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Les arguments pour ou contre l'euthanasie - Litterama (l'histoire littéraire des femmes)

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Arguments contre : : Euthanasie Interdit par de nombreuses religions : - l'homme ne dispose pas de sa vie : elle est un don (christianisme et islam par exemple) ; risque de dérapage : - pressions financières sur le malade à cause du coût élevé des soins pour les proches ; - pressions financières pour les plus pauvres, qui risquent de « préférer » mourir rapidement ; - pressions morales de la part des proches ; - difficulté de changer d'avis à partir d'un certain point (inconscience) ; - interférence fréquente entre les notions de souffrance du patient et de souffrance de l'entourage ; - idéal pour dissimuler un meurtre ; risque de dérive : - eugénisme, sélection des individus par rapport à une conception de la vie bonne ; - par suite, peut devenir un instrument de domination sociale ; - sans compter les héritiers qui peuvent en profiter pour accélérer un héritage ; - inutilité : Une partie des médecins estime que les progrès en matière d'anti-douleurs et de tranquillisants (soins palliatifs) rendent l'euthanasie inutile.

Euthanasie, soins: La fin de vie en France n'est pas celle qu'on croyait Enfin des chiffres objectifs sur la réalité de la mort en France. Ils sont publiés après trois décennies de controverses sur l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie; sept ans après la promulgation de la loi Leonetti «relative aux droits des malades et à la fin de vie». Ces chiffres précèdent, fort opportunément, la publication du rapport sur la fin de vie qu’a souhaité François Hollande, qui sera remis le 18 décembre au président de la République par le Pr Didier Sicard, interniste et ancien président du Comité national d’éthique. Au cœur de la mission du Pr Sicard, l’engagement n°21 du candidat socialiste à l’élection présidentielle, proposition largement inspirée par Marisol Touraine, aujourd’hui ministre et de la Santé: publicité Dans l’entretien qu’il avait accordé en août à Slate.fr, Didier Sicard ne cachait pas qu’il s’agissait là d’une entreprise à haut risque. Plus de 14.000 questionnaires ont été envoyés à près de 12.000 médecins ayant rédigé des certificats de décès.

Une écrasante majorité de Français pour l'euthanasie active La légalisation de l'euthanasie dite "active", proposée par le candidat socialiste, François Hollande, mais repoussée par Nicolas Sarkozy, est approuvée par 91 % des Français, selon un sondage Harris Interactive pour le magazine Grazia publié lundi. >>> lire le décryptage "Euthanasie : comment le PS a converti son candidat" La loi permet depuis 2005 l'euthanasie dite "passive" de malades incurables, c'est-à-dire l'arrêt des traitements et l'administration d'antalgiques à des doses susceptibles d'être mortelles. Selon ce nouveau sondage, 91 % des Français se déclarent favorables à une légalisation d'une possibilité d'administration directe de la mort "pour des patients atteints de maladies incurables et qui en feraient explicitement la demande". Dans le cas où le patient est dans l'incapacité d'exprimer son avis, les Français favorables à la légalisation se prononcent à 94 % pour une décision confiée à la fois aux proches et à un collège de médecins.

Mes 14 bonnes raisons de dire non à l’euthanasie Et voici notre bonne Toussaint, désormais flanquée d’Halloween et de la prétendue « journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité ». Et voilà le marronnier, particulièrement de saison : l’euthanasie, et son sondage mortifère. Oublions la belle promesse de la Toussaint, nous ne débattrons plus désormais ces jours-ci que du nouvel élargissement de l’euthanasie. Cette année, l’information se répand : 94% des Français sont favorables à l’euthanasie et l’ADMD – c’est un autre marronnier – « réclame un débat ». Je ne reprendrai pas ici mes positions, amplement développées dans mes précédents billets, mais il faut redire simplement qu’on ne doit pas se résigner à sanctionner l’indignité prétendue d’un Homme par la mort, que la France est parvenue à un compromis législatif (cf. point 12) largement ignoré des Français, y compris des soignants et qu’il n’y a pas lieu d’ouvrir ce nouveau débat, réclamé par les ultras de l’euthanasie. On ne doit pas se résoudre à l’impuissance.

