
«La carte, une vision subjective du monde» Le géographe Michel Foucher, directeur de la formation à l’IHEDN (1), vient de publier son ouvrage le plus personnel, la Bataille des cartes, analyse critique des visions du monde. L’illustration à partir de cartes anciennes et de cartes inédites très prospectives vient témoigner de l’aspect subjectif de la représentation géographique, véritable carte mentale. Quel est votre premier souvenir de carte ? Ma première carte était une représentation des Etats européens dont chaque capitale, anonyme, était dotée d’un plot en cuivre qu’il convenait de relier par un fil au nom pertinent dans la liste située sur le côté. Si la réponse était bonne, une ampoule s’allumait. Je ne connais guère, pour un enfant, de moyen mnémotechnique plus efficace pour se familiariser avec les toponymes, je passai ensuite au même jeu sur un planisphère. Comment devient-on géographe ? Ces jeux cartographiques et les récits familiaux liés à la guerre m’ont appris très tôt que d’autres peuples et lieux existaient.
L'élection présidentielle française de 2012 La prééminence du chef de l’Etat Le général de Gaulle lui-même, inspirateur de la nouvelle Constitution, a précisé à maintes reprises sa conception du rôle du chef de l’Etat. Ainsi estime-t-il, dans sa conférence de presse du 31 janvier 1964, qu’« il est normal chez nous que le président de la République et le Premier ministre ne soient pas un seul et même homme. Certes, on ne saurait accepter qu’une dyarchie existât au sommet. Le Président au centre du pouvoir Défilé du 14 juillet 1987 avec François Mitterrand, président de la République et Jacques Chirac, Premier ministre. © La Documentation française Agrandir l'image Pascal Jan confirme dans l’introduction de son ouvrage "Le Président de la République au centre du pouvoir", Les Etudes de la Documentation française, 2011, que « La Constitution de 1958, c’est donc d’abord un Président. Hyper présidentialisation ou hyper personnalisation ? Le président de la République Nicolas Sarkozy pendant la présidence française du G20, septembre 2011.
Les atlas, un nouvel engouement de l’édition française Lancée dans les années 1980, la mode des atlas thématiques, géopolitiques ou géostratégiques ne s’est jamais éteinte depuis. Au contraire, depuis quelques années, les éditeurs européens rivalisent et les publications foisonnent. Qu’elles soient proposées en ouvrages uniques ou en collections, elles ont chacune leur identité, leur style et surtout leur propre approche intellectuelle de l’organisation de la planète, leur propre vision du monde. Mais la profusion de ces atlas depuis une trentaine d’années nous a fait oublier que la production dans les années 1920 et 1930 fut aussi fort riche. Les noms d’Otto Neurath, Karl Haushofer ou Alexander Rado ne nous disent plus rien, et c’est dommage : ce sont eux qui, à l’époque, ont largement débroussaillé le terrain. Une famille en croissance Ce ne sont bien sûr ni Autrement ni la France qui inventèrent les atlas, même si la petite ville de Saint-Dié des Vosges s’enorgueillit d’avoir imprimé la première carte où figure le mot « Amérique » [1].
L’invention des continents « meridianes Rencontre avec Christian Grataloup Cartes et planisphères sont le produit d’une histoire essentiellement occidentale. A l’heure de la mondialisation, le découpage du Monde en cinq continents est devenu une représentation erronée. Dans son petit bureau de l’Institut de géographie de la rue Saint-Jacques à Paris, Christian Grataloup est intarissable. « Il est indispensable de décentrer notre regard », affirme-t-il. Et de fait, C. Car C. Notre géohistorien, donc, vient de sortir un nouveau livre, L’Invention des continents, dans lequel il livre une lecture critique de la découpe des continents telle qu’elle est canonisée sur nos planisphères. On voit bien l’enjeu d’une telle démarche. Quand et comment la représentation des continents émerge-t-elle ? Cette représentation émerge dans l’Antiquité méditerranéenne. C’est au Moyen Age que l’on commence à construire les premières mappemondes que l’on appelle « T dans O » . En fait, l’espace et le temps ne peuvent être analysés séparément.
ARTE Colloque « Apprendre l'histoire et la géographie à l'École » - Cartes et images dans l'enseignement de la géographie Paul Arnould, professeur à l'École normale supérieureCatherine Biaggi, inspectrice d'académie-inspectrice pédagogique régionale La représentation de la réalité spatiale est l'une des pierres angulaires de la démarche géographique, et cela à deux niveaux : la carte et l'image sont utilisées comme des documents sur lesquels se construit le raisonnement géographique et comme composantes de la géographie des perceptions et des représentations. La carte et l'image constituent deux types de documents omniprésents dans les parcours de formation des professeurs et leurs pratiques d'enseignement. Il suffit pour s'en convaincre d'observer la place prise par l'iconographie et les représentations cartographiques dans les classes (depuis 1995,12 paysages doivent être lus en classe de sixième), lors des examens (réalisation de cartes au baccalauréat) et dans les manuels scolaires (avec parfois un "effet-magazine"). L'extraordinaire diversité des cartes et des images Développer l'esprit critique
MALBOUFFE – McDo vu du ciel, cartographie d’un empire Steve Von Worley Les Etats-Unis vus du ciel ? La densité de la population américaine au commencement de la ruée vers l’Ouest ? Vous n’y êtes pas : voici une carte de la répartition des McDonald’s américains réalisée par le photographe Steve Von Worley et consultable en ligne à cette adresse. « La lecture de cette carte nous confirme que le géant du fast-food, qui compte plus de 13 000 restaurants aux Etats-Unis, s’implante méthodiquement dans et autour des agglomérations, ainsi que le long des réseaux autoroutiers, analyse le site fluctuat.net. Le blog Arcorama s’est amusé à fabriquer la même carte pour la France, deuxième plus grand marché du groupe à l’échelle mondiale. Arcorama nous explique le modus operandi d’une telle réalisation. Les auteurs ont ensuite ajouté un halo dégradé symbolisant la distance entre restaurants : Le site propose enfin un lien vers une carte mondiale du prix du Big Mac. Signaler ce contenu comme inapproprié Cette entrée a été publiée dans Actualité.
France, le Trésor des régions Internet vient de s’enrichir en ce début d’année 2006 d’un site en développement, France, le trésor des régions. M@ppemonde a interrogé son auteur… qui n’est autre que son ancien directeur, Roger Brunet. Que signifie ce trésor des régions, quelle est son intention ? C’est le fruit d’un travail personnel, d’assez longue haleine. La publication avait été envisagée sous forme d’ouvrages: chaque région forme la matière d’un livre de 150 à 350 pages environ… Mais, outre que l’édition imprimée pose problème, j’ai finalement souhaité que l’information soit largement accessible. Et donc gratuitement, comme le permet Internet — dont bien des informations sont d’ailleurs issues avant d’être retraitées: façon d’exprimer une gratitude au monde des internautes, et de concevoir une manière moderne de diffuser la connaissance. Le risque est grand d’exposer ses limites et ses erreurs: la matière est mouvante, l’information accessible n’a pas la complétude et la sûreté souhaitables.