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« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »

« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème »
Jean Gadrey est économiste et membre en 2008-2009 de la « Commission Stiglitz ». On nous dit que, sans croissance, c’est la régression sociale, on ne peut pas réduire les dettes, ni le chômage, ni la pauvreté, et l’on n’aura pas les moyens d’engager la transition écologique. Pourtant, je propose de dire « Adieu à la croissance », qui est le titre de mon livre (voir les bonnes feuilles sur le site d’Alternatives économiques). Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ? Et si la quête de la croissance, fondée sur des gains de productivité sans fin, était l’un des facteurs de crises, voire la plus grave des menaces à terme pour l’humanité ? Ces hypothèses sont de plus en plus crédibles. Les causes du plongeon Bien des raisons expliquent cette baisse spectaculaire.

Géographie et géopolitique du Brésil, pays émergent - Amérique du Sud Un pays qui dispose de nombreux atouts LE BRESIL est un géant tropical, il couvre 47% de l’Amérique du Sud à lui seul. Il s’inscrit donc dans les « grands » pays après la Russie, le Canada, la Chine et les Etats-Unis. Cette immensité est longtemps un handicap comme le révèle l’occupation humaine essentiellement littorale jusqu’à l’intériorisation avec la création de Brasilia au début des années 1960. Elle devient un atout en termes de profondeur stratégique et de possibilités hors normes. Il dispose de produits énergétiques : charbon, gaz naturel et même pétrole pour lequel il est autosuffisant dès 2006. L’abondance des terres et la variété climatique sont les bases de « la ferme du monde » même si la pauvreté des sols tropicaux est un handicap. La population brésilienne est métissée, issue en grande partie de l’immigration européenne et africaine. Ses performances économiques sont un support à des ambitions géopolitiques Après l’échec du modèle autocentré, le Brésil s’ouvre au monde.

L’Allemagne compte dix fois plus de nouveaux pauvres que la France La Commission s’était engagée à faire sortir de la pauvreté 20 millions d’Européens d’ici 2020. Tel était l’une des ambitions sociales de sa stratégie « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » définie en 2010. Concrètement, le nombre de personnes pauvres ou en situation d’exclusion sociale devait passer sous la barre des 100 millions en 2020. Cinq ans plus tard, à mi-parcours, on en est très loin ! « Étonnamment, l’incapacité de l’UE à respecter l’objectif fixé par l’initiative Europe 2020 sera principalement le fait des pays de l’UE-15, soit pour l’essentiel des pays dit « avancés » au regard de leur développement économique », pointe Sandrine Levasseur, économiste de l’OFCE (lire son analyse). Qui est pauvre en Europe ? Qui est « pauvre » au sens de l’Union européenne ? Italie, Espagne et Allemagne, champions en nombre de nouveaux pauvres Pourquoi un tel échec ? Lire aussi : Pauvreté et exclusion sociale en Europe : où en est-on ?

Théorie | Les Mauvais Jours | Page 3 Membre de l’Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d’année d’une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu’une régression démocratique. C’est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d’aujourd’hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d’un livre trop peu commenté de l’historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004). Lire la suite Les projets actuels d’inscription des règles d’équilibre budgétaire dans les Constitutions des pays membres de la zone euro ne sont pas seulement la conséquence de la crise : approfondissant la logique du traité de Maastricht, ils font écho aux théories économiques qui ont balayé le keynésianisme à partir des années 1970. Prelude : We disagree with David Greaber about his historical perspective.

Fort McMoney : un jeu-documentaire sur l'industrie pétrolière - BABEL OUEB © Philippe Brault / FortMcMoney Les hybridations entre jeu vidéo & documentaire se multiplient. Après la sortie en octobre 2013 de Type:Rider (un jeu vidéo sur l'histoire de la typographie), voici Fort McMoney, une hybridation entre web-documentaire et jeu-vidéo réalisé par l'auteur et journaliste David Dufresne. Sur un territoire grand comme la Floride, situés dans la province de l'Alberta au Canada, les sables bitumineux de l'Athabasca représentent la troisième plus grande réserve de pétrole au monde. Fort McMoney est à la fois jeu et un documentaire. Un pari osé et audacieux qui utilise la mécanique ludique du jeu vidéo afin d'amener les internautes à s'informer et à débattre des enjeux très sérieux de l'exploitation pétrolière. Babel Oueb #52 Fort McMoney : un jeu-documentaire sur l'industrie pétrolière FORT MCMONEY, jeu-documentaire sur l'industrie pétrolière de David Dufresne

