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« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »

« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »
Jean Gadrey est économiste et membre en 2008-2009 de la « Commission Stiglitz ». On nous dit que, sans croissance, c’est la régression sociale, on ne peut pas réduire les dettes, ni le chômage, ni la pauvreté, et l’on n’aura pas les moyens d’engager la transition écologique. Pourtant, je propose de dire « Adieu à la croissance », qui est le titre de mon livre (voir les bonnes feuilles sur le site d’Alternatives économiques). Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ? Et si la quête de la croissance, fondée sur des gains de productivité sans fin, était l’un des facteurs de crises, voire la plus grave des menaces à terme pour l’humanité ? Ces hypothèses sont de plus en plus crédibles. Les causes du plongeon Bien des raisons expliquent cette baisse spectaculaire.

Article - Platon et la crise mondiale Le mot «crise» désigne une situation que nous ne pouvons pas résoudre avec nos moyens habituels. C'est pourquoi la notion de crise est intimement liée à celle de changement : il faut changer de comportement pour la dépasser. En clair, il faut savoir saisir l'opportunité d'une crise pour faire naître quelque chose d'autre, sinon la crise peut être difficile à supporter. • La crise sociale et humaine : plus d'un milliard d'êtres humains souffrent de la faim dans le monde, c'est-à-dire un être humain sur six. Platon penseur des crises Platon (428 - 247 av. Cycles et crises Platon développe une vision historique des crises (Lois). La dynamique des crises Platon, dans La République, définit une dynamique des crises. L'argent, moteur individuel et social Platon affirme que le désir d'acquérir se répand dans tout le corps social, s'y dissémine pour exister hors de toute limitation. Chacun fait ce qui lui plaît Bref, c'est une cité de cigales menée par le désir de ne faire que ce qui plaît. A lire

Jean Gadrey : « S’affranchir du mythe de la croissance et reprendre la main Les politiques actuelles ne marchent plus. Il faut en finir avec cette idée que sans croissance rien n’est possible, affirme l’économiste Jean Gadrey, membre du comité de soutien du parti Nouvelle Donne. Nul besoin d’attendre une hypothétique croissance pour partager le travail, réduire la pauvreté et la précarité, ou taxer les transactions financières. Il est temps d’en finir avec cette idée du candidat François Hollande en 2012, reprise sans cesse par le Président, selon laquelle « sans croissance, il n’y a pas de redressement économique, pas de création d’emploi » et même pas de progrès social possible. D’innombrables travaux montrent que, dans le groupe des pays les plus « riches » au sens usuel, les indicateurs de développement humain, de bien vivre, de santé et d’éducation, de délits et violences… n’ont plus aucun rapport avec le niveau du PIB par habitant. Jean Gadrey, économiste et membre du comité de soutien de Nouvelle Donne

Théorie | Les Mauvais Jours | Page 3 Membre de l’Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d’année d’une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu’une régression démocratique. C’est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d’aujourd’hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d’un livre trop peu commenté de l’historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004). Lire la suite Les projets actuels d’inscription des règles d’équilibre budgétaire dans les Constitutions des pays membres de la zone euro ne sont pas seulement la conséquence de la crise : approfondissant la logique du traité de Maastricht, ils font écho aux théories économiques qui ont balayé le keynésianisme à partir des années 1970. Prelude : We disagree with David Greaber about his historical perspective.

pour réflexions complémentaires Stiglitz : « Aucune économie n'est jamais revenue à la prospérité avec des mesures d'austérité » LA TRIBUNE - Comment définiriez-vous l'économie positive et en quoi est-elle nécessaire en ces temps de crise ? JOSEPH STIGLITZ - L'économie positive milite pour un changement de la structure de notre économie vers une vision à plus long terme, génératrice d'une croissance plus pérenne, ce qui est indispensable. Notre société est pour l'instant trop concentrée sur le court terme, cette conception du système a d'ailleurs provoqué la crise financière. Nous n'avons donc pas tiré les leçons de la crise... Nous avons créé cette terrible récession nous-mêmes, ce n'était pas un tsunami accidentel... et la menace demeure. Aux États-Unis, par exemple, la loi Dodd Frank censée réguler la finance a atteint à peine 40 % de ses objectifs initiaux. Vous semblez très pessimiste. Oui, car les inégalités, un sujet central, s'accroissent. Les fondamentaux de l'économie enseignés dans les universités parlent d'un marché qui se régule de lui-même par l'offre et la demande. Pas totalement.

