background preloader

Dix raisons d'être pour la neutralité du Net

Dix raisons d'être pour la neutralité du Net
Neutralité du Net par-ci, neutralité du Net par-là. Ces derniers temps, on entend de plus en plus parler de ce principe, à l’origine réservé au cercle d’e-initiés. Hier encore sur France Inter, ou il y a quelques semaines au Grand Journal: la notion a quitté son nid douillet mais limité de techniciens du réseau pour venir chatouiller le grand public. Il faut dire que les frasques de Free avec la publicité ou YouTube, ainsi que la volonté fraîchement affichée du gouvernement, confirmée par le Conseil national du numérique, d’inscrire la notion dans la loi, lui a donné un sacré coup de notoriété. On va pas se cacher derrière notre petit doigt. publicité Au même titre qu'un autre, je suis censée pouvoir accéder à tous les contenus disponibles en ligne, mais aussi et surtout en publier. En dehors de quelques ajustement techniques nécessaires à la maintenance du réseau, les opérateurs n’ont pas à tripatouiller le contenu qui passe dans leurs tuyaux, au seul prétexte qu’ils en ont la charge. Related:  Enjeux Internet

Le manifeste de SavoirsCom1 L’approche par les communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs : Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les politiques publiques de l’accès à l’information se sont construites sur l’accès et la diffusion de biens rares et rivaux, c’est-à-dire que la jouissance des objets tangibles qu’elles mettent à disposition prive d’autres personnes de cette même jouissance. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

L’exception pédagogique mérite un véritable débat parlementaire ! Par adeupa. CC-BY-NC-SA. Source Flickr. Vendredi dernier, aux environs de trois heures du matin, les députés ont examiné l’article 55 de la loi Peillon sur la refondation de l’école de la République, qui portait sur la refonte de l’exception pédagogique au droit d’auteur. L’article 55, tel qu’il résulte du projet de loi du Gouvernement, procède à un élargissement de cette exception, en ouvrant son application aux « oeuvres conçues pour une édition numérique de l’écrit » et à l’intégration d’extraits aux sujets d’examen. Malgré les circonstances, la députée Isabelle Attard (EELV) a défendu une série d’amendements ayant pour but d’étendre l’exception pédagogique et de la rendre plus facilement applicable par les élèves et par les enseignants. Ces propositions se sont heurtées à l’opposition de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée, qui a refusé de soutenir ces amendements, à celle du ministre, Vincent Peillon, et à celle du rapporteur de la loi, Vincent Durand.

Le droit de la presse bientôt sacrifié sur l'autel de l'oubli numérique Sous couvert d'instaurer un "droit à l'oubli numérique", on pourrait bien assister à un profond bouleversement du droit de la presse résultant de la loi du 29 juillet 1881, considérée à juste titre comme un monument de notre République. En France, sous réserve de ne pas porter indument atteinte à la réputation ou à la vie privée d’autrui, chacun est libre d’exprimer des opinions sur un tiers ou de révéler des faits relatifs à la vie professionnelle, politique ou associative d'une personne. La protection de cette liberté d'expression est renforcée par de courts délais de prescription en matière de diffamation. Les publications à l'encontre desquelles la personne visée n'a pas agi dans les délais prescrits tombent ainsi définitivement dans le domaine public. L’Histoire n’est finalement qu’une série de données à caractère personnel. Le législateur européen semble actuellement l'oublier, au risque que nous y perdions tous la mémoire.

Internet ravit la culture En créant une zone de réappropriation illimitée des contenus, le web ouvre la voie au remix populaire de la culture. Un fait majeur dans l'histoire de la propriété intellectuelle et de la création que décrypte André Gunthert, chercheur à l'EHESS. Dans son célèbre article “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, publié en 1939, Walter Benjamin dessine l’opposition paradigmatique de deux cultures. Face à l’ancienne culture bourgeoise, appuyée sur le modèle de l’unicité de l’œuvre d’art, les nouveaux médias que sont la photographie et le cinéma imposent par la “reproductibilité” le règne des industries culturelles. Un demi-siècle plus tard, la révolution des outils numériques nous confronte à une nouvelle mutation radicale. Mythologie des amateurs Cette évolution a d’abord été perçue de façon confuse. Dans cette mythologie optimiste, l’amateur est avant tout conçu comme producteur de contenus vidéos, selon des modalités qui ont des relents de nouveau primitivisme.

Au pays de Candy Candy : c'est le nom de code de l'opération organisée depuis la France et consistant à aider le régime de Kadhafi à espionner tous ses citoyens sur Internet. Ici, le pays de Candy, c'est à la fois la Libye et la France, nos grands discours et nos réalités, pas toujours glorieuses. Retour sur cette relation trouble avec un livre d'enquête qui lève le voile sur ces systèmes de surveillance surpuissants. OWNI Editions publie aujourd’hui Au pays de Candy, enquête sur les marchands d’armes de surveillance numérique. “Au pays de Candy” (118 pages, 4,49 euros) est disponible au format “epub” sur Immatériel, la FNAC (Kobo) et l’IbookStore d’Apple, Amazon (Kindle), ainsi que sur OWNI Shop (au format .pdf, sans marqueur ni DRM). De nos jours, Amesys affirme que ce “produit” a été conçu pour “chasser le pédophile, le terroriste, le narcotrafiquant“. On y voit aussi Ziad Takieddine préparer en détail les visites (qualifiées de “secrètes“) de Claude Guéant et Brice Hortefeux à Tripoli.

Google et ses abus dans le viseur du Conseil National du Numérique Ce mardi matin, le Conseil National du Numérique (CNNUm) a remis à la ministre Fleur Pellerin son avis sur la neutralité du net, qui préconise l'instauration d'un principe général de neutralité mais ouvre aussitôt la porte à de nombreuses exceptions et à une large liberté d'interprétation. Son effet sur le respect de la neutralité du net par les FAI devrait donc être proche de zéro. En revanche, le plus innovant dans le rapport, et le plus inattendu, est l'idée selon laquelle les grands éditeurs de services en ligne détiennent aussi une responsabilité d'intermédiaire qui devrait les obliger à respecter un même principe de neutralité. Ceci au nom de la défense de la liberté d'expression. Cette idée, qui n'est encore que balbutiante selon les propres aveux du CNNum, est très prometteuse. "La neutralité des services est un problème qui se pose déjà", constate ainsi le CNNUm. "L'objectif n’est pas de rester dans la simplicité. Y a plus qu'à.

Mashup, remix, sample, machinima,… au risque du droit d’auteur Re-cut, échantillonnage, art-collage, fancfiction, … ou autres formes de créations, qu’importe la technique employée ! Toutes ces créations, fondées sur des œuvres déjà existantes, impliquent la copie, la transformation, la diffusion et le partage, soit des pratiques couvertes par un droit d’auteur ainsi que par des droits voisins accordés à l’artiste-interprète et au producteur d’une œuvre audiovisuelle ou sonore. Écrit pour le n°11 de « De ligne en ligne » édité par la BPI, publié pour illustrer plusieurs expositions… à découvrir Quels droits ? La copie, c’est vrai, n’implique pas d’autorisation particulière lorsqu’elle est représentée dans le cercle de famille, soit pour quelques personnes de son entourage. Le droit d’auteur est implacable [1]: dans ce cas, il faut une autorisation pour reproduire l’œuvre et la représenter, même s’il s’agit d’un extrait, même si elle est modifiée, devenant ainsi une œuvre dérivée. Œuvre collective, composite ou de collaboration ? Attention ! Ill. Notes

