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Repères chronologiques pour la mode

Repères chronologiques pour la mode
La silhouette des femmes est particulièrement sinueuse en raison du corset. Seules les plus avant-gardistes le retirent avant la Première Guerre Mondiale. Paul Poiret ouvre sa maison. Mariano Fortuny effectue ses premières expérimentations sur le textile, particulièrement la soie et le velours. "Les Ballets Russes" à Paris : 1ère saison, révélant des spectacles mêlant des sources d’inspiration folklorique, aristocratique, orientale et romantique. Gabrielle Chanel s’établit rue Cambon pour vendre ses chapeaux, puis ses vêtements à partir de 1913, dans un style qui recherche la souplesse. Beaucoup de femmes sont contraintes de travailler pendant la Première Guerre Mondiale, ce qui favorise la simplification de la mode féminine. Pendant les Années Folles, allègement du vêtement : le corset disparaît, les ourlets remontent aux genoux. 1er n° de L'Officiel de la Couture et de la Mode Sonia Delaunay crée son atelier de mode et de textile à Paris. Ouverture de la maison Grès. Ressources Related:  histoire de la mode

La fin du corset et la libération du corps de la femme Contexte historique Le port du corset s’est généralisé au cours du XIXe siècle. Impossible alors de penser la silhouette de la femme hors de la contrainte de cet accessoire qui entrave ses mouvements. Huit mille ouvrières vivent ainsi de son commerce en France au milieu du siècle. Analyse des images Le premier document est une épreuve de l’affiche publicitaire pour le corset Le Furet (1901) de Cappiello Leonetto. Le dessin de Raphaël Kirchner met à nu l’objectif esthétique du « Corset chic » : infléchir la taille en « S » en signe de féminité, « rentrer tout sauf le cul et les seins » comme le résumera crûment Neil Kimbell, célèbre mondaine de San Francisco, révélant l’internationalisation de la ligne à la fin du siècle. La photographie de Brassaï « Mannequin dans la vitrine » a été prise dans les années 1930. Interprétation

lesartsdecoratifs À sa création, le musée des Arts décoratifs possédait une importante collection textile (soieries, broderies, dentelles, toiles imprimées) qui ne cessera de s’enrichir. Parallèlement, l’Union française des arts du costume (UFAC), créée par les professionnels du secteur sous l’impulsion de François Boucher en 1948, allait constituer sous la houlette d’Yvonne Deslandres un des ensembles les plus prestigieux au monde. Estimée aujourd’hui à plus de 60 200 œuvres, cette collection, aujourd’hui présidée par Pierre Bergé, est composée de costumes, accessoires, textiles mais également d’un important fonds de photographies et d’art graphique. Rebaptisée musée de la Mode et du Textile en 1997 puis intégré au musée des Arts décoratifs pour en devenir l’un de ses principaux départements, la collection est aujourd’hui riche de plus de 152 800 œuvres comprenant costumes, accessoires et textiles du IIIe siècle à nos jours.

HAUTE COUTURE - repères chronologiques 1858 Ouverture de la maison Worth Bobergh à Paris. 1868 Création à Paris de la Chambre syndicale de la couture et de la confection pour dames. 1895 À la mort de son fondateur, la maison Worth emploie plus d'un millier de personnes. 1905 Lady Duff-Gordon crée à Londres la maison Lucile, dont les présentations de collections, à date fixe, sont conçues comme des spectacles. 1910 Création de la Chambre syndicale de la couture, qui dissocie définitivement les maisons de couture, qui habillent les femmes sur mesures, et les maisons de confection. 1924 Six des 32 mannequins de Jean Patou sont américains, plus longues, plus minces que les Françaises et chargées de séduire l'importante clientèle d'outre-Atlantique de la couture parisienne. 1925 La couture représente 15 p. 100 des exportations françaises. 1946 La France compte 106 maisons de haute couture, mais ce chiffre est dès lors en déclin : 60 maisons en 1952, 36 en 1958 et 19 en 1967.

Histoire du tricot (4) - Le tricot au XXe siècle, 1900-1930 ►Des dessous « hygiéniques » fin XIXe au sportswear des Années folles ▲à g. : Le Chalet du cycle au bois de Boulogne, par Jean Béraud, fin XIXe-début XXe siècleMusée de l’Île-de-France, Sceaux sur Agence photographique de la RMN Les élégantes viennent au Chalet du cycle exhiber leur garde-robe sportive, la grande nouveauté, c’est la culotte bouffante qui permet de montrer ses jambes, ce qui n’est possible que par la pratique de la bicyclette. à dr. : Sweater en laine, France, vers 1895, The Metropolitan Museum of Art, New York ▲à g. : Sweater cardigan en laine, Amérique, vers 1900-1903 The Metropolitan Museum of Art, New York à dr. : Carte postale des montagnes du Doubs intitulée « Sports d’hiver, départ du bolide, 60 à l’heure », vers 1900 Dans la lignée de la fin du XIXe siècle et la vogue des lainages « hygiéniques » utilisés pour les vêtements de dessous puis les tenues de sport, la mode des vêtements en tricot se développe au début du XXe siècle.

Jalons Pour l'histoire du temps présent Pendant la Seconde Guerre mondiale, New York ravit à Paris la première place pour la mode et les produits de luxe. A la faveur de la reconstruction, Paris reconquiert son statut grâce à une nouvelle génération de créateurs comme Pierre Balmain et Christian Dior, étoile filante de la mode des années 50 qui présente sa première collection en 1948 et meurt subitement en 1957. Ce dernier est la figure de proue du New Look, expression forgée par une journaliste du magazine américain de référence Harper's Bazaar, témoignant ainsi du rayonnement international retrouvé de la haute couture française. L'aide apportée par l'Etat à de nombreuses maisons de couture de 1952 à 1959 soutient ce renouveau alors que la conjoncture économique est défavorable. Vincent Casanova

L'atelier de couture C’est sous le règne de l’impératrice Eugénie que naît le concept de haute couture, avec un nouveau protagoniste : le grand couturier. Jusqu’alors, les couturiers étaient des personnes de condition modeste – des femmes, en général –, qui se déplaçaient pour aller travailler chez leurs clients. Une innovation importante apparaît avec l’apparition des hommes dans l’industrie de la mode. Bien que d’origine anglaise, Charles Frédéric Worth devient en dix ans le grand initiateur des modes parisiennes et transforme entièrement l’image du couturier. Les couturières indépendantes ont pourtant encore de beaux jours devant elles et deviennent innombrables. Les deux œuvres mettent en scène deux célèbres ateliers de la Belle Époque, dirigés par les couturiers Paquin et Drecoll. Beaucoup de peintres impressionnistes fuient Paris et sa turbulence pour la campagne. D’un côté des « ouvrières » qui n’en ont pas l’air ; de l’autre, des « ouvrières » dont on ne dit pas le nom. Auteur : Julien NEUTRES

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