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Exclusif. République irréprochable, saison 5 : Sarko viole la Cour des comptes

Exclusif. République irréprochable, saison 5 : Sarko viole la Cour des comptes
« Une nomination sans précédent ». L’intitulé de la lettre de protestation du bureau de la très discrète association des magistrats et anciens magistrats de la Cour des comptes vaut son pesant de cacahuètes. Il s’agit en effet, d’une première dans l’histoire de l'institution de la rue Cambon. En charge des questions de défense au cabinet de Nicolas Sarkozy depuis 4 ans, après d'autres missions dans les divers cabinets ministériels, elle a été nommée Conseillère maître sur décret du Président, malgré l’avis défavorable que Didier Migaud, premier Président de la Cour, a signifié à l’Elysée : « Certes, cet avis n’est que consultatif mais les motifs qui ont conduit le Premier président, après avoir recueilli le point de vue du Procureur général et des huit présidents de chambre, à se prononcer contre la nomination de la personne en cause auraient dû être d’autant plus respectés qu’un tel avis défavorable revêt un caractère exceptionnel. » Cette nomination d’ami n’est pas une première. Related:  2007-2012 : ère Sarko

Comment le président les a tués. Acte 3 : le grand cimetière de la droite - Le dossier de l'Obs Retrouvez l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans "le Nouvel Observateur" du 8 septembre 2011 C'est par un coup de fil de Claude Guéant que Dominique Paillé, ex-conseiller à l'Elysée, a appris qu'il était démis de ses fonctions à la tête de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration, une semaine avant que la nouvelle ne soit rendue publique jeudi 1er septembre. "Je dois te dire que tu ne seras pas reconduit", lui annonce le ministre de l'Intérieur. "Mais je n'avais pas besoin d'être reconduit puis que je suis en principe nommé pour trois ans", fait mine de s'étonner Paillé, nommé en janvier dernier. Gêné, Guéant précise alors : "C'est une décision venue d'en haut." "T'es avec moi ou contre moi ?" Le crime : rouler pour Borloo Mais ce n'est pas là la pire de ses fautes aux yeux de Nicolas Sarkozy. Idem pour Rama Yade. L'heure de sa disgrâce a sonné avec son refus de mener la liste d'Ile-de-France aux élections européennes en 2009. Coïncidence ?

Comment le président les a tués. Acte 2 : les journalistes et les patrons - Le dossier de l'Obs (Lire l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2011). > Le zapping du président Alain Genestar s'apprête à lancer le quatorzième numéro de "Polka", ce bimestriel de photojournalisme qu'il a créé après son licenciement, en 2006, de "Paris Match". Le portfolio du Cartier-Bresson turc, Ara Güler, ou les saisissants clichés de Robert Clark sur le 11-Septembre ont ceci de reposant qu'ils ne lui vaudront pas l'ire de Nicolas Sarkozy. Pas comme "la" photo de "Match", publiée en août 2005, où l'infidèle Cécilia était shootée avec son amant, le publicitaire Richard Attias. Disgrâce présidentielle Avec Genestar, Sarkozy a fait un exemple. Impossible de jurer non plus que le président a "tué" Arlette Chabot, qui entretenait des relations tendues avec la rédaction de France Télévisions. Même chose pour Patrick Poivre d'Arvor, prêt à se draper dans la toge du martyr sarkozyste. Véronique Groussard – Le Nouvel Observateur > Des patrons remerciés

FRANCE • Un système schizophrène, un peuple fatigué Depuis quatre ans, Sarkozy est accusé de pervertir l’esprit de la Ve République. Pour l’essayiste allemand Benjamin Korn, le président reste pourtant fidèle à l’héritage gaulliste. L’agitation en plus… L’histoire de France est riche en séismes politiques et révolutions sanglantes ; des rois ont été renversés, le clergé évincé, l’aristocratie désarçonnée ; la bourgeoisie a pris le pouvoir et maté le prolétariat rebelle ; rien n’est resté – rien, si ce n’est l’immuable socle du centralisme. Il y a ainsi eu, sous Louis XIV, l’Etat absolu qui attachait à la Cour tous les aspirants au pouvoir afin de les surveiller de très près. Il est possible en France de débattre de l’existence de Dieu, du pouvoir des sectes, de la violence à la télévision et du sexe sur Internet – de tout, sauf d’une chose : la fin nécessaire de la Ve République. Les pleins pouvoirs La trouvaille appartient au général de Gaulle. La république bananière Sarkozy a ses complexes. Ridicule ? Traîtres et transfuges Benjamin Korn

Comment le président les a tués. Acte 1 : les policiers et les juges - Le dossier de l'Obs (Lire l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2011). Acte 1 : les policiers et les juges > La valse des képis Saint-Lô, dans la Manche, janvier 2009. A deux ans de la retraite, le commissaire Philippe Bourgade est muté à l'Ecole nationale de la Police de Vannes (Morbihan). Un peu comme Dominique Rossi : pour avoir préféré laisser des militants nationalistes s'inviter pacifiquement chez l'acteur Christian Clavier, un ami du président, le coordinateur des forces de sécurité en Corse a été évincé du jour au lendemain. Exécution publique Ancien premier flic de France, Nicolas Sarkozy ne supporte pas qu'un policier lui manque. Le ministre organise l'exécution publique du "responsable", Jean-Pierre Havrin, policier réputé de gauche, chef de la police locale et adepte de la police de proximité. Olivier Toscer – Le Nouvel Observateur > Le procès des magistrats "Sarkozy me déteste. Exilé à Cayenne Stéphane Arteta – Le Nouvel Observateur

Un policier fait trembler l’Intérieur La France a peur d’un… gardien de la paix. C'est ainsi qu'en 2009, je me faisais l'écho du calvaire vécu par Philippe Pichon, un commandant de police que le ministère de l'Intérieur voulait expulser de ses effectifs, au motif qu'il avait osé dénoncer les dysfonctionnement du "système de traitement des infractions constatées" (STIC), ce méga-fichier policier qui, fichant plus de 5 millions de suspects, et plus de 28 millions de victimes -soit plus de la moitié de la population française- est par ailleurs truffé d'erreurs. Philippe Pichon est convoqué, ce 20 octobre, au tribunal administratif, qui va le juger sur le fond, et qui pourrait bien le révoquer, définitivement, et donc l'expulser de la police nationale. A qui profite le STIC ? William Bourdon, son avocat, parle même de "cri d'alarme" entraîné par le "refus de son supérieur hiérarchique de veiller à une stricte et légaliste utilisation du STIC". Une Justice très sélective Un fichier truffé d'erreurs

En direct : les révélations du « Monde » sur les réseaux libyens de Nicolas Sarkozy La villa abandonnée qui valait des millions Derrière de hauts murs et un lourd portail en fer, la villa "Nabila" à Mougins (Alpes-Maritimes) semble à l’abandon. Mais plusieurs dignitaires libyens affirment qu'elle a servi à blanchir des fonds destinés au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, par l'intermédiaire d'Alexandre Djouhri. Vos questions Selon Simon Piel, l'un des journalistes à l'origine de cette enquête, il est beaucoup trop tôt pour imaginer une mise en examen de Nicolas Sarkozy dans cette affaire précise. Le montage occulte qui a servi à financer l'hôpital de Benghazi L'enquête sur un possible financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 a conduit les enquêteurs chargés de l'instruction à se pencher sur le financement de la refonte de l’hôpital universitaire de Benghazi, le Benghazi Medical Center, construit dans les années 1980 et qui n’a jamais ouvert. Choukri Ghanem au cœur d'un système de détournement de l'argent libyen Comme tout justiciable, M.

Copé 2017 : sauve qui peut! Cette semaine, j’ai regardé, assez effaré je dois dire, la prestation de Jean-François Copé, notre autoproclamé Président de 2017, à France 2 chez David Pujadas. J’avoue avoir été impressionné de mesurer la différence entre l’image que je me fais d’un politicien sincère, honnête et compétent et celle renvoyée par cette caricature de bonimenteur cynique et autosatisfait. C’est pas que je ne connaissais pas Copé. Grande gueule, ultralibéral, des crocs acérés qui peuvent au choix rayer le parquet ou lacérer ses adversaires politiques. Là, je l’ai regardé fonctionner pendant plus de deux heures. Copé a un don certain pour raconter les pires âneries comme autant d’évidences. Je n’avais pas vu le programme de l’émission, et j’ai donc été fort surpris (mais content) de voir débarquer Mélenchon. Ouais, mais non. A mon sens, Mélenchon avait deux angles d’attaque complémentaires. Mélenchon a bien parlé de ce problème. Ben quoi, c’est vrai, il a bien le droit d’avoir des amis, Copé, hein ?

Qui a peur de la démondialisation ? Dans une tribune récemment publiée sur Mediapart (6 juin 2011), des membres du conseil scientifique d’Attac (Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé) déclarent « s’inquiét(er) de la fortune rencontrée par la démondialisation ». Je crois avoir à leur endroit suffisamment d’estime et d’amitié pour leur dire mes désaccords – à plus forte raison après m’être rendu coupable d’avoir moi-même employé le mot « à problème » (1)… Dépolluer du FN Du problème en question, il est sans doute utile de commencer par déblayer la situation politique – entendre la dépolluer du Front national. Au fait, qu’est-ce que la mondialisation ? Il y a alors deux définitions possibles de la mondialisation : De quelques approximations de l’anti-démondialisation La question décisive de la souveraineté Les signataires objecteront qu’ils visent moins loin que le monde : l’Europe. Souveraineté, peuples

Avec Christine Lagarde, l'industrie US entre au gouvernement français Christine Lagarde Université St. Gallen, Suisse, 20 mai 2005. La composition du nouveau gouvernement français, annoncée le 2 juin 2005, étonne par son incohérence. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, un gaulliste qui a acquis une stature internationale de premier plan avec son célèbre discours contre la guerre d’Irak devant le Conseil de sécurité, est flanqué d’un ministre d’État, Nicolas Sarkozy, soutien inconditionnel des États-Unis et d’Israël. Le ministère des Finances, lieu stratégique de la pénétration US, devient un bastion atlantiste. Madame Lagarde est inconnue en politique. Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS) [3]. Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. [3] « CSIS, les croisés du pétole », Voltaire, 6 juillet 2004.

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