Graphique : 30 ans de libéralisme, des pauvres encore plus pauvres ! Les Etats-Unis sont en « avance de phase » pour analyser les effets du libéralisme anglo-saxon sur la redistribution des richesses. Les réformes « néo-libérales » y ont étées faites plus tôt et plus fort qu’en Europe. Il est donc intéressant de lire l’article d’Edward Wolff. « Théorie du ruissellement » vous dites ?Pas pour tous, ou vers le haut ! L’article ci-dessous a été traduit collaborativement par les adhérents Nouvelle Donne.Source en Anglais disponible ici. Mis à jour par Matthew Yglesias le 28 janvier 2015 à 22h (heure française) @mattyglesias matt@vox.com La dernière publication de l’économiste Edward Wolff sur la richesse des foyers pendant la Grande Récession présente des données réellement surprenantes sur « qui a gagné » et « qui a perdu » du terrain entre 1983 et 2013. Alisha Ramos les expose dans un graphique saisissant : La richesse des USA a considérablement augmenté durant cette période, ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Sisyphe à Mexico : risques et politiques urbaines 1Mexico, est une des plus grandes concentrations humaines de la planète avec plus de 18 millions d'habitants. Construite initialement selon un plan en damier, l'agglomération couvre aujourd'hui plus de 6 000 km2. Polluée et bruyante elle est soumise depuis longtemps à de nombreuses contraintes d'environnement et à de nombreuses nuisances, amplifiées par sa situation géographique. En effet, le Mexique est traversé par deux chaînes de montagnes : la Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale qui se rejoignent au sud en une cordillère volcanique. C'est là, à l'extrémité sud du plateau central mexicain, que se trouve l'agglomération de Mexico à 2 240 mètres d'altitude et à proximité immédiate de la cordillère (Figure 1). Figure 1. 2Sa situation en cuvette, entourée de sommets élevés dans toutes les directions excepté le nord-est d'où viennent les vents dominants, aggrave les effets d'une pollution de l'air déjà très importante. Boise State University, 1987 26Figure 2.

Le nombre de pauvres a augmenté de 440.000 en France en 2010 La dernière enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, rendue publique vendredi 7 septembre, est explosive. Que constate-t-elle en effet ? Qu'en 2010, le niveau de vie médian (19 270 euros annuels) a diminué de 0,5 % par rapport à 2009, que seuls les plus riches s'en sont sortis et que la pauvreté, en hausse, frappe désormais 8,6 millions de personnes, soit 440 000 de plus qu'un an plus tôt. Avec la fin du plan de relance, les effets de la crise se sont fait sentir massivement. En 2009, la récession n'avait que ralenti la progression en euros constants du niveau de vie médian (+ 0,4 %, contre + 1,7 % par an en moyenne de 2004 à 2008). Il faut remonter à 2004, précise l'Insee, pour trouver un recul semblable à celui de 2010 (0,5 %). La timide reprise économique de 2010 n'a pas eu d'effets miracle, puisque pratiquement toutes les catégories de la population, y compris les classes moyennes ou moyennes supérieures, ont vu leur niveau de vie baisser. Claire Guélaud PS.

Les sociétés face au risques naturels. Retour sur Katrina: 2 questions à Julie Hernandez - Globe Julie Hernandez est agrégée de géographie et doctorante à l’Université de Paris 10 Nanterre. Elle effectue son terrain à la Nouvelle Orléans, où elle a enseigné trois ans à l’Université Tulane, pour analyser les conséquences de Katrina sur l’espace urbain et les cultures à la Nouvelle-Orléans. Julie Hernadez était intervenue le 29 août 2007 dans Planète terre consacrée à ”Katrina: quels enseignements?”. Lorsque Katrina aborda les côtes de la Louisiane, il fut identifié comme un cyclone majeur de catégorie 3 sur l’échelle de Saphir-Simpson. 1) La comparaison entre Katrina et Xynthia donne-t-elle des enseignements sur la relations des hommes au risque naturel ? Dans les deux cas, la notion de « vulnérabilité » et son caractère multidimensionnel ont été brutalement mis en évidence. Katrina et Xynthia permettent de plus de repenser la notion « d’aléa », l’événement dramatique qui déclenche la catastrophe.

Place Publique - Média citoyen, relais d’engagements associatifs et outil de démocratie participative par Estelle Leroy*, le 4/09/2012 Il y a des moments où les peuples se lèvent et disent « ça ne va pas, cela doit changer ». Voilà, nous en sommes là. Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d’Economie, a pourtant prévenu depuis longtemps des dérives du système actuel et de la financiarisation de l’économie. Les inégalités ont prospéré depuis 20 ans et sont non seulement socialement inacceptables mais en plus néfastes d’un point de vue économique. Echec des marchés, échec des systèmes politiques qui ne corrigent pas les excès des marchés, et des systèmes économiques et politiques injustes. Au delà du constat fort intéressant et étayé qu’il dresse, l’économiste montre comment l’inégalité est la cause et la conséquence du système entretenant un cercle vicieux, générant de l’instabilité, et donc comment le système économique actuel est arrivé à son terme. Démocratie en Danger En finir avec le rétrécissement de l’Etat C’est même devenu une obsession. Une autre voie est possible. Répondre à ce message

Marée noire BP de Louisiane : les responsabilités se dissolvent, le pétrole reste ! - Globe Premier anniversaire de la marée noire du golfe du Mexique et de Louisiane (USA) : le 20 avril 2010, la plateforme off shore de Deep water, sous traitant de BP, explosait et coulait à pic, provoquant une marée noire historique. Un an plus tard jour pour jour, Planète terre et son blog Globe démêlent l'écheveau des échelles géographiques de cette marée noire. Ses territoires sont nombreux et complexes: en amont, elle dévoile les mutations de l'espace économique mondialisé, avec sa chaîne opaque de donneurs d'ordre et de sous traitants. En aval, la marée noire a des conséquences jusque loin dans l'arrière pays et jusque profond dans les océans. Pour écouter l'émission, rendez-vous ici. N'hésitez pas à nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page ! I. Rapports de la Commission d’enquête des Etats-Unis. Etats-Unis : Faute de réformes, la marée noire du golfe du Mexique pourrait se reproduire. II. III. En savoir plus : P. Y.

Grande-Bretagne : un pays de plus en plus riche, des pauvres de plus en plus pauvres 17 % des Britanniques ayant un travail à temps plein sont pauvres et la majorité des enfants pauvres vivent dans des familles où au moins l’un des parents est employé. Si la richesse de la Grande-Bretagne a plus que doublé au cours de ces trente dernières années, la pauvreté a suivi la même courbe. Cette analyse est l’aboutissement d’une enquête commune menée par huit universités du pays auprès de 15 000 Britanniques. Elle se révèle très sévère pour les gouvernements conservateurs et travaillistes qui se sont succédé depuis 1983, en particulier pour les longs mandats de Margaret Thatcher et Tony Blair. Elle pourrait servir de base à la stratégie de reconquête du pouvoir menée par le Parti travailliste en vue de l’élection générale du mois de mai 2015. Son leader Ed Miliband concentre depuis plus de deux ans ses critiques du gouvernement du conservateur David Cameron sur la crise du coût de la vie subie par la population et l’explosion des inégalités dans le pays.

Les scenarii énergétiques d'ici 2050 : renouveler la démarche - Globe Pourra-t-on, dans un futur proche, produire de l’énergie en quantité suffisante pour tous ? Face à l’épuisement prévisible des ressources et au réchauffement du climat, c’est à cette question que répondent à intervalle régulier les rapports de l’Agence internationale de l’énergie ou du Conseil mondial de l’énergie et, plus récemment du GIEC. L'invité de Planète Terre du 7 septembre 2011, Sylvain David, chercheur au CNRS à l'Institut de Physique Nucléaire d'Orsay, a participé à une étude renouvelant les scenario de référence sur l'avenir énergétique de la planète : La Construction Simplifiée d’un Modèle Energétique du monde en 2050 (COSIME 2050). Pour réécouter l'émission du 7 septembre rendez-vous ICI. En1964, le futur avait déjà un parfum de course à l’énergie et de crainte de la pénurie. Avant les projections : état des lieux Les scenarii énergétiques résultent d’une combinaison de variables, et de facteurs, dont voici les principaux. Facteur 1: la démographie. 1. Source : S. 2. S. 3.

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