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Manifeste de “XXI” sur le journalisme : “Télérama” fait réagir les médias mis en cause - L'actu Médias / Net

Manifeste de “XXI” sur le journalisme : “Télérama” fait réagir les médias mis en cause - L'actu Médias / Net
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Les forçats de l'info Sur Internet, les sites d'information sont souvent animés par des jeunes journalistes qui ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que leurs aînés du "papier". Ils s'en plaignent, tout en se félicitant d'inventer le journalisme de demain. LE MONDE | 25.05.2009 à 16h06 • Mis à jour le 26.05.2009 à 19h10 | Par Xavier Ternisien On leur a déjà trouvé un surnom : "Les OS de l'info." C'est Bernard Poulet qui a lancé la formule dans son livre choc paru en janvier, La Fin des journaux et l'avenir de l'information (Gallimard). Internet a accouché d'une nouvelle race de journalistes. Les témoignages abondent, le plus souvent sous anonymat. La logique est d'être les premiers à mettre en ligne l'information afin d'être repérés par Google. Un matin, elle commence sa permanence à 5 heures, mal réveillée. Elle souffre, dit-elle, de l'indifférence des journalistes du magazine papier à l'égard de ceux du Web. Le cas du Nouvel Observateur n'est pas isolé. Des esclaves, les OS du Web ?

Les Think tanks Une véritable sous-traitance de la pensée politique ? « Ah, la France a besoin de ce type de débats de grande qualité ! », lâche un universitaire qui a convié ses élèves à boire les paroles des intervenants du Troisième Forum des think tanks, grand-messe annuelle censée permettre de croiser les recherches de chacune des vingt structures présentes et alimenter le débat politique. Au menu du matin : « Comment atteindre le bon équilibre budgétaire ? La règle d’or ? En 2010, une cinquantaine des propositions avancées par la Fondation Montaigne a fait l’objet d’un débat au Parlement, vingt-cinq d’un projet de loi. « Les partis politiques ont le nez dans le guidon et ont du mal à produire des idées nouvelles », répète- t-on dans les think tanks.

Manifeste XXI : attention à ne pas rejouer les Anciens et les Modernes Le manifeste de XXI Voici ressurgir la querelle des Anciens et des Modernes dans la presse. Les Anciens sont incarnés par les fondateurs de la revue XXI, forts de leur succès éditorial et commercial, qui, à l’occasion de leur cinquième anniversaire, se payent le luxe de publier un manifeste posant brutalement la question : « Et si la “conversion numérique” était un piège mortel pour les journaux ? » On pensait le débat clos depuis longtemps, depuis que les journaux voient leurs ventes en kiosque baisser inexorablement, tout particulièrement en France où deux quotidiens papier ont disparu en 2012 : La Tribune, qui mène une expérience hasardeuse tout-numérique, et France Soir, perdu corps et âme. Le « leurre » du multimédia Ils se demandent : « Et si les dirigeants de la presse mondiale se trompaient en investissant à tour de bras dans les applications, les sites et les rédactions multimédias ? Leurs convictions sont résumées en trois points : Quelques confusions « Journalisme utile »

La presse prend cher Quelques jours avant le site de l'Assemblée, nous publions le rapport parlementaire sur l'économie de la presse, préparé dans le cadre des débats sur la loi de finances 2013. Rapport accablant pour la presse papier, incapable de s'adapter au numérique. Et qui révèle les montants exacts des aides reçues par les grands titres en 2011 et leur utilisation. Mercredi matin à l’Assemblée, le député Michel Françaix présentait les conclusions de ses travaux sur les médias et la situation de la presse française, dans le cadre des auditions et votes du projet de loi de finances 2013. L’occasion pour Owni de dévoiler le contenu de son rapport (dont une copie est présente en intégralité au bas de cet article). Obsolète Sur les trois sections de la mission, le rapport sur la presse est donc à la fois le plus dense et le plus véhément. Pour le député de l’Oise, présent à la troisième journée du la presse en ligne : “l’ancien monde n’arrive pas à mourir quand le nouveau n’arrive pas à naître.” Mutation

Revue de presse - XXI De nombreux mooks s’engouffrent dans la brèche ouverte en 2008 par XXI, la revue de reportages vendue en librairies. Avec dynamisme mais pas forcément avec la même réussite, en raison d’une économie fragile et parfois faute d’originalité. Un tour d’horizon proposé par les Inrocks. Près d’une trentaine tentent maintenant de suivre le chemin de la revue XXI qui a impulsé le mouvement il y a six ans avec le journaliste Patrick de Saint-Exupéry et le dirigeant des éditions Les Arènes, Laurent Beccaria. Pour Adrien Bosc, qui s’est lancé en 2011 avec Feuilleton, titre généraliste reprenant des textes étrangers, la profusion "est d’abord liée à l’accueil médiatique qui a été réservé aux premiers mooks". Mais cet appétit pour le slow média n’explique pas tout. Sauf que tous n’atteignent pas les mêmes sommets que ceux qui ont ouvert la voie. Des groupes de presse se sont à l’inverse aventurés dans le mook, mais là encore sans succès garanti.

Ma petite bibliothèque Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la presse, voici une liste d’ouvrages classés par thèmes : - "Le siècle de la presse, 1830-1939 " par Christophe Charle – Seuil 2004 – 399 pages LA référence sur la période considérée. - "La presse écrite en France au xxème siècle" par Laurent Martin – Le livre de Poche 2005 Une histoire de la presse écrite en France qui prend comme point de départ la loi de 1881. - "Visages de la presse" par Louis Guery – Victoires Editions 2006 Un album illustré tout à fait passionnant qui raconte l’histoire de la presse à travers ses Unes. - "Du journalisme en démocratie" par Géraldine Muhlmann – Petite Bibliothèque Payot 2006. L’auteur, agrégée de philosophie et diplômée de journalisme, s’interroge sur le rôle du journalisme en démocratie et convoque les philosophes de Kant à Foucault pour comprendre à quoi sert la presse. - "Une histoire politique du journalisme" par Géraldine Muhlmann – Collection Points document. A lire si l’on veut comprendre la crise actuelle.

Les rapports entre journalistes et intellectuels : cul et chemise ? En 1977, le philosophe Gilles Deleuze avait décrit « cette domestication de l’intellectuel » par la presse : « À la limite, un livre vaut moins que l’article de journal qu’on fait sur lui ou l’interview à laquelle il donne lieu. Les intellectuels et les écrivains, même les artistes, sont donc conviés à devenir journalistes s’ils veulent se conformer aux normes. C’est un nouveau type de pensée, la pensée-interview, la pensée-entretien, la pensée-minute. On imagine un livre qui porterait sur un article de journal, et non plus l’inverse. Pareille métamorphose d’un responsable du Monde en représentant de commerce des génies trop connus n’a pas surpris les rares téléspectateurs du « Monde des idées », un talk show de promotion littéraire au kitsch involontaire qu’anime chaque semaine Edwy Plenel sur LCI (filiale à 100 % de TF1). - « Bienvenue au Monde des idées. Légitimation croiséeD’un côté, des intellectuels médiaphages mendient les faveurs de la presse. Pierre Rimbert

«XXI», un pavé dans la mare aux canards C’est en partie parce qu’il commence par une question provoc que le manifeste, écrit par les fondateurs de la revue XXI , a fait sortir de ses gonds une partie de la profession. Une question rhétorique, d’ailleurs… Quand les auteurs, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, entament leur texte par ces phrases, «Et s’ils avaient tort ? Et si la "conversion numérique" était un piège mortel pour les journaux ?» Les deux auteurs parlent du haut des cinq ans de succès de leur trimestriel XXI , fêtés ce mois-ci. «On a été surpris par certaines réactions : ça révèle une presse encore plus inquiète qu’on ne le pensait , indique Laurent Beccaria. Il répond point par point aux critiques : «Ce n’est pas, évidemment, une question de support, web ou papier, mais de contenu. Avec XXI , Beccaria et Saint-Exupéry ont, quant à eux, trouvé un modèle, économique et éditorial. Premier enseignement tiré en cinq ans de XXI : le lecteur n’est jamais celui qu’on croit.

Muck Rack - Journalists on Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+ and social media «XXI», un pavé dans la mare aux canards C’est en partie parce qu’il commence par une question provoc que le manifeste, écrit par les fondateurs de la revue XXI , a fait sortir de ses gonds une partie de la profession. Une question rhétorique, d’ailleurs… Quand les auteurs, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, entament leur texte par ces phrases, «Et s’ils avaient tort ? Et si la "conversion numérique" était un piège mortel pour les journaux ?» Les deux auteurs parlent du haut des cinq ans de succès de leur trimestriel XXI , fêtés ce mois-ci. «On a été surpris par certaines réactions : ça révèle une presse encore plus inquiète qu’on ne le pensait , indique Laurent Beccaria. Il répond point par point aux critiques : «Ce n’est pas, évidemment, une question de support, web ou papier, mais de contenu. Avec XXI , Beccaria et Saint-Exupéry ont, quant à eux, trouvé un modèle, économique et éditorial. Premier enseignement tiré en cinq ans de XXI : le lecteur n’est jamais celui qu’on croit.

Information, vérité et liberté Le Monde daté du 30 décembre m’apprend que les quotidiens un peu partout dans le monde ont décidé d’augmenter leurs tarifs pour faire face à la diminution des recettes publicitaires et des ventes (page 16). Un autre article, dans le même numéro (page 5), avance l’idée que la presse papier ne pourra survivre qu’à condition de devenir un produit de luxe proposant à un tarif élevé une information à forte valeur ajoutée. Etrange comme la réalité semble donner pour l’instant raison à Marcel Gauchet. Ainsi confie-t-il dans l’un des entretiens en lien : "Nous sommes passés d’une économie de la rareté, où l’information était rare, chère, difficile à obtenir, à une économie de la surabondance, où on peut se procurer les plans de la bombe atomique en trois piques et tout savoir sur la vie privée du roi de Thaïlande. De là à imaginer que l’on ressente la nécessité de réinventer le journalisme dans sa fonction de tri, de hiérarchisation et d’éclairage, il n’y a qu’un pas… Bonne année à tous !

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