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L'évolution de la relation soignant-soigné

L'évolution de la relation soignant-soigné
La communication a une dimension intime et une dimension comportementale, un langage médical et un langage quotidien, verbal et non verbal. Il est légitime de comprendre le rôle important qu'elle semble jouer sur les états de santé, d'explorer quels facteurs, du côté du médecin, du côté du patient et, au-delà, du côté des messages sanitaires, peuvent favoriser l'accès aux soins et son déroulement. Le modèle paternaliste a longtemps marqué la relation soignant-soigné, conduisant le médecin à décider pour le patient dont le professeur Portes disait en 1950 devant l'Académie des Sciences qu'il était « à protéger, à consoler, affaibli par la maladie, ne sachant pas ce qui était bien pour lui ». Ce modèle a évolué vers un modèle informatif, puis un modèle de partage de la décision, sous différentes pressions : associations de patients, presse, normes de responsabilisation et de revendication d'autonomie de l'individu, judiciarisation des rapports sociaux. Encadré 1. Le principe d'autonomie Related:  4.2 Soins relationnelsrelation soignant soigné

Communication non verbale, arme de conviction massive Le bon docteur Porter a beau maintenant être devenu un fugitif camouflé derrière un bar sexy aux Bahamas, l'homme a été jusqu'à sa fuite récente une star parmi les puissants. Tour à tour gestionnaire étoile du Centre médical de la ville de Détroit, directeur vénéré du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), et sans aucune logique apparente, membre du très fermé Comité canadien de surveillance des activités de renseignement de sécurité. Avec un curriculum vitae aussi gonflé qu’entaché, selon ce qu’on apprend après des mois d’enquête, on se demande de ses compétences ou de sa capacité inouïe à se tricoter un fil dans les plus hauts échelons a le plus contribué à son succès. Ceci est mon corps, livré pour vous L’expression «communication non verbale» reste la meilleure interprétation pour désigner les messages signalés par la position du corps, les attitudes, les gestes, les expressions du visage, la respiration, etc. • Les mots comptent pour 7%. Le non verbal dévoile qui nous sommes...

Prendre soin des autres : un travail invisible - Catherine Halpern, article Sciences humaines Le soin des autres est devenu un enjeu de société. C'est aussi un nouvel objet pour les sciences humaines qui interrogent tout à la fois sa valeur économique, la spécificité des professions d'aide à la personne ou plus largement les valeurs morales qui régissent notre société. Mais, métier ou réalité familiale, il manque encore cruellement de reconnaissance sociale. Quel point commun entre une mère de famille, une infirmière ou une aide ménagère ? Toutes trois doivent au quotidien prendre soin des autres et les aider, souvent de la manière la plus concrète qui soit. Il y a bien sûr des différences.

Processus d’altérité entre le personnel de santé et le malade dans la relation éducative en santé 1Cet article développe les résultats d’une recherche sur le processus d’altérité dans la relation éducative qui se construit entre le personnel de santé et le patient hospitalisé. L’altérité est définie dans ce qui échappe toujours de Soi et de l’Autre et dont on peut appréhender la dimension dans la rencontre, dimension de l’Autre en Soi et entre Soi et Autrui (Lacan, 1966, Vasse, 1977, Ricœur, 1990). Permettre à l’autre d’advenir mais aussi de devenir autonome (Ardoino, 1993) en découvrant ses potentialités est une difficulté que le soignant rencontre face à un patient aliéné par la maladie ancré dans un contexte de fragilité, de souffrance, de révolte, qui a perdu parfois toute notion de devenir. Et pourtant, c’est bien avec de telles finalités que le soin dans sa fonction éducative prend sens et permet au sujet d’exister dans ses choix de santé et ses appréhensions de la maladie. Tableau 1 : modèles d’éducation en lien avec la santé Le site de la recherche Recueil de données

Plan Alzheimer 2008 - 2012 L’empathie en anthropologie 1 Deux séminaires de plusieurs journées en 1998 et 2000, coordonnés par Bruno Martinelli, lui ont été (...) 1Transitant de discipline en discipline, le concept d’empathie énonce un paradoxe en anthropologie. Si le concept est relativement ancien, il n’a jamais fait l’objet d’une appropriation directe bien qu‘il ait été abordé dans des ouvrages et des manifestations scientifiques1. En outre, l’empathie concernerait l’ethnologie en ce qu’elle vise à la compréhension du comportement de l’Autre. Or, l’usage de cette notion donne à penser qu’elle pourrait être davantage mobilisée au sein de la production scientifique en anthropologie. 2 Ce colloque a été organisé à l’université de Provence par Ghislaine Gallenga et Bruno Martinelli so (...) 3Aussi coordonner ce dossier sur l’empathie, concept nomade, revient en quelque sorte à fédérer un ensemble de contributions autour d’un concept non fédérateur.

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