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Peut-on distinguer euthanasie active et euthanasie passive ?

Peut-on distinguer euthanasie active et euthanasie passive ?
Ô toi qui prolongeas mes jours, Reprends un bien que je déteste ! Ô Diane, je t’implore, Arrêtes-en le cours ! (Iphigénie, dans C.W. Selon l’enquête européenne EURELD effectuée en 2001-2002 dans six pays européens [1], entre 36 % et 51 % de tous les décès (sauf 22 % pour l’Italie) sont le résultat d’une décision médicale de fin de vie. L’aspiration à « mourir vivant » Le débat autour de la légitimité éthique de l’euthanasie, en France et ailleurs, n’en est probablement qu’à ses débuts, malgré la publication récente du rapport Leonetti sur l’évaluation de la loi homonyme de 2005 sur la fin de vie [3]. En outre, dans le cas spécifique de l’euthanasie, le décalage entre les deux questions de sa légitimité éthique et de son éventuelle légalisation est encore plus important que dans le cas d’autres pratiques à la frontière de la médecine. Faire mourir et laisser mourir La terminologie et ses enjeux La question terminologique recouvre une profonde différence de doctrine. Related:  PourEuthanasie : pour ou contre ?euthanasie

Une écrasante majorité de Français pour l'euthanasie active La légalisation de l'euthanasie dite "active", proposée par le candidat socialiste, François Hollande, mais repoussée par Nicolas Sarkozy, est approuvée par 91 % des Français, selon un sondage Harris Interactive pour le magazine Grazia publié lundi. >>> lire le décryptage "Euthanasie : comment le PS a converti son candidat" La loi permet depuis 2005 l'euthanasie dite "passive" de malades incurables, c'est-à-dire l'arrêt des traitements et l'administration d'antalgiques à des doses susceptibles d'être mortelles. Tout geste qui provoquerait directement la mort reste en revanche un crime passible des assises. Selon ce nouveau sondage, 91 % des Français se déclarent favorables à une légalisation d'une possibilité d'administration directe de la mort "pour des patients atteints de maladies incurables et qui en feraient explicitement la demande". >>> Lire "Malgré les soins palliatifs, les demandes d'euthanasie persistent"

L'euthanasie et la loi Leonetti Dans le domaine de la santé, le Défenseur des droits est chargé de défendre les droits et les libertés des usagers du système de soins et des professionnels de santé. Le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement de réclamations dans le domaine de la santé. Les litiges peuvent concerner : Le Pôle santé est investi d’une mission d'information, de médiation et de traitement des réclamations. L’intervention du Pôle santé du Défenseur des droits a pour objectif de renforcer le dialogue entre les usagers du système de soins et les professionnels de santé. Le Pôle santé instruit toutes demandes d'information ou réclamations qui mettent en cause le non-respect du droit des malades, la qualité du système de santé, la sécurité des soins et l'accès aux soins. Le Pôle Santé du Défenseur des droits agit comme une structure transversale de conseil, d’aide à la décision et de médiation en santé pour les autres activités de l’institution. Par courrier : Par téléphone : Histoires vécues Actualités

Euthanasie en France : définition, loi Ce qu'il faut savoir L'affaire Vincent Lambert a ravivé les polémiques sur l'euthanasie en France. Et si le sujet divise l'opinion, peu sont réellement au courant du principe même et des lois qui régissent cet acte médical irréversible. Explications. Selon un sondage Harris Interactive pour le magazine Grazia, 91% des personnes interrogées seraient favorables à une loi autorisant l'euthanasie. L'euthanasie, qu'est-ce que c'est ? L'euthanasie désigne, à proprement parler, l'acte médical qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d'un malade afin d'abréger ses souffrances ou son agonie, soit en décidant d'agir - on parle alors d'euthanasie active - soit en s'abstenant d'agir - euthanasie passive. Il convient également de différencier ces deux méthodes du suicide assisté, la voie dans laquelle la France semble s'avancer, si l'on en croit le journal La Croix qui s'appuie sur le rapport sur l'assistance à la fin de vie de Didier Sicard remis en 2012 à François Hollande. Que dit la loi ?

