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Qui défend l’enfant queer ?

Qui défend l’enfant queer ?
Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. C’est leur jour de sortie, le gigantesque outing national des hétérocrates. Ils défendent une idéologie naturaliste et religieuse dont on connaît les principes. Leur hégémonie hétérosexuelle a toujours reposé sur le droit à opprimer les minorités sexuelles et de genre. On a l’habitude de les voir brandir une hache. L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner.

Mariage homosexuel : simple évolution des mœurs ou changement civilisationnel ? Atlantico : Malgré une désaffection des Français pour le mariage, le débat sur le mariage gay a mis en évidence l’importance qu’ils attachent à cette institution. Que représente-il sur le plan social et juridique ? Eric Fassin : Certes, le mariage n’est plus ce qu’il a été, du fait de la banalisation de la sexualité préconjugale mais aussi des naissances hors-mariage (plus d’un enfant sur deux). Il n’empêche : le mariage entraîne des droits et des devoirs ; et il continue de fonctionner comme une norme, dans la mesure où il engage l’État. Or, que signifie la fermeture du mariage aux couples de même sexe ? C’est le principe symbolique qui institue la hiérarchie des sexualités, soit l’idée que l’hétérosexualité, c’est mieux, et l’homosexualité, c’est moins bien. Jean-René Binet : Le mariage est aujourd’hui, et l’a toujours été, un acte fondateur d’une famille, d’une filiation et d’obligations réciproques entre les époux. Qui demande encore l’abolition du Pacs ?

"Manif pour tous" ou manif pour rien ? - Chrétiens en débats Nous avons pensé cette rubrique "Chrétiens en débats" comme un espace de liberté et de dialogue. Dialogue au sein de la famille chrétienne, et aussi entre les chrétiens et la société, dans l'esprit des Etats généraux du christianisme organisés par La Vie qui ont eu lieu à Strasbourg, les 12, 13 et 14 octobre dernier. N'hésitez pas à débattre des sujets qui vous tiennent à coeur, à l'aide du module de réactions en fin d'article. Quel bilan tirer de la « Manif pour tous » ? Après le refus de l'Elysée de recevoir les manifestants contre le « mariage pour tous », les avis sont partagés. Pour certains, comme Jean-Pierre Denis (directeur de la rédaction de La Vie), les jeux sont faits et le projet de loi passera, quelle que soit la force de l'opposition : « La manifestation du 13 janvier ne changera rien. Faut-il pour autant que les chrétiens opposés au projet renoncent désormais à toute opposition ? De débat, il est par ailleurs toujours question au sein des Eglises. > Florilège : Repos.

Monsieur Hollande, la loi sur le "mariage pour tous" aurait 3 conséquences indésirables François Hollande, ici en octobre 2012, face au défi du mariage pour tous (SIPA) Monsieur le président, Le problème posé par la loi sur le "mariage pour tous" n’est pas le droit des adultes à disposer d’eux-mêmes, mais leur droit à disposer d’un autre — l’enfant. Non pas le couple, mais la filiation. Car le mariage institue la relation entre les deux. Or cette loi aurait trois conséquences. 1. Il n’est pas possible, comme le laissent croire les sondages, de séparer le mariage homosexuel de l’adoption. Ce projet renverse la signification du mariage. Jusqu’ici, le mariage visait à protéger l’enfant, pour lui permettre d’avoir un père et une mère. Ici, on décide qu’un enfant adopté ne sera pas élevé par un père et une mère. Nous connaissons tous des situations où un enfant ne connaît qu’un seul de ses parents biologiques. Certains enfants peuvent surmonter la souffrance subie en raison d’accidents de la vie ; mais a-t-on le droit de la programmer dès le départ ? 1.1. 1.2. 2. 3.

