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Anti-homophobie et anti-racisme: la question de l’intersectionnalité

Anti-homophobie et anti-racisme: la question de l’intersectionnalité
Le titre de cet article fait référence à la polémique liée à l’essai Les féministes blanches et l’empire de Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée (La Fabrique, 2012). Une polémique cantonnée, certes, aux milieux militants de gauche, mais sur laquelle il me semble important de revenir, ce qui me permettra de développer la définition du concept d’«intersectionnalité » évoqué dans un précédent article. L’homosexualité, « imposée par l’Occident »? Drame en 5 actes. [I] Tout est parti d’un article paru sur Street Press le 7/02 et intitulé « Plus forts que Frigide Barjot, les Indigènes de la République dénoncent l’«impérialisme gay' ». [II] l’article est repris par Rue 89 sous le titre « Les Indigènes de la République contre l’«homosexualité imposée' ». De quoi s’agit-il, au fait? L’essai avait déjà fait l’objet d’une critique acérée en décembre sous le titre « Les féministes blanches et l’empire ou le récit d’un complot féministe fantasmé ». La question de l’intersection

http://cafaitgenre.org/2013/02/22/anti-homophobie-et-anti-racisme-la-question-de-lintersectionnalite/

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Papa bleu, maman rose LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Rose et bleu, la "manif" est la croisade des enfants.

Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l'identité et violences contre les femmes de couleur Notes Cet article, dans une version plus longue, a d’abord été publié dans Martha Albertson Fineman, Rixanne Mykitiuk (eds), The Public Nature of Private Violence (New York, Routledge, 1994), sous le titre « Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color » (p. 93-118). Nous remercions Kimberlé Williams Crenshaw de nous avoir permis de le publier en français (ndlr). Je reste redevable aux nombreuses personnes qui m’ont soutenue au cours de ce projet.

Le genre n'est pas une théorie — Je veux comprendre Commençons par rétablir une vérité : si vous utilisez l’expression « théorie du genre » pour désigner les Gender Studies, ou « études de genre » en français, sachez que vous faites un contresens. Les Gender Studies sont un champ d’études interdisciplinaires, relativement nouveau. Elles sont apparues en Amérique du Nord dans les années 1970-1980. Elles rassemblent toutes les questions portant sur les différences de genre, de sexualité, de comportements dans des disciplines aussi diverses que la littérature, le langage, l’histoire, la politique, la sociologie, l’anthropologie, le cinéma, la communication (étude des médias), le droit, la médecine, et la liste continue. Par exemple, en politique, on étudiera le féminisme.

Gabriel Rabhi Gabriel Rabhi, dont nous vous parlions il y a quelques temps, a publié le 6 février dernier un article tiré du site négationniste SansconcessionTV.org – Pour une histoire débarrassée des nombreux mensonges (PHDNM), animé par Vincent Reynouard : Vincent Reynouard se dit lui-même national-socialiste, une idéologie qu’il assure vouloir réhabiliter. Son site cité par Gabriel Rabhi (et dont l’article a été partagé 113 fois depuis le compte Facebook de ce dernier) contient ainsi des pages aux titres qui laissent songeur, comme « Les spectacles sous Hitler », « Le sport sous Hitler » ou « Les indices économiques de l’Allemagne national-socialiste », toutes destinées à démontrer les prétendus bienfaits de la politique nazie dans ces domaines. Il a par ailleurs été plusieurs fois condamné en France et en Belgique, y compris à de la prison, pour avoir diffusé de la propagande négationniste notamment auprès de auprès de musées, de syndicats d’initiative et de mairies d’Alsace.

Vingt-Trois, v’là l’Église ! En appelant à prier le 15 août pour la France, et contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, le Cardinal André Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France, ne manque ni d’habileté, ni d’un humour paradoxal. D’un côté, cette intervention ex cathedra dans le débat politique échappe aux foudres de nombreux défenseurs auto-proclamés de la laïcité. On les connaissait pourtant si vigilants face à l’Islam – depuis le Front national jusqu’à l’UMP, en passant par Riposte laïque, sans oublier des voix réputées de gauche… Il est vrai qu’« en ce jour où nous célébrons l’assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France », la « prière universelle » à laquelle sont appelés les fidèles s’autorise d’un nationalisme qui anime aujourd’hui le projet laïc, du moins pour ceux qui le redéfinissent contre la menace islamique. D’un autre côté, le choix de l’assomption de Marie pour garantir la norme familiale peut paraître ironique.