< vidéos à trouver Ce film d’animation porte un regard pessimiste mais très réaliste sur l’avenir de notre planète Ce petit film d’animation très percutant et très bien réalisé nous fait nous interroger sur notre mode d’exploitation des énergies fossiles, des ressources naturelles ainsi que de ses conséquences sur notre planète. Cette vidéo qui ne vous laissera pas insensible dresse un bilan assez pessimiste de notre écosystème ! « Sans Lendemain » est le film d’animation que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui. Réalisé par Dermot O’ Connor et produit par Incubate Pictures, il aborde de façon très intelligible toute une série de problématiques liées à la croissance de notre système économique. Déplétion des combustibles fossiles et des autres ressources non renouvelables, destruction de l’environnement et de la biodiversité, problème de la surpopulation et de la nourriture, sans oublier l’absurdité de notre système économique… Tout est passé au crible pendant 35 minutes. Ce film d’animation nous a vraiment impressionnés !

Etes-vous riche ou pauvre ? En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de réaliser des mesures d’audience.ContinuerDésactiver les cookies Qui sommes-nous ? | Nos partenaires | Nos publications | Nos formations | Nous soutenir | Contacts | Newsletter Focus Sans vous, l’Observatoire des inégalités n’existe pas. Outil Salaire Notre méthode : voir Où vous situez-vous sur l'échelle des salaires ? © Observatoire des inégalités | Source Insee | Infographie 1delebil.com | Développement Moduloo.net Rechercher sur le site Présentation Thémes Comprendre Nos sites Internet Pourquoi la croissance dans la Zone Euro n'est pas prête de revenir La zone euro est devenue un trou noir économique incapable de retrouver son niveau d’avant crise. Certains journalistes et autres commentateurs autorisés plus ou moins avertis, ainsi que les ravis du monde économique, annoncent régulièrement que la sortie de crise est au coin de la rue (comme le président américain Hoover dans les années 30 ) à la moindre lueur fugace. C’est ne rien comprendre aux mécanismes économiques. La baisse de l’inflation peut avoir des effets bénéfiques à courts termes: les salaires nominaux (ceux inscrits sur les bulletins de paie) étant rigides (puisque négociés annuellement…), ils diminuent peu. Cependant, à long terme, les effets d’une inflation durablement faible ou négative sont délétères. Maurice Allais et Knut Wicksell avaient démontré que pour atteindre l’optimalité, le taux de croissance, doit égaliser les taux d’intérêt. Le taux de croissance du PIB est une valeur corrigée de l’inflation. Taux d’intérêt réel = Taux nominal – inflation

Salaire moyen 2011 par métier et par ville, département ou région, grille de salaire net brut, retraite des français Lettre à une croissance que nous n’attendons plus LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes) Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance. Dette, obsolescence programmée et publicité En réalité, tu es un indice mathématique. En réalité, tu es tout un imaginaire. Le trading haute fréquence : « Un choix idéologique et politique » Basta ! : Le trading haute fréquence, c’est quoi ? Gérard Paul [1] : Le trading haute fréquence (THF) consiste en l’exécution à grande vitesse de transactions financières pilotées par des algorithmes, dit le dictionnaire. L’informatique a pénétré les marchés financiers depuis quelques années déjà. On n’en sait strictement rien... Quelles sont les conditions, techniques et politiques, qui ont permis l’essor du trading haute fréquence ? La pratique du THF n’est pas contraire aux lois, elle est très peu réglementée. A qui profitent ces algorithmes ? Le THF génère des gains. Le Prix Nobel d’Économie Paul Krugman a fortement critiqué l’utilité sociale du trading haute fréquence [2]. Il ne me semble pas que l’utilité sociale originelle de la Bourse – financer, partiellement, l’économie et faciliter les échanges d’actifs en assurant leur liquidité – soit fondamentalement compromise par le THF. Cet épisode a été longuement analysé par les autorités de marché et par de nombreux économistes. Non.

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