
L'aménagement d'une petite bibliothèque rurale Les bibliothèques rurales ont bien changé ! Du placard à livres, on est résolument passé à LA bibliothèque. Pour y parvenir, il a fallu harmoniser la volonté politique des élus locaux et la stratégie des bibliothèques départementales de prêt en matière d'ingénierie culturelle des bibliothèques. Les uns sont motivés par la mise en place de vrais lieux de lecture. Les autres se sont adaptées dans le cadre de la décentralisation à devenir des conseillers et des gestionnaires de la création des bibliothèques et des subventions départementales. Les « petites bibliothèques rurales » méritent une réflexion approfondie sur leur rôle et leur aménagement. Rural libraries have changed ! Die ländlichen Bibliotheken haben sich sehr verändert! ¡ Las bibliotecas rurales han cambiado mucho ! Il est vrai, à cet égard, que la situation est sensiblement différente aujourd'hui qu’elle pouvait l’être il y a une bonne dizaine d’années. Des aménageurs du territoire Un lieu d’animation Où, et comment ? 1. 2. 3.
Les jeunes et les inégalités numériques L’association Lecture Jeunesse organisait à la mairie du 10e arrondissement de Paris, le jeudi 7 juin 2012, un colloque intitulé « Les jeunes et les inégalités numériques ». Sonia de Leusse – Le Guilloux, directrice de l’association, a ouvert la discussion par cette question : « Peut-on parler d’une “fracture numérique” au sein des adolescents et jeunes adultes ? » Six invités sont intervenus pour tenter d’y répondre en abordant tous les aspects du problème, socio-économique, éducatif, scientifique et psychologique. Élie Maroun, chargé de mission national à l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme), a tout d’abord rappelé que la compétence numérique était l’une des compétences-clés définies en France et au niveau européen pour l’éducation et la formation tout au long de la vie. Karine Aillerie, docteur en sciences de l’information et de la communication, a justement concentré son étude sur ces pratiques informationnelles des jeunes sur internet.
Les petites bibliothèques modèles Postulats Postulat n° 1 : poser la question de la « petite bibliothèque », c’est aussi poser la question de la grande. C’est d’abord s’interroger sur les limites (en excluant sciemment du champ, du moins provisoirement, les problématiques liées à l’internet comme « bibliothèque virtuelle infinie »), les deux bornes extrêmes de la notion de bibliothèque : y a-t-il un seuil au-dessous duquel on ne peut pas encore parler de bibliothèque, mais aussi un seuil au-delà duquel on ne pourrait plus parler de bibliothèque ? Et, dans l’espace compris entre ces bornes, n’a-t-on affaire qu’à de multiples déclinaisons d’un même modèle, la petite bibliothèque n’étant qu’un microcosme de la grande ? Autrement dit, y aurait-il un modèle de bibliothèque ? Postulat n° 2 : cette classification des bibliothèques masque souvent un classement : derrière la mesure, la valeur n’est pas loin. La petite bibliothèque Se posent donc d’emblée les questions : De Michel Melot à Micromégas Étendue et profondeur Février 2012
Les facteurs de réussite des bibliothèques et médiathèques publiques Il est bien rare que le Bulletin des bibliothèques de France rende compte d’un rapport circonstanciel, proposé par une bibliothèque ou un groupe de bibliothèques, sur des études de terrain menées auprès des publics. Mais le rapport Les facteurs de réussite des bibliothèques et médiathèques publiques proposé par le conseil général du Val-d’Oise fera, ici, pièce à cette rareté 1. Car le travail présenté de manière claire mais détaillée vaut tout autant par sa méthode que par ses témoignages, par ses données chiffrées ou qualitatives que par ses conclusions. Un volet quantitatif et un volet qualitatif La méthode, comme toute enquête auprès des publics qui devrait se respecter, inclut tout à la fois un volet quantitatif et un volet qualitatif. On sait la propension quasi névrotique (aggravée s’il était possible par l’outil numérique) des bibliothécaires à accumuler les données chiffrées. Petit florilège Nouveau florilège Les esprits chagrins (et qu’ils sont nombreux dans nos professions !)
Bibliothèque pour tous, précaires et exclus compris Vue du premier étage de la BPI. (Hervé Lequeux pour « Le Monde ») Il vient tous les jours, week-end compris, s’installe souvent à l’espace presse ou à un poste d’ordinateur, lit les journaux, consulte des ouvrages des rayons Religion ou Sciences, participe à des discussions politiques animées. Malick Ndiaye, 52 ans, fréquente la bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou, à Paris, depuis vingt ans. « A l’époque, j’étais étudiant en économie. Les vêtements qu’il porte trahissent un déclassement brutal, mais aussi le soin apporté à être le plus présentable possible. L’espace des télévisions du monde est prisé par les publics les plus précaires. Les chômeurs forment 3 % des 5 000 utilisateurs quotidiens de la BPI. Dans les couloirs, les usagers de la BPI s’installent à même le sol pour lire, recharger leurs téléphones portables branchés aux prises, s’assoupir parfois… (Hervé Lequeux pour « Le Monde ») Rencontré à l’espace musique, Benoît Pillet fait partie de ces érudits.
Derrière les barbelés, la bibliothèque du camp de Guantanamo Sur la base navale extra-territoriale américaine de la Baie de Guantanamo, Cuba, les Etats-Unis détiennent leurs captures faites au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, et ce, hors de la portée du système judiciaire fédéral. Des conditions de détention souvent critiquées, si bien que l'ONU demande la fermeture de la prison. Là, derrière les clôtures et le barbelé du Camp Delta, vaste partie désaffectée du complexe de haute sécurité, un bâtiment préfabriqué possède néanmoins quelques caractéristiques d'une bibliothèque. (CC by 2.0) A l'intérieur du local de fortune, l'atmosphère rappelle celle d'une bibliothèque succursale où les livres sont regroupés par langues et par genres au sein de diverses salles de stockage. Et une fois par semaine, ces caisses de ses sélections littéraires sont apportées au sein de chaque bloc de cellules. Le catalogue de la bibliothèque serait composé d'environ 9000 titres pour 18.000 ouvrages. Via The New York Times. Pour approfondir
Bilan de l'activité 2011 des bibliothèques municipales Le ministère de la Culture et de la Communication vient de diffuser l'étude synthétisant les données recueillies sur l'activité des bibliothèques municipales en France. Plus de 7500 établissements sont audités pour ce rapport, et d'ores et déjà, se présentent comme le premier réseau culturel en France. La synthèse porte sur l'année 2011 et dévoile plusieurs tendances significatives, pointe le MCC. Bibliothèque de Saint-Sever (40), Frédéric Buisson, CC BY 2.0 C'est tout d'abord le maintien de la bonne fréquentation des bibliothèques que l'on peut constater pour l'année 2010 ainsi qu'une forte hausse sur la période 2006-2011 (+ 11 %). Le ministère distincte par ailleurs deux types d'établissements, dont les résultats sont encourageants : les bibliothèques de premier niveau (celles répondant aux conditions de superficie, de qualification de personnel et de budget d'acquisition les plus exigeantes) et celles situées en zone rurale (communes de moins de 5 000 habitants). Pour approfondir
Compenser le prêt des livres dans les bibliothèques : une logique perverse ! Un évènement très inquiétant concernant les bibliothèques Belges a eu très peu d’échos en France. Il mérite pourtant qu’on s’y attarde tant la situation est dangereuse pour l’ensemble des bibliothèques publiques. De quoi s’agit-il ? Les bibliothèques belges ont récemment été obligée d’augmenter la rémunération des ayants droit au titre du droit de prêt. En Belgique, un emprunteur paye un montant forfaitaire de 1 euro par an pour les adultes et 0,5 euro pour les mineurs afin d’avoir accès aux collections de livres des bibliothèques. Actualitté, rapporte que : Les sociétés de perception des droits d’auteur ont décroché une nette victoire lorsque la Cour de justice européenne a décidé que les rémunérations versées étaient bien trop inférieures, en regard du nombre d’emprunteurs, mais aussi du volume de documents mis à disposition. L’impact est le suivant : Que retenir de cet épisode ? Vous avez bien lu : un revenu adéquat qui ne doit pas être symbolique !
Et sinon, c’est comment, d’être bibliothécaire ? Tu te laisses pousser le chignon ? | Le Lancer de Galaxie du Dentifrice Dans la foule de commentaires qui ont accompagné mon article, avec un tas de gens qui ne constituent pas mon lectorat habituel, il y avait un tas d’avis différents : ceux qui se sont reconnus dans mon truc, ceux qui ne s’y sont pas reconnus, quelques haters, un ou deux spammeurs sous coke de chez Soral, et une catégorie assez insolite mais répandue de gens qui avaient l’air absolument et totalement déconnecté de ce qui constitue la réalité (voire "l’utilité") de mon métier de Bibliothécaire. C’est normal, il est pas très connu, ce métier (15% des gens pensent que c’est payant d’entrer dans une bibliothèque, et à la louche un usager sur 5 pense que nous sommes bénévoles). Bon. Il me semble utile de constituer un document (que personne ne lira jamais, c’est la loi du deuxième article après un clashbuzzlol) pour expliquer un peu l’ensemble de ce que "nous", bibliothécaires, faisons, en me basant sur les remarques des commentaires de l’article précédent. Les maladies professionnelles.
