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Cinéma et Littérature

Cinéma et Littérature
Vous connaissez sûrement l'histoire des deux chèvres qui sont en train de manger les bobines d'un film adapté d'un best-seller. Et une chèvre dit à l'autre : "Moi je préfère le livre." (Hitchcock à propos de l'adaptation de Rebecca, Le cinéma selon Hitchcock, p. 144) L'art est une affaire de vision, déclarait André Bazin dans Pour un cinéma impur, défense de l'adaptation. Pourtant, les chiens de garde de la littérature traitent souvent l'adaptation cinématographique sous le seul aspect de ses écarts avec l'œuvre d'origine, de ses manquements par rapport à la matière romanesque, de son incapacité à en retrouver le style. Face à un tel investissement le critique ne peut faire l'économie d'un résumé des enjeux de l'œuvre littéraire avant de le confronter à l'œuvre cinématographique. Celles-ci sont d'ailleurs de nature souvent très différentes et disposent chacune de moyens de mise ne scène propres à entrainer, ou non, l'adhésion du spectateur. Autres : Cervantes, Karen Blixen. Related:  ADAPTATIONS : de l'écrit à l'écran

Adaptation L'Adaptation cinématographique Par Jean Cléder a- Littérature et cinéma : les mauvaises fréquentations. La question de l'adaptation cinématographique des textes littéraires peut être appréhendée dans le cadre d'une confrontation dissymétrique entre les arts : d'un côté un art de raconter dont on peut retracer l'histoire depuis les sources de notre civilisation a imposé dans notre culture le règne de « sa majesté le dire » (Jean-Luc Godard) ; de l'autre côté une technique récente, un art sans histoire, sans noblesse et d'abord pratiquement muet est affecté devant la littérature d'un « complexe d'infériorité ». Sous le règne économique des adaptations en costumes et de la division des tâches (la littérature est alors un bon placement[iii]), la célèbre comparaison d'Alexandre Astruc fait du cinéaste un créateur au même titre que l'écrivain, en déplaçant l'acte d'écriture du scénario vers la réalisation elle-même. b. « Le cinéma arrête le texte, frappe de mort sa descendance : l'imaginaire.

Cinéma et Littérature Vous connaissez sûrement l'histoire des deux chèvres qui sont en train de manger les bobines d'un film adapté d'un best-seller. Et une chèvre dit à l'autre : "Moi je préfère le livre." (Hitchcock à propos de l'adaptation de Rebecca, Le cinéma selon Hitchcock, p. 144) L'art est une affaire de vision, déclarait André Bazin dans Pour un cinéma impur, défense de l'adaptation. Un cinéaste qui se contente de traiter un roman comme un synopsis poussé restera médiocre quel que soit l'œuvre choisie. Pourtant, les chiens de garde de la littérature traitent souvent l'adaptation cinématographique sous le seul aspect de ses écarts avec l'œuvre d'origine, de ses manquements par rapport à la matière romanesque, de son incapacité à en retrouver le style. Face à un tel investissement le critique ne peut faire l'économie d'un résumé des enjeux de l'œuvre littéraire avant de le confronter à l'œuvre cinématographique. A- Six grandes catégories d'adaptations littéraires Autres : Cervantes, Karen Blixen.

Cinq adaptations "exemplaires" (littérature et cinéma) - Le blog de beux Pour fêter sa 400ème note, la tenancière de ce blog m'a laissé quartier libre. Une seule contrainte : parler de littérature. Merci à elle. Dès ses origines, le cinéma a tissé avec la littérature des liens contradictoires et complexes. Alors que le septième art a toujours tenté de s'affirmer comme art « autonome », il a d'une manière constante puisé dans les classiques de la littérature pour se nourrir et s'enrichir. L'opinion commune veut qu'une adaptation cinématographique d'un texte littéraire soit vouée à être moins intéressante que l’œuvre d'origine. Entre littérature et cinéma, c'est une histoire immédiate. Parce que le cinéma est parvenu à développer, au temps du muet, une grammaire et des articulations très fines, une esthétique qui n'appartient qu'à lui ; certains voient dans le passage au parlant une régression et un retour à la théâtralité, à la littérature. Pourtant, Truffaut comme les autres cinéastes de la Nouvelle Vague, adapteront à leur tour des œuvres littéraires.

Ce que le cinéma fait de la littérature « La femme, si seule ici à sa fenêtre, a-t-elle un amoureux, et l’homme aimé est-il parti pour toujours ? » (Robert Walser, Petits textes poétiques) 1Pour faire oublier ses origines roturières, analphabètes et populaires, on sait que le cinéma, après la Seconde Guerre Mondiale, s’est imposé comme un art à part entière contre la littérature – en s’y adossant, en s’y opposant. Et comment, ajoute-t-il, ne pas voir dans cette notion l’aveu d’un complexe d’infériorité en présence d’un art qu’on ressent le besoin de justifier en tant qu’art autonome face aux autres arts2 ? 2Mais on ne se défait pas de son éducation si facilement : si le cinéma bénéficie en France aujourd’hui encore d’un statut enviable dans le paysage culturel, c’est en partie parce que des critiques lettrés se sont employés à le hisser au niveau de la littérature. et la caméra styloc’est Sartrequi a refilé l’idéeau jeune Alexandre Astrucpour que la caméra tombesous la guillotinedu senset ne s’en relève pas6.

