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Ai-je tort de me taire quand on m'appelle «salope» ?

A Paris, il semble si dangereux de sortir dans une tenue sexy que les filles et les travestis, escamotant leurs talons-aiguilles, se muent en ombres discrètes. Le métro, le soir, est fréquenté en moyenne par deux femmes pour huit hommes (1). Il vaut mieux raser les murs. En France, il semble si dangereux de traîner dehors qu’au-delà d’une certaine heure les femmes préfèrent rester cloîtrées s’il n’y a personne pour les ramener en voiture. «En tant que femmes nous n'avons pas reçu les mêmes messages que les hommes, explique l’association Femdochi qui organise des stages d’autodéfense : «Sois gentille, ne te mets pas en colère», «Attention tu vas te faire violer si tu sors comme ça», etc ». Paranoïa De quoi les femmes ont-elles peur ? Bien qu’ils reconnaissent l’aspect perturbant de cette menace, les sociologues se contentent pourtant de dire qu’il ne s’agit là que d’un «conditionnement de genre», pire encore d’un «système de croyance» (3). Auto-conditionnement Références : Related:  Culture du violSexisme

Je veux comprendre... la culture du viol Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite). Remarquez l’omniprésence, dans notre société, d’éléments appartenant à la culture du viol. L’univers des jeux vidéos est également un vecteur de la culture du viol. Le problème avec ce point de vue est que contrairement au meurtre et aux mutilations physiques, le viol n’est pas universellement condamné dans nos sociétés. Bien.

«Et la femme, elle a le droit d'aller aux toilettes?» A l'entrée du quartier gitan de Perpignan, de part et d’autre de la grande place des Esplanades, les femmes sont assises d'un côté, les hommes de l'autre. Et lorsqu'ils parlent les uns des autres, tous décrivent des traditions où la femme est un être inférieur. «Je la bats pas ma femme, assure un gitan. Je lui dis, tu fais pas ça et pas ça. La première fois… on avait dit. La deuxième fois… on lui donne une gifle.» Véritable plongée en eaux troubles, l'émission accorde principalement la parole à des femmes afin qu'elles expliquent pourquoi. Une gitane affirme que son mari l'a séquestrée. Un époux : «Elle sait que si elle me trompe, je la tue sur le coup alors, elle n'a pas le choix. Plus précisément, ça se passe à deux pas du centre-ville de Perpignan, à St Jacques, dans un quartier historique «resté mixte jusqu'au milieu des années 90, explique la journaliste.

Le silence de l’agression Il y a quelques mois deux faits m'ont marquée. Cet article de Marion qui recensait une agression de rue et qui était suivi par beaucoup de commentaires, qui, tous relataient une histoire similaire. Au milieu, des propos d'hommes trollant, ou expliquant ce qu'il faut faire ou se demandant bien comment ils allaient faire pour draguer (sisi l'agression sexuelle leur semble une méthode de drague). Ce qui choque évidemment le plus dans cet article et ses commentaires - j'y reviendrai, cela n'est pas un reproche aux auteurs, c'est la banalité intériorisée de l'agression. Puis j'ai entendu une émission de Ruquier sur Europe 1 où l'un des chroniqueurs, Pierre Bénichou, expliquait que lutter contre le viol, oui, mais contre les mains au cul fallait pas exagérer, on allait où là. J'avais entendu beaucoup de choses dans le féminisme, que nous menions des combats inutiles, anodins, qu'il y avait mieux à faire mais je n'avais jamais entendu une minimisation des agressions sexuelles. Une solution ?

le harcèlement J’ai un truc qui me démange, sur la langue un goût étrange, comme une crampe à la phalange. Hey ! Oui je me plains tout le temps. Alors je fais pas la tête dure pour faire genre. « Bon il s’est passé quoi (encore) ? Une histoire banale C’est l’histoire banale d’une jeune femme, Alex (j’ai changé le nom), dans les rues de Toulouse. L’histoire ne raconte pas non plus la taille de la jupe. Comme on s’y attend, cette femme se baladant dans la rue se prend des remarques qu’elle tente tant bien que mal d’ignorer. Elle pense à sa jupe, naturellement. Mais ce que l’histoire n’aurait pas dû dire non plus c’est sa tenue. Parce que ce n’est pas la question. C’est quoi ton problème ? Alex appelle un ami, elle cherche du soutien. Pour partager sa colère, Alex post un statut facebook. « Petite Merde » (NDLR : En général, les 2 premiers mots d’un conversation sont particulièrement adaptés à une mise en situation. Alors rigolade, compliment ou pas j’en ai rien à foutre, tu as pas à dire ça. Solidarité

The Enliven Project – The truth about false accusation The fear of getting falsely accused of rape just doesn’t compare to the fear of an actual rapist getting away with his or her crime. Statistics from Justice Department, National Crime Victimization Survey: 2006-2010 and FBI reports. NOTE (2/6/13): As so many people continue to visit this site and share this convo-graphic, we’ve updated this post to include the context from this post. As a wife, mom, survivor, and regular person until Monday morning, I am overwhelmed and astounded by the reaction and response to the “Truth About False Accusation” infographic, and encouraged by the dialogue that has emerged as a result of it. We accept and encourage debate on this and any future infographics released by The Enliven Project. The purpose of this graphic is to compare (primarily men’s) fear of being falsely accused of being a rapist to the many challenges around reporting, prosecuting, and punishing rapists. Two key figures drive that point home:

