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« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »

« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »
Jean Gadrey est économiste et membre en 2008-2009 de la « Commission Stiglitz ». On nous dit que, sans croissance, c’est la régression sociale, on ne peut pas réduire les dettes, ni le chômage, ni la pauvreté, et l’on n’aura pas les moyens d’engager la transition écologique. Pourtant, je propose de dire « Adieu à la croissance », qui est le titre de mon livre (voir les bonnes feuilles sur le site d’Alternatives économiques). Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ? Et si la quête de la croissance, fondée sur des gains de productivité sans fin, était l’un des facteurs de crises, voire la plus grave des menaces à terme pour l’humanité ? Et si, quoi que l’on fasse, la croissance ne revenait jamais dans les pays « riches » ? Ces hypothèses sont de plus en plus crédibles.

http://www.terraeco.net/%EF%BB%BFLa-croissance-n-est-pas-la,48447.html

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Article - Platon et la crise mondiale Le mot «crise» désigne une situation que nous ne pouvons pas résoudre avec nos moyens habituels. C'est pourquoi la notion de crise est intimement liée à celle de changement : il faut changer de comportement pour la dépasser. En clair, il faut savoir saisir l'opportunité d'une crise pour faire naître quelque chose d'autre, sinon la crise peut être difficile à supporter. Dans le cas d'une civilisation, une crise non résolue s'appelle un moyen-âge, c'est-à-dire un moment obscur caractérisé par l'absence de ce qui fonde la culture humaine : le droit, les sciences, l'art, etc. Crises au pluriel Nous vivons un moment de crises au pluriel. Petit cours de novlangue Connaissez-vous la novlangue? Il s’agit d’une langue inventée par Georges Orwell dans le roman 1984 qui bizarrement, n’a jamais été adapté au cinéma en tant que super-production alors que le roman l’aurait largement mérité, tout juste un téléfilm très mauvais et mal joué….mais c’est une opinion toute personnelle…Un sujet sur le forum abordait déjà ce sujet mais de manière si succincte qu’un rappel plus complet est utile. Par extension, on peut dire que ce langage est très utilisé par les politiciens en général qui peuvent ainsi nous raconter n’importe quoi tout en nous faisant croire que ce qu’ils disent est très intéressant (ou pas…), et qui permet également de nous dire quelque chose tout en signifiant réellement le contraire, cela sans être explicite (ça va? Pas trop dur à suivre?).

Moins, c'est mieux Encore trop souvent, on a tendance à voir dans la croissance une fin en soi, un synonyme de progrès et de qualité de la vie, et à ignorer son corollaire direct : l’empreinte sur l’environnement et l’épuisement des matières premières. Au-delà de toute idéologie, la croissance doit d’abord être au service de l’homme. Nombre de domaines recèlent d’immenses potentiels de création de richesse : la protection de l’environnement, la santé et l’éducation, l’énergie solaire et éolienne, le traitement de l’eau, les systèmes de mobilité éco-respectueux et, last but not least, la plantation d’arbres – qui permettrait à la fois d’améliorer la qualité de vie des habitants des grandes villes et de préserver les ressources naturelles nourricières. Ces potentiels de « croissance 2.0 », il s’agit de les développer à grande échelle et sans attendre.

Jean Gadrey : « S’affranchir du mythe de la croissance et reprendre la main Les politiques actuelles ne marchent plus. Il faut en finir avec cette idée que sans croissance rien n’est possible, affirme l’économiste Jean Gadrey, membre du comité de soutien du parti Nouvelle Donne. Nul besoin d’attendre une hypothétique croissance pour partager le travail, réduire la pauvreté et la précarité, ou taxer les transactions financières. Il est temps d’en finir avec cette idée du candidat François Hollande en 2012, reprise sans cesse par le Président, selon laquelle « sans croissance, il n’y a pas de redressement économique, pas de création d’emploi » et même pas de progrès social possible. Cette idée nous condamne à l’impuissance politique.

