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Manifeste de “XXI” sur le journalisme : “Télérama” fait réagir les médias mis en cause - L'actu Médias / Net

Manifeste de “XXI” sur le journalisme : “Télérama” fait réagir les médias mis en cause - L'actu Médias / Net
C’est un pavé dans la mare journalistique. Un manifeste pour « un autre journalisme », écrit par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, du haut de leur « rocher », la revue trimestrielle XXI, et publié ce mercredi 9 janvier. Sur une vingtaine de pages, les deux éditeurs-journalistes, forts de leur succès (cinq ans d’existence, une dizaine de journalistes salariés, 50 000 exemplaires par numéro, 450 000 euros de bénéfice annuel), « font le point ». Chantres de l’article au long cours – plume dans la plaie et mains dans le cambouis – ils dénoncent pêle-mêle « le bluff technologique » auquel a succombé la presse, le « piège mortel » de la publicité, le mirage des sites web et autres tablettes. Pointent la « circulation circulaire de l’information », un « journalisme automatisé » et de « déréalisation du monde ». En appellent à « une presse post-Internet ».

http://www.telerama.fr/medias/manifeste-de-xxi-sur-le-journalisme-telerama-fait-reagir-les-medias-mis-en-cause,91850.php

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Les forçats de l'info LE MONDE | • Mis à jour le | Par Xavier Ternisien On leur a déjà trouvé un surnom : "Les OS de l'info." C'est Bernard Poulet qui a lancé la formule dans son livre choc paru en janvier, La Fin des journaux et l'avenir de l'information (Gallimard). Guerre et tweet Sur la planète Twitter, surgissent de temps à autre des conversations qui dérapent ou des affronts interpersonnels qui prennent les dimensions d'une guerre. Jamais étudiés jusqu’à présent, ces tweet clashes sont pourtant de plus en plus médiatisés. Dans un entretien avec Owni, le chercheur Antonio Casilli identifie le sens caché de ces joutes publiques. Twitter, un îlot de partage, de pacifisme et de bienfaisance… Cette conception idéale du réseau de micro-blogging semble avoir fait son temps.

Manifeste XXI : attention à ne pas rejouer les Anciens et les Modernes Le manifeste de XXI Voici ressurgir la querelle des Anciens et des Modernes dans la presse. Les Anciens sont incarnés par les fondateurs de la revue XXI, forts de leur succès éditorial et commercial, qui, à l’occasion de leur cinquième anniversaire, se payent le luxe de publier un manifeste posant brutalement la question : « Et si la “conversion numérique” était un piège mortel pour les journaux ? Les Think tanks Une véritable sous-traitance de la pensée politique ? « Ah, la France a besoin de ce type de débats de grande qualité ! », lâche un universitaire qui a convié ses élèves à boire les paroles des intervenants du Troisième Forum des think tanks, grand-messe annuelle censée permettre de croiser les recherches de chacune des vingt structures présentes et alimenter le débat politique. Au menu du matin : « Comment atteindre le bon équilibre budgétaire ? » Devant un amphithéâtre de la Sorbonne bondé, Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Pierre-Mathieu Duhamel, ancien directeur du budget au ministère de l’Économie pour l’Institut Montaigne, et Michel Rousseau de la Fondation Concorde, se relayent pour dire tout le mal qu’ils pensent de « l’excès de dépenses publiques ». Pas un contradicteur à la tribune pour leur rappeler que l’effondrement du système financier a été évité par une intervention publique d’une ampleur inédite, dont les peuples paient la facture aujourd’hui.

Ma petite bibliothèque Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la presse, voici une liste d’ouvrages classés par thèmes : - "Le siècle de la presse, 1830-1939 " par Christophe Charle – Seuil 2004 – 399 pages LA référence sur la période considérée. «XXI», un pavé dans la mare aux canards C’est en partie parce qu’il commence par une question provoc que le manifeste, écrit par les fondateurs de la revue XXI , a fait sortir de ses gonds une partie de la profession. Une question rhétorique, d’ailleurs… Quand les auteurs, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, entament leur texte par ces phrases, «Et s’ils avaient tort ? Et si la "conversion numérique" était un piège mortel pour les journaux ?» , les vingt pages suivantes apportent la réponse, leur réponse, sans équivoque : oui, ils ont tort. Les deux auteurs parlent du haut des cinq ans de succès de leur trimestriel XXI , fêtés ce mois-ci.

Les rapports entre journalistes et intellectuels : cul et chemise ? En 1977, le philosophe Gilles Deleuze avait décrit « cette domestication de l’intellectuel » par la presse : « À la limite, un livre vaut moins que l’article de journal qu’on fait sur lui ou l’interview à laquelle il donne lieu. Les intellectuels et les écrivains, même les artistes, sont donc conviés à devenir journalistes s’ils veulent se conformer aux normes. C’est un nouveau type de pensée, la pensée-interview, la pensée-entretien, la pensée-minute. On imagine un livre qui porterait sur un article de journal, et non plus l’inverse. Les rapports de force ont tout à fait changé, entre journalistes et intellectuels. Tout a commencé avec la télé, et les numéros de dressage que les interviewers ont fait subir aux intellectuels consentants. » [1] Depuis, la situation n’a cessé d’empirer...

Information, vérité et liberté Le Monde daté du 30 décembre m’apprend que les quotidiens un peu partout dans le monde ont décidé d’augmenter leurs tarifs pour faire face à la diminution des recettes publicitaires et des ventes (page 16). Un autre article, dans le même numéro (page 5), avance l’idée que la presse papier ne pourra survivre qu’à condition de devenir un produit de luxe proposant à un tarif élevé une information à forte valeur ajoutée. Etrange comme la réalité semble donner pour l’instant raison à Marcel Gauchet. Souvenez-vous de ce qu’il disait il y a quelques temps déjà sur le retour à un vrai professionnalisme journalistique exigeant en réponse au papillonnement actuel et à l’obésité qui menace nos esprits de consommateurs de malbouffe médiatique. Ainsi confie-t-il dans l’un des entretiens en lien :

« There’s a war outside still raging. » (« No Surrender », Bruce Springsteen) Plus de neuf ans après les attentats du 11 septembre, les services de renseignement et de sécurité restent confrontés à une série de défis organisationnels, opérationnels et juridiques majeurs. Les rapports des commissions d'enquêtes et les audits internes que les gouvernements occidentaux ont demandés - ou se sont vus imposer - après des attaques d'Al Qaïda ont permis d'identifier les écueils que les responsables de la lutte contre le terrorisme devaient éviter, sans qu'ils en soient d'ailleurs nécessairement capables. De nombreuses réunions ont dû alors ressembler à ce que vit Michael Douglas dans Traffic (2000, Steven Soderbergh) lorsqu'il demande à ses collaborateurs de "nouvelles idées", "sans censure". Le silence qui suit est éloquent et me rappelle quelques réunions auxquelles j'ai été convié après un certain mois de septembre, il y a neuf ans. Défis organisationnels

Les nouveaux chiens de garde Cela faisait longtemps que je l’attendais et le voici enfin disponible sur le net : Les nouveaux chiens de garde réalisé par : Gilles Balbastre et Yannick Kergoat Magnifique oeuvre collective, énormément d’archives, deux ans et demi de travail dont neuf mois de montage. Délicieux et intelligent, ce film, d’après le livre « Les nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi paru en 1997, nous fait défenestrer notre tv. A voir, partager, transmettre à tous ! Et si Google+ était en fait un succès ? Passée l’euphorie des premiers jours, les analystes ont été nombreux à qualifier Google+ d’échec. Les utilisateurs se sont inscrits en masse… pour ne pas faire grand chose. Un réseau social que personne n’utilise, c’est forcément, un échec, non ? Tout dépend des objectifs que s’est fixé Google lorsqu’il a lancé le projet Google+. Si l’objectif était d’être numéro un sur les vidéos de chatons partagées, c’est raté.

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