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« La théorie du genre  n’existe pas

« La théorie du genre  n’existe pas
J’évoquais dans mon dernier article la proposition de résolution présentée en décembre à l’Assemblée Nationale par deux député·e·s UMP, visant à « établir précisément les vecteurs de promotion de la théorie du gender dans notre pays » afin d’« en évaluer les conséquences pour la collectivité nationale ». J’ai déjà expliqué en quoi cette proposition était infondée et traduisait une grave méconnaissance des études de genre (ou plutôt un contresens complet). Je voudrais maintenant faire quelques remarques au sujet des expressions « la théorie du gender », ou « la théorie du genre », désignant un objet qui n’existe pas. Cette affirmation peut surprendre, puisque ces deux expressions ont été très souvent employées depuis 2011, notamment dans des articles relayant la polémique autour des manuels de SVT. Cette expression est censée traduire gender theory, qui existe bel et bien en anglais. Un champ unifié? Une erreur de traduction L’anglais theory ne se traduit pas toujours par « théorie ». Related:  anti féminisme et théorie du complotTFEOppressions 101

Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. | Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Biaise sur twitter à co-écrire une FAQ du sexisme avec tout plein de beau monde tout partout. Beaucoup ont participé, tous n’ont pas signé à la fin (parce qu’ils n’avaient pas envie ou parce qu’ils ne se sont pas manifestés), mais en tout cas, je suis fière de vous présenter cette FAQ à présent terminée. J’espère de tout cœur que cet article commun permettra de chasser un peu les idées reçues liées au féminisme ! À noter que ce texte est donc, totalement libre de droit. ** »LE féminisme »** Pour des raisons évidentes de simplicité, il est courant d’employer le terme féminisme au singulier (nous l’employons d’ailleurs parfois dans cette FAQ). **Qu’est-ce que le sexisme ? **Quelques autres FAQ au sujet du féminisme. « Oui, mais regarde, y’a plein de femmes que ça ne dérange pas. » Tout comme beaucoup de femmes s’opposaient au droit de vote des femmes, les noir-e-s n’étaient pas tou-te-s opposé-e-s à la ségrégation.

Du genre face à la paresse intellectuelle et moi, c'est une vieille histoire qui doit remonter à... probablement 2005 et les temps glorieux de l'agrégation, quand j'étais jeune et que le monde était pur. Toujours abonné depuis cette date, c'est non seulement une lecture mensuelle pour moi, mais aussi pour mes élèves qui doivent en avoir parfois marre que je leur en donne à lire toutes les cinq minutes, et que je les y renvoie plus souvent qu'à mon tour. Et puis, paf, pour une raison pas si mystérieuse que ça, il y a des choses qui ont commencé à m'énerver dans le magazine. Au point que là, j'ai envie de dire un mot sur l'un des articles de la dernière livraison. Le genre, on le sait bien, c'est une question sensible. Quand, par contre, je tombe sur un article de mon magazine préférée qui reprend certaines des antiennes des "anti-genres", je suis plus sensible. Que retrouve-t-on dans cet article ? Première paresse : l'argument du "c'est évident voyons". Qu'est-ce que c'est que cet argument ?

Le sexe (comme le genre) est bien une construction : en discutant nature, culture et féminisme. Pascal Picq, paléoanthropologue de son état, a fait paraître dans le Monde renvoyant dans les cordes les 80 imb... abru... députés qui "pensent" (quand on écrit "théorie du genre sexuel" et qu'on prétend que cela a pour objectif de justifier la pédophilie, c'est que l'on est soit un crétin, soit quelqu'un de très malhonnête, et j'ai trop de respect pour nos représentant pour choisir la seconde option) qu'il ne faut pas dire aux lycéens que les gênes ne déterminent pas tout le comportement sexuel de l'être humain. Pourtant - peut-être du fait d'un certain opportunisme editorial - son texte s'intitule "Le sexe n'est pas que construction". Donnons d'abord la parole à Pascal Picq, en profitant pour redire la très haute tenue de son texte et en saluant sa défense de la place des théories du genre dans la formation scientifique des lycéens : C'est là qu'une partie des sciences humaines pose problème. On le voit, le ton est sans concessions.

Le Magazine Littéraire « enquête  sur les études de genre Je continue sur la série "Le Genre C’est Le Mal". Le Magazine Littéraire a publié dans son numéro de janvier 2013 une "Enquête sur les ‘gender studies’". Les études de genre semblent susciter un intérêt certain dans les médias, dû non pas au fait qu’il "envahisse" l’Université française, comme on a pu le prétendre, mais à la polémique issue des milieux catholiques conservateurs en 2011 et relancée par le mariage pour tou·te·s. Un article récent de Sciences Humaines (magazine de vulgarisation de référence), intitulé "Masculin – féminin: le genre explique-t-il tout? Un mot d’abord sur son titre: "Enquête sur les ‘gender studies’". Qu’y trouve-t-on? Dans ces neuf pages coordonnées par Patrice Bollon (présenté comme un "journaliste spécialisé dans la critique musicale et écrivain"), on trouve un long article de ce dernier, formant le coeur du dossier et intitulé "La guerre des genres". Des éléments intéressants… … noyés dans un amas d’idées reçues et d’erreurs Alors, la théorie du genre?

Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe | Ms. DreydFul Une autre traduction sur ce blog…Yeah! Je précise que celle-ci a été plutôt rapide, donc elle est sûrement grandement imparfaite. Toute remarque de correction sera donc bienvenue! Sinon, je suis désolée pour les féministes racisées, ça sera encore un mec blanc (et cis hétéro en plus) ! Donc qui de mieux au final qu’un homme blanc cis hétéro pour faire cette pédagogie? Je réfléchissais à un moyen d’expliquer aux hommes blancs hétéro comment la vie est pour eux, sans utiliser le mot honni « privilège », face auquel ils réagissent comme des vampires à qui on aurait donné à manger de l’ail à minuit. Et pour ceux qui n’ont toujours pas compris, je propose que nous toutes féministes, nous mettions en quête du concepteur du jeu Le Monde Réel, pour modifier le niveau de difficulté de ces messieurs – afin de leur attribuer « Femme Racisée Queer » avec 2 points pour commencer! *Note : On me fait remarquer à juste titre, qu’il n’est pas précisé qu’on parle de l’homme blanc hétéro cis. J'aime :

« GENDER », SUICIDE ! « Observatoire du laxisme à l'école S’il ne s’agissait que d’une histoire de désir , le « mariage pour tous » ne serait pas grave. Bien malin celui qui pourrait normaliser les fantasmes. En l’occurrence, chacun ou chacune, pour le plaisir, y met du sien ! Non. Ce qui est en jeu est plus fondamental; et d’abord étymologique. « Déconstruisons! Ainsi du « mariage pour tous » au « gender », le lien est fou mais logique . « Moi Antonin Artaud, je suis mon père et ma mère. » ; « on dit que je suis le fils de l’homme et de la femme; cela m’étonne, je croyais être plus ! Kirilov, dans Les Possédés de Dostoïevski, désirait aussi cette liberté d’être maître et créateur de lui-même, être Dieu. Rappelons fortement ce bon sens : un homme n’est pas une femme; une femme n’est pas un homme. Daniel Faivre

Mme B. est de genre féminin Je reviens ici sur cet article de Libération Peillon: «pas de débat sur la théorie du genre» à l’école . Le genre n’est pas une théorie. Dire que cela en est une, c’est comme de dire que Les 3 ordres au Moyen-âge sont une théorie. On confond ici un concept – le genre – qui existe – et je vais démontrer pourquoi une nouvelle fois – et les idéologies à propos du genre, qui, elles , en effet diffèrent. 1. Le genre est le sexe social. Dans cet article, on nous parle de la littérature jeunesse qui se genre de plus en plus . Prenons un autre exemple. En 1900, Mme B. n’aurait pas pu faire tout cela. 2. l’idéologie. Evidemment autour de tout concept, il y a des idées différentes. Pour ceux qui parlent de « théorie du genre », femmes et hommes devraient rester sur des chemins strictement parallèles. Je vous rassure cela ne sera pas le cas. Je vous inquiète, on a pour projet de laisser les garçons jouer à la barbie s’ils le souhaitent. Et oui l’homosexualité fait partie de tout cela.

Judith Butler Explained with Cats | BINARYTHIS Following hot on the heels of Foucault Explained with Hipsters, here’s JB’s Gender Trouble explained in Socratic dialogue style. With cats. All page references from Butler, J. (1990 [2008: 1999]). Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity. New York; London: Routledge. Got any more ideas for philosophy/sociology/gender theory you’d like to see explained in comic form? Like this: Like Loading...

« Des paradis vraiment bizarres » En octobre 2010, Séverine Auffret et Nancy Huston avaient organisé au Petit Palais, à Paris, un colloque sur la coquetterie (on peut encore l’écouter sur le site de France Culture, première et deuxième partie). Une journée chaleureuse et passionnante, atypique à la fois sur le fond — où d’autre aurait-on eu la chance d’entendre un exposé sur la symbolique de la boucle d’oreille ? — et sur la forme, musique et théâtre se mêlant aux communications plus classiques. Ma propre participation m’avait décidée à me lancer dans l’écriture de Beauté fatale. Nancy Huston, elle, a prolongé sa réflexion dans un livre qui paraît le 2 mai chez Actes Sud : Reflets dans un œil d’homme. Malheureusement, à la lecture, la perplexité qu’on avait ressentie en l’écoutant ce jour-là se change en consternation. Au soin obsessionnel apporté par les femmes à leur apparence, elle fournit une explication : la nature. Le hareng est-il « un tigre pour le hareng » ? L’offensive de la psychologie évolutionniste

De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres !

Observatoire du laxisme à l'école Légende : Les Filles au-dessus; les garçons au-dessous. Le bleu pâle indique les moyennes facebook. On fait le point. -Majorité de collégiens, le collège est notre cible prioritaire. Lire la suite → Les politiques et leurs compères journalistes sont fondamentalement menteurs Non pas qu’ils auraient une psychologie tordue, mais parce qu’ils baignent dans l’univers langagier du discours. Lire la suite → Siècle Deleuzien Déracinés, déterritorialisés, emportés au fil des flux , notre devenir se liquéfie…Nous devenons liquide… Michel Foucault avait raison : un jour, peut-être le siècle sera deleuzien. Lire la suite → Comme dans le célèbre tableau de Velazquez, Les Ménines, la scène est un jeu de regards : -deux regards directs, francs; celui du petit maghrébin fixant l’entrecuisse de la blonde; celui du photographe fixant ( sur la pellicule) une rencontre singulière entre deux univers. – deux faux regards : celui, absent, de la [...] Lire la suite → Garçons exclusivement. Lire la suite →

Les "catholiques modérés" face aux études de genre: tentatives de réponse à leurs objections (1) Depuis les polémiques sur les manuels de SVT en 2011, la mise en cause des études de genre a été de plus en plus fréquente sur les réseaux cathos, et est particulièrement présente depuis le début de la polémique sur la mariage gay. Ainsi on voit circuler en boucle un documentaire norvégien dont on soutient qu'il aurait conduit le gouvernement de ce pays à bannir les études de genre ( ce qui est faux ), le site d'un "observatoire de la théorie du genre", ou encore une page facebook qui sous-entend un lien entre la genèse des études de genre et des tentatives de légitimation de la pédophilie. En réaction, certains blogueurs catholiques tentent de défendre ces études de genre, et combattre ce qui leur parait être des caricatures et des contre-sens, ainsi Anthony Favier , Baroque et fatigué , ou, à un niveau beaucoup plus débutant, moi-même . L'objet de cette série de billets est de parcourir ces objections "modérées" aux études sur le genre, afin de tenter d'y répondre.

Une brève histoire du Genre (I) Lu à la télé. Je voudrais commencer, dans ce billet, à faire le bilan de quelques mois de plongée dans le Gender. C’est une expérience qui, curieusement, est à la fois exaltante et décevante. Exaltante, parce qu’elle oblige à poser de façon radicale la question de la différence des sexes, question qui jusqu’à lors avait si bien été considérée comme un donné qu’il ne paraissait pas nécessaire de chercher vraiment à la comprendre. On pouvait se poser la question de savoir quoi faire de cette différence, quelles conséquences en tirer, éventuellement quelles améliorations on pouvait apporter à la manière dont elle était vécue : mais avoir à la justifier, à en rendre raison, paraissait superflu. C’est de cette déception qu’il faut commencer par parler. Un autre aveu liminaire s’impose, dont j’espère qu’il ne paraîtra pas trop impudent. Il est en revanche douteux que ces ouvrages puissent convaincre quiconque n’est pas d’emblée acquis aux valeurs qu’ils défendent. Le genre dans tous ses états

Une brève histoire du Genre (II) : aux origines d’un concept Hermaphrodite (statue romaine, époque impériale) L’abondante littérature consacrée aujourd’hui au « genre » s’obstine à attribuer le concept au féminisme des années 1970, et plus spécifiquement au féminisme américain, dans sa tendance parfois qualifiée de « radicale ». Or cette attribution est doublement fautive : le concept de « genre » n’est pas une invention du féminisme, et il fait son apparition quinze ans plus tôt, en 1955. Le contexte natif du « genre » est clinique plutôt que militant. On pourrait ajouter une seconde raison, dont l’apparence seule serait paradoxale : le féminisme, même qualifié de « radical », peut fort bien se passer du « genre ». Dans le présent billet (qui fait suite à celui-ci), je voudrais donc revenir sur les véritables origines du « genre », expliquer autant que possible ce qui a rendu la notion légitime, voire inévitable, en éclairer le contexte intellectuel, et peut-être proposer quelques éléments de réflexion critique. I. II.

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