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L’incroyable erreur des experts du FMI

L’incroyable erreur des experts du FMI
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Et maintenant ? Le FMI, par la voix de ses responsables, reconnaît – ce que nous savions depuis fort longtemps – qu’ils ne sont rien de plus qu’une grosse bande de connards dangereux incapables : « (…) dans un moment de distraction, ils ont mal réglé leurs ordinateurs. Et ils avaient juste sous-estimé l'impact négatif des politiques d'austérité sur la croissance. » La verve de Daniel Schneidermann pourrait nous faire rire si l’envie de meurtre n’envahissait pas la totalité de notre être lorsque nous apprenons que Christine Lagarde, la patronne de ce même FMI composé, rappelons le, d’une grosse bande de connards dangereux incapables, joue la superstar à Davos, comme nous l’explique Atlantico. Apparemment, certains provocateurs l’envisagent même comme candidate potentielle en France pour 2017. Mais, hélas, ce n’est pas la seule nouvelle susceptible de nous faire définitivement perdre notre calme. Il y aussi les incroyables profits de JP Morgan Chase. Dans ces conditions, que faisons nous maintenant ?

La Grèce aurait gonflé son déficit public sous l'oeil de Bruxelles pour justifier l'austérité La Grèce, son port du Pirée, ses îles... et ses scandales politico-financiers. En tête mardi, l'ouverture de poursuites par la justice grecque contre trois cadres de l'office national des statistiques (Elstat) de la péninsule. Les trois sont soupçonnés d'avoir manipulé le déficit public du pays pour l'année 2009. Manipuler les chiffres pour vendre l'austérité Les faits reprochés sont graves. Dans le viseur de Zoe Georganta, qui porte ces accusations, son patron à Elstat et ancien statisticien au FMI, Andréas Georgious, qu'elle accuse d'avoir insisté pour faire entrer dans le déficit public de l'État les dettes des entreprises publiques de la péninsule hellénique. Le gouvernement savait selon l'accusatrice Suite à ces accusations, Grigoris Peponis, le procureur d'Athènes, avait réclamé la mise en place d'une commission parlementaire chargée d'étudier le niveau réel du déficit public en 2009. Soupçons à l'échelle européenne Des indices d'infractions selon les procureurs

Erreur du FMI : suites Deux points de vue complémentaires sur l’erreur du FMI concernant l’impact des coupes budgétaires sur l’activité. Tout d’abord Paul Krugman, qui estime que d’autres institutions ont fait pire, puis Fabian Lindner, qui rapporte au contraire une étude de… 2003 du FMI lui-même montrant que l’institution sous-estimait systématiquement l’ampleur de l’effet récessif des coupes budgétaires. Pour Krugman (en français ici), parmi les centaines d’articles présentés ces jours-ci lors du grand meeting de l’Association Economique Américaine, Celui qui a reçu le plus d’attention est certainement celui écrit par Olivier Blanchard et Daniel Leigh du Fonds Monétaire International. (…)La conclusion de cet article c’est que l’austérité n’a pas simplement un effet récessif sur des économies déjà affaiblies, mais que l’effet est bien plus fort que ce qui était envisagé auparavant. Le virage prématuré vers l’austérité s’est avéré être une terrible erreur. Comme le note Linder :

‘Le monde vient d’adopter un nouvel étalon-or dans la plus grande discrétion’ Le monde vient de se doter d’un nouvel étalon or, et cela s’est fait sans réunion au G20 pour en débattre, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph . L’étude annuelle de la GFMS pour 2012, une société de recherches spécialisée sur les métaux précieux , avait déjà indiqué que les banques centrales à travers le monde avaient acheté plus d’or l’année dernière qu’elles ne l’avaient fait quasiment au cours des cinquante dernières années. Elles auraient ainsi acquis 536 tonnes d’or en 2012, qui ont été substituées aux réserves détenues dans les 4 devises les plus courantes : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Parallèlement, elles ont réduit de 26% leurs détentions en obligations souveraines européennes de la zone euro, leur faisant retrouver les niveaux qu’elles avaient atteint il y a une décennie. C’est donc la perte de confiance dans les deux plus grandes devises de réserve du monde, le dollar et l’euro, qui suscite cette évolution. Source : Express.be

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique. Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul “Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. Une erreur qui ne sert pas de leçon

Matt Taibbi, journaliste exemplaire contre les pires gredins : après Goldman-Sachs, HSBC ! Matt TAIBBI est une "sentinelle du peuple", comme on disait des (vrais) journalistes en 1789. • D'abord le plus récent où, à l'occasion du scandale HSBC + Lanny Bauer, Matt Taibbi dénonce avec les mots qu'il faut la coalition de fripouilles mafieuses "banques + gouvernement" qui est en train de plonger le monde dans la servitude. • Ensuite, plus ancien mais encore ébouriffant, cet article de 2009 où Matt Taibbi détaillait les crapuleries à niveau de nuisance mondiale (depuis les années 20 !) de l'affreuse banque Goldman-Sachs. Voici maintenant, publié en français sur Agoravox, un deuxième article de Matt Taibbi, lui aussi profondément révoltant. [Je signale que le mot "bubble" en anglais ne signifie PAS QUE "bulle" : il signifie aussi "chimère", "projet imaginaire", "foutaise" (c'est John Kenneth Galbraith qui m'a appris ça, dans "L'argent") => Donc, choisir le mot "bulles" pour désigner les mensonges dolosifs de GM est beaucoup trop gentil : ça dédouane les escrocs, je trouve.

L’histoire secrète du dollar Dans Pastiches et Postiches, Umberto Eco s’était amusé à faire l’explication de texte d’un billet de cent mille lires. Dans Fondements métaphysiques du dollar (Fage éditions), Malek Abbou se livre au même exercice avec le billet vert et son érudition n’a rien à envier à celle du vieux sage de Bologne. Ainsi apprend-on que le signe $ signifie «spanish pillar dollar» parce que le mot «dollar» est une déformation hispanisante du thaler, monnaie autrichienne que les Habsbourg ont exportée en Amérique latine via l’Espagne, la double barre représentant les colonnes d’Hercule censées encadrer le détroit de Gibraltar.

L’erreur du FMI XEnvoyer cet article par e-mail Nouveau ! Pas le temps de lire cet article ? Fermer Mea culpa L’organisation a gravement sous-estimé l’impact de la rigueur budgétaire sur la croissance Voilà une erreur qui ne devrait pas contribuer à redorer le blason du FMI. Une question de coefficient Le sujet ressemble de prime abord à une problématique pour spécialistes en mal de controverse. L’air de rien, la révision opérée par les experts de l’organisation internationale est d’une portée considérable : si le nouveau chiffrage du FMI est exact cela signifie, à coups de milliards d’euros, que les politiques de rigueur menées en Europe du sud notamment n’ont aucun chance d’aboutir au résultat escompté, celui de diminuer les déficits et donc de sortir ces pays de l’ornière, sauf au prix d’efforts complètement hors de portée. Division sur le multiplicateur D’où vient l’erreur du FMI ? Il est toujours salutaire qu’une organisation s’engage dans ce type de correction plutôt que de persévérer dans l’erreur.

Trafic de drogue et système bancaire – Interview avec Antonio (...) Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) de 2002 à 2010, Antonio Maria Costa a fait la Une des quotidiens internationaux en janvier 2009, lorsqu’il a déclaré (propos que nous avions relayé ici) que des flux massifs d’argent de la drogue sont venus sauver de la faillite les grandes banques américaines et européennes au moment où le marché interbancaire était paralysé. Economiste à l’Onu puis en poste à l’OCDE, M. Costa a été pendant 40 ans un observateur privilégié de l’intégration financière du crime organisé et l’un des principaux artisans de la lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue. A l’origine, la mafia EIR : M.Costa, en 2007 et 2008, le système bancaire transatlantique s’est trouvé paralysé lorsque le marché interbancaire a cessé de fonctionner. Costa : Je dois pour cela retourner aux origines de toute l’affaire, et sur les efforts visant à nettoyer le système bancaire de l’infiltration de la mafia. Pas vraiment.

Oups ! L’austérité était une erreur (FMI) Désolé d’interrompre la conversation nationale sur Depardieu, nouvelle idole des jeunes en Mordovie, mais je voudrais juste vous signaler une petite nouvelle, qui vous a peut-être échappé : l’austérité, c’était une erreur. Oui, je sais, rien de neuf, on n’arrête pas de le répéter ici, notamment dans les chroniques de l’éconaute. Mais cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons. Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Et donc, dans un colloque économique en fin de semaine dernière, ils ont admis un léger bug dans les calculs. En gros, ils ne pensaient pas que l’austérité assécherait à ce point la demande, et donc l’économie. Ils ne savaient pas, comme le rappelle Paul Krugman dans le New York Times, qu’en économie, mes dépenses sont tes revenus, et mes revenus sont tes dépenses. Evidemment, ce n’est pas le FMI, en tant qu’institution, qui reconnaît qu’elle s’est trompée.

Décembre 2012, Philippe Derudder : La monnaie, du pouvoir d'achat au pouvoir d'être Le dernier film de Philippe Derudder :"La monnaie, du pouvoir d'achat au pouvoir d'être" Formidable Philippe Derudder. Je trouve ce type exemplaire. qui m'a conduit à lui ; des gens bien, tous les deux : dévoués, généreux, astucieux, rigoureux, gentils... Le dernier bouquin de Philippe est passionnant, très bien fait : "Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ?" Pour nous offrir son cadeau-film de fin 2012 (super cadeau !) Bonjour toutes et tous Depuis quelques années, j'ai pris l'habitude de partager avec vous quelque chose pour célébrer la fin de l'année et le commencement de la nouvelle; une réflexion, un texte... Sans prétendre détenir la vérité, je partage dans mes livres, conférences et ateliers le fruit de mes recherches et celui de mon propre cheminement; mais cela reste limité. C'est pourquoi mon objectif est que ce film soit le plus possible regardé afin d'informer et d'aider à comprendre que nos problèmes, pourtant vitaux, n'ont que l'épaisseur d'une pensée.

Michel Santi: Sauvetages bancaires: pourquoi est-ce toujours le citoyen qui boit la tasse? ÉCONOMIE - Voilà qu'en ce vendredi 21 décembre, à la veille de Noël, et alors que les attentions étaient à mille lieux des tribulations européennes, c'est un rapport particulièrement révélateur qui fut publié par la Commission européenne. Son objet consistait en effet à recenser les aides publiques octroyées au secteur bancaire de l'Union entre octobre 2008 et décembre 2011 qui ont, selon ce rapport, atteint le chiffre vertigineux de 1616 milliards d'euros! Voilà donc les résultats chiffrés des efforts consentis par les 27 pays membres -c'est-à-dire par nous, citoyens européens- et, ce, sans même tenir compte de l'année 2012 en cours. Laquelle année 2012 aura en outre vu les banques espagnoles bénéficier d'une première tranche de 39 milliards d'euros, ou encore le système bancaire de la minuscule Chypre pomper pas moins de 10 milliards. Cette somme phénoménale de 1616 milliards d'euros -soit 13% du PIB de l'ensemble de l'Union!

Les études économiques du FMI, utilisées par les partisans du traité européen de stabilité, étaient bidon Michael Ash, professeur d’économie à l’Université Amherst du Massachusetts a dénoncé hier les erreurs d’une étude officielle qui a servi de base aux décisions du Fonds Monétaire International (FMI). « Cette étude, rappelle-t-il, a été abondamment citée pour appuyer l’idée que la dette publique était la question du jour » Or, révèle-t-il, « leurs auteurs ont commis de graves erreurs ». Deux économistes du FMI entre 2001 et 2003, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff avaient publié en 2010 l’étude contestée, qui concluait que, quand la dette publique dépasse 90 % du PIB, elle entraine une récession de -0,1%. Cette étude a été utilisée par les gouvernements américain et européens pour justifier la réduction des dépenses publiques et sociales, en arguant que l’austérité devait relancer la croissance. Le commissaire européen Olli Rhen s’en est servi pour justifier les plans de la Troïka et le traité sur la stabilité (TSCG) imposant l’austérité permanente.

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