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L'"empowerment", nouvel horizon de la politique de la ville

L'"empowerment", nouvel horizon de la politique de la ville
Le ministre François Lamy s'est emparé de ce concept venu des Etats-Unis qui vise à redonner aux habitants des cités populaires une capacité à agir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvia Zappi C'est le nouveau mot à la mode dans les cercles de la politique de la ville. Empowerment. Depuis quelques mois, travailleurs sociaux, associatifs, professionnels de la politique de la ville, élus, ne jurent plus que par ce terme venu d'outre-Atlantique. Le ministre de la ville François Lamy s'en est emparé en nommant à la coprésidence d'une mission sur la participation des habitants la sociologue Marie-Hélène Bacqué, spécialiste de l' "empowerment". Conscient que sa concertation sur la réforme de la géographie prioritaire ou l'installation de nouveaux contrats de ville ne suffiraient pas à redonner du souffle à une politique de la ville en bout de course, le ministre a décidé d'intégrer ce nouvel outil et ainsi d'afficher une politique de gauche qui ne coûte pas très cher.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/07/l-empowerment-nouvel-horizon-de-la-politique-de-la-ville_1827820_3224.html

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Empowerment : appropriation ou réappropriation de son pouvoir Origine : Disponible également sur le site : Empowerment : appropriation ou réappropriation de son pouvoir Les auteurs ont élaboré plusieurs définitions concernant le concept d'empowerment (Rappaport, 1984). Selon les contextes, on peut conceptualiser la notion d'empowerment et s'y référer à la fois comme théorie, cadre de référence, plan d'action, but, idéologie, processus, résultat (Hawley & Mc Wrirter, 1991) ou conséquence (Gibson, 1991).

Les 10 leçons sur l’empowerment de Marie-Hélène Bacqué Le 20-03-2013 Par Erwan Ruty Sociologue spécialiste des quartiers, la nouvelle coresponsable de la mission sur la participation des habitants confiée par le ministre de la Ville François Lamy, publie avec Carole Biewener un opuscule dédié à ce nouveau fétiche venu d’outre-atlantique, l’empowerment. Pour réveiller la démocratie locale, participative, communautaire ? On en rêve, mais on peine à y croire.

Avec l'«empowerment», peut-on réparer les quartiers de l'intérieur? Pas de plan Marshall pour cette fois. Après une concertation dans les quartiers et un comité interministériel de la ville (CIV), le ministre de la ville François Lamy a communiqué sobrement ses propositions en février. Au programme, un retour au droit commun, l’énumération de dispositifs publics à mieux cibler pour lutter contre la discrimination, des mesures pour favoriser l’emploi (30% des emplois d’avenir, expérimentation des emplois francs) et améliorer le quotidien dans les quartiers. Faire plus avec moins, voilà la nouvelle ligne social-réaliste privilégiée. Depuis le début des années 2000, la politique de la ville était un mélange d’action sur l’urbanisme des quartiers, avec le programme national de rénovation urbaine (PNRU) de Jean-Louis Borloo démarré en 2003, et une action plus axée sur la sécurité. La droite avait trouvé une sorte d’équilibre entre sa main gauche qui reconstruit et embellit, et une main droite qui tape sur le délinquant.

Quand l'accord sur l'emploi devient un projet de loi Le travail gouvernemental était ardu : retranscrire le plus fidèlement possible dans un projet de loi l'accord interprofessionnel du 11 janvier réformant le marché du travail. Un mois après, c'est fait, « l'avant-projet de loi relatif à la sécurisation de l'emploi » existe (cliquer ici pour consulter le texte). Il va maintenant donner lieu a une vaste concertation et va être soumis pour avis au Conseil d'Etat, avant d'être adopté en Conseil des ministres le 6 mars. Un pensum de 47 pages, dont 13 pages consacrées à un exposé des motifs, 18 articles, dont un (l'article 13 relatif aux procédures de licenciements collectifs économiques) qui à lui tout seul nécessite 9 pages... La loi renvoie à des négociations de branche ou d'entreprise

Le développement du pouvoir d'agir (<i>empowerment</i>) des personnes et des collectivités : de son expérimentation à son enseignement Après 25 années passées « sur le terrain » en tant qu’éducateur spécialisé puis chef de service, le premier auteur enseigne les sciences de l’éducation, depuis septembre 2004, à des étudiants éducateurs spécialisés, éducateurs techniques spécialisés et assistants sociaux. Au cours de ces dernières années, la référence à la notion de « pouvoir d’agir » a fortement contribué à enrichir sa façon de mener les interventions éducatives. Il préconise sa prise en compte dans la formation des intervenants socio-éducatifs. Afin de justifier cette position, tout d’abord, l’organisation de cette référence est succinctement présentée, puis, il est rendu compte de son expérimentation, en France, dans le champs de la protection de l’enfance, enfin, quelques pistes pédagogiques sont suggérées. En effet, si le modèle a été testé au Québec à plusieurs reprises, il ne l’a été, en France, que dans trois cadres :

De quoi le pouvoir d'agir est-il le nom ? Manu Bodinier a découvert l'empowerment au Québec en 1998 avec le chercheur universitaire Yann Lebossé et de Vivian Labrie, animatrice du Collectif pour un Québec sans Pauvreté. Il a été depuis délégué en Rhône‐Alpes pour la Fédération des centres sociaux, organisé des Marches pour la dignité et contre la pauvreté avec des personnes précaires et présidé l'association ECHO qui a donné naissance à l'Alliance Citoyenne de Grenoble. Il est aujourd'hui artisan de justice sociale à www.aequitaz.org Depuis quelques années1, un certain nombre d'initiatives sociales en France se réclament de la notion de « pouvoir d'agir »2, traduction toujours incomplète et bancale du concept d'empowerment3.Récemment, elles se sont même constituées en Collectif national et ont fait l'objet d'un rapport public auprès du Ministre de la Ville. Ce mouvement fait émerger un certain nombre de questions : avons‐nous là affaire à de nouvelles formes d'actions collectives ?

Jacques Donzelot : quel « pouvoir d’agir » dans les banlieues ? Le 11-03-2013 Par Erwan Ruty Jacques Donzelot, chercheur spécialiste des questions sociales et d’urbanisme, qui a indirectement influencé le gouvernement en matière de participation des habitants, et contribué à faire émerger le concept d’empowerment (pouvoir d’agir) en France, revient sur le récent Conseil interministériel à la ville. Une dose de scepticisme, et une pincée d’espoir : participation et intercommunalités. Que pensez-vous de l’esprit des mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault, lors du conseil interministériel à la ville ?

L'absentéisme au travail et ses causes passés au crible Chaque semaine, près de 680.000 personnes sont absentes de leur emploi au moins une journée pour raison de santé, soit 3,6% des salariés, révèle une étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiée mardi. Mais la principale information de ce rapport est ailleurs: d'après lui, ce sont en effet les conditions de travail qui sont la cause principale de l'absentéisme. Menée sur la période 2003-2011, l'étude de la Dares (qui dépend du ministère du Travail) met en lumière l'absentéisme en fonction de différents facteurs comme la nature du contrat de travail, l'âge et le sexe, la catégorie socioprofessionnelle ou le secteur d'activité. Le facteur le plus déterminant est toutefois l'exposition aux contraintes physiques et psychosociales. D'autres causes diverses de l'absentéisme

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