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Publicité, « part de cerveau disponible »... et libre-arbitre

Publicité, « part de cerveau disponible »... et libre-arbitre
Tout le monde, ou presque, est d’accord pour dire qu’il y a aujourd’hui une pression publicitaire à la limite du supportable, les mouvements anti-pubs prolifèrent et le citoyen ordinaire déclare volontiers que, lassé, il ne prête pas ou peu d’attention à la publicité. Nous allons essayer de faire un tour rapide de cette question quant à l’effet des publicités sur ce que d’aucuns appellent de façon provocante « les parts de cerveau ». La difficulté de chiffrer Combien de publicités voyons-nous ou entendons-nous par jours ? La question essentielle du « combien » est loin d’être triviale. Il existe assez peu de recherches à ce sujet : la question serait elle tabou ? En ce qui concerne la consommation simultanée des médias, selon une enquête de KR Médias, 71% des internautes de 13 à 24 ans surfent, par exemple, en même temps qu’ils écoutent la radio entre 21h et 22h alors que 40% des 25-34 ans surfent en même temps qu’ils regardent la télévision entre 20h et 21h. Et le libre arbitre ?

http://www.etopia.be/spip.php?article569

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Historique générale de la publicité La publicité naît dans l’antiquité sous forme de fresques. Elles vantent les mérites d’un homme politique ou annoncent les combats de gladiateur. On peut considérer que la première publicité en série a été découverte en 1000 avant Jésus Christ. Elle offrait une pièce d’or pour un esclave en fuite. La « science économique » est-elle être a-morale ? Notes Voir J.-P. Maréchal, Éthique et économie.

Smartphones : comment ne pas payer le travail au juste prix, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, juin 2015) Libre-échange, la déferlante Marchandise emblématique de ce début de siècle, les smartphones produits par Apple tirent partie des chaînes mondiales d’approvisionnement permettant d’acheter le labeur humain au prix le bas, où qu’il se trouve. Cette division internationale du travail entre conception, fabrication des composants et assemblage garantit à l’entreprise une marge brute d’au moins 69 % sur le dernier modèle d’iPhone : l’appareil est vendu plus de trois fois le prix que coûte sa production. En 2015, Apple construit et commercialise quatre modèles d’iPhone (5c, 5s, 6 et 6 Plus) dont les composants varient légèrement d’un modèle à l’autre. Plusieurs fabricants peuvent être chargés de produire un même module.

Totalisation du capitalisme et décadence de l'espace public Notes K. Polanyi, La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Gallimard, Paris, 1983 [1944]. p. 156. C. Peut-on fabriquer un téléphone équitable ?, par Emmanuel Raoul (Le Monde diplomatique, mars 2016) Avec 1,4 milliard d’appareils fabriqués en 2015 (1), le smartphone (« téléphone intelligent ») est un symbole-phare de l’économie mondialisée, résumée au dos de chaque iPhone par cette formule : « Conçu en Californie, assemblé en Chine. » Les deux marques principales, Apple (231 millions d’appareils en 2015) et son rival sud-coréen Samsung (324 millions) (2), se livrent à une concurrence acharnée. Cela se traduit par des conditions de travail déplorables dans les usines asiatiques d’assemblage, mises en lumière par plusieurs vagues de suicides chez Foxconn, l’un des principaux sous-traitants chinois. En août 2015, Samsung a été contraint de créer un fonds de 78 millions d’euros pour indemniser les employés de ses usines, chez lesquels on a décelé plus de deux cents cas de leucémie (3).

De la domination masculine, par Pierre Bourdieu (Le Monde diplomatique, août 1998) Je ne me serais sans doute pas affronté à un sujet aussi difficile si je n’y avais pas été entraîné par toute la logique de ma recherche (1). Je n’ai jamais cessé, en effet, de m’étonner devant ce que l’on pourrait appeler le paradoxe de la doxa (2) : le fait que l’ordre du monde tel qu’il est, avec ses sens uniques et ses sens interdits, au sens propre ou au sens figuré, ses obligations et ses sanctions, soit grosso modo respecté, qu’il n’y ait pas davantage de transgressions ou de subversions, de délits et de « folies » (il suffit de penser à l’extraordinaire accord de milliers de dispositions — ou de volontés — que supposent cinq minutes de circulation automobile sur la place de la Bastille ou sur celle de la Concorde, à Paris). On voit bien qu’en ces matières il s’agit avant tout de restituer à la doxa son caractère paradoxal en même temps que de démonter les mécanismes qui sont responsables de la transformation de l’histoire en nature, de l’arbitraire culturel en naturel.

Du venin publicitaire à l’inertie civique Du venin publicitaire à l’inertie civique en passant par le brouillard mental Intervention au contre-sommet mondial sur le climat (Vénissieux, 14 novembre 2015) (1) Il y a des plantes artificielles, il y a des plantes carnivores ; il y a une plante artificielle carnivore : la publicité. Mais la diaboliser n’aurait pas plus de sens que de diaboliser un couteau : l’une et l’autre, tantôt outils, tantôt armes, servent au meilleur comme au pire. (2) Que faut-il donc diaboliser ?

L’idéologie sociale de la bagnole – 1973 « L’idéologie sociale de la bagnole » est le texte fondateur d’André Gorz, publié dans la revue Le Sauvage en septembre-octobre 1973. L’idéologie sociale de la bagnole Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe.

Contribution à une théorie de la consommation de masse Le désir asphyxié, ou comment l’industrie culturelle détruit l’individu Par Bernard Stiegler Origine : Le capitalisme hyperindustriel a développé ses techniques au point que, chaque jour, des millions de personnes sont connectées simultanément aux mêmes programmes de télévision, de radio ou de consoles de jeu. La consommation culturelle, méthodiquement massifiée, n’est pas sans conséquences sur le désir et les consciences. L’illusion du triomphe de l’individu s’estompe, alors que les menaces se précisent contre les capacités intellectuelles, affectives et esthétiques de l’humanité.

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