L’Allemagne compte dix fois plus de nouveaux pauvres que la France La Commission s’était engagée à faire sortir de la pauvreté 20 millions d’Européens d’ici 2020. Tel était l’une des ambitions sociales de sa stratégie « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » définie en 2010. Concrètement, le nombre de personnes pauvres ou en situation d’exclusion sociale devait passer sous la barre des 100 millions en 2020. Etes-vous riche ou pauvre ? En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de réaliser des mesures d’audience.ContinuerDésactiver les cookies Qui sommes-nous ? | Nos partenaires | Nos publications | Nos formations | Nous soutenir | Contacts | Newsletter Focus Sans vous, l’Observatoire des inégalités n’existe pas.

Qu'est-ce que la géothermie ? Depuis l'aube de l'humanité, l'homme a toujours su tirer parti de cette énergie dont geysers, sources chaudes et éruptions volcaniques lui manifestaient l'existence. Mais la découverte d'énergies plus facilement mobilisables (charbon, pétrole) n'a guère encouragé son développement. Aujourd'hui, la donne change. L'épuisement programmé des réserves d'énergies fossiles, la nécessité de préserver l'environnement et le réchauffement climatique dû à l'effet de serre imposent de faire toute leur place aux énergies renouvelables.

Modes de Vie Alternatifs Prenant conscience du manque de sens de nos vies modernes, régis par la consommation et la quête de superflus, nombre d’entre nous tendent à retrouver une certaine harmonie par le “retour aux sources”, se rapprochant de la nature et retrouvant le goût des choses simples et vrais. Le système ne facilite pourtant pas les choses, beaucoup de barrières ont été mises en place pour nous brider, afin de maintenir le peuple dans la société capitaliste. Pourtant, malgré les obstacles, et faisant parfois certaines concession, gardant tout de même quelques liens avec le système, certains on réussi à changer de voie, et à retrouver la simplicité. Voici quelques documentaires et vidéos nous montrant ces personnes ayant quitté le circuit imposé pour vivre librement :

Stiglitz : « Aucune économie n'est jamais revenue à la prospérité avec des mesures d'austérité » LA TRIBUNE - Comment définiriez-vous l'économie positive et en quoi est-elle nécessaire en ces temps de crise ? JOSEPH STIGLITZ - L'économie positive milite pour un changement de la structure de notre économie vers une vision à plus long terme, génératrice d'une croissance plus pérenne, ce qui est indispensable. Notre société est pour l'instant trop concentrée sur le court terme, cette conception du système a d'ailleurs provoqué la crise financière. Nous n'avons donc pas tiré les leçons de la crise... Nous avons créé cette terrible récession nous-mêmes, ce n'était pas un tsunami accidentel... et la menace demeure.

Graphique : 30 ans de libéralisme, des pauvres encore plus pauvres ! Les Etats-Unis sont en « avance de phase » pour analyser les effets du libéralisme anglo-saxon sur la redistribution des richesses. Les réformes « néo-libérales » y ont étées faites plus tôt et plus fort qu’en Europe. Il est donc intéressant de lire l’article d’Edward Wolff. Le trading haute fréquence : « Un choix idéologique et politique » Basta ! : Le trading haute fréquence, c’est quoi ? Gérard Paul [1] : Le trading haute fréquence (THF) consiste en l’exécution à grande vitesse de transactions financières pilotées par des algorithmes, dit le dictionnaire. Il s’agit d’une modalité du trading automatique. Les opérateurs de marché virtuels peuvent exécuter des opérations sur les marchés boursiers à l’échelle de la microseconde (0,000001 seconde).

Enric Duran (le Robin des Banques) doit rester libre! Enric Duran est le créateur du concept de Coopérative Intégrale. Il a exproprié 492 000€ aux banques, qu’il a reversé dans les mouvements sociaux et l’édition des publications de Crisi? et Podem!, deux journaux gratuits distribués respectivement à 200 000 et 350 000 exemplaires.

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