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« La théorie du genre  n’existe pas

« La théorie du genre  n’existe pas
J’évoquais dans mon dernier article la proposition de résolution présentée en décembre à l’Assemblée Nationale par deux député·e·s UMP, visant à « établir précisément les vecteurs de promotion de la théorie du gender dans notre pays » afin d’« en évaluer les conséquences pour la collectivité nationale ». J’ai déjà expliqué en quoi cette proposition était infondée et traduisait une grave méconnaissance des études de genre (ou plutôt un contresens complet). Je voudrais maintenant faire quelques remarques au sujet des expressions « la théorie du gender », ou « la théorie du genre », désignant un objet qui n’existe pas. Cette affirmation peut surprendre, puisque ces deux expressions ont été très souvent employées depuis 2011, notamment dans des articles relayant la polémique autour des manuels de SVT. Cette expression est censée traduire gender theory, qui existe bel et bien en anglais. Un champ unifié? Une erreur de traduction L’anglais theory ne se traduit pas toujours par « théorie ». Related:  anti féminisme et théorie du complotTFEOppressions 101

Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. | Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Biaise sur twitter à co-écrire une FAQ du sexisme avec tout plein de beau monde tout partout. Beaucoup ont participé, tous n’ont pas signé à la fin (parce qu’ils n’avaient pas envie ou parce qu’ils ne se sont pas manifestés), mais en tout cas, je suis fière de vous présenter cette FAQ à présent terminée. J’espère de tout cœur que cet article commun permettra de chasser un peu les idées reçues liées au féminisme ! À noter que ce texte est donc, totalement libre de droit. ** »LE féminisme »** Pour des raisons évidentes de simplicité, il est courant d’employer le terme féminisme au singulier (nous l’employons d’ailleurs parfois dans cette FAQ). **Qu’est-ce que le sexisme ? **Quelques autres FAQ au sujet du féminisme. « Oui, mais regarde, y’a plein de femmes que ça ne dérange pas. » Tout comme beaucoup de femmes s’opposaient au droit de vote des femmes, les noir-e-s n’étaient pas tou-te-s opposé-e-s à la ségrégation.

mage / Recherche - MAGE Créé en 1995 par Margaret Maruani , le réseau Mage (Marché du travail et genre) a été le premier groupement de recherche du CNRS centré sur la question du genre. En 2003 il est devenu GDRE (groupement de recherche européen) du CNRS. En 2011, le Mage s'est transformé en Réseau de recherche international et pluridisciplinaire. Au-delà de l'Europe, il a engagé des coopérations avec des universités du Japon, de Chine, du Brésil et des États-Unis. Depuis le début, le Mage a travaillé dans une optique internationale, associant de nombreux chercheur-e-s et universitaires de différents pays à toutes ses activités. L'objectif du Mage est de faire sortir la question du genre du cercle des initiés, de l’intégrer dans un débat plus vaste avec ceux et celles qui estiment – sans forcément que ce soit leur objet de recherche principal – qu’une lecture sexuée du monde du travail a des vertus heuristiques. Dans le sillage du Mage, une revue semestrielle a été créée en 1999, Travail, genre et sociétés.

Le sexe (comme le genre) est bien une construction : en discutant nature, culture et féminisme. Pascal Picq, paléoanthropologue de son état, a fait paraître dans le Monde renvoyant dans les cordes les 80 imb... abru... députés qui "pensent" (quand on écrit "théorie du genre sexuel" et qu'on prétend que cela a pour objectif de justifier la pédophilie, c'est que l'on est soit un crétin, soit quelqu'un de très malhonnête, et j'ai trop de respect pour nos représentant pour choisir la seconde option) qu'il ne faut pas dire aux lycéens que les gênes ne déterminent pas tout le comportement sexuel de l'être humain. Pourtant - peut-être du fait d'un certain opportunisme editorial - son texte s'intitule "Le sexe n'est pas que construction". Donnons d'abord la parole à Pascal Picq, en profitant pour redire la très haute tenue de son texte et en saluant sa défense de la place des théories du genre dans la formation scientifique des lycéens : C'est là qu'une partie des sciences humaines pose problème. On le voit, le ton est sans concessions.

Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe | Ms. DreydFul Une autre traduction sur ce blog…Yeah! Je précise que celle-ci a été plutôt rapide, donc elle est sûrement grandement imparfaite. Toute remarque de correction sera donc bienvenue! Sinon, je suis désolée pour les féministes racisées, ça sera encore un mec blanc (et cis hétéro en plus) ! Donc qui de mieux au final qu’un homme blanc cis hétéro pour faire cette pédagogie? Je réfléchissais à un moyen d’expliquer aux hommes blancs hétéro comment la vie est pour eux, sans utiliser le mot honni « privilège », face auquel ils réagissent comme des vampires à qui on aurait donné à manger de l’ail à minuit. Et pour ceux qui n’ont toujours pas compris, je propose que nous toutes féministes, nous mettions en quête du concepteur du jeu Le Monde Réel, pour modifier le niveau de difficulté de ces messieurs – afin de leur attribuer « Femme Racisée Queer » avec 2 points pour commencer! *Note : On me fait remarquer à juste titre, qu’il n’est pas précisé qu’on parle de l’homme blanc hétéro cis. J'aime :

Sélection commentée de ressources sur la notion de genre La notion de genre* fait son apparition dans les programmes de Première dès la rentrée 2011. On pourra trouver de très nombreux documents de qualité sur Internet, mais un peu éparpillés. Alors, pour faciliter un peu la tâche aux enseignants de lycée qui souhaiteraient en savoir plus, mais aussi à tous ceux et celles qui aimeraient pouvoir se faire un avis sur ce qu’ils entendent à ce sujet depuis quelques temps, voici une sélection de ressources simples d’accès. J’ai fait un petit mélange de références théoriques et de documents plus concrets, pouvant donner des pistes de réflexion ou des idées de travaux pratiques. * Ces derniers temps, les médias se sont emparés de cette notion et en ont souvent donné des définitions au mieux imprécises, au pire fantaisistes. Une petite précision sur le sens de ce mot peut donc s’avérer utile pour éviter tout malentendu. Les documents sont répartis de la manière suivante. 10. Extraits radio Emissions de radio Associations d’éducation populaire 1. 2. 3.

« GENDER », SUICIDE ! « Observatoire du laxisme à l'école S’il ne s’agissait que d’une histoire de désir , le « mariage pour tous » ne serait pas grave. Bien malin celui qui pourrait normaliser les fantasmes. En l’occurrence, chacun ou chacune, pour le plaisir, y met du sien ! Non. Ce qui est en jeu est plus fondamental; et d’abord étymologique. « Déconstruisons! Ainsi du « mariage pour tous » au « gender », le lien est fou mais logique . « Moi Antonin Artaud, je suis mon père et ma mère. » ; « on dit que je suis le fils de l’homme et de la femme; cela m’étonne, je croyais être plus ! Kirilov, dans Les Possédés de Dostoïevski, désirait aussi cette liberté d’être maître et créateur de lui-même, être Dieu. Rappelons fortement ce bon sens : un homme n’est pas une femme; une femme n’est pas un homme. Daniel Faivre

Jean-François Bouvet, Le camion et la poupée. L’homme et la femme ont-ils un cerveau différent ? 1Avec un titre accrocheur, l’auteur, biologiste de formation mais volontiers essayiste sur les questions scientifiques, aborde la question fort médiatique du « sexe du cerveau » (comme le titre par exemple le numéro de novembre 2012 de la revue Books) ; autrement dit, face aux différences entre les hommes et les femmes, peut-on établir que cela vient de leur cerveau, ou, en termes plus académiques, peut-on en la matière faire la part de l’inné et de l’acquis ? Question dont on perçoit sans mal les incidences politiques… depuis Aristote, qui se demandait si les places différentes qu’occupent hommes et femmes dans la société pouvaient se justifier en référence à un ordre naturel. 1 C. Vidal et D. 3Pour qui a déjà lu quelques ouvrages sur ces questions (depuis ceux nombreux de la biologiste C. 2 Voir l’ouvrage très complet de J.

Judith Butler Explained with Cats | BINARYTHIS Following hot on the heels of Foucault Explained with Hipsters, here’s JB’s Gender Trouble explained in Socratic dialogue style. With cats. All page references from Butler, J. (1990 [2008: 1999]). Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity. New York; London: Routledge. Got any more ideas for philosophy/sociology/gender theory you’d like to see explained in comic form? Like this: Like Loading...

De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres !

Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre L'opposition au mariage pour tous a ravivé un débat lancé en 2011 par l'introduction de la notion de genre dans les manuels de SVT. Ses détracteurs parlent de la "théorie du genre". En protestant contre la loi autorisant le mariage aux personnes de même sexe, les membres de la "Manif pour tous" ont également ravivé la polémique sur le genre. "Le vrai but du mariage homosexuel est d'imposer la théorie du genre", affirment certains détracteurs du mariage pour tous. Ces inquiétudes avaient déjà agité les milieux catholiques en 2011, lorsque le ministère de l'éducation avait annoncé l'introduction du concept de genre dans certains manuels scolaires. Loin d'être une idéologie unifiée, le genre est avant tout un outil conceptuel utilisé par des chercheurs qui travaillent sur les rapports entre hommes et femmes. Le genre est-il une théorie ? >> Lire (édition abonnés) l'entretien avec le chercheur Bruno Perreau : "'Théorie du genre', 'études sur le genre' : quelle différence ?"

Observatoire du laxisme à l'école Légende : Les Filles au-dessus; les garçons au-dessous. Le bleu pâle indique les moyennes facebook. On fait le point. -Majorité de collégiens, le collège est notre cible prioritaire. Lire la suite → Les politiques et leurs compères journalistes sont fondamentalement menteurs Non pas qu’ils auraient une psychologie tordue, mais parce qu’ils baignent dans l’univers langagier du discours. Lire la suite → Siècle Deleuzien Déracinés, déterritorialisés, emportés au fil des flux , notre devenir se liquéfie…Nous devenons liquide… Michel Foucault avait raison : un jour, peut-être le siècle sera deleuzien. Lire la suite → Comme dans le célèbre tableau de Velazquez, Les Ménines, la scène est un jeu de regards : -deux regards directs, francs; celui du petit maghrébin fixant l’entrecuisse de la blonde; celui du photographe fixant ( sur la pellicule) une rencontre singulière entre deux univers. – deux faux regards : celui, absent, de la [...] Lire la suite → Garçons exclusivement. Lire la suite →

Des garçons nés dans les roses A6 ans, John (1) refuse de se laisser couper les cheveux et porte une robe pour aller à l’église tous les dimanches. «On a commencé à comprendre qu’il était différent lorsqu’il a eu 3 ans, raconte sa mère. Il s’était mis à vouloir absolument une baguette magique. Lorsqu’il l’a obtenue, il était très déçu en découvrant que ce n’était pas une "vraie". Phénomène. «Particularités». Malgré tous les progrès accomplis ces dernières années aux Etats-Unis pour mieux reconnaître et accepter ces garçons qu’on appelle aussi de «genre fluide», les épreuves sont pourtant nombreuses encore, et pour leurs parents aussi. (1) Prénom fictif, la plupart des familles citées dans cet article ayant requis l’anonymat. Lorraine MILLOT

Une brève histoire du Genre (I) Lu à la télé. Je voudrais commencer, dans ce billet, à faire le bilan de quelques mois de plongée dans le Gender. C’est une expérience qui, curieusement, est à la fois exaltante et décevante. Exaltante, parce qu’elle oblige à poser de façon radicale la question de la différence des sexes, question qui jusqu’à lors avait si bien été considérée comme un donné qu’il ne paraissait pas nécessaire de chercher vraiment à la comprendre. On pouvait se poser la question de savoir quoi faire de cette différence, quelles conséquences en tirer, éventuellement quelles améliorations on pouvait apporter à la manière dont elle était vécue : mais avoir à la justifier, à en rendre raison, paraissait superflu. C’est de cette déception qu’il faut commencer par parler. Un autre aveu liminaire s’impose, dont j’espère qu’il ne paraîtra pas trop impudent. Il est en revanche douteux que ces ouvrages puissent convaincre quiconque n’est pas d’emblée acquis aux valeurs qu’ils défendent. Le genre dans tous ses états

Le privilège masculin et le “privilège blanc” Déballer le havresac invisible par Peggy McIntosh, 31 octobre 2005 Peggy McIntosh est directeure associée du Centre de Wellesley Collage pour la recherche sur les femmes. Cet essai est extrait de « Working Paper 189 ». « White Privilege and Male Privilege : A Personal Account of Coming To See Correspondences through Work in Women’s Studies » (1988), par Peggy McIntosh. Peggy Mc Intosh, chercheuse américaine, fait le lien entre le refus d’identifier les privilèges masculins dans la société, et celui de reconnaître le “privilège blanc” par ceux qui en bénéficient... « En travaillant à introduire des notions d’études-femmes dans le reste du programme, j’ai souvent remarqué le refus des hommes de reconnaître qu’ils étaient sur-privilégiés même s’ils pouvaient reconnaître que les femmes étaient désavantagées. « On m’a appris à voir le racisme uniquement dans des actes individuels méchants, et pas dans des systèmes conférant une prédominance sur un groupe. » 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 12.

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