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Le droit à l’avortement menacé, par Sabine Lambert

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Manifestation à Toulouse contre l'interdiction d'avorter en Espagne - 04/01/2014 - LaDépêche Le gouvernement espagnol s’apprête à faire voter une loi interdisant l’avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants du lieu ou aura lieu l’avortement. La loi actuelle requiert l’avis d’un seul médecin qui peut être celui qui pratiquera l’avortement jusqu’à 14 semaines, et l’avis d’un psychiatre jusqu’à 22 semaines. Pour le collectif Féministes solidaires, «ceci est inacceptable, une fois de plus on légifère sur le ventre des femmes. Le collectif Féministes solidaires appelle à un rassemblement le mercredi 8 janvier à 12 heures devant le consulat d’Espagne (rue Sainte Anne) pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions.

loi IVG 1975 Article premier. La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi. Art. 2. Est suspendue pendant une période de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, l'application des dispositions des quatre premiers alinéas de l'article 317 du Code pénal lorsque l'interruption volontaire de la grossesse est pratiquée avant la fin de la dixième semaine par un médecin dans un établissement d'hospitalisation public ou un établissement d'hospitalisation privé satisfaisant aux dispositions de l'article L 176 du Code de la santé publique. Art. 3. Après le chapitre III du titre premier du Livre II du Code de la santé publique, il est inséré un chapitre III bis intitulé "Interruption volontaire de la grossesse". Art. 4. La section I du chapitre III bis du titre premier du Livre II du Code de la santé publique est ainsi rédigée : " Art. " Art.

L’IVG et les libertés linguistiques du FN On parle beaucoup d’IVG depuis quelques semaines, et la plupart du temps, ce n’est pas bon signe pour les droits des femmes. C’est le cas en France, mais aussi aux Etats-Unis, qui sont eux aussi en période pré-électorale et connaissent un durcissement très marqué du discours républicain ainsi qu’une réactivation de ce que les démocrates ont qualifié de "guerre menée contre les femmes" ("War on Women"). Vous pouvez lire à ce propos une synthèse très intéressante sur le blog d’une amie qui vit là-bas. Si les droits des femmes ne semblent malheureusement pas être une priorité pour la plupart des candidats et des candidates à la présidentielle, l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), pourtant, apparaît régulièrement dans les radars médiatiques. Il y a ceux qui, comme François Hollande, en parlent à l’occasion de la journée des droits des femmes (il propose que « que tous les établissements hospitaliers [publics] de notre pays puissent être dotés d’un centre IVG »). L. Like this:

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.

Loi anti-avortement en Espagne : organisons une contre-croisade féministe européenne L'avortement est possible jusqu'à la 14e semaine en Espagne (Andres Kudacki/AP/SIPA). Il y a deux jours, dans une interview au quotidien monarchiste ABC, Alberto Ruiz Gallardón, le ministre de la Justice espagnole, détaillait sa vision du projet de loi visant à interdire l'IVG en Espagne. Il y explique qu'il ne cherche pas simplement la remise en cause d'une loi votée en 2010 par le gouvernement socialiste mais qu'il se donne comme mission de mettre fin à ce qu'il considère comme "le monopole moral de la gauche". Sans surprise, sa cible ce sont d'abord et avant tout les droits des femmes. Il ne s'agit pas uniquement de rendre illégaux 95 % des avortements qui ont lieu à ce jour en Espagne. Un progrès semble inacceptable : l'égalité femme-homme Cette offensive réactionnaire n'est pas une surprise, elle s'inscrit dans un contexte où dans toute l'Europe, les conservateurs ont le vent en poupe. L'homme dans toute sa "puissance de domination" Les femmes d'Espagne ont besoin d'une Europe forte

L'Utah interdit les cours d'éducation sexuelle à l'école Tandis que les candidats aux primaires républicaines rivalisent de pudibonderies pour s'attirer les faveurs des électeurs les plus conservateurs, l'Utah a voté une loi inédite aux Etats-Unis, en fin de semaine dernière, qui interdit l'enseignement de la contraception comme moyen de prévenir les grossesses et de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles. Dans cet état contrôlé par les conservateurs, où vit une forte proportion de Mormons, il sera désormais interdit également de parler d'homosexualité en classe ou des questions sexuelles en général, sauf si cela concerne l'abstinence avant le mariage. Pour les législateurs, l'éducation sexuelle doit être du ressort des parents. Toutefois, même si elle est radicale, ce n'est pas non plus une décision isolée. Cette mesure est une vieille lubie des conservateurs. Pour les opposants, l'interdiction des cours d'éducation sexuelle a le plus souvent l'effet opposé à celui recherché.

L'avortement ne cause pas de problème de santé mentale Subir un avortement n'accroît pas les risques des femmes de souffrir de problèmes de santé mentale, notamment de dépression et d'anxiété, selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques. Les scientifiques soulignent toutefois que les risques reliés à une grossesse non désirée sont bel et bien réels. «Nos résultats indiquent que les femmes qui ont une grossesse non désirée ont besoin de soutien et de soins, car les risques de problèmes de santé mentale augmentent, et ce, quelle que soit l'issue de cette grossesse», expliquent les chercheurs du National Collaborating Centre for Mental Health, qui ont passé en revue les données de 44 études. Ils ont constaté que la moyenne d'anxiété et de dépression chez les femmes en général est de 11 à 12%, mais que ce taux est trois fois plus élevé chez celles qui ont eu des grossesses non désirées. Le fait que ces femmes aient subi un avortement ou non ne semble pas avoir d'incidence sur leur santé mentale.

Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmesPartie 4 : Conséquences sur la propension au violPartie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre « Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser » Michael Sanguinetti, policier canadien « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet » Ivan Levaï, grand journaliste «Tant qu’un homme n’est pas muni d’une arme, d’un couteau ou d’un revolver, une femme peut toujours se défendre » Catherine Millet, intellectuelle française Les Slutwalks sont nées en réaction aux propos de Sanguinetti Ces idées reçues (appelées « rape myths » ou « mythes sur le viol ») et leurs conséquences ont été étudiées par les sociologues et psychologues sociaux. Qu’est ce qu’un viol ? Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur5. Erratum 1. 3. 4.

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