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Confusionnisme.info L'essence du néolibéralisme, par Pierre Bourdieu Le monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit — plus exceptionnellement — par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’OCDE, et des politiques qu’ils imposent : baisse du coût de la main-d’œuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Et s’il n’était, en réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame, parvient à se penser comme la description scientifique du réel ? Cela dit, cette « théorie » originairement désocialisée et déshistoricisée a, aujourd’hui plus que jamais, les moyens de se rendre vraie, empiriquement vérifiable.

Le blog d'Eva, R-sistons à l'intolérable Terrolle Daniel | Département de sociologie | Université Paris 8 (Vincennes → Saint-Denis) Maître de conférences Les recherches de Daniel Terrolle, anthropologue, portent, depuis 1990, sur les sans-abri et, plus récemment, sur le « marché de la pauvreté » qui prospère sous couvert de venir en aide aux plus démunis. Membre du Laboratoire d’anthropologie urbaine du CNRS jusqu’en juin 2011, il est maintenant membre du LAVUE-AUS (UMR CNRS 7218) Séminaires programme du séminaire “zones frontières”, 2011 (pdf) 2010 : Zones frontières : discours et méthodes. Découvrir l’impossible sur la pauvreté, séminaire, programme de l’année 2008 (PDF) Publications récentes - 2012 Yann BENOIST, Daniel TERROLLE, « Biomédecine, grande pauvreté et domination sociale. - 2012, G.Teissonnières, D. - 2010, “Recyclages“, Etudes sur la mort, Edit. -2010, avec Patrick Bruneteaux, L’arrière-cour de la mondialisation. Patrick Gaboriau et Daniel Terrolle, SDF, critique du prêt à penser, Toulouse, Privat, 2007. Patrick Gaboriau & Daniel Terrolle (dir.) - 2005 ”Sans-logis : une mort rendue invisible”, D.

Le Saviez-Vous ? Empowerment : critiques et limites Nina Eliasoph, Making Volunteers. Civic Life after Welfare’s End, Princeton, Princeton University Press, 2011, 308 p. Comment transformer des jeunes défavorisés et des bénévoles en citoyens autonomes, tolérants et maitres de leur destin ? Tel est l’objet du dernier ouvrage de Nina Eliasoph, qui ce faisant offre une remarquable plongée ethnographique dans l’univers associatif américain. Alors que le monde civique est souvent paré de toutes les vertus, puisqu’il serait vecteur d’empowerment et de transformation individuelle, la sociologue américaine décrit avec brio les échecs répétés de ces entreprises pourtant empruntes de bonne volonté. Empower what ? Alors que le terme, parfois traduit par les termes de « capacitation » ou d’ « encapacitation », a récemment fait son apparition dans l’hexagone, il imprègne désormais de part en part le monde associatif américain. La dépolitisation du monde civique Quand l’empowerment tombe à plat Quand l’empowerment devient possible

Area51 Qu’est-ce que le non-recours aux droits sociaux À l’origine, l’étude du non-recours porte expressément sur les prestations sociales financières [1]. C’est pourquoi la définition initiale renvoie le non-recours à toute personne éligible à une prestation sociale [financière], qui – en tout état de cause – ne la perçoit pas. Au Royaume-Uni où l’on parle de non take-up of social benefits, la question est apparue dans les années 1930. Son émergence a clairement correspondu au besoin politique d’évaluer la bonne affectation de ces prestations, en particulier celles ciblées sur des populations particulières (means-testing benefits). Cette histoire délimite fortement l’objet du non-recours. Un phénomène étendu Deux raisons principales militent pour élargir l’objet du non-recours au-delà du domaine des prestations sociales financières. L’éligibilité à des prestations sociales est le critère à partir duquel la notion de non-recours a été construite au tout début. Même en restant dans ce domaine particulier, il convient d’élargir le regard.

Le blog de Ferlinpimpim La résilience sociale en perspectives Recensé : Peter A. Hall, Michèle Lamont (eds.), Social Resilience in the Neoliberal Era, Cambridge, Cambridge University Press, 2013, 396 p. Tout en étant sous bien des égards un prolongement de Successful Societies : How Institutions and Culture Affect Health (2009), ce nouveau livre coordonné par Peter Hall et Michèle Lamont propose, à l’aide de la notion de résilience sociale, une interprétation des diverses manières dont les acteurs, individuels ou collectifs, ont résisté à un ensemble de changements qui ont eu lieu dans le monde depuis plusieurs décennies et que les auteurs associent à l’ère néolibérale. résilience sociale et néolibéralisme La notion de résilience sociale est la boussole de ce travail collectif. En fait, le néolibéralisme, et c’est tout l’intérêt de ce premier texte de cadrage, qui anticipe sur les autres, a connu des trajectoires régionales très différentes. Une approche complexe du néolibéralisme

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