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Le droit à l’avortement menacé, par Sabine Lambert

Sur le plateau de l’émission « Les maternelles », diffusée par France 5 le 21 janvier, une femme décrit avec émotion l’avortement à vif qu’elle a subi dans un hôpital. Elle ne parle pas d’une interruption volontaire de grossesse (IVG) qui aurait eu lieu il y a quarante ans : elle a moins de 25 ans et habite en banlieue parisienne. Au bord des larmes, elle détaille le parcours qu’elle a dû suivre, allant de l’habituelle bataille pour obtenir un rendez-vous à cette table sur laquelle, au milieu du passage incessant du personnel hospitalier, elle sera avortée à vif, c’est-à-dire sans aucune anesthésie. Durant ce récit, la journaliste, éberluée, accumule les « c’est incroyable ! », avant de demander au médecin présent sur le plateau comment une telle situation est encore possible en France. Avec une certaine lassitude, le gynécologue admet qu’il existe encore des médecins pour faire payer aux femmes, par la douleur et l’humiliation, leur décision d’interrompre leur grossesse.

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/LAMBERT/18915

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Une campagne pour déculpabiliser le recours à l'IVG "L'avortement est un droit et c'est moi qui choisis", clame la campagne mise en place sur le nouveau site Internet créé par le Planning Familial le 8 avril 2014. Entièrement consacré à l'avortement, l'objectif du site est de déculpabiliser les femmes ayant eu recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) et de rappeler qu'il s'agit d'un droit. Une campagne qui tombe à pic à l'heure où les mouvements anti-avortement sont très présents, alimentant les idées reçues. Chaque année en France, plus de 200 000 femmes ont recours à une IVG, un choix douloureux et honteux pour la majorité d'entre elles.

Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmesPartie 4 : Conséquences sur la propension au violPartie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre « Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser » Michael Sanguinetti, policier canadien

Le marché du chômeur ouvert à tous les marchands Mardi, 27 Juillet 2010 16:42 Le 12 juillet, les sénateurs ont adopté définitivement une mesure mettant en place la libéralisation totale du placement des demandeurs d’emploi. Leur placement «à but lucratif» est désormais inscrit dans la loi. Au détour d’une loi sur les chambres de commerce et des métiers portant sur «la fourniture de services de placement», le gouvernement a réussi à démanteler encore un peu plus la protection des chômeurs. Pour Sylvette Uzan-Chomat (SNU-Pôle Emploi), « il s’agit d’un véritable retour au XIXe siècle.

L'avortement ne cause pas de problème de santé mentale Subir un avortement n'accroît pas les risques des femmes de souffrir de problèmes de santé mentale, notamment de dépression et d'anxiété, selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques. Les scientifiques soulignent toutefois que les risques reliés à une grossesse non désirée sont bel et bien réels. «Nos résultats indiquent que les femmes qui ont une grossesse non désirée ont besoin de soutien et de soins, car les risques de problèmes de santé mentale augmentent, et ce, quelle que soit l'issue de cette grossesse», expliquent les chercheurs du National Collaborating Centre for Mental Health, qui ont passé en revue les données de 44 études. Ils ont constaté que la moyenne d'anxiété et de dépression chez les femmes en général est de 11 à 12%, mais que ce taux est trois fois plus élevé chez celles qui ont eu des grossesses non désirées. Le fait que ces femmes aient subi un avortement ou non ne semble pas avoir d'incidence sur leur santé mentale.

"L’avortement n’est pas quelque chose d’anecdotique" Le Planning familial a lancé mi-avril le site Internet Avortement, un droit à défendre. Cette plateforme d’échanges et d’information mise beaucoup sur le recueil de témoignages pour rassurer les femmes et améliorer la prise en charge. On en parle avec Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale.Chaque année, plus de 200 000 femmes avortent en France. Pour mettre fin à la loi du silence et la culpabilisation qui pèsent toujours autour de cet acte, l’association souhaite rassurer les femmes et démonter les idées reçues. « Elles n’ont pas à se justifier, se sentir coupables ni à demander pardon. Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G.

Ce que ça fait d'être riche - Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, article Sociologie La richesse offre la possibilité de libérer son temps et son esprit de toute une série de problèmes matériels qui empoisonnent la vie de la plupart des gens. Mais la richesse, ce n’est pas qu’un niveau de revenu, c’est aussi une façon d’être, une assurance, une aisance, une façon de parler, de se tenir en société, qui marque l’incorporation physique des privilèges. Au début de La Raison du plus faible, un film de Lucas Belvaux, la motocyclette de Carole, une jeune ouvrière, tombe en panne : elle s’avère irréparable.

Texas : le droit à l'avortement sauvé par un discours de onze heures Les Etats-Unis appellent ça le filibuster : prononcer un interminable discours en session parlementaire pour in fine faire capoter le vote d'une loi. De l'obstruction parlementaire, en français. La sénatrice démocrate du Texas Wendy Davis, figure montante du parti, en a livré un parfait exemple mardi soir. Son marathon rhétorique a été suivi en direct dans tout le pays. Plus elle parlait, plus sur Twitter le hashtag #StandwithWendy décollait, et la notoriété de la sénatrice avec.

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