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Urbanisme à la française Télérama

Urbanisme à la française Télérama
Télérama Echangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un prototype, une ZAC, « zone d'aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. La Vallée verte, elle, se retrouve cernée de rangées de pavillons moins chics : « Nous, on a eu de la chance, grâce à la proximité de l'aéroport, les terres tout autour de la ferme sont restées inconstructibles. » Aujourd'hui, quand il quitte son bout de verdure préservé pour aller à Brest, Jean-Marc contourne juste la zone de Kergaradec, tellement il trouve ça moche : « C'est à qui fera le plus grand panneau, rajoutera le plus de fanions. Rien à comprendre, vraiment ?

"La voiture électrique risque de favoriser l'aménagement d'un territoire dispersé" - Territoire © DR Panneau de signalisation à Paris André Lortie, architecte urbaniste, professeur à l’école nationale supérieure d’architecture de Normandie, craint que le développement de la voiture électrique empêche la densification urbaine. Doit-on partager l'optimisme dont fait montre Isabelle Baraud Serfati dans son article du 4 octobre diffusé par le Moniteur.fr au sujet des retombées de la voiture électrique ? L'automobile est un facteur essentiel de l'économie de marché dont l'aménagement du territoire dans sa forme actuelle est le reflet spatial. Produire des véhicules électriques et, qui plus est, les inciter à rouler afin de produire de l'électricité que l'automobiliste pourrait revendre ne devrait pas contribuer à créer les circuits courts décrits par l'auteur et présentés comme vertueux. L'organisation du territoire américain est majoritairement basée sur la mobilité individuelle. L'équation durable est aujourd'hui sur-déterminée par la question énergétique.

Patrick Rérat : Habiter la ville, évolution démographique et attractivité résidentielle d’une ville-centre Ce document sera publié en ligne en texte intégral en mars 2015. 1C’est de la thèse de doctorat de Patrick Rérat qu’est issu cet ouvrage. Il fait le point sur les processus de gentrification et le regain d’intérêt pour les villes-centres en Suisse, prenant appui sur une étude de cas centrée sur la ville de Neuchâtel. 2Après un rappel des concepts et théories à l’œuvre dans l’analyse à la fois urbaine et démographique de la ville, les grandes parties de l’ouvrage reprennent la structure du questionnement qui prévaut dans l’analyse ; structure en 4 points : la dynamique urbaine régionale, le régime démographique urbain, les habitants et pour terminer la production de nouveaux logements. 3L’intérêt indéniable de l’approche réside dans la combinaison entre l’approche des trajectoires associées aux aspirations des ménages d’une part et la production de logement, le rôle des acteurs institutionnels d’autre part.

Qualité de l'eau : un rapport accablant Les méthodes d'analyses de la qualité des cours d'eau sont inadaptées selon un récent rapport. © zigazou76, Flickr, cc by 2.0 Qualité de l'eau : un rapport accablant - 2 Photos À lire, notre dossier complet sur l'eau « Il faudrait pratiquement tout remettre à plat dans le domaine de l’eau. Et de façon urgente. » Ces mots d’Anne Spiteri, contactée par Futura-Sciences, résument bien le portrait qu’elle vient de dresser de l’état de l’eau en France. Le premier reproche fait par Anne Spiteri, c’est que la Directive-cadre sur l’eau (DCE), qui harmonise la réglementation relative à la qualité de l’eau à l’échelle européenne, ne tient pas compte de l’état patrimonial de l’eau et ne surveille son état chimique qu'à minima. « L'état patrimonial correspond à l'état réel. État patrimonial Vs. état chimique Ces seuils imposés par la DCE sont d’ailleurs trop hauts selon le rapport. Les pesticides dans les cours d'eau. « Tout remettre à plat dans le domaine de l'eau » Mais alors que faire ?

Un rapport mise sur le rôle économique des monuments Patrimoine Publié le 07/10/2010 • Par Hélène Girard • dans : France Le parlementaire y préconise de mettre l’accent sur les préoccupations « économiques, sociales et éducatives. » et avance 37 propositions relatives aux domaines économique, fiscal, juridique, et de la connaissance de ce secteur d’activités. Plusieurs d’entre elles ouvrent la voie à un partenariat plus étroit avec les opérateurs privés (lire ci-dessous). Le parlementaire suggère, par exemple, la création de lieux d’hébergement sur certains sites, ou la cession de monuments à des acteurs privés, lorsqu’il n’existe pas de repreneur public et dans le cadre d’un projet de développement précis. Les calculs effectués par le rapporteur conduisent à la conclusion que les collectivités contribuent environ pour 300 millions d’euros par an à la préservation du patrimoine monumental. Focus Principales propositions concernant directement les collectivités VERBATIM Comment évaluer l’effort des collectivités ? Haut de page

Laurent Cailly : Existe-t-il un mode d’habiter spécifiquement périurbain ? L’exemple de l’aire urbaine d’une ville française (Tours). Laurent Cailly a Lorsqu’on parcourt les recherches menées dans les sciences sociales sur les modes d’habiter1, un thème apparaît particulièrement sous-exploité, celui des effets de « contexte ». Dans une société urbanisée de part en part, selon une intensité variable, les géotypes d’urbanité (Lévy 1994, Lussault 2003) fournissent une nomenclature a priori pertinente pour appréhender ces contextes spatiaux. À première vue, les habitants des zones denses et des périphéries, ont des modes de vie contrastés, voire antinomiques. Notre réflexion se fonde sur une enquête qualitative et comparative menée auprès de vingt-sept habitants de l’aire urbaine de Tours : dix d’entre eux résident dans le centre ou le péricentre ; six dans une commune de banlieue ; onze dans une commune périurbaine. Le « pack périurbain ». Une ville mobile. Fig. 1 : La mobilité quotidienne de quelques habitants tourangeaux selon le géotype de résidence.

Qualité de l’eau (3) Nage en eaux troubles Acte 1 : En matière de production de données, le ministère de l’Environnement et la Direction de l’eau sont confrontés à la fin des années 90 à des stratégies d’acteurs qui menacent de faire exploser un système fragile, qui repose sur des dispositifs hétérogènes, héritage d’une histoire complexe. Les collectivités locales commencent dans le plus grand désordre à se doter de leurs propres réseaux de mesure, les Agences de l’eau, les préfectures et les DDASS procèdent pour leur part à des campagnes de mesure sans en référer aux services de l’Etat, contraints de quémander pour récupérer, partiellement, des données qu’il s’avère extrêmement difficile de consolider. Parallèlement le BRGM, historiquement en charge du contrôle des eaux souterraines, vit lui-même une grave crise interne. Acte 5 : L’histoire de l’IFEN témoigne d’un véritable échec, qui renvoie à une interrogation de fond sur la gouvernance dans le domaine de l’eau. Acte 8 : Pourquoi ces décisions ?

Agri et loi littorale 56 201012 Entretien Vous êtes à la fois agriculteur et élu. Quel regard portez-vous sur la loi littoral ? C'est très bien de protéger le littoral. En quoi empêche-t-elle de nouvelles installations ? Il y a d'abord un premier constat à faire : c'est plus compliqué de faire de l'agriculture sur le littoral qu'ailleurs, notamment en raison de la qualité des terres et de la structuration foncière. Qu'entendez-vous par là ? Il faut distinguer deux zones : celle qui est proche du rivage et celle qui est moins proche mais soumise à la loi. Lorsqu'il s'agit d'une construction plus à l'intérieur, toujours dans une commune littorale, l'agriculteur peut bénéficier d'une dérogation si son activité est jugée incompatible avec l'urbanisation. Quelle est la situation aujourd'hui dans le Morbihan ? Sur l'ensemble du département, il y a environ 16 000 actifs pour 7 000 exploitations. Connaissez-vous des cas d'agriculteurs qui ne peuvent pas s'installer à cause de la loi ? Quelle solution proposez-vous ?