92% des français favorables à l’euthanasie ? Un débat de société, certes. Emmanuel Hirsch Professeur d’éthique médicale, université Paris Sud, président du Collectif Plus digne la vie Le 17 juillet 2012, François Hollande confie à Didier Sicard (président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique) une mission de réflexion sur la fin de vie en France : « La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades constitue une avancée certaine en condamnant l’acharnement thérapeutique, en instituant l’arrêt du traitement dans le cadre d’une procédure collégiale pluridisciplinaire, en renforçant les soins palliatifs et en mettant en place les conditions pour que le patient, ou à défaut une personne de confiance, puisse faire valoir son souhait. Une évaluation de l’application de ce texte dans le cadre d’une réflexion sur la fin de vie me paraît indispensable. » Quelques mois plus tôt, au cours de la campagne électorale, François Hollande avait inscrit au rang de ses promesses la proposition 21.

Euthanasie : Humbert, Sébire... Les cas qui ont fait changer la loi Une perfusion (Mynameisharsha/Flickr/CC). L’affaire de Bayonne réveille le lancinant débat sur l’euthanasie. Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie, propose de l’apaiser en organisant, après l’élection présidentielle, des jurys citoyens pour trancher cette question. (De nos archives) Le Dr Bonnemaison, soupçonné d’empoisonnement sur des personnes vulnérables, a été remis en liberté. « Oui, mon client assume son geste. L’enquête dira s’il a outrepassé les limites de la loi et la volonté des patients et de leurs familles, mais déjà, les militants de la légalisation de l’euthanasie active, regroupés au sein de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, sont venus au chevet du médecin, estimant qu’il fallait « sortir de l’illégalité dans laquelle se trouvent parfois des médecins qui répondent avec compassion à la demande de malades ». romero sur RMC Retour sur les grands épisodes qui ont marqué les esprits et fait avancer la législation. L’affaire Christine Malèvre

Euthanasie : des pistes pour se positionner ! Comment se positionner en tant que professionnel face à l’euthanasie, au suicide assisté, au laisser-mourir, à l’obstination déraisonnable, à la demande de mort… Pas simple de se déterminer ! Néanmoins, nous pouvons nous appuyer sur quelques grandes idées qui ont fait leurs preuves en termes d’éthique pratique. Il est désormais vital de promouvoir dans les soins une éthique de responsabilité qui viendra étayer l’éthique de conviction. Le professionnel de la santé sait qu’il convient de se départir des seuls mécanismes émotionnels et de la trop facile allégeance à la morale bien-pensante ambiante. Mobiliser la pensée éthique Il y a, pour un soignant, l’obligation morale de réflexion et de partage afin de viser le meilleur possible. D’autres fictions toutes aussi explicites... Time out d’Andrw Niccol (2011) où les gens ne vieillissent plus mais sont programmés pour mourir (une euthanasie prospective). La pensée soignante, c’est maintenant ! Quelques remarques dissensuelles

Dix ans d'euthanasie en Belgique Opinions Collectif de professionnels Dr B. L'Assistance médicalisée pour mourir : l'Ordre réagit Le Sénat s’apprête à examiner une proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir. Cette proposition de loi vise à autoriser un droit à une injection létale ou un suicide assisté pour toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave ou incurable lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable. Instituer ce droit : c’est exposer les personnes les plus vulnérables, malades ou handicapées, à des dérives incontrôlables au moment où la société s’interroge sur le financement de la dépendance ;c’est compromettre la confiance des malades dans les soignants qui n’ont pas vocation à donner la mort ;c’est exercer à l’encontre des médecins une pression d’une extrême violence que de leur demander ou leur imposer de faire un geste létal contraire à leur éthique sans respecter leur conscience. Version imprimable

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