background preloader

Biographie d'Erasme

Biographie d'Erasme
Rien ne destinait ce Hollandais de Rotterdam, d’origine modeste, à devenir une des plus grandes figures de son temps. Il suit d'abord les enseignements de diverses écoles dont celle des Frères de la Vie Commune, qui mêle vie active et contemplation, enseignements de la Bible et lectures des auteurs de l’Antiquité païenne. C'est alors que naît en lui l’ambition de débarrasser le christianisme de la scolastique qui, par ses commentaires interminables, son latin incompréhensible aux non-initiés, éloigne de la vérité profonde des Écritures. À l’âge de dix-sept ans, il prend le nom sous lequel il va devenir célèbre : Desiserius Erasmus Roterodamus (erasmos signifiant en grec « l’aimé »). Entre 1500 et 1503, il publie les Adages et le Manuel du Soldat Chrétien, qui propose une réforme catholique libérale, fondée sur la charité. Puis il retourne en Angleterre chez son ami Thomas More où il y rédige en quelques jours son fameux Éloge de la Folie.

Didier Érasme en latin Desiderius Erasmus Roterodamus Humaniste hollandais d'expression latine (Rotterdam vers 1469-Bâle 1536). Homo viator Vint-il au monde en 1469, comme on l'admet d'ordinaire, en 1466, ainsi qu'on l'avance parfois, ou encore en 1467 ? À la vérité, le détail importe peu dans l'existence de ce Batave qui, justifiant sa devise- Nulli cedo-, n'allait pas avoir son égal dans l'Europe tout entière. Moins, assurément, que le caractère illégitime de sa naissance à Rotterdam, que les difficultés matérielles et psychologiques de ses années d'adolescence. Pour ce fils de prêtre, timide, hypersensible, dolent déjà, la vie nomade commence très tôt : coup sur coup, ses études le conduisent de Gouda à l'école capitulaire d'Utrecht, que dirige le maître de chœur Jacob Obrecht ; de Deventer (chez les Frères de la Vie Commune, qui l'initient à l'Antiquité gréco-latine et lui donnent l'occasion d'admirer Rudolf Agricola) à Bois-le-Duc, où, mal orienté, il perd deux ans, après la mort de ses parents, enlevés par la peste.

Le Nouveau Testament d'Érasme (1516) - Regards sur l’Europe des humanistes - IHMC Journée d’étude organisée par Thierry Amalou et Jean-Marie Le Gall Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne | IHMC Mardi 13 décembre 2016, salle de formation, Bibliothèque Universitaire de la Sorbonne (Paris 5°) En raison du plan Vigipirate, l’inscription est obligatoire auprès de Thierre Amalou. La célébration du 500e anniversaire de l’édition du Novum Instrumentum nous fournit l’occasion de revenir sur la portée de cet événement éditorial, sa signification dans le monde des humanistes, son apport à la figure d’autorité incarnée par Érasme dans l’Europe savante. Trois aspects seront particulièrement abordés lors de cette rencontre qui réunira chercheurs français et étrangers, historiens et littéraires spécialistes de l’humanisme. Restituer les Écritures ou corriger la Vulgate ? Pour mieux répondre à ces questions, il conviendra également de s’intéresser au cycle des œuvres patristiques qu’Érasme inaugure dès 1516. Collaborer. Transmettre et juger. Télécharger l’affiche Programme 11 h 30 Pause

Érasme (1469-1536) | Musée virtuel du Protestantisme Européen et humaniste Desiderius Erasmus, né à Rotterdam en 1469, entre très jeune au monastère. Ordonné prêtre en 1492, il devient secrétaire de l’évêque de Cambrai qui finance ses études de théologie à Paris. Le pape l’ayant relevé de ses vœux en 1495, il entame une carrière d’enseignant qui le conduira en Angleterre, en France et en Italie où il obtiendra son doctorat en théologie en 1506. De retour en Angleterre, Érasme publie son célèbre Éloge de la Folie (1508), œuvre satirique, témoin de sa grande indépendance d’esprit. En 1516, il publie l’Éducation du Prince qu’il dédie à Charles Quint. Ce brillant humaniste parcourt l’Europe, changeant fréquemment de résidence : Angleterre, Italie, Pays-Bas, Bruxelles, Anvers, Gand, Louvain. Surnommé « le précepteur de l’Europe » et « le père de l’humanisme, » il entretient une correspondance suivie avec tous les grands penseurs de son temps. Retour aux sources de la Bible Erasme et la Réforme

Erasme - republique-des-lettres.fr A l'apogée de son talent et de sa célébrité, après la publication de son Nouveau Testament en 1516, Erasme devint le héros intellectuel de l'Europe entière, courtisé et admiré par les Grands, Empereurs et Papes, Rois de France et d'Angleterre, Princes d'Allemagne, Thomas Wolsey, Martin Luther, Ulrich Zwingli, Guillaume Budé, Albrecht Dürer ou François Rabelais. Dans son style clair et souple il présentait l'idéal qui (croyaient-ils) les rassemblaient tous : la redécouverte de l'Esprit chrétien originel, dans le but de le réformer par le haut et de revivifier de l'intérieur les institutions de l'Eglise. Seuls les moines, auquels il avait su échapper, et les théologiens universitaires qu'il avait ridiculisés, ne l'épargnèrent pas. Mais aux glorieuses années du pape Léon X, moines et scolastiques avaient peu de défenseurs. Lorsqu'il mourût, vingt ans plus tard, toujours Catholique, mais dans une ville Protestante, cette unanimité s'était complètement dissoute.

Érasme Holbein représente le célèbre humaniste hollandais dans un intérieur, occupé à rédiger sur un pupitre son Commentaire de l'Évangile selon saint Marc, comme nous l'indique la comparaison avec un tableau très proche conservé à Bâle. La composition est très sobre, centrée sur le visage et les mains afin de refléter l'attention du modèle. La représentation de profil est une claire allusion aux effigies d'empereurs romains gravées sur les médailles antiques. Un humaniste au travail Ce tableau est un des portraits les plus connus d'Érasme de Rotterdam (Rotterdam, 1469 - Bâle, 1536). Un portrait intime et officiel Notre regard est attiré par le profil du visage aux yeux baissés, nettement découpé sur la tenture vert sombre, et par la finesse des mains occupées à rédiger. Un tableau souvenir pour un ami humaniste ? On connaît trois portraits d'Érasme peints par Holbein dont les destinataires restent encore incertains. Bibliographie

Érasme Érasme est un philosophe, né le 28 octobre 1466, 1467 ou 1469 à Rotterdam et mort le 12 juillet 1536 à Bâle, en Suisse. Il devient prêtre en 1492 et rentre dans les ordres chez les Augustins. Il fait ensuite des études au Collège de Montaigu. Il défend une conception évangélique de la religion catholique et critique certaines pratiques du clergé et des papes. Il dénonce aussi le trafic des indulgences : accès au paradis en faisant des dons d'argent qui, en fait, servaient à finir les travaux de la basilique de Rome. Pendant qu'il préparait son doctorat en théologie, il fut précepteur puis conseiller de Charles Quint.

Related: