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Esprit(s) de mai 68

Esprit(s) de mai 68
En mai et juin 1968, l’intersyndicale de la Bibliothèque Nationale prend part aux mouvements contestataires qui agitent le pays et se réunit chaque jour rue de Richelieu pour réfléchir à l’avenir de la BN. Dans le même temps, une centaine d’agents volontaires font preuve d’ingéniosité et s’activent pour collecter tracts, affiches, banderoles qui forment aujourd’hui un témoignage unique du mouvement de mai 68. Voici des extraits du récit qu’en fait Marie-Renée Morin alors responsable du Service de l’Histoire de France. Comme tous les organismes publics ou privés, la Bibliothèque Nationale ne resta pas indifférente aux événements de mai 68. Une séance mémorable de l'intersyndicale se tint le 20 mai dans la salle de travail envahie par le personnel, les grandes tables des lecteurs se transformèrent en tribunes et servirent de tremplin aux orateurs en mal de dominer le brouhaha. toutes sortes de volontaires les dernières négociations L'époque la plus difficile fut celle de la fin. Related:  Médias et opinion publique

Allocution radiodiffusée du 30 mai 1968 - Charles de Gaulle - paroles publiques Charles de Gaulle Françaises, Français, étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions. Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. Mai 1968 : images et médias Cet exercice propose, à partir de documents de l’Ina et d’une exposition virtuelle consacrée à Mai 1968 sur le site de la Bibliothèque nationale de France, des pistes pour aborder à la fois les évènements de mai 1968 grâce aux médias et le traitement de Mai 1968 par les médias et l’image. Cette étude peut être menée en classe de 3° (dans son intégralité ou en partie) sur TNI (elle peut aussi être réalisée en salle informatique). Elle s’accompagne bien sûr de précisions de l’enseignant, qui pourra par exemple attirer l’attention des élèves sur la taille des affiches, leurs producteurs, expliquer avec eux la symbolique de certains éléments. Consultez : Que dénoncent les 2 affiches à droite de l’image ? En quoi ces 4 affiches montrent-elles que la jeunesse aspire à être écoutée ?

schema de synthese medias et opinion publique dans les grandes crise tle es l Le jour d'avant : La guerre au fil des ondes Lorsque l'on évoque la Radio en France durant l'Occupation, deux types d'auditeurs viennent à l'esprit. Les uns, peu nombreux, écoutaient la Radio de Londres la BBC (qu'ils prononçaient d'ailleurs sans snobisme "bébéçé"). Les autres se groupaient autour du poste familial pour ne rien perdre des programmes de Radio-Paris. Ici Londres... En fait, nos chers z'amis z’auditeurs n'avaient pas franchement le choix d'écouter autre chose que Radio-Paris. La véritable Radio-Paris, l'une des meilleures radios de France émet jusqu'au 17 juin 1940 mais l'occupant va usurper ce nom pour en faire l'outil principal de sa propagande durant toute la guerre tandis que sur d'autres fréquences, on fredonnera : Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand... sur l'air de "la Cucaracha". Radio Paris, Radio Cité, BBC Le Poste-Parisien "arrosait" l'Europe entière et l'Afrique du Nord à l'aide d'un émetteur de forte puissance. Radio Tour Eiffel émet depuis...la Tour Eiffel dès 1910.

Une radio de combat 4/5 : Radio-Vichy et radio Paris Pendant que la BBC prête sa voix à la Résistance, les radios de la collaboration exercent une contre-propagande active. Radio-Vichy: Henriot dénonce la BBC (13 juin 1942) A partir de février 1942, Philippe Henriot, ancien député de Gironde élu en 1932 qui dérive par la suite vers l’extrême droite, tient une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio-Vichy. Ses éditoriaux, teintés d’antisémitisme, sont pour lui l’occasion de s’en prendre aux Alliés et à la France Libre. Ses premières joutes verbales ont lieu après les bombardements alliés sur l’usine Renault de Boulogne-Billancourt, ayant occasionné la mort de près de 600 personnes. Il tente ici de mettre en évidence les mensonges distillés par les speakers de la BBC: il laisse d’abord entendre que les programmes anglophones sont moins optimistes, ce que très peu de Français peuvent vérifier, ne maîtrisant pas l’anglais. - Radio-Paris: Au rythme du temps: sketches et slogans anti-alliés après le raid à Dieppe (21 août 1942)

Le rôle de la radio, 1940-1944 Le rôle de la radio, 1940-1944 Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC (Chef du service de diffusion clandestine au commissariat à l'intérieur à Londres, 1942-1944) Le rôle de la radio, 1940-1944, Espoir n°66, 1989 Au moment où le général de Gaulle lance à la radio de Londres l'appel du 18 juin, il y a plus d'un million de soldats français prisonniers, 7 millions de civils fuient sur les routes, les Allemands foncent vers la Méditerranée, le maréchal Pétain a demandé l'avant-veille un armistice. Est-ce donc un appel dans le vide que lance alors de Gaulle ? Pendant toute la "drôle de guerre", la BBC a fait des émissions vers la France, mais il s'agissait de brèves émissions d'informations (10 minutes 6 fois par jour). Pendant toute la drôle de guerre, d'autre part, les émissions allemandes de Radio-Stuttgart ont été écoutées en France. C'est donc non seulement dans un contexte politique dramatique, mais radiophonique tout à fait particulier qu'ont lieu les premiers appels du général de Gaulle.

Jalons Pour l'histoire du temps présent - Radio Paris La véritable Radio Paris, l'une des meilleures radios de France émet jusqu'au 17 juin 1940. L'occupant allemand, qui en a réquisitionné les locaux et le matériel, va usurper ce nom pour en faire, en zone occupée, l'outil principal de sa propagande, dès le 18 juillet 1940. Disposant de moyens financiers importants, cette radio allemande en langue française recrute de nombreux journalistes collaborationnistes et antisémites. Profitant des nombreux concerts et spectacles donnés à Paris, elle joue la confusion avec la radio de Vichy (qui n'est pas au début, autorisée en zone Nord). Tous les auditeurs savent que ces messages codés correspondent à des instructions précises adressées à la Résistance et ils sont attendus avec impatience dans les maquis auxquels ils annoncent souvent des parachutages d'armes et de munitions. Françoise Berger

Chronologie de l’affaire Dreyfus : faits et débats parlementaires – Assemblée nationale Coll. part. 1859 : naissance d'Alfred Dreyfus à Mulhouse 1870 : occupation de l'Alsace-Lorraine 1894 : arrestation et condamnation d'Alfred Dreyfus 1895 : dégradation du capitaine Dreyfus à l'École militaire à Paris et déportation à l'île du Diable 1898 : publication dans l'Aurore de « J’accuse !... 1899 : procès de Rennes 1903 : relance de la révision par Jean Jaurès 1906 : réhabilitation d'Alfred Dreyfus 1914-1918 : première guerre mondiale ; mobilisation d'Alfred Dreyfus 1935 : mort d'Alfred Dreyfus à Paris 6 octobre 1894 : La Section de statistique (service de renseignements de l'armée soupçonne le capitaine Alfred Dreyfus d'être l'auteur d'un bordereau manuscrit non signé adressé à l'attaché militaire de l'ambassade d'Allemagne en France Maximilian von Schwartzkoppen et relatif à l'envoi de documents secrets. Maximilian von Schwartzkoppen 15 octobre 1894 : Le capitaine Dreyfus est arrêté sur ordre du général Mercier . Auguste Mercier Photographie Marius Neyroud © Ordre des avocats de Paris

La presse clandestine de la Seconde Guerre Mondiale A l’occasion de l’entrée au Panthéon des résistants Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay, (re)découvrez la presse clandestine de la Seconde Guerre mondiale. Résistance : bulletin officiel du Comité national de salut public, réseau du Musée de l'Homme, 15 décembre 1940 Dès le début de l’Occupation allemande, des journaux furent confectionnés et diffusés clandestinement par des individus souhaitant lutter contre la propagande officielle et continuer le combat jusqu’à la libération du territoire français. Cette presse, témoin d’une guerre sans merci et de cette « flamme de la Résistance » qui ne s’est pas éteinte, est désormais accessible dans Gallica. Le corpus actuellement numérisé disponible s’élève à plus de 1 350 titres, issus des collections de la Bibliothèque nationale et du Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne. Le Chant du grillon : journal du 1er Bataillon FTP Région I.3, 1943 Arnaud Dhermy et Louis Jaubertie

La manifestation antiparlementaire du 6 février 1934 à Paris La manifestation antiparlementaire du 6 février 1934 constitue l'une des crises politiques majeures de la IIIe République. Depuis les débuts de la crise économique en France, les différents gouvernements de la IIIe République (la droite libérale de 1930 à 1932 ; les radicaux depuis 1932) doivent faire face à la montée d'une importante contestation politique. Les mouvements antiparlementaires, notamment les ligues d'extrême-droite, connaissent en effet un essor spectaculaire. Les gouvernements en place sont accusés d'immobilisme contre les difficultés économiques et le chômage, le système parlementaire est de plus en plus présenté comme un système inefficace, incapable par ses lenteurs d'apporter une réponse adaptée à la crise. Au début de l'année 1934, se saisissant de l'affaire Stavisky, l'Action française lance une grande campagne contre le gouvernement des "voleurs et des assassins". Les conséquences politiques du 6 février 1934 sont très importantes.

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