Slogans (2) Un homme sur deux est une femme [Précision préalable: j’ai conscience que ce slogan peut paraître transphobe, dans la mesure où il invisibilise complètement la question trans. Ça m’intéresserait d’en discuter en commentaire. Il faut juste se rappeler qu’il s’inscrit dans un contexte où le militantisme trans, à ma connaissance, existait à peine en France, et où les féministes ne réfléchissaient absolument pas à ces questions. Mon interprétation se fait donc complètement en-dehors de la question trans, mais il serait intéressant d’y réfléchir avec les outils dont on dispose aujourd’hui.] Contexte

« La ferme » et « le bordel » : deux modèles patriarcaux pour disposer du corps des femmes pour la reproduction et le sexe Andrea Dworkin a écrit un texte (dans le chapitre 5 des « Femmes de droite ») où elle explique que deux modèles ont été mis en place par les hommes pour contrôler les femmes et pouvoir disposer librement de leur corps pour la reproduction et le sexe : le modèle de la « ferme » : le mariage et la femme au foyer (sexe et reproduction)le modèle du « bordel » : la prostituée (uniquement le sexe). Toutes les femmes sont soumises à ces deux modèles. Dans ce texte, Andrea Dworkin montre que le modèle de la ferme n’est pas très performant : les femmes ont tendance à se rebeller et le taux de réussite n’est pas très satisfaisant (la femme peut être stérile ou n’avoir que des filles, etc.). Le modèle du bordel est, lui, ultra performant, les femmes sont soumises, elles ne se rebellent pas ; elles y sont utilisées uniquement pour le sexe et elles remplissent ici parfaitement leur rôle.

Comment élever son enfant dans une société hétéro-normée ? Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy Cette semaine, nous vous offrons une revue sur le camouflage. On ne va pas parler de mode ou de déco, mais du fait que le devoir de camouflage se fait sentir, parfois de façon assez insidieuse. Slogans (3) Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes? Contexte Je ne connais pas l’origine exacte de ce slogan (pour le moins génial, disons-le d’emblée). Selon cet article du Monde, il vient d’une question posée lors d’une conférence féministe organisée en octobre 1978 au Centre culturel étudiant de Belgrade, mais le livre 40 ans de slogans féministes le fait remonter à 1972, lors d’une manifestation en soutien à des ouvrières en grève. Il s’agit évidemment d’une parodie du célèbre appel qui conclut le Manifeste du parti communiste: « prolétaires de tous les pays, unissez-vous! ». D’autres slogans qu’on pouvait lire lors de cette manif de 1972: « Le steak d’un militant est aussi long à cuire que celui d’un bourgeois », « Je suis désolée, il n’est pas à la maison maintenant, il est à la manif pour les peuples opprimés ».

Landrecies (Nord) : un père tue sa fille de 8 ans et tente de se suicider Un homme, que sa compagne venait de quitter, a tué leur fille de huit ans au couteau de chasse avant de tenter de se suicider dimanche soir à Landrecies, près de Maubeuge (Nord). Ce père de 36 ans, prénommé Jérôme, gardait sa fille ce week-end, trois semaines après la décision de son ex-concubine, Jessica, de le quitter pour un autre homme. Dimanche à 23h20, le père envoie à la mère de sa fille un texto qu'il avait préparé préalablement. "La douleur atroce que l'on avait, Laureline et moi, tu l'auras toute ta vie", écrit-il. Quand elle reçoit le message, la mère de l'enfant prévient aussitôt le frère de son ex-compagnon, qui habite à proximité. Celui-ci se présente au domicile et n'arrive pas à ouvrir la porte.

James et les Hologrammes. Arte diffusait hier, Ponyo sur la Falaise, film d’animation de MIYAZAKI Hayao que j’avais vu à sa sortie au cinéma en avril 2009. Je n’avais jamais eu le courage de revoir ce film même si j’avais très vite acheté le dvd. Non pas que le film ait quelque chose de traumatisant mais je l’ai malheureusement associé à de mauvais souvenirs. J’ai donc toujours fait l’impasse sur l’occasion de le revoir. Il y a, à peu près dix ans, Kiki la Petite Sorcière est sorti en France. A cette époque je venais à peine de rencontrer un garçon dont j’ai oublié le nom.

Être une femme dans un monde où les hommes parlent  Ce billet a également été publié sur le blog AlorsVoilà.com L'histoire c'est Frottis, interne, l'écriture c'est moi. Merci Frottis! Pour un jugement humain pour une mère de famille ayant subi 47 ans de violences conjugales Mesdames, Messieurs, Mardi 28 octobre 2014, vous avez condamné une mère de famille, Jacqueline Sauvage, 65 ans, à 10 ans de prison pour avoir tué son mari qui la battait et violait ses filles. Son fils, également victime des sévices de ce père alcoolique et violent, s'était en plus suicidé la veille des faits. Cette femme qui a tué de 3 coups de fusil son mari en 2012, après 47 ans d'un enfer conjugal fait de coups et d'abus sexuels sur ses propres filles, a donc été le 28 octobre 2014 condamnée par vos soins à dix années de réclusion "supplémentaires": son cauchemar continue. L'avocate générale avait même requis entre 12 et 14 ans de prison mais sans retenir la préméditation contre Jacqueline Sauvage. Cette décision est bien sévère.

Au nom de tous les miens « Espèce de sale bisexuel ! » C’est ainsi qu’à l’âge de 7 ans, j’ai découvert l’homophobie. Je n’avais encore jamais éprouvé le moindre désir charnel, je n’avais aucune notion de ce qu’allait être ma sexualité future, mais les fauves impitoyables de la cour de récréation m’avaient déjà flairé. Il s’appelait Logan, il ne se souvient sans doute pas de ces mots balancés à la face d’un gamin il y a plus de 20 ans, mais ses paroles ont marqué ma vie. Bisexuel, quel mot étrange, dont ce pauvre Logan ne connaissait sans doute pas la signification.

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