Penser la ville cosmopolite à partir des mobilités | Vincent Kaufmann LeHuffPost est partenaire de la Villa Gillet pour Mode d'emploi: un festival des idées Le phénomène urbain a entamé depuis une trentaine d'années une mutation profonde sous l'impulsion des potentiels de vitesse procurés par les systèmes de transport et de communication: il s'est étalé, globalisé, fragmenté. Au-delà de la mosaïque terminologique et de la diversité des approches, cette transformation n'estompe pas les différentiations spatiales et sociales; au contraire, celles-ci s'accentuent et se construisent autour de nouvelles dimensions, dont les mobilités. En clair, les déplacements des personnes, des biens, des capitaux et des idées est au coeur des changements globaux et touchent l'ensemble des domaines de la vie économique, politique et sociale. En conséquence, agir sur la ville et le territoire nécessite de changer de lunettes. Les mobilités à l'heure de la mondialisation Des mouvements spécifiques et singuliers L'aménagement de la ville cosmopolite

Qualité de l’eau (1) : un mensonge d’état ? Un nouveau site internet citoyen, « Eau Evolution », dédié à l’analyse de la qualité de l’eau, révèle une vérité qui dérange. La réglementation et les protocoles de mesure de la qualité de l’eau, profondément modifiés depuis une dizaine d’années, sont entachés de biais innombrables, qui conduisent à minorer très gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises. Trois problèmes majeurs sont à l’origine d’une surveillance biaisée des eaux superficielles et souterraines : - La dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau. La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques. Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines. La France a donc mis en place une surveillance biaisée de la qualité des eaux souterraines et superficielles, dont la qualité est donc beaucoup plus dégradée que ne l’affirment les pouvoirs publics.

Habitants connectés Qu’est-ce que les technologies numériques transforment aux manières d’habiter, à l’habitat, à ce qu’il y a dedans ? Quels nouveaux problèmes soulèvent-elles ? Quelles nouvelles opportunités ? L’"habitat intelligent" est arrivé mais n’est pas celui qu’on attendait Avec plus de 9 équipements numériques par foyers, et des usages numériques étendus à tous les domaines d’activités du domicile, il ne fait plus de doute que l’habitat et les habitants sont "connectés". Accompagnés du VIA, de la fédération Promotelec, du groupe Renault, du groupe La Poste, du laboratoire Minatec du CEA, du CNR Santé à domicile, de l’école d’Ingénieur de Rennes ESIR, un travail collaboratif de réflexion et de créativité a été mené de janvier 2011 à janvier 2012. Il en ressort 4 territoires d’exploration, et une quinzaine de pistes d’innovation spécifiques, développées sous la forme de petits scénarios vidéos et proposant des actions en matière d’infrastructures, de services, d’objets pivot, de médiation.

Engagés dans un monde commun | Marina Garcés LeHuffPost est partenaire de la Villa Gillet pour Mode d'emploi: un festival des idées La question du commun vient à occuper le devant de la scène, au point d'être devenu un néologisme dans la bouche d'un nombre toujours croissant de personnes, avec une facilité toujours plus grande, au sein de différents domaines de la culture, de la connaissance et de la pensée. Il en va de même, à l'heure actuelle, dans les approches des principaux mouvements de contestation et d'auto-organisation qui prennent forme dans le contexte de la crise. Ce sont des mouvements en faveur du commun et des biens communs, face à la logique prédatrice des pouvoirs économiques et politiques actuels. Le commun et l'engagement vers l'autre Cette préoccupation pour le commun coïncide avec une réflexion théorique et pratique qui, depuis un certain temps déjà, envisage la redéfinition des frontières entre public et privé, à partir desquelles l'espace politique était organisé. "La vie est un problème commun" Close

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