Slane Girl : le Héros et la Salope Slane Girl est le surnom d'une adolescente qui a été prise en photo en train de pratiquer une fellation en plein milieu d'un concert. Pas très malin, certes. Mais le vrai souci, c'est que selon les internautes, le jeune homme qu'elle suçait est un « héros », et elle une « salope ». Qui a dit double standard ? Laissez-moi vous conter l’histoire de Slane Girl. En l’an de grâce 2013, par un beau samedi d’août, le célèbre troubadour Eminem se donnait en spectacle au Château de Slane, dans le comté d’Irlande. Près de 80 000 manants s’étaient amassés aux abords du château pour profiter de l’événement. Et tous deux restèrent gravés dans la mémoire des Internets. Concrètement, la jeune fille a fait une fellation à deux garçons, dont un particulièrement photogénique et visiblement ravi. « Le Héros », que nous appellerons plutôt « chapeau fluo ». Et le ton médiéval de cette introduction est parfaitement approprié pour commenter les réactions suscitées par ce non-événement. Sérieusement ?

Everyday Sexism: une initiative britannique qui prend une ampleur mondiale Se faire siffler après lorsqu'on marche dans la rue, se faire traiter de salope lorsqu'on repousse les avances agressives d'un inconnu, se faire empoigner les parties génitales dans une voiture de métro bondée... il s'agit de situations qui arrivent tous les jours à des millers de femmes qui, lorsqu'elles les dénoncent, se font répondre qu'elles doivent s'y habituer ou apprendre à les éviter. Laura Bates, fondatrice de l'initiative Everyday Sexism, a décidé de dénoncer cette situation. La jeune femme britannique a eu l'idée de lancer un site web visant à documenter et dénoncer, à l'aide de témoignages d'internautes, ce genre de comportement. Les témoignages recueillis sur le site web ainsi que son compte Twitter sont devenus tellement nombreux qu'elle a dû ajouter différents volets internationaux pour permettre aux gens de partout dans le monde de raconter leur expérience. Voici une vidéo qui explique le projet: EVERYDAYSEXISM (EXTENDED VERSION) from AMOS PICTURES on Vimeo. Source

Pourquoi cette campagne ? | Osez le clito ! Tu seras violée ma fille 8 mars ; journée internationale des droits des femmes. Fleurissent les communiqués de presse débiles pour nous honorer, nous la femme, et les réflexions de type "trop débile cette journée, c'est tous les jours les droits de femmes" (sorties de la bouche de celles et ceux qui n'en parlent évidemment jamais). Quand on naît avec un vagin, très vite on t'explique comment les choses vont se passer. Si tu sors tard/avec ces mecs/en boite, il va t'arriver "quelque chose". Ce quelque chose est assez simple ; un inconnu va violemment t'écarter les cuisses et te rentrer son pénis dans le vagin. C'est compliqué de faire comprendre ca. Dans l'espace public, un homme a beaucoup plus de risques d'être tué qu'une femme ; pourtant on ne va jamais lui souligner que s'il sort de chez lui, il risque de finir avec un couteau planté dans la plèvre. Imaginez Messieurs que vous preniez un métro bondé et que vous ne sachiez pas si un mec ne va pas vous coller sa bite contre la cuisse.

La galanterie, ce cadeau empoisonné - conseils pour arrêter Fighting everyday sexism “Reading through the stories on this site has been both painful and healing. I’ve admitted more here than to my dearest friends.” “Had an experience a few years ago I've never told a soul about. “It's the first time ever that I could share my experiences and not be ridiculed/shamed/blamed.” Progress Since our project was fully funded, we’ve unveiled a brilliant new help and support hub directing men, women and girls to over 90 organizations that can give them invaluable support from rape crisis centers to specialist domestic violence projects for refugee women. Risks and challenges The main challenge we've faced over the past three months has been a barrage of rape and death threats sent by people who think women should be seen and not heard. Get personal "I’ve never known such a response to a speaker before. “After reading so, so many of your stories, I finally understand…please know you now have a defender in me.” “Thank you for helping women everywhere speak up against everyday sexism”

Slut-shaming : pas de quartier pour la femme libérée Slut-shaming : pas de quartier pour la femme libérée © iStockphoto La stigmatisation de la femme sexuellement libérée, ou « slut-shaming », est un sport mixte. Une étude de l'université Cornell (États-Unis) montre que quand il s'agit de juger les mœurs sexuelles des unes et des autres, les femmes entre elles sont beaucoup plus sévères que les hommes. La "salope" a toujours mauvaise réputation quand le mâle et ses conquêtes impressionnent. Pas de répit pour les accros du sexe, les épicuriennes ou les indécises qui multiplient les partenaires sexuels à l’envi et sans complexes. La femme aux 20 partenaires sexuels jugée moins compétente Un groupe d’ étudiantes a été invité à lire le portrait ébauché d’un personnage fictif appelé « Joan ». Jim, volage et tout puissant En parallèle, les chercheurs ont proposé à l’appréciation d’un groupe d’étudiants deux portraits différents d’un certain « Jim » : l’un avait multiplié les partenaires, l’autre n’avait connu sexuellement que deux femmes.

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