Les hackers ou la culture du libre Depuis les années 80, les médias ont souvent eu tendance à assimiler hacking et cybercriminalité, contribuant à donner du hacker une image purement négative. Or le terme "hacker", ni positif ni négatif, recouvre en fait une réalité multiforme : libre circulation des données et des informations, nouvelles formes de contestation politique, philosophie du Do it yourself... Nous vous proposons un aperçu de ce mouvement, illustré par une sélection de ressources disponibles en ligne ou à la Bpi. Les origines du hacking A l'origine, le hacker est un "bidouilleur", un passionné qui cherche à comprendre comment fonctionnent les outils qu'il utilise et bricole pour les améliorer. Le MIT a joué un rôle fondamental dans la démocratisation de l'informatique. Dans les décennies suivantes, le centre de gravité se déplace vers la Californie avec le Homebrew Computer Club qui réunit dans un garage quelques-uns des plus brillants hackers de l'époque, parmi lesquels Steve Jobs. L'éthique hacker

La guerre du copyright menace la santé d'Internet, par Cory Doctorow La situation est grave et tout le monde n’en a pas forcément pris conscience. Pour lutter contre le piratage et préserver les intérêts d’une infime minorité d’artistes mais surtout les leurs, l’industrie culturelle est prête à tout. Tout c’est-à-dire ici profondément altérer l’Internet que nous connaissons ou avons connu. C’est ce que nous rappelle ici l’écrivain Cory Doctorow qui avoue lui-même faire partie de cette infime minorité, ce dont il n’en a cure si cela doit se faire au détriment du citoyen que nous sommes tous… Les guerres de droits d’auteur mettent en péril la santé d’Internet. Copyright wars are damaging the health of the internet Cory Doctorow - 28 mars 2013 - The Guardian Technology(Traduction : Ouve, Tr4sK, Calou, emmpiff, Calou, GuGu, Marc15, fcharton, goofy, maxlath, Neros, lamessen, Penguin, Lycoris, Asta, MarcFerrand + anonymes) Oh, bien sûr, je m’inquiète aussi des revenus des artistes, mais c’est une préoccupation secondaire. Quel est le vrai problème ici ?

Me Thierry Dor: vers une extension de l’opt-in pour la collecte des données personnelles en Europe Smart Data >>(vidéo) Avocat spécialiste du droit de l’informatique et des nouvelles technologies chez Gide Loyrette Nouel, Me Thierry Dor explique les changements qu’apportera le futur règlement européen de protection des données personnelles en matière de collecte et de traitement. Dans cet entretien, Me Thierry Dor, avocat spécialiste du droit de l’informatique et des nouvelles technologies chez Gide Loyrette Nouel, nous expose ce que modifiera le prochain règlement européen de protection des données à caractère personnel – qui s’inscrit dans la réforme annoncée par la Commission européenne en janvier 2012. Entre autres points: - Le futur règlement va probablement renforcer le caractère central du consentement de l’individu dans la collecte de ses données. - On constate une tendance générale à aller vers plus d’opt-in (consentement préalable), comme en matière de géolocalisation, de marketing électronique, d’usage des cookies. À lire aussi

Dure loi des cookies En Grande-Bretagne, les sites web affichant des bandeaux publicitaires encourent une amende de 500 000 livres. En France, l'amende est de 300 000 euros. Une directive européenne oblige maintenant les sites à demander aux internautes la permission d'envoyer des "cookies" dans leurs ordinateurs. Inapplicable, la loi n'est… pas appliquée. Mais fait trembler le marketing et la pub en ligne. You Don't Wanna Steal Wookies Cookies CC by-nc-sa Pedro Vezini Ce 26 mai 2012, tous les sites web anglais ne respectant pas la nouvelle loi relative à la défense de la vie privée sur le web seront passibles de poursuites et d’amendes pouvant atteindre la modique somme de 500 000 livres. Consentement Cette nouvelle législation récemment rappelée par la Cnil, issue du Parlement européen, a pour but affiché une harmonisation des règles pour tous les pays de l’UE afin de garantir aux citoyens un meilleur niveau de protection de leurs données personnelles. Date limite Apparemment embarrassé, M. Équilibre

Related: