsables du projet. Mais que ces théories apocalyptiques soient techniquement loin de la réalité n’empêchait pas que des dégâts aient eu lieu.

McAfee dépose un brevet pour détecter vos téléchargements illégaux McAfee bientôt l’ami d’Hadopi ? En effet, l’entreprise vient de déposer un brevet pour détecter et bloquer les téléchargements illégaux sur le web… McAfee a déposé le 4 octobre 2012 un brevet avec un nom très évocateur « Détecter et prévenir la consommation illégale d’un contenu sur Internet », on imagine que ce brevet servira dans une nouvelle fonctionnalité de son logiciel SiteAdvisor qui permet de savoir si le site Internet que l’on s’apprête à visiter est sûr. On retrouve l’algorithme du brevet en question, ainsi que des images de son interface : En somme, lorsque vous allez sur un site web, le logiciel va intercepter votre requête, l’envoyer sur des serveurs pour analyse et la comparer avec sa liste noire, puis si votre site est légitime, il vous laissera y accéder.

Facebook est-il un mirage économique ou une mine d'or à venir Le réseau en ligne Facebook a annoncé mercredi 30 janvier, dans un communiqué publié après la clôture de Wall Street, un effondrement de son bénéfice net en 2012 à 53 millions de dollars contre 1 milliard un an plus tôt. Depuis, deux visions s'affrontent quant à l'avenir du premier réseau social mondial. Dans une tribune publiée sur le site internet Quartz, le reporter spécialisé Christopher Mims explique pourquoi, selon lui, Facebook ne pourra plus jamais faire de profits importants. Voici, selon Mims, le chiffre le plus significatif du rapport annuel de l'entreprise américaine : la recette moyenne que le réseau social fait sur chacun de ses utilisateurs. Source : Facebook annual report (Cliquer pour agrandir l'image) On remarque que ce chiffre n'a presque pas augmenté l'année dernière (de 5,02 à 5,32$). Une mine d'or Le pessimisme de Christopher Mims n'est pas partagé par tous les analystes.

Internet ultra haut débit : la Corée du Sud passe déjà au 1 Gbps La Corée du Sud, probablement le pays le plus geek du monde (devant le Japon), est aussi l’un des mieux armés sur le globe en matière d’infrastructure Internet. Et à l’heure où la fibre optique (à 100 Mbps) a encore du mal à éclore en France, voilà que le pays du matin calme teste dans 1500 foyers des lignes ultra haut débit, à 1 Gbps. Il s’agirait, pour des particuliers en tout cas, des lignes les plus rapides au monde, ni plus ni moins. Le but est de relier à terme la plupart des foyers sud-coréens à ce type de ligne d’ici fin 2012. Comptant environ 50 millions d’habitants, soit 15 millions de moins que la France, la Corée du Sud a par contre une densité proche de 500 habitants au km², soit cinq fois plus que l’Hexagone. Cette concentration permet d’équiper rapidement et sans grands frais la population. Pour rappel, seul le Japon compte plus de lignes FTTH/FTTB (100 Mbps) que la Corée. Nil Sanyas

STIC et droit : défis, conflits et complémentarités L'évolution des technologies de l'information a des répercussions considérables sur notre société. De nouveaux défis, mais aussi des conflits, ont émergé. Ces technologies soulèvent notamment de nombreuses questions inédites en termes de droit. Très différents, les deux mondes — juridique et informatique — doivent apprendre à coexister. Voici un état des lieux des rapports qu'ils entretiennent. Ces dernières années, l'intérêt du droit pour les STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) a pris de l'ampleur. Les STIC sont à l’origine de nouveaux produits — logiciels et matériels — et services, qui entrent naturellement dans le champ du droit. Le statut juridique des avatars et de leurs « créations » : les « crimes et délits » commis par un avatar relèvent-ils du droit pénal ? Peut-on encore parler d’individu autonome, souverain et responsable lorsque l’environnement devient « intelligent » ?

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