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Le Mariage pour Tous

Le Mariage pour Tous
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James | James et les Hologrammes. Arte diffusait hier, Ponyo sur la Falaise, film d’animation de MIYAZAKI Hayao que j’avais vu à sa sortie au cinéma en avril 2009. Je n’avais jamais eu le courage de revoir ce film même si j’avais très vite acheté le dvd. Non pas que le film ait quelque chose de traumatisant mais je l’ai malheureusement associé à de mauvais souvenirs. J’ai donc toujours fait l’impasse sur l’occasion de le revoir. Il y a, à peu près dix ans, Kiki la Petite Sorcière est sorti en France. A cette époque je venais à peine de rencontrer un garçon dont j’ai oublié le nom. Bref. Je lui (ou à l’autre donc) proposais pour prochain rendez-vous, que nous allions voir Kiki au ciné. La vérité c’est que, midinette dans l’âme, je rêvais de voir un film d’animation japonais avec un garçon et si possible un qui ne disparaisse pas après le premier rendez-vous. Lorsque Ponyo est sorti, j’étais avec Jolies Lèvres. Séquence d’hyperthymésie. Une semaine après c’était la fin. ♡ Ponyo Sosuke Suki !

Au nom de tous les miens « Espèce de sale bisexuel ! » C’est ainsi qu’à l’âge de 7 ans, j’ai découvert l’homophobie. Je n’avais encore jamais éprouvé le moindre désir charnel, je n’avais aucune notion de ce qu’allait être ma sexualité future, mais les fauves impitoyables de la cour de récréation m’avaient déjà flairé. Il s’appelait Logan, il ne se souvient sans doute pas de ces mots balancés à la face d’un gamin il y a plus de 20 ans, mais ses paroles ont marqué ma vie. Bisexuel, quel mot étrange, dont ce pauvre Logan ne connaissait sans doute pas la signification. Pendant des années, j’ai prétendu aux autres et à moi même que j’avais échappé aux meurtrissures de l’homophobie. Toute mon adolescence, j’ai marché dans les couloirs de l’école en feignant d’ignorer les murmures de mes camarades. Il s’agit de comprendre qu’à l’inverse des autres minorités, les homosexuels doivent apprendre à faire face à la discrimination seuls. L’homosexualité m’a menée la vie dure, mais elle m’a aussi sauvé la vie. Like this:

Qui défend l’enfant queer ? Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. C’est leur jour de sortie, le gigantesque outing national des hétérocrates. Ils défendent une idéologie naturaliste et religieuse dont on connaît les principes. Leur hégémonie hétérosexuelle a toujours reposé sur le droit à opprimer les minorités sexuelles et de genre. L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner. Paul B.

Qui défend l'enfant queer? Par BEATRIZ PRECIADO Paru dans Libération le 14 janvier 2013, PARIS. Versión española e italiana AQUI Manifestation Paris 13.01.2013 Photographe anonyme Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. C’est leur jour de sortie, le gigantesque outing national des hétérocrates. Paris, 13.01.2013 L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner. J’ai été un jour l’enfant que Frigide Barjot se targue de protéger.

J’ai parlé avec les anti-mariage gay dimanche à Paris Photos : Elsa Toporkoff Selon un sondage IFOP, une majorité de Français seraient en faveur du mariage homosexuel. Pourtant, pas moins de 350 000 manifestants – 800 000, selon les organisateurs – se sont réunis dans les rues de Paris hier dimanche 13 janvier pour exprimer leur opposition au projet de loi du gouvernement. Quatre à cinq rames de trains SNCF et plus de 1 000 cars avaient été affrétés pour l’événement, en plus des quelques 4 ou 5 millions de tracts distribués. Comme je ne savais pas quoi faire de mon dimanche après-midi, j’ai décidé d’aller me balader avec les manifestants entre la place d’Italie et le Champ-de-Mars pour me prendre dans la gueule des coups de pancarte et des chants improvisés de droite – « Nos ventres ne sont pas des caddies ! La sécurité n’a pas eu à intervenir. Sur le trajet, les débats et les échanges battaient leur plein entre les manifestants. Thibault, 18 ans, étudiant VICE : Salut Thibault, qu'est-ce que tu fous ici ? OK. Mireille Merci Marie. OK. Ah.

CSPINYOURFACE : Vous vous souvenez d'elle ? Mariage gay ou mariage mixte, les anti ont recours aux mêmes arguments Le mariage mixte a été légalisé en 1967 aux États-Unis (JAUBERT/SIPA) Certains des arguments des opposants au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ressemblent fortement aux arguments mis en avant par les opposants au mariage mixte aux États-Unis, avant que celui-ci ne soit légalisé dans tous le pays en 1967. Des extraits de décisions de justice aux États-Unis permettent d’établir un parallèle frappant. Bien que les débats aient lieu à deux époques et dans deux pays différents, et bien que les sujets puissent paraître a priori comme différents, les craintes face aux évolutions de société sont similaires. 1- Le déclin de la civilisation Le premier exemple est tiré de Pace and Cox v. Cet argument du déclin de la civilisation et de la société déstabilisée est largement employé en France pour justifier une opposition au projet de loi actuel. [2] 2- Le spectre de l'inceste En 1948, dans l’affaire Perez v. 3- L'hypocrite non-exclusion du mariage 5- La religion

Comment élever son enfant dans une société hétéro-normée ? Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy Cette semaine, nous vous offrons une revue sur le camouflage. On ne va pas parler de mode ou de déco, mais du fait que le devoir de camouflage se fait sentir, parfois de façon assez insidieuse. Homophobie : à l'école de l'impunité par Arnaud Alessandrin & Yves Raibaud - Lundi 10 mars 2014 Dans ce billet, nous souhaitons revenir sur les polémiques qui, depuis la rentrée scolaire 2013, font considérablement régresser l’idée d’une lutte forte et globale contre les discriminations à l’école. [Lire la suite] Les Continuités du soin, ou le risque de la communauté par William Caroline - Dimanche 09 mars 2014 Nous nous racontons tellement d'histoires en baisant. [Lire la suite] Petite mise au point sur Looking par Didier Lestrade - Lundi 10 mars 2014 Il y a une discussion autour de Looking qui se promène sur Internet et chez les gays. [Lire la suite]

«Le 13 janvier, c'est la haine qui sera dans la rue», par Judith Silberfeld Non, nous – les homo- et bisexuel-le-s – ne sommes pas irresponsables. Oui, nous – les homo- et bisexuel-le-s – avons des enfants. Parce que nous estimons qu’un enfant a surtout besoin de l’amour de son/ses parent(s), qu’il en ait un, deux, trois ou plus, que ce soit volontaire ou un hasard de la vie. Le 13 janvier aura lieu la 2e manifestation dite «manif pour tous». Quand on est contre l’égalité entre homme et femme, on est sexiste. Les organisateurs/trices de la «manif pour tous» essaient aussi de faire croire qu’y participeront des personnes de gauche comme de droite. Quand on marche contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, on n’est pas de gauche. La droite manifeste rarement. Ne vous y trompez pas: le 13 janvier, c’est la haine qui sera dans la rue. Toutes les infos sur les rassemblements pour l’égalité des droits partout en France.

Homoparentalité : "psys, taisons-nous !" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvie Faure-Pragier, auteur des "Bébés de l'inconscient : le psychanalyste face aux stérilités féminines aujourd'hui" (PUF, 2003) Depuis que se profile le vote de la loi sur le mariage pour tous, une efflorescence d'articles psychanalytiques envahit les médias. Au coeur du débat : l'homoparentalité. Ces articles font-ils état d'une expérience clinique des problèmes rencontrés par les enfants des couples homosexuels ? Aucunement. En France, ces articles s'appuient essentiellement sur les théories issues de l'analyse de sujets dont les parents sont hétérosexuels. L'identification d'un garçon à un homme serait empêchée s'il n'avait pas de père. Pour ces psychanalystes, le symbolique est tributaire de la réalité. Ces critiques me ramènent vingt ans en arrière, lors des premières fécondations in vitro dans les couples hétérosexuels. Selon eux, elles allaient aboutir à créer des enfants dont l'inconscient serait altéré. 1. 2. 3.

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