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- Le journalisme « augmenté » ce n’est pas les outils, c’est l’humain, stupide !

- Le journalisme « augmenté » ce n’est pas les outils, c’est l’humain, stupide !
Le seul outil indispensable du journaliste ? Son cerveau – Crédit photo ©noodlepie via Flickr.com 5e anniversaire réjouissant des Observateurs de France24 dans l’univers morose du journalisme français touché par deux mauvaises nouvelles consécutives : la liquidation judiciaire de l’agence Sipa et l’annonce de la fin probable d’owni.fr. Pour ceux qui ne connaissent pas encore les Observateurs de France 24, il s’agit d’une plateforme contributive entre un site d’information, France24 aidé de RFI, et des correspondants amateurs à travers le monde. Dans 99% des cas explique Julien Pain, rédacteur en chef des Observateurs, les contributeurs envoient spontanément des infos sur le site de France24, sous forme de textes, photos ou videos… En ce cas, ils ne sont pas payés, mais de toutes façons, leur motivation n’est pas vénale. France 24 a pris le parti dès le départ de vérifier très attentivement toutes les informations qui lui sont envoyées. Assia El’Hannouni aux Jeux paralympiques 2012 Related:  Quel avenir pour les médiase-journalisme

La presse est morte, vive le journalisme ! L'entrée de la société dans l’ère numérique est vue par certains comme un choc violent, une forme de "destruction créatrice pour le support imprimé en général (livres, archives, journaux, revues...) et pour la presse en particulier, quoique cette vision apparaisse aujourd'hui assez galvaudée car il s'agit globalement d'un phénomène progressif de mutation économique et sociale autant que technologique. Dans ce contexte, la question de la pérennité de la presse et du journalisme dans leur forme historique – bien que la période de leur "âge d'or" constitue plus une vue de l'esprit construite de manière rétrospective qu'une pure réalité – est posée par nombre d'analystes, dans un climat d'incertitude et de crainte face aux évolutions combinées de la crise économique, qui touche ce secteur comme tous les autres, et de la "mort" supposée plus ou moins rapide de l'imprimé au sein de nos sociétés touchées par "l'emprise numérique" .

#Npdj12: les 6 tendances du journalisme numérique Crédit photo: Ecole de journalisme de Sciences Po/ Morgane Troadec Mobile, audience, contenus, vidéos instantanées… En conclusion de la conférence sur les nouvelles pratiques du journalisme organisée le lundi 10 décembre 2012 par l’Ecole de journalisme de Sciences Po, Joshua Benton, directeur du Nieman Lab, a énoncé six grandes tendances du journalisme numérique. Les voici. >> Revivre le live réalisé lors de cette journée marathon (merci à tous les étudiants de l’Ecole de journalisme de Sciences Po qui ont produit vidéos, photos, textes et tweets…) >> 1. L’ascension mobile «Les rédactions sous-estiment l’importance du trafic provenant du mobile», juge Joshua Benton. 2. Fleurissent des applications qui permettent de calibrer les contenus en fonction du support depuis lesquels on les lit. Les contenus «évolutifs» ne sont pas qu’une question de supports. 3. «A quoi sert la page d’accueil maintenant qu’elle ne sert plus comme la porte d’entrée principale?» Crédit: AA 4. 5. 6. Alice Antheaume

Journalisme traditionnel et néo-journalisme : deux planètes Dans le maelström à la fois prometteur et périlleux des mutations médiatiques, journalisme traditionnel et néo-journalisme se côtoient sans vraiment interagir, si on se fie aux échanges qui se sont déroulés à l’occasion du colloque Les mutations de l’univers médiatique, le 12 avril. Crédit photo : jorik de beer CC La série de tables rondes organisée par la revue À bâbord! a mis en relief deux solitudes : les nouveaux médias et les médias traditionnels. Mais comment définir les premiers? Bien que le descriptif du programme du colloque soulignait que bien des aspects des mutations de l’univers médiatique demeurent mal cernés, la journée n’aura pas permis d’éclairer beaucoup ces zones d’ombres au cœur du débat. Toute la journée, le trou noir de l’heure, l’éléphant dans la salle de l’UQAM : la question « qu’est-ce qu’un journaliste? Le hamster Les participants au colloque d’À Bâbord! M. La convergence des RP Nombrilisme Un nombrilisme qui tire à sa fin? Journalisme, militantisme et objectivité

AFP et médias : l’alliance française entre malades – #Gratuit L’AFP a annoncé aujourd’hui ses projets pour 2013. La troisième agence de presse mondiale est troublée par les soucis financiers de la presse française, ainsi que par les poursuites pour aides d’Etat illégales par la Commission européenne qui devraient aboutir à une décision d’ici peu. (Publié le 28 novembre) L’Agence France Presse veut continuer d’être une béquille de plus en plus indispensable aux médias généralistes, alors même que ceux-ci vacillent et dégraissent leurs rédactions à tour de bras. Alliance au pays des aveugles L’AFP continue de courtiser la presse française «historique» – qui faisait par ailleurs partie des invités à la conférence de presse d’aujourd’hui – pour la conserver dans sa clientèle. L’agence de la place de la Bourse a ainsi annoncé qu’elle lancerait courant 2013 un nouveau système de production et de diffusion de l’information, plus interactif, dans lequel elle a investi 30 millions d’euros. Quatre pourcent seulement ? L’affaire des aides d’Etat

Ils quittent Twitter et Facebook pour se lancer dans le journalisme Home Medium Cette semaine, je voudrais revenir sur les projets de deux champions des réseaux sociaux qui veulent sauver le journalisme et l'industrie de l'information. Evan Williams, co-fondateur de Twitter, et Dan Fletcher, ancien responsable éditorial de Facebook, ont tous deux choisi de s'investir dans la production éditoriale. Avant de fonder Twitter, Evan Williams avait lancé en 1999 la plateforme de blogs Blogger, depuis vendue à Google. Cette semaine, Evan Williams a exposé sa vision des médias. Dan Fletcher a, quant à lui, annoncé, en septembre 2013, le lancement de Beacon avec deux autres associés. L'équation économique de ce projet promet de reverser entre 60% et 75% des recettes aux auteurs. Ces deux projets ont été rendus célèbres grâce au profil de leurs fondateurs. Marie-Catherine Beuth est journaliste, spécialiste des nouveaux médias au Figaro.

Quelles tendances pour 2013? Crédit: Flickr/CC/jacilluch Au rayon journalistico-numérique, les paris sont ouverts sur les mutations qui vont marquer l’année à venir. Outre le mot “moment”, en passe de devenir le terme-valise pour qualifier une actualité/un partage/une expérience médiatique, sur quoi miser? Crise en ligne L’année dernière, à la même date, j’avais parié – bien sûr sans le souhaiter – sur des disparitions parmi les médias du Web. Le retour du paywall Ce serpent de mer n’a jamais vraiment disparu, mais en 2013, «on verra une grande quantité de producteurs de contenus passer d’un modèle économique basé sur la publicité à un modèle d’abonnements ou de paiement à la consultation», annonce le rapport «Digital and Media predictions 2013» publié par l’agence Millward Brown. «Il ne s’agit pas tant de faire en sorte que les gens paient pour consulter des contenus. Qui n’a pas sa conférence? Le Guardian a sa conférence, «The Changing Media Summit». A quoi cela sert-il, pour un média, d’organiser des événéments?

La mort des journaux... et d'un certain journalisme? A lire, si vous avez du temps ce week-end, ce (très) long article du New Yorker annonçant la mort des journaux papiers et de leurs modèles: économiques et éditoriaux. La crise est d'abord financière : les revenus des grands journaux s'effondrent aux Etat-Unis. Les rédactions subissent les coupes dans leurs effectifs comme une peau de chagrin."Pas encore morts" (titre du Guardian à propos de la presse écrite), certes, mais pas loin, "les journaux ont perdu 42% de leur valeur en trois ans", constate Eric Alterman du New Yorker. Moyenne d'âge (en hausse) du lectorat américain : 55 ans. La crise est également morale :Moins de 20% des Américains déclarent croire la plupart des infos que publient les médias. Dans le même temps, le Huffington Post, un média "pure-web" lancé en 2005 par Arianna Huffington, truste les places d'honneur de la presse en ligne (il annonce 11 millions de visiteurs uniques par mois). Le principe du Huffington Post: syndication et conversation. La suite? (Merci à JF)