Dix ans d'euthanasie en Belgique Opinions Collectif de professionnels Dr B. ARS, président de la Société médicale belge St-Luc; Prof. J.-M. Euthanasie : 200 médecins interpellent François Hollande Le cas du docteur Bonnemaison est emblématique du difficile débat sur l'euthanasie. En août 2011, cet urgentiste de Bayonne a été mis en examen pour "empoisonnement" de quatre malades en fin de vie, dont le décès aurait pu être précipité par l'administration de certaines substances, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. En janvier 2012, les juges lui ont notifié des poursuites pour trois autres cas. > Lire : L'urgentiste de Bayonne radié par l'ordre régional des médecins "Nous sommes profondément choqués par cette sentence et avons souhaité manifester notre indignation", a indiqué le Dr François Bannier, médecin anesthésiste hospitalier à Bayonne, un des premiers signataires de la lettre ouverte avec le Dr Marie-Pierre Kuhn. "Nous ne sommes pas des militants de l'euthanasie" La lettre doit être mise en ligne sur le site de soutien au Dr Bonnemaison (soutien.nbonnemaison.free.fr). > Lire : Euthanasie : Hollande fait un pas

Quelle est la position de l’Eglise sur l’euthanasie ? - Euthanasie L’Eglise refuse qu’on limite la valeur de la vie de quelqu’un à sa possibilité de vivre sans souffrance. On touche à nouveau à l’essence de la vie : l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer (une vie humaine). Elle encourage par contre les soins palliatifs, qui consistent à accompagner le malade en diminuant au maximum ses souffrances, soins qui justement évitent l’acharnement thérapeutique. Une personne vraiment entourée d’amour ne demande pour ainsi dire jamais l’euthanasie. Il s’agit plus d’un appel au secours que d’une demande réelle (comme les suicides ratés des adolescents). Certains grands handicapés ont communiqué aux autres un fantastique dynamisme de vie (comme Jacques Lebret, sans yeux et sans mains, qui a témoigné de sa joie de vivre dans bien des écoles). Ici encore, l’Eglise protège la vie à sa fin comme à son début. Pour aller plus loin : Extrait de « Evangelium Vitae » Entretien avec Mgr Suaudeau, de l’Académie Pontificale pour la Vie (APV)

92% des français favorables à l’euthanasie ? Un débat de société, certes. Emmanuel Hirsch Professeur d’éthique médicale, université Paris Sud, président du Collectif Plus digne la vie Le 17 juillet 2012, François Hollande confie à Didier Sicard (président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique) une mission de réflexion sur la fin de vie en France : « La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades constitue une avancée certaine en condamnant l’acharnement thérapeutique, en instituant l’arrêt du traitement dans le cadre d’une procédure collégiale pluridisciplinaire, en renforçant les soins palliatifs et en mettant en place les conditions pour que le patient, ou à défaut une personne de confiance, puisse faire valoir son souhait. Le Président de la République aurait pu s’en remettre directement au parlement pour transposer cette résolution dans la loi. Le Président de la République a su envisager une toute autre approche que certains considéreront à tort comme de l’ordre d’une stratégie.

Peut-on distinguer euthanasie active et euthanasie passive ? Ô toi qui prolongeas mes jours, Reprends un bien que je déteste ! Ô Diane, je t’implore, Arrêtes-en le cours ! (Iphigénie, dans C.W. Gluck, Iphigénie en Tauride) Selon l’enquête européenne EURELD effectuée en 2001-2002 dans six pays européens [1], entre 36 % et 51 % de tous les décès (sauf 22 % pour l’Italie) sont le résultat d’une décision médicale de fin de vie. Cette décision concerne, dans presque la moitié des cas, des pratiques qui incluent l’arrêt, la limitation, l’abstention thérapeutique, que ces gestes soient volontaires ou non volontaires, et pour l’autre moitié l’administration d’analgésiques à hautes doses, un traitement qui est susceptible d’écourter la vie. L’aspiration à « mourir vivant » Le débat autour de la légitimité éthique de l’euthanasie, en France et ailleurs, n’en est probablement qu’à ses débuts, malgré la publication récente du rapport Leonetti sur l’évaluation de la loi homonyme de 2005 sur la fin de vie [3]. Faire mourir et laisser mourir

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