Bibliothèque : des modèles abordables, pour une présence numérique Si le numérique en bibliothèque dispose d'outils plus développés outre-Atlantique, et de possibilités commerciales un peu plus vastes qu'en France, les établissements n'ont pas toujours les fonds nécessaires pour se doter d'une vitrine numérique à même de relayer leur offre. Heureusement, des développeurs généreux proposent désormais des modèles low cost mais fonctionnels pour les établissements. Prefab Library, un des modèles low cost Bien évidemment, les développeurs à l'origine de ces modèles sont largement sensibilisés à la question du prêt en bibliothèque, et parfois même militants, comme Aaron Schmidt, par ailleurs contributeur au Library Journal, publication de référence pour les professionnels. « L'objectif était de faire un design le plus universel possible pour les bibliothèques, parce que beaucoup d'établissements de taille réduite ou moyenne se débattent avec les mêmes problèmes de design », explique ainsi Schmidt, à l'origine de Prefab Library, au LJ. Pour approfondir
Une collection de qualité La semaine dernière était la semaine de soutenance des mémoires des élèves conservateurs. Une élève s’est vue questionner sur une expression qu’elle avait employée, parlant d’"une collection de qualité". La candidate s’en est tirée avec élégance, mais la question a persisté à me tarabuster, tant j’ai lu ou entendu souvent cette expression. Contraint de garder la chambre, j’en profite pour essayer d’y aller voir plus loin, et peut-être de tracer quelques esquisses de pistes à sérieusement compléter. la limite est constituée par un recours aveugle aux indicateurs et autres paramètres mesurables. Merci à la Revue Le libraire Bref, il me fallait parler d’un ensemble singulier, d’un système global précisément situé, pour essayer d’en percevoir les contours en termes mêlant confusément le jugement de valeur et l’appréciation esthétique. Critères internes Une "bonne" collection présente d’abord des "unités de sens" significatives. Licence Creative commons – François Arnal – Flickr Like this:
«Leçons d’un séjour prolongé en bibliothèque départementale en 20 mots clés» - Dominique Lahary Publié le 19/10/2012 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France Dominique Lahary, président de l'IADB et vice-président de l'ABF - © PATRICIA MARAIS Collections, médiation, numérique, associations, publics, réseaux sociaux, millefeuille territorial….. Dominique Lahary, président de l’Inter-association Archives-bibliothèques-documentation (IABD) et vice-président de l’Association des bibliothécaires français (ABF) a choisi 20 mots-clefs pour passer en revue 35 ans d’évolution des bibliothèques. Le directeur-adjoint de la bibliothèque départementale de prêt (BDP) du Val d’Oise, par ailleurs très engagé dans l’action associative pour porter la cause de la lecture publique auprès des collectivités, de l’Etat et du législateur, n’hésite pas à défendre quelques propositions iconoclastes et à encourager ses pairs à faire bouger les lignes dans les bibliothèques. Haut de page
En prison, des bibliothèques au rabais Extrait de la série 6 m2, Maison de détention de Saint-Martin de Ré, 2007 © Mélanie Desriaux Accorder une remise de peine de quatre jours pour chaque livre lu : telle est la mesure pour le moins déroutante adoptée en juin dernier dans quatre prisons surpeuplées du Brésil. Que l’on juge cette initiative grotesque ou pleine de bon sens, force est de constater qu'elle place la lecture, mais plus généralement la culture, comme un outil de réinsertion. Elle donne en tout cas l'occasion de faire l'état des lieux des bibliothèques en milieu carcéral, et de réfléchir à la place de la lecture dans les prisons françaises en 2012. Pas de modèle pour les bibliothèques Présentes dans 95% des établissements pénitentiaires, les bibliothèques sont les services culturels les plus répandus en prison. Olwen Lesourd © Radio France Le cas de Fleury Mérogis est loin d'être représentatif de l'ensemble du système pénitentiaire français. En prison, la lecture dans tous ses états Philippe Claudel © H. thouroude