- Les journalistes papier ne sont pas (tous) des dinosaures qui refusent d’évoluer Dinosaures de papier – Crédit photo : Emraya via Flickr.com Je forme les groupes médias aux techniques web depuis quatre ans. Au cours de mes interventions, j’ai constaté souvent le fossé culturel qui sépare journalistes et direction. Pour celle-ci, généralement, si les journalistes rechignent à évoluer vers le bi-média, c’est par résistance au changement ou fainéantise. Lorsque j’arrive dans une rédaction, ou un groupe média, c’est pour expliquer concrètement comment se pratique le journalisme sur Internet ou sur les supports digitaux. Mais, le fait est que j’arrive aussi avec beaucoup de travail en plus. Il est rare que les journalistes ne soient pas intéressés par ce que je raconte et par tout ce qui peut améliorer leurs pratiques. En revanche, très rapidement se pose la question de la charge de travail supplémentaire. En dépit de sa propension non mince à râler et à contester, le journaliste est finalement doué d’une assez grande souplesse et capacité d’adaptation. Cyrille Frank

Lettre à mes confrères : en 2012 réformons le journalisme! « Chers confrères, c’est pendant mes vacances que m’est venue l’idée de vous écrire à propos d’un sujet qui ne fera pas la Une des programmes des candidats à la présidentielle mais qui nous concerne tous : l’avenir du journalisme, notre métier. J’espère que vous pardonnerez le manque d’humilité dont je fais preuve en vous interpellant, vous, les 37.414 titulaires d’une carte de presse, mais j’ai l’impression qu’il y a urgence. Le paysage de l’information a beaucoup changé depuis 2007, date de la dernière élection présidentielle. L’offre a évolué et la façon dont on accède à l’information aussi. La vieille industrie qu’est la presse papier fait face à des coûts énormes, à une crise du marché publicitaire et surtout à une diminution du nombre de ses lecteurs. L’innovation, l’audace, l’ambition éditoriale sont trop rares, surtout parmi les journaux « installés », dont les organisations et le management ne sont pas adaptés à l’écosystème qui se dessine. (Dessin Louison) Que faire? 1. 2. 3.

Les médias à la recherche du temps perdu A l’occasion du Forum d’Avignon, le cabinet d’études Ernst & Young a publié une étude consacrée à l’impact du temps dans l’industrie de la culture et des médias. La révolution numérique impacte toute la chaîne de la création et modifie le comportement des consommateurs, en particulier dans sa dimension temporelle. Comme l’écrit Ernst & Young : « l’«homo conexus» revêt de multiples visages et affiche un appétit inassouvi, désirant toujours plus de contenu avec toujours plus de facilité d’accès, de variété, de choix et de contrôle. Or, cette évolution semble s’opposer à la création d’un contenu durable et pérenne, générateur d’un vrai patrimoine économique et culturel, et donc créateur de plus de valeur. Sans détailler l’étude dans son ensemble, nous avons considéré judicieux d’analyser les impacts de cette analyse sur les innovations, sur la chronologie des médias, sur la gestion du temps des consommateurs. Accélération des innovations et de leur adoption Source : Ernst & Young 1. 2. 3.

Sur le web, l'article journalistique a-t-il encore un sens ? Cet article, dont vous commencez la lecture, fait-il partie d’un genre en déclin, une forme bientôt « optionnelle » du journalisme, un « produit dérivé » ou un luxe dans la manière dont les médias nous informent ? Tel est l’avis du professeur de journalisme et blogueur Jeff Jarvis. Une position qui suscite un débat soutenu parmi les passionnés de l’information en ligne aux Etats-Unis. Selon Jarvis, les articles ne sont plus une forme nécessaire pour la couverture des événements. Ils le sont encore pour les journaux imprimés, mais pas pour « le flux qui ne commence jamais et ne se termine jamais du numérique ». Jeff Jarvis appuie sa démonstration sur plusieurs exemples : Que devient l’article dans ce contexte ? Parmi les réactions suscitées, celle de Ben Ilfeld, fondateur du site Sacramento Press va encore plus loin : « L’article n’est pas l’unité de base de la narration, du reportage, de la vente ou de toute autre chose. Deuxième groupe : le journalