
L’hygiènisme identitaire des étudiants américains Le New-York Times , toujours à l’affut des nouvelles tendances du cyberespace, vient de faire une nouvelle découverte : avant d’entrer au collège, les étudiants américains prennent soin d’effacer leurs traces. La tendance est si forte qu’il s’agirait d’un nouveau L’entrée dans les collèges américains n’est pas une chose aisée. Aussi, les étudiants changent-ils de nom.. C’est là un épisode de plus entre les tactiques individuelles et les stratégies institutionnelles. Il reste tout de même inquiétant de voir avec quelle facilité toute une classe d’âge se soumet aux impératifs d’une institution, Il est inquiétant de voir que l’état ne s’occupe pas de protéger davantage ses citoyens les plus jeunes : depuis quand d’autres critères que scolaires doivent-ils être appliqués pour prétendre entrer dans un établissement universitaire ? Enfin, il est difficile de ne pas remarquer que terme de “ ” (utilisé aussi dans les jeux vidéo) a des résonnances sinistres dans notre histoire proche.
Je ferme mon blog et me déconnecte J’ai lancé l’idée de me couper du Net pendant six mois, puis une nuit une semaine plus tard je me suis fait peur et me suis retrouvé à l’hôpital en train de lire les blogs sur mon iPhone, je me suis alors dit que mon idée n’était pas qu’une idée de plus. Quand est-ce que le Net me fait plus de mal que de bien ? J’ai éprouvé de façon pressante le besoin de faire la part des choses. Pour mieux comprendre ce qu’être connecté signifie, j’ai ressenti le besoin de me déconnecter et de m’arracher au stress des timelines. Je me suis dit que je devrais imiter les sages qui s’isolent quelque temps dans le désert. Il me fallait me couper du flux, de mon réseau social, de ma mémoire… d’une part peut-être essentielle de mon intelligence… pour retrouver un temps long dont j’ai perdu l’usage. Sous l’impulsion d’Arash Derambarsh, j’ai proposé cette idée d’une enquête sur moi-même, dans la lignée d’Hunter S. Qu’est ce que je vais faire d’ici là ? Après le bouclage du livre, je me reconnecterai.
Sens et fonction des avatars Par Serge TISSERON, psychiatre On appelle « avatars » les marionnettes de pixels qui permettent d’entrer dans les espaces virtuels et d’y interagir. Ils permettent à un joueur, pour la première fois dans l’histoire, de devenir en temps réel le spectateur de ses propres actions. 1. L’avatar permet à volonté au joueur de voir le monde « avec ses yeux » – en vision subjective – ou bien de le voir détaché de soi, comme on se voit parfois soi-même dans un rêve. 2. De nombreux jeux commencent par la construction de son avatar : ce moment est une sorted’épreuve projective où le joueur choisit le sexe, la taille, l’apparence et les caractéristiques psychologiques de son personnage. Ces choix vont notamment déterminer les formes de sa participation aux combats. 3. Parfois, l’avatar est fabriqué sur mesure pour redonner vie à ce que nous avons été. 4. Le personnage auquel le joueur donne vie est aussi parfois une figure parentale à laquelle il cherche à rester attaché. 5.
Julie Denouël et Fabien Granjon : Les usages en question Dans Communiquer à l’ère numérique, Julie Denouël et Fabien Granjon qui dirigent cet ouvrage collectif, font une critique assez musclée de 30 ans de sociologie des usages des technologies de l’information et de la communication (TIC).L’occasion de revenir avec eux sur la manière dont les chercheurs regardent les usages du numérique, pour en pointer les limites et aussi les lacunes. InternetActu.net : D’où vient la sociologie dite « des usages », cette part de la sociologie qui s’intéresse aux pratiques des TIC ? Fabien Granjon : Dès les premiers temps de la sociologie, dans les textes des pères fondateurs comme Emile Durkheim ou Marcel Mauss, on trouve trace d’un intérêt pour la technique et les objets techniques. Même si cette question est parfois un peu secondaire dans les œuvres pionnières, elle est toutefois présente. Pourtant, la sociologie va rapidement s’éloigner de cet intérêt singulier. « On ne peut pas quantifier une réalité sociale uniquement à partir des traces d’usage »
Jeux d’identites Lorsque les premiers observateurs se sont penchés sur les mondes numériques, la question de l’identité est immédiatement apparue comme primordiale. Chacun pouvait s’apercevoir à quel point il était aisé de créer une identité. Mieux, le jeu de masques se complexifiait parce qu’à une personne pouvait correspondre plusieurs identités en ligne ou que plusieurs personnes pouvaient se retrouver dans la même identité en ligne. Le mythes, puis cette mythologie moderne qu’est la science fiction,a porté dans la culture des fantasmes individuels que l’on retrouve aussi bien dans le registre normal que dans celui de la psychothapthologie.De Protée aux êtres multiples de la science fiction, le rêve (et parfois les difficultés) d’être plus d’un ont ainsi trouvé une illustration. Avec l’Internet, ce qui n’était finalement que des jeux imaginaires semblait trouver une réalité. Pour comme pour , le cyberespace donne la possibilité de tabuler entre les diverses identités.
Quand Google Books permet de comprendre notre génome culturel Pour une fois, on va dire du bien de Google dans cette lecture de la semaine. A travers un article paru sur le site de Discover Magazine en décembre 2010, sous la plume de Ed Young. Le titre de cet article : “Le génome culturel ; Google Books révèle les traces de la notoriété, de la censure et des changements de la langue”. “De la même manière qu’un fossile nous dit des choses sur l’évolution de la vie sur terre, explique Ed Young, les mots inscrits dans les livres racontent l’histoire de l’humanité. Heureusement, poursuit Young, c’est exactement ce que fait Google depuis 2004 avec Google Books. 15 millions de livres ont été numérisés aujourd’hui, soit 12 % de l’ensemble des livres qui ont été publiés à ce jour. L’équipe a travaillé sur un tiers du corpus total. 5 millions de livres publiés en Anglais, Français, Espagnol, Allemand, Chinois, Russe et Hébreu, et remontant au 16e siècle. Maintenant, quelques résultats de ce travail : 1. 2. 3. 4. Image : l’évolution de ce que nous mangeons…
representations Le concept de représentation Travail réalisé sur la base du cours de Jean Clenet en novembre 1998. dans le cadre d'un DEA en Sciences de l'éducation, par Dominique Aimon Sommaire Mots-clefs Représentation, concept, sciences humaines, sciences sociales, psychologie sociale, représentations sociales, représentations individuelles, représentations collectives, sciences de l’éducation Le concept de représentation, un des objets d’étude des sciences humaines depuis le XIXème siècle, a été réintroduit dans le champ des recherches actives par S. Grâce au concept de représentation on peut aborder les aspects cognitifs et sociaux de : la relation entre l’individu et le monde (hommes et objets), la relation entre l’individu et l’action (la sienne et celle des autres), la relation de l’individu avec lui-même. Cette partie se base essentiellement sur l’analyse que S. 1. C’est une notion ancienne utilisée à l’origine par la philosophie. S. Il attribue néanmoins à E. 2. S. S. 3. S. Pour M. Pour S. J. D. J.
La parole aux libraires #3 : Tous libraires avec Babelio ? Le livre n’est pas un objet interactif. Couverture, pages et mots ne sont ni “modifiables” ni “cliquables”. Cette absence d’interaction suscite chez les lecteurs un besoin de discuter et de se réapproprier le livre. Des salons littéraires du XVIIIeme siècle aux clubs de lecture, ce partage autour des livres trouve aujourd’hui une vie nouvelle avec les sites sociaux de lecteurs comme Shelfari, Goodreads ou LibraryThing, dans la langue de Shakespeare. La particularité de ces lieux d’échanges ? Ils contournent les médiateurs autorisés de la culture : chroniqueurs, journalistes et libraires. Dans la langue de Molière, les initiatives restent moins nombreuses et pour l’instant peu connues du grand public : certains réseaux sociaux existent autour de la recommandation sociale de produits culturels, livres y compris, comme Ulike ou, plus récemment Senscritique. “D’un côté, je suis très inquiet pour le métier du libraire” Alors, ça marche comment Babelio ? « Babelio est un site personnalisé.
Je(u) de soi : le rapport d'étonnement de Francis Jaureguiberry Francis Jauréguiberry : Sylvie Le Bars nous disait qu’au départ, ça lui avait coûté de se dévoiler, que ça avait été dur pour elle de mettre des photos en ligne. Alors qu'est-ce qui t'a amené à faire ça Sylvie ? Tu es rentré là-dedans par le biais du travail, certes, mais qu'y a-t-il d'autre ? Qu'est-ce qui t’a motivé à faire un site personnel ? Dans les deux témoignages, on remarque qu'on se lance à faire un blog, à rendre public son vécu, ses réflexions, sans trop savoir pourquoi, et, qu’au départ au moins, ça coûte "un peu". Visiblement, ce qu’apporte l'outil "magique" du blog, c'est qu'on peut :1- habiter un personnage un peu décalé par rapport à notre position sociale, et aux rôles que nous impose notre statut.2- donner vie à ce personnage en le donnant à voir ;3- et, car sinon ça ne dure pas, recevoir un feedback. L'expérience du blog est assez nouvelle. Pour autant, il y a quelque chose de nouveau. Laurent Gloagen : Pourquoi j'ai repris (après le blogblues) ?
Les déblogueurs | Un vidéoblog sur la culture Comment l’internet transforme-t-il la façon dont on pense ? (1/5) : un réseau d’humains et de machines enchevêtrées Par Hubert Guillaud le 09/02/10 | 12 commentaires | 18,511 lectures | Impression “Comment l’internet transforme-t-il la façon dont vous pensez ?”, telle était la grande question annuelle posée par la revue The Edge à quelque 170 experts, scientifiques, artistes et penseurs. “Une nouvelle invention a émergé, un code pour la conscience collective qui nécessite une nouvelle façon de penser”, explique John Brockman, l’éditeur de The Edge. L’internet change la façon dont nous décidons Pour le physicien Daniel Hillis, le réel impact de l’internet a été de changer la façon dont nous prenons des décisions. “Nous avons incarné notre rationalité dans nos machines et leur avons délégué nombre de nos choix et de ce fait nous avons créé un monde au-delà de notre propre compréhension. Pour Marissa Mayer de Google, “l’internet n’a pas changé ce que l’on sait, mais ce que l’on peut trouver”. Un modèle de conception L’internet nous empêche de le comprendre Hubert Guillaud Sur ces mêmes sujets
Retour sur le concours "Lettres et mots 2011" : un cru exceptionnel ! Dimanche 20 mars 2011 la biblio organisait dans second life un concours de créations en monde virtuel autour du thème "Lettres et mots", en partenariat avec l'Ecole de SL, organisatrice de l'exceptionnel "Ex Nihilo" rassemblant plus de 100 groupes francophones durant le mois de mars 2011. Durant plus de trois heures, les artistes candidats sont venus présenter devant le jury des créations originales exploitant le potentiel plastique exceptionnel des mondes virtuels. Utilisation des animations iconographiques, volumes changeants, pluies de mots, exploits techniques, environnements réflexifs sur le sens des signes, transformation des mots en sons, animation poétique, métaphores immersives... Un florilège créatif :-) Le jury était composé de personnalités bien connues pour leur créativité et leur talent :Coulaut Menges pour la biblio, Ayiki Takakura fondatrice du collectif Creaction, Mariaka Nishi de Tournicoton, Moya Janus, Marc Moana de Aire, Etoilii Cerise de l'Ecole de SL. Bravo Haveit !
La vie secrète des adolescents dans les réseaux sociaux Les adolescents se soucient peu de leur vie privée. Ils auraient la fâcheuse tendance à partager n’importe quel contenu avec n’importe qui. Ils ne prendraient pas suffisamment en compte que ce qui est écrit aujourd’hui peut être retrouvé demain, et ils auraient même la légèreté d’ignorer que 10 ans plus tard, des contenus en ligne pourraient leur couter un emploi. Un texte de danah boyd et Alice Marwick – La vie privée dans les réseaux sociaux les attitudes, pratiques et stratégies des adolescents [PDF] – fait le point sur les pratiques adolescentes en ligne. La vie privée est d’abord une histoire d’espace. L’espace privé n’est pas nécessairement un espace physique. De la même façon que l’épaisseur des murs et leur agencement masque plus ou moins la maison aux regard extérieurs, dans le cyberespace, les dispositifs sont plus ou moins ouverts sur l’espace public. Elles donnent un exemple qui est d’autant plus parlant que le procédé est souvent utilisé formateurs. WordPress:
iGutenberg - Livres augmentés L’Invitation à dîner et autres récits venimeux Le recueil de 36 nouvelles "à chute" de Philippe Garbit devient 36 livres augmentés sur iPhone ! L’Invitation à dîner et autres récits venimeux de Philippe Garbit, producteur à Radio France, en charge des Nuits de France-Culture, avait été salué par la presse lors de sa parution en 2008 aux éditions Gutenberg : « Un régal » Pierre-Robert Leclercq, Le Monde « Une imagination aussi fertile que venimeuse » Bruno Villien, Le Nouvel Observateur « 36 nouvelles ciselées » Pierre Assouline, La République des livres « Un recueil de nouvelles formidables » Ali Baddou, Transfuge « Un livre d'une cruauté insensée » Alain-Gérard Slama, RTL « Méfiez-vous de Garbit !