Adaptations: une certaine littérature L’adaptation de «classiques littéraires» et bande dessinée fait à l’heure actuelle l’objet d’un véritable engouement, que ne manquent pas de souligner des sites spécialisés comme ActuaBD et qu’explore un colloque tel que «La transformation du canon : la littérature du XIXe siècle et son apparence dans le “graphic novel” et la bande dessinée» auquel j’ai participé en novembre dernier. Ce phénomène d’adaptation n’a pourtant rien de nouveau : issu d’une longue tradition, en France du moins, il constitue surtout l’occasion de penser le rapport que peuvent entretenir deux «médiums» ne reposant pas sur les mêmes dispositifs d’expression et de publication. Ce problème peut être appréhendé vis-à-vis d’une création (comme dans la récente «humeur» d’un David Turgeon s’interrogeant sur l’académisme trop souvent propre à l’exercice), mais également vis-à-vis d’une rencontre nous invitant poser une question : comment et pourquoi littérature et bande dessinée peuvent-elles fonctionner ensemble ?

Le succès des adaptations littéraires au cinéma - Linternaute.com Cinéma Éternelle source d'inspiration pour les cinéastes, la littérature envahit de plus en plus le cinéma. Les arts majeurs ne cessent de s'unir pour le bonheur de tous. Retour sur les plus grands succès adaptés de romans ou de BD. L'adaptation : création de blockbusters Onze films dans le monde ont réalisé plus d1 milliard de dollars de recettes. Les films tirés de romans français s'imposent Ne vous fiez pas aux apparences, en France il ne faut pas forcément s'appeller Le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter pour grimper en haut du box-office. Les prochaines adaptations cinématographiques Face à ce succès incontesté, beaucoup de romans seront adaptés au cinéma dans les mois qui viennent. Le succès des adaptations littéraires assurent donc leur pérennité.

Quand le cinéma rencontre la littérature Quelques couvertures de romans ayant été adaptés au cinéma ces dernières années : Nos Étoiles contraires (John Green), La Couleur des sentiments (Kathryn Stockett), Sur La Route (Jack Kerouac) et Homesman (Glendon Swarthout).Photo prise à la librairie L’Alinéa (Martigues). Émilie Azzani, licence CC BY-NC. Jean-Luc Godart se demandait « À quoi sert le cinéma, s’il vient après la littérature ? » Le cinéma peut apparemment commencer par réinventer les œuvres littéraires. Depuis ses débuts, le septième art n’a cessé de puiser son inspiration dans les œuvres littéraires. Une grande part des succès de l’âge d’or hollywoodien sont tirés de romans : Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, Breakfast at Tiffany’s de Truman Capote, Les Raisins de la colère de John Steinbeck ou encore les nombreuses adaptations des pièces de Tennessee Williams (La Chatte sur un toit brûlant, Un tramway nommé désir, Soudain l’été dernier…). L’adaptation littéraire toujours en vogue Pour aller plus loin :

Adaptation, réécriture et transposition en littérature Adapter une œuvre littéraire, un défi technique et artistique Romans et récits source d’inspiration pour le théâtre Les contes, les récits populaires, les épopées, la Bible ont été des sources permanentes pour les auteurs de théâtre. Pourquoi adapter, pourquoi réécrire ? Trahison, mésinterprétation, pour beaucoup il est souvent de « mauvais ton » de s’attaquer à des œuvres originales pour les transposer. Adapter, c’est aussi montrer l’actualité et la contemporanéité d’une œuvre C’est lui donner une fulgurance nouvelle, donner à voir sa modernité. Comment adapter une œuvre : transposer, compléter, créer, sacrifier... C’est combler les espaces imaginaires indispensables comme se plait à l’évoquer Marguerite Duras. Comment adapter un roman au cinéma ou au théâtre ? Du roman au cinéma, du roman au théâtre... : adapter c’est passer d’une langue à une autre. Mais attention, un film peut révéler un roman voire devenir un chef d’œuvre alors que l’écrit référent ne l’est pas.

Les adaptations littéraires : business facile, art difficile (par Christophe Payet) Pour résoudre sa crise, le monde de l'édition regarde de plus en plus vers... le cinéma. Les adaptations à l'écran se multiplient, et Cannes en est un exemple flagrant. Bien sûr, il y a le « Great Gatsby » mais également « La venus à la fourrure » de Sacher-Masoch adapté par Roman Polanski ou bien « As I lay Dying » de William Faulkner porté à l'écran par James Franco. L'année dernière déjà Don de Lillo, Mauriac ou encore Musset étaient à l'honneur. Dans TéléObs, Flore de Bodman a donc enquêté. Le phénomène existe depuis le cinéma muet, certes. Une journée du Salon du Livre est même exclusivement consacrée à ce marché. De leur côté, les écrivains aussi s'organisent. Globalement une adaptation coûte plus cher qu'un scénario original. Dans le milieu plusieurs thèses circulent. D'autres diront qu'en période de crise, il est plus facile de tourner un film à partir d'un livre qui a bien marché. Et les écrivains, comment réagissent-ils face à l'adaptation de leur œuvre ?

Adapter Orwell au cinéma et en BD George Orwell, quoique passé par la très chic public school d’Eton, où il a frayé avec les garçons de la haute bourgeoisie, promis à un grand avenir dans la société de classes qu’était alors la GB, n’appartenait pas à ce milieu. C’était un boursier, fils de petit fonctionnaire colonial. Il n’est pas passé par Oxford ou Cambridge, mais s’est engagé dans la police en Birmanie, avant de plonger dans les bas-fonds de Londres et de Paris. Une série en bande dessinée tout à fait remarquable, en cours de parution, reconstitue avec beaucoup de justesse cet itinéraire. Cela s’appelle Une Vie et l’auteur de cette biographie imaginaire porte le nom du héros de 1984, Winston Smith. Mais Orwell a été aussi beaucoup adapté au cinéma. On peut se demander ce qu’Orwell aurait pensé de ces versions de ses œuvres, lui qui s’est intéressé aux productions des cultures de masse, à une époque où peu d’intellectuels s’y risquaient.

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