background preloader

Le salaire à vie, pour le travail et contre l'emploi !

Le salaire à vie, pour le travail et contre l'emploi !
Related:  Bernard Friot

Retraites : déplacer le débat L’affaire semble entendue et ne pas souffrir de débat : il y a un problème des retraites. Dans l’introduction de son indispensable livre, L’enjeu des retraites, Bernard Friot revient sur la construction même de ce « problème », et déconstruit la manière très particulière dont il est posé par l’actuel gouvernement, comme par le précédent, pour imposer des « réformes » qui s’apparentent à un démantèlement. Pour y résister, nous relayons également l’appel à manifester ce mardi 10 septembre 2013. Un problème démographique, d’abord : avec le passage d’un actif pour un retraité à un pour deux d’ici cinquante ans, la question ne serait « ni de droite ni de gauche, mais arithmétique », comme dit Mme Parisot. Un problème comptable, ensuite : les déficits actuels et surtout prévus seraient tels qu’il faudrait dans l’urgence « sauver le régime par répartition » en réduisant ses prestations, à « compléter » par de la capitalisation. De moins en moins de droits dans un pays de plus en plus riche ?

Immortalité : Google y croit à mort ! 01net le 31/10/14 à 19h15 © Benjamin Decoin Delphine Sabattier Directrice des rédactions 01 Quelle histoire ! Extraordinaire ! C'est fou, que vient faire Google dans la lutte contre le cancer ?! La fin de la mort se rapproche Le transhumanisme ? Si tout va bien, de notre vivant, nous célébrerons les premières victoires contre la mort ! Enfin, si vous voulez approcher l’immortalité de manière plus sûre, Ray Kurzweill prédit que d’ici 15 ans vous pourrez télécharger- c’est-à-dire sauvegarder et continuer à faire vivre ! De la même façon que nous avons commencé à virtualiser le commerce, la planète ou encore les relations humaines, nous accéderions à une dématérialisation totale de l’être humain. Tuer la mort, une fin en soi ? L’idée de ne pas mourir est évidemment très réjouissante. Sa conférence est un hymne à la vie, à la recherche d’un nouvel épicurisme pour notre siècle technologique. Ci-dessous : la vidéo d'Alain Damasio "Très humain plutôt que transhumain". A lire aussi :

Bernard Friot : « Le management capitaliste entrave notre désir de participer au bien commun » Basta ! : On parle désormais davantage de « pouvoir d’achat » que de salaires. En quoi est-ce différent ? Bernard Friot [1] : La « défense du pouvoir d’achat » ne passe pas par une hausse du salaire mais par la baisse des prix – et donc des salaires – ou par des formes de rémunération sans cotisations sociales : épargne salariale, intéressement, primes… Utiliser le terme « pouvoir d’achat », c’est aussi nous réduire à nos seuls besoins à satisfaire par ce pouvoir d’achat, c’est accepter de réduire le salaire au seul prix de notre force de travail. Vous proposez d’associer au salaire une forme de « citoyenneté économique ». Le suffrage universel – une personne, une voix – a été conquis pour affirmer la souveraineté populaire sur la délibération politique. Comment fonctionne et à quoi sert cette qualification, que vous appelez « universelle » ? La qualification universelle est l’expression de cette exclusivité populaire dans la maîtrise de la production. Je vous pose aussi la question.

MIA: Paul Lagargue: 'Le droit à la paresse' (1880) Paul Lafargue Réfutation du droit au travail de 1848 Avant-propos M. La bourgeoisie, alors qu'elle luttait contre la noblesse, soutenue par le clergé, arbora le libre examen et l'athéisme; mais, triomphante, elle changea de ton et d'allure; et, aujourd'hui, elle entend étayer de la religion sa suprématie économique et politique. La réfutation du Droit au travail, que je réédite avec quelques notes additionnelles, parut dans L'Égalité hebdomadaire de 1880, deuxième série. I Un dogme désastreux "Paressons en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant." Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Dans la société capitaliste, le travail est la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique. O Melibœ, Deus nobis hæc otia fecit [5]. Christ, dans son discours sur la montagne, prêcha la paresse: Par contre, quelles sont les races pour qui le travail est une nécessité organique?

Discussion avec Bernard Friot : Loi Travail, infra emploi et salaire à vie Retrouvez la vidéo liée à cet article en cliquant sur le lien suivant : Espaces marx (EM) : Pourquoi es-tu mobilisé contre la loi Travail ? Parce que je suis mobilisé depuis plus de trente ans contre la dérive qu’elle continue. Pourquoi la hiérarchie des normes est-elle un enjeu de lutte de classes ? - d’une part, le travail concret de production d’un bien ou d’un service, d’une valeur d’usage donc, avec les outils, les savoir-faire, l’organisation technique que cela suppose : l’entreprise est bien sûr le lieu où se définit le travail concret, et il est légitime que ce soit à son niveau que les conflits soient arbitrés ; Certes, comme on le dit souvent, parce qu’au niveau de l’entreprise le rapport de force est beaucoup trop en défaveur du salarié, qui doit allégeance à son employeur, lequel le paye : même collectivement il y est très difficile de conquérir une position de négociation favorable. Que m’apprend l’histoire de la sécurité sociale ?

« Je serais tellement plus utile au chômage Notre société marche sur la tête. Un seul objectif : le plein emploi. Sans se demander si les activités créées sont utiles à la société, ou si elles sont nuisibles. Être rentable et « booster la Sainte Croissance » est devenu plus important que de donner du sens au travail. « A chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre », explique Jérôme Choain. Je suis exaspéré. Je n’entends parler que d’emploi. J’ai 45 ans, je suis né en 68, année de certains rêves. Reconnaissance sociale On a besoin d’argent pour vivre, soit. Restons-en donc aux faits. Notre société nous éduque à lui nuire Je suis ingénieur. Il y a deux ans ma femme et moi avons pris une décision un peu folle : tout larguer pour aller s’installer au bord de la mer. Cela n’empêche que je me suis posé beaucoup de questions à cette époque sur ce que j’allais faire de ma vie. J’ai encore des proches qui croient que j’ai fait ça pour faire plaisir à ma Dame. Émancipation

A propos de Bernard Friot, quelques remarques Bernard Friot[1] est membre du Parti Communiste Français. Il lutte donc pour une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique, où les travailleurs et les citoyens pourraient décider de l’orientation de la société et de leurs entreprises. De ce point de vue, ses positions sont toujours respectables. En tant qu’économiste, Bernard Friot est un marginal, en ce sens que ces positions sont jugées fausses et absurdes par 95% des économistes. Bernard Friot pousse à l’extrême les positions des économistes hétérodoxes (ceux qui luttent contre le néo-libéralisme, ceux qui veulent dépasser le capitalisme). Les travaux des économistes hétérodoxes se partagent en trois catégories. Dans une économie capitaliste moderne, la satisfaction des besoins humains s’effectue de trois façons : la production marchande, la production publique, les activités domestiques: l’automobile, l’école, l’amour. Bernard Friot propose ensuite d’exproprier les capitalistes. [2] Je rejoins ici J.

Related: