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A quoi va ressembler 2013 ?

A quoi va ressembler 2013 ?
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La symbiose du futur Pourquoi ce livre maintenant ? Est-il en relation avec les grandes échéances électorales du moment ? J'avais envie de regarder plus loin que les habituelles échéances que l'on nous propose. Il me semble que la myopie des politiques face au futur est grande. Dix ans paraissent une éternité. Le monde est trop complexe, son évolution imprévisible. Vous pensez que nous allons vers des catastrophes ? Je crois que notre type de civilisation - celui des sociétés industrialisées - aboutit à un échec. C'est de la notion de symbiose que vient le titre de votre livre : "l'Homme symbiotique" ? Oui. Vous pensez que nous créons une nouvelle forme de vie ? Oui, je pense que des bouleversements se préparent. Décrivez nous cet organisme planétaire que vous appelez le cybionte. Pour l'imaginer il faut retracer l'évolution des techniques. Votre proposition s'appuie sur une nouvelle approche unifiée des connaissances ? Et puis il y a l'ordinateur, omniprésent dans votre livre ? Je le crois.

Une cyber-visite dans le musée du futur Nous sommes le 1er février 2028, Alex, Natacha, Sophia 14 ans et Max 12 ans se préparent à visiter la Cité des Sciences qui s’appelle la Cité des sens. Grâce à des écrans Holographiques en 3D et aux VTHB (vraiment très haut débit) ils peuvent aussi visiter certaines expositions du Palais de la découverte et participer à des débats. Leur voiture autoguidée se dirige seule vers le parking où une place leur a été attribuée. Sophia et Max comme tous les jeunes de leur âge sont des MHBG (mutants hybrides bio numériques géolocalisés). 1 - A l’accueil la famille s’équipe de 3 outils essentiels pour leur cybervisite : D’abord leur infomobile (qu’on appelait jadis un Smartphone), soit celui qu’ils ont emporté avec eux, soit le navigateur mis à leur disposition à l’accueil. Ensuite il porte un badge actif autour du cou. 2 - Lorsque la famille arrive devant une exposition qu’ils aimeraient visiter, chaque membre est reconnu grâce à son badge actif et des parcours individualisés leurs sont proposés.

Groupeware et Intelligence collective Interview de Joël de Rosnay sur le Groupware , 17 août 1995 1° Comment, selon vous, les lois de l'auto-organisation et de la dynamique des systèmes vont-elles s'appliquer au travail en groupe ? Aujourd'hui la formation, la création, les modes de récompense sont centrés sur l'individu. Le travail en groupe résulte le plus souvent d'une série d'actions individuelles intégrées par la suite afin de faire bénéficier la collectivité des apports de chacun. 2° Vous expliquez dans votre livre1 que l'information représente du "temps potentiel". L'information constitue en effet une forme de temps potentiel. 3° Avec la constitution des grands réseaux, chacun peut accéder à des milliers d'informations, je pense notamment à Internet. Il existe déjà un décalage, même au sein des entreprises, entre ceux qui savent utiliser les nouveaux outils du traitement informatique et de la communication électronique et ceux qui se sentent dépassés par ces techniques.

Surfez la vie dans votre entreprise Article de Joël de Rosnay pour le site "J'aime ma boite" illustré par une vidéo réalisée par Fabrice Otano, Directeur Business et Technologies chez Cap Gemini - Juillet 2013 "5 tips to succeed", vidéo réalisée par Fabrice Otano, Directeur Business et Technologies chez Cap Gemini La métaphore du surf est une base naturelle pour évoluer vers un modèle de vie adapté aux conditions particulières du monde dans lequel nous entrons. Un monde de déséquilibres permanents exigeant des rétablissements en temps réel. D'où cette nécessité de recourir à la mobilité, l’anticipation, l’équilibre dynamique. Le surf dans l’entreprise c’est la prise de risque. Prendre des risques, c'est accroître ses chances de gagner. Or, découverte, invention et innovation, vont à l'encontre de la stabilité des idées reçues et des situations acquises. Un bon exemple de financement de l'innovation est représenté par le capital-risque (Venture Capital).

Passions sur Internet Transversales : Le rapport à Internet génère un double discours : l'un positivise le phénomène, disant qu'il va réduire tous les maux de la création, résoudre la crise économique ; l'autre le diabolise, soulignant les aspects négatifs tels que la facilité de diffusion de la pornographie, la pédophilie, les propos néo-nazis, etc. Vous qui connaissez ce réseau, quelle est votre position sur ce sujet ? Joël de Rosnay : Il y a peu de nouveau à propos d'Internet par rapport au monde de l'imprimerie, des radios FM ou de la télévision. C'est un nouveau média interactif, dont la particularité par rapport à l'écrit, la radio et la télévision, est de comprimer dans un temps plus restreint, et dans un espace compacté, un grand nombre de canaux de communication humaine : l'image, l'écrit, le son, la vidéo, etc. Mais Internet échappe à ces possibilités de «contrôle vertical» et crée donc une dimension supplémentaire d'inquiétude pour les politiques, dans leur désir de réglementer et de réguler. Notes

Comment rester jeune et en bonne santé Ce que je fais pour me maintenir en forme, tout le monde peut le faire. Il suffit de respecter cinq principes fondamentaux. C’est scientifiquement prouvé : en trois semaines, on peut changer son corps, sa vie. Exercice physique Je surfe toute l’année. Nutrition Une règle d’or : rester à 80% de sa faim à chaque repas ! Management du stress Je médite vingt minutes par jour. Réseau La famille est fondamentale, les amis bien sûr, les proches du travail… Mais aussi une activité régulière sur les réseaux sociaux. Plaisir Il y a le plaisir physique, sensuel, qui me porte depuis toujours.

Une vision du futur Joël de Rosnay, docteur ès sciences et ancien enseignant au renommé Massachusetts Institue of Technology, est actuellement directeur de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris. Auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous pouvons citer Les origines de la vie, Le Macroscope et L’Homme Symbiotique, il porte un regard particulièrement intéressant et original sur la coévolution entre les nouvelles technologies de l’info/communication, la société et l’homme. Il a accepté de recevoir notre groupe de recherche, le Gretech, à La Cité des Sciences et de l’Industrie afin d’explorer ensemble les enjeux du développement technologique dans nos sociétés. Gretech (Gr.): Quelle est la méthodologie nous permettant de mieux comprendre nos sociétés en évolution rapide, quelle approche utiliser afin de saisir la complexité qui caractérise nos sociétés, sans pour autant réduire la réalité observée à des champs fragmentés et sans communication entre eux ? JdR.: En effet.

Focus sur… Oui, mais pas seulement, il y a également des scientifiques artistes peintres. On sait par exemple que le grand biologiste André Lwoff était également un excellent peintre. Il me disait souvent que la création artistique l’aidait beaucoup à découvrir des relations inaperçues entre certains secteurs qu’il étudiait, notamment sur les virus et leurs relations avec les cel-lules bactériennes ou de notre corps. Art pictural, musique, recherche scientifique, créent de nouveaux horizons, de nouveaux espaces dans lesquels l’intuition trouve son rythme créateur en rapprochant des éléments épars de la mémoire, voire en faisant ressortir des réflexes qui se révèlent sous l’effet de la création artistique ou scientifique. Le surfeur est confronté à la fois au déterminisme et à la liberté. D’une part parce que la vague qu’il surfe a été produite par une tempête dans l’Atlantique Nord, par exemple, elle est déterminée par des phénomènes météorologiques indépendants de lui.

La course à la compétition enlève à la dimension humaine un certain nombre de qualités Le directeur de la stratégie de la Cité des sciences et de l'Industrie en France, Joël de Rosnay, tel un artiste, nous décrit son univers informatique où l'être humain, ancré au centre de sa démarche scientifique, donne, selon lui, du sens à son action. Une action, dit-il, dans une interview exclusive à "l`express", basée sur une démarche systémique où "la connaissance est brassée en permanence". Il dit aussi aimer la phrase de Michel Serres : "Une personne cultivée est une personne non-compétitive". Celui qui confie vivre en permanence avec un regard neuf nous parle aussi de notre monde et nous apprend à le regarder avec d'autres yeux. Par ailleurs, Joël de Rosnay pense que la culture permet aux hommes "d'intégrer les éléments épars qui donnent du sens à sa vie personnelle". Car, pour le chercheur, "la culture donne du sens à la vie et on peut aussi donner du sens à sa culture en la communiquant, sans s'enfermer". - Je vis en permanence avec un regard neuf. - Oui, c'est vrai.

L'esprit du surf Scientifique et sportif, futurologue et spécialiste de la longévité, Joël de Rosnay se livre avant d’ouvrir la 1re conférence internationale Mer & Santé. Champion de France de surf en 1960 et 1961, auteur de nombreux ouvrages, docteur ès Sciences, enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology), Joël de Rosnay a été élu personnalité numérique de l’année 2012. Dans son dernier livre, « Surfer la vie », il écrit que « le surf représente la transposition dynamique de la vie elle-même ». Sud Ouest : Vous qui êtes depuis toujours un passionné de mer, dans quelle mesure attribuez-vous votre bonne forme à la fréquentation des vagues ? Joël de Rosnay : Évidemment, comme chacun sait, l’air marin est tonique. La présence d’iode et les UV jouent un rôle important. La pratique du surf nécessite une préparation continue, à la fois musculaire, nutritionnelle et psychologique. La nutrition est également très importante pour garder la forme. Joël de Rosnay : Oui, je le pense sincèrement.

Avons nous encore le temps ? Le Nouvel Observateur. — Notre civilisation de l'urgence s'est donné comme principal objectif, et à tous les niveaux de l'activité humaine, de gagner du temps sur le temps. Comment peut-on apprécier cette ambition ? Joël de Rosnay. — Le siècle qui commence est celui de la vitesse, c'est bien certain,. Mais de quelle vitesse s'agit-il ? La vitesse n'est-elle pas relative ? A titre personnel, la vitesse intervient dans ma vie à la fois comme nécessité et comme plaisir. Dans nos sociétés industrialisées, informatisées, connectées aux autoroutes de l'information, la vitesse peut apparaître comme un dangereux catalyseur de fracture sociale. N.O. — Est-ce qu'il y a lieu, selon vous, de parler d'une accélération de nos modes de vies ; autrement dit, peut-on considérer que l'histoire s'accélère ? Nos structures sociopolitiques intègrent-elles cette accélération ? N.O. — Comment le futurologue appréhende-t-il la suite de l'histoire ? N.O. — Qu'entendez-vous par " habiter le temps " ?

Chérie, j'ai imprimé les courses L'impression d'objets en 3D par de simples quidams n'en est qu'à ses balbutiements, mais les acteurs de la grande distribution réfléchissent déjà à la meilleure parade pour ne pas se laisser prendre de court, comme ce fut le cas avec l'essor du e-commerce. Atlantico : La chaîne de fast food Macdonald's envisagerait d’installer des imprimantes 3D dans ses restaurants, afin que les enfants, lorsqu’ils commandent un menu happy meal, puissent demander le jouet de leur choix, qui se créera sous leurs yeux. Ce type d’innovation préfigure-t-il d’autres changements, beaucoup plus radicaux ? Joêl de Rosnay : Pour certains produits, c'est très probable. Frédéric Fréry : L'impression 3D est très certainement une technologie d'avenir, dont les conséquences sur de nombreuses industries vont être considérables. Atlantico : Pourrait-on imaginer qu’à terme, les foyers seront équipés d’imprimantes 3D, comme ils le sont de télévisions ou d’ordinateurs ? Joêl de Rosnay : C'est déjà tout à fait possible.

L’éducation de demain, le e-learning, les risques et avantages d’Internet Interview réalisée par Madeleine Von Holzen pour le site SwissUp, Janvier 2002 Votre définition de la société du savoir est une société dans laquelle les jeunes enseignent aux plus âgés. Qu'est-ce que ceci implique pour les enseignants? Nous sommes passés d'une société de nature industrielle dans laquelle nous produisions des objets à une société dans laquelle nous produisons des connaissances et des savoirs. Comment cela se mettrait-il en place concrètement ? Il faut donner le temps et la motivation à cette génération, et modifier la structure du système scolaire. Est-ce que cette approche correspond à la réalité de l'enseignement aujourd'hui ? On s'en approche. Et l'individu… Dans cette nouvelle société du savoir et des nouvelles technologies, il est face à une surabondance d'informations, et peine parfois à s'y retrouver. C'est justement cela que les enseignants doivent transmettre aux élèves. Comment le e-learning va-t-il se développer ?

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