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La clinique des bébés sur mesure

La clinique des bébés sur mesure
Choisir le sexe de son enfant et, pourquoi pas, la couleur de ses yeux : en France, c'est illégal. Pas aux Etats-Unis. Alors que la France révise ses lois sur la bioéthique, reportage dans la clinique du docteur Steinberg, en Californie, qui en a fait sa spécialité. LE MONDE MAGAZINE | • Mis à jour le | Par Yves Eudes - Californie, envoyé spécial Encino, une banlieue aisée de Los Angeles. En réalité, sous l'impulsion de son patron, le docteur Jeffrey Steinberg, le Fertility Institute est devenu un lieu bien particulier : sur les 800 femmes ayant subi ici une FIV l'an dernier, 700 étaient en parfaite santé et auraient pu avoir un enfant de façon naturelle. Aux Etats-Unis, contrairement à la plupart des pays du monde, le diagnostic génétique des embryons réalisé à l'occasion d'une FIV est légal quelles que soient les motivations des futurs parents. Le docteur Steinberg se veut modeste : "Dans le monde entier, de nombreux généticiens sauraient faire ça très bien. Related:  Fécondation in vitro

FIV : ses avantages et ses limites éthiques selon Jacques Testart La fécondation in vitro a longtemps fait débat, notamment parce qu'elle touche à l'humain. Elle a malgré tout permis de donner plus de 200.000 bébés sains à des parents stériles qui désiraient des enfants. © Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0 FIV : ses avantages et ses limites éthiques selon Jacques Testart - 3 Photos À l'occasion des 30 ans d'Amandine, nous évoquions hier les coulisses de la fécondation in vitro. L’innovation technologique et la sophistication des méthodes soulèvent parfois des limites éthiques. À l’époque, le pape avait pris position contre cette technique, estimant qu’un enfant devait naître suite à un rapport sexuel. Les cellules souches embryonnaires, comme celle visible sur l'image, ont désormais été autorisées pour certaines recherches. Le DPI, une limite éthique qu’il ne voulait pas franchir Après la naissance d’Amandine, de nouvelles techniques sont apparues. « René Frydman voulait que l’on travaille dans ce sens, pour des raisons qui lui sont propres.

Déjà cinq millions de bébés FIV dans le monde Quelque cinq millions de bébés sont nés dans le monde grâce aux techniques de fécondation in vitro (FIV) depuis la naissance de Louise Brown, le premier bébé éprouvette en 1978, selon des estimations fournies lundi lors d'une conférence à Istanbul. Selon la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE), quelque 350.000 bébés sont désormais conçus chaque année par fécondation in vitro, soit 0,3% des 130 millions de bébés qui naissent dans le monde. Le chiffre de 5 millions se base sur les chiffres des fécondations in vitro (FIV) répertoriées à travers le monde jusqu'en 2008, et sur des estimations pour les trois années et demie suivantes pour lesquelles aucune statistique n'est encore disponible. La FIV est une fécondation qui se fait à l'extérieur du corps de la femme, en laboratoire, d'où le surnom de «bébés éprouvette» donné à ces bébés. «Les techniques se sont grandement améliorées au fil des années avec une hausse des taux de grossesse. (Avec AFP)

Pascale Camirand | feminada Suite à la requête de l’animateur Joël Legendre, les couples homosexuels pourront désormais avoir recours aux traitements de fécondation in vitro via une mère porteuse. Aucun débat de société n’a précédé ce nouvel assouplissement des règles de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Sans remettre en cause le droit des couples de même sexe d’adopter des enfants, la procréation pour autrui soulève d’importantes questions morales, éthiques et juridiques. Annelyne Roussel : Madame Camirand, vous avez écrit un article fort intéressant paru sur Sisyphe intitulé «La cruelle chosification des femmes prostituées et des mères porteuses». Pascale Camirand : Ce qu’il y a de similaire entre ces deux phénomènes sociaux, c’est le fait que nous soyons devant l’instrumentalisation du corps des femmes. A R : Dans votre article, vous parlez de réification. P C : C’est un concept hérité de la sociologie et du marxisme. A R : Comment les mères porteuses vivent-elles la réification ? P C : En effet.

Fécondation in vitro : Bilan | Affidavit Par Geneviève Forest Dans un article du journal La Presse paru le 25 septembre dernier[1], des données inquiétantes font craindre aux médecins certaines complications en réponse à une fécondation in vitro (FIV). Les hôpitaux, dans les dernières semaines, ont dénoncé le nombre croissant de demandes de réduction fœtale de la part des mères qui attendent des triplés ou des quadruplés. Cette réduction fœtale consiste à une intervention chirurgicale afin de réduire le nombre de fœtus. Certains mentionnent que le risque principal est que la grossesse avorte. Dans le milieu, les médecins qui pratiquent la FIV aimeraient plus de balises. Plusieurs médecins déplorent que les femmes soient toutes admises, sans critères précis. C’est à se poser de sérieuses questions quant à l’implantation de critères d’admissibilité des femmes à ce programme. [1] Pascale Breton, Programme de procréation assistée : Dérapages dénoncés. Mots-clefs :Octobre

In vitro: nos impôts servent à “ça”? On fait grand bruit dans les médias depuis quelques jours de l’histoire de l’animateur-vedette Joël Legendre qui a annoncé publiquement sur sa page Facebook la semaine dernière que lui et son conjoint, Junior Bombardier, seront bientôt les heureux parents de jumelles. Les ovules ont été achetés « par catalogue » aux États-Unis puis implantés dans l’utérus d’une jeune Québécoise, « amie » du couple. La facture de cette fécondation in vitro fut couverte par la RAMQ, via la carte d’assurance –maladie de la mère porteuse. Je n’ai pas l’intention de revenir sur l’aspect éthique de la fabrication et commercialisation de la vie humaine ni sur les effets sur les enfants ainsi conçus et, en fin de compte, les conséquences sociales. Mes collègues du Journal de Montréal Denise Bombardier et Lise Ravary l’ont fait avec beaucoup de pertinence et de profondeur dans leur blogue respectif, que je vous recommande. Homosexuels et parents Je salue la capacité des homosexuels et lesbiennes d’être parents.

200 000 enfants conçus par fécondation in vitro en France depuis 30 ans Homoparentalité: «laissez-nous changer nos couches!» | Pierre-Olivier Fortin | Société Quelques dizaines de familles homoparentales étaient réunies à l'école La Grande-Hermine, samedi, à l'invitation de l'organisme GLBT Québec pour souligner la Journée internationale de lutte contre l'homophobie. Tous sont évidemment convaincus que leurs familles, bien que non traditionnelles, sont normales. Une normalité, toutefois, qu'il faut expliquer comme le souligne Mathys, 10 ans, dont le papa est gai. À l'école, il dit souvent à ses camarades que «si leurs parents étaient aussi [homosexuels], ça ne ferait pas d'eux des extraterrestres». Depuis 2002, les homosexuels ont le droit d'adopter des enfants et le Code civil du Québec ne fait plus de distinction entre leurs familles et celles des hétérosexuels. Controverse Mais la controverse après l'annonce Joël Legendre, qui a eu recours à la fécondation in vitro remboursée par l'État pour une mère porteuse, les agace. Impression de recul

Abolition? Le cas de l’animateur Joël Legendre, qui a eu recours à une gestation pour autrui (GPA) qui fut remboursée par l’État, dépasse assurément la chronique du showbizness. Il nous fait comprendre au moins deux choses : d’abord que le programme québécois de procréation assistée a été conçu dans l’urgence et l’improvisation. Ensuite, que malgré les nombreux débats, la GPA tombe toujours dans un vide juridique intolérable. Le nouveau ministre de la Santé Gaétan Barrette n’a pas eu à attendre longtemps avant d’être confronté à des questions délicates. Mais dans les premiers commentaires du ministre Barrette, jeudi, affleuraient les positions tranchées qu’il avait mises en avant lorsqu’il était président de la Fédération des médecins spécialistes : le programme a besoin de « balises », car l’argent public doit être bien géré. Mais quelles « balises » ? La pratique pose d’énormes questions éthiques, surtout lorsque remboursée par l’État, comme dans le cas Legendre.

Pour un débat de société au Québec sur les mères porteuses Le reportage de Normand Grondin L'ancien ministre de la Santé, Réjean Hébert, se défend d'avoir agi en catimini pour autoriser la prise en charge par l'État des frais de fécondation in vitro pour les mères porteuses. Un texte de Thomas Gerbet Il affirme n'avoir fait qu'appliquer le règlement en place à toutes les femmes, même si la gestation était destinée à un couple d'hommes gais. Il appelle à la mise en place de balises claires et à un véritable débat de société au Québec. « La décision n'a pas été prise derrière des portes closes, elle a été prise selon les lois et les règlements actuels », explique Réjean Hébert. La demande de couverture pour la fécondation in vitro d'une mère porteuse constituait le premier cas du genre pour la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). « Il faut faire un débat à partir de données probantes, de recommandations. » — Réjean Hébert, ex-ministre de la Santé du Québec Un rapport d'ici trois semaines Un rapport sur la famille en préparation

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