Le temps des mufles oyons clair : le spectacle que nous donne aujourd'hui l'Assemblée nationale est consternant. Injures, ricanements, attaques personnelles, etc., le débat sur le mariage gay libère - dans les deux camps - des torrents d'invectives. Il en va de même, ces temps-ci, sur la scène médiatique. Je pense à l'incontinence langagière du milliardaire « de gauche » Pierre Bergé. Dans les médias, pas une semaine ne passe sans que surgisse une grosse « bagarre » de mots. Au sujet du mariage gay, ce vide relatif des idées n'est pas surprenant. Message implicite : « Je ne sais plus trop quoi penser de la vie, de la politique, du néolibéralisme ou de l'avenir du mariage, alors je cogne ! Je garde en tête un ancien travail qui m'avait amené à découvrir les réflexions du grand sociologue allemand Georg Simmel (1858-1918). Tôt ou tard, la violence pure et simple finit par surgir de ce flou. Jean-Claude Guillebaud

Non à un monde sans sexes ! LE MONDE | • Mis à jour le | Par Monette Vacquin, psychanalyste, auteur de "Main basse sur les vivants" et Jean-Pierre Winter, psychanalyste, auteur d'"Homoparenté" Les mots de père et mère vont être supprimés du code civil. Ces deux mots, qui condensent toutes les différences, puisque porteurs à la fois de celle des sexes et de celle des générations, vont disparaître de ce qui codifie notre identité. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre le souffle juvénile qui parcourt tout cela. Le coup de balai idéologique capable de renverser des siècles d'usage et de supprimer les mots auxquels nous devons la transmission de la vie doit s'appuyer sur des ambivalences inconscientes bien archaïques, et largement partagées, pour avoir la moindre chance de s'imposer et… de bientôt faire la loi. Cette violence, déflagratrice, n'est bien sûr pas seulement le fait d'une minorité d'homosexuels demandeurs du mariage. Politiquement correct : le discours doit être poli, sans aucun tranchant.

Club du Châtelet L'enfant bientôt privé de "père et mère" ? S'il était adopté, ce projet gouvernemental ouvrirait le mariage et l'adoption à tous ; cela validerait qu'un enfant pourrait de droit n'avoir jamais son père et sa mère. Bien sûr, il y a déjà des enfants confrontés à cette situation, enfant d'une femme (plus rarement un homme) ayant adopté seule, enfant né par l'insémination artificielle d'une femme seule, etc. La question intime de cet enfant est sa crainte de n'avoir pas mérité d'avoir père et mère comme les autres enfants. Il en ressent une mésestime de lui-même, celle que l'on rencontre aussi chez l'enfant abandonné et que vise alors à soulager son adoption par un père et une mère d'adoption. Cela aide alors l'enfant à ne pas s'imputer sa situation familiale qu'il sait atypique mais qui surtout ne lui offre pas la gratification de venir comme le fruit d'une union père et mère. Mais il y a plus grave.

Mariage gay: une lettre d'intellectuelles Un collectif de 55 intellectuelles, parmi lesquelles les écrivains Éliette Abécassis et Alice Ferney, la professeur de droit Marie-Anne Frison-Roche ou la sociologue Nathalie Heinich, a écrit aux sénateurs pour leur faire part de sa "préoccupation" quant au projet de loi sur le mariage homosexuel. Cette lettre a été envoyée juste avant l'examen du texte au Sénat, qui doit débuter dans l'après-midi. Dans le projet de loi, les droits et intérêts supérieurs de l'enfant sont "sacrifiés au profit de l'intérêt des adultes", écrit ce collectif, baptisé "Simone". "Le premier de ses droits est celui à une filiation structurante et comparable à celle des autres enfants", poursuit-il en référence à l'adoption plénière qui pourra découler du mariage pour les couples homosexuels. Le collectif s'inquiète également d'un possible accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée (PMA), qui constituerait un "effacement délibéré des origines".

Diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin Mgr Hervé GIRAUD, le 1er octobre 2012 Lors d'un précédent éditorial[1], commentant l'instruction de l'Église catholique « Dignitas personae » sur le début de la vie, j'avais déjà souligné l'importance du mot « dignité » à la fois dans la Déclaration universelle des droits de l´homme (« la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ») et au Concile Vatican II (« La dignité de la personne humaine est, en notre temps, l'objet d'une conscience toujours plus vive »). Il me semble opportun de revenir sur ce mot employé pour les questions touchant à la fin de la vie. Généralement, tous nos contemporains sont d'accord pour dire qu'ils désirent « mourir dans la dignité ». La plupart de nos concitoyens souhaitent une fin douce et rapide, pour eux-mêmes ou pour un proche. Cette divergence est donc d'abord d'ordre philosophique et anthropologique. La dignité n'a donc pas de prix. [1] Cf.

Homoparentalité : la pénible guerre des évidences Cette confrontation manquée, qui porte moins sur le mariage proprement dit, lequel peut devenir un contrat entre deux personnes de même sexe sans que la face du monde en soit changée, que sur la perspective de voir des enfants « projetés » et élevés par deux hommes ou deux femmes — cette confrontation manquée, donc, faut-il la regretter ? Pas sûr. Car, pour l’instant, le débat s’est drôlement mal emmanché. Revenons par commodité pédagogique à nos deux camps, même si la zone-tampon grouille comme toujours d’avis nuancés, de « oui mais », de « non sauf » et de « pro statu quo ». La « nature » Le concept préféré, l’arme chérie, la botte non-secrète des képis blancs, c’est la nature et son avatar, la loi naturelle, c’est-à-dire l’ensemble des principes inscrits dans l’ordre de la Création — ce que le théologien médiéval Thomas d’Aquin appelle la participation à la Loi éternelle, « imprimée » dans l’homme comme dans tout être « soumis à la Providence divine » [1]. La famille nucléaire idéale

Mariage pour tous : les mots du scandale « Polygamie », « Inceste », les grands mots sont médiatiquement lancés, par la presse tout au moins puisque Mgr Barbarin, à l’origine pourtant des propos relayés, n’a pas prononcé les deux. Et ces mots font réagir. Ils choquent. Ils scandalisent. « Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Mgr Barbarin est durement critiqué, notamment sur Twitter, même s’il bénéfice de soutiens improbables comme Najat Vallaud-Belkacem. L’émotion suscitée par cette phrase, si elle est excessive, n’est guère étonnante. Le mariage homosexuel est défendu à travers une rhétorique discutable et parfois très primaire comme en témoigne le slogan « mariage pour tous » (#mariagepourtous sur Twitter), slogan qui s’accorde bien avec l’argument de fond, celui de l’amour (« pourquoi leur interdire le mariage s’ils s’aiment ? Dans un débat, est-ce cependant sain de pousser la logique des autres jusqu’au bout alors qu’eux-mêmes ne le font pas ? Le débat sur le mariage homosexuel est complexe.

La réponse à la question du mariage homosexuel La question du mariage gay reste un sujet récurrent des élections américaines. Une question à laquelle David Boaz, vice-président exécutif du Cato Institute, propose une réponse simple: la privatisation du mariage. Un article paru le 24 avril 1998 dans Slate, traduit par Bertrand Lemennicier et publié par l’Institut Coppet. Par David Boaz. Dans le débat sur la légalisation du mariage des homosexuels, les deux clans (qui s’opposent) se trompent de sujet. Pourquoi le gouvernement devrait-il décréter qui doit se marier avec qui? « Privatiser » le mariage peut vouloir dire deux choses légèrement différentes. Quand les enfants ou de larges sommes d’argent sont en jeu, un contrat qui énumère les droits et obligations respectifs des partenaires est probablement souhaitable. Et la privatisation du mariage résout, incidemment, le problème du mariage des homosexuels. Au 20e siècle, le gouvernement a envahi le contrat de mariage, parmi beaucoup d’autres. Et alors quid du mariage des homosexuels ?

Le fiasco politique du "mariage pour tous" | L(B)LOG Article publié sur le site du Huffington Post le 19 avril 2013. La messe est dite. Le "projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe" va être adopté définitivement par l’Assemblée nationale. Les couples homosexuels pourront se marier et adopter des enfants au même titre que les couples hétérosexuels. Que l’on se réjouisse d’une telle mesure ou qu’on la déplore, une question reste posée après des mois de débats : comment a-t-on pu en arriver là ? Une telle radicalisation est suffisamment peu fréquente dans le débat politique français pour qu’on s’y arrête. Première explication, celle, très courante à gauche, qui tend à considérer les adversaires du "mariage pour tous" comme des conservateurs voire des réactionnaires et des homophobes, opposés au Progrès, recroquevillés sur des valeurs d’un autre âge et imperméables au "sens de l’Histoire". Elle devient néanmoins beaucoup moins utile lorsqu’il s’agit de comprendre ce qui est en jeu dans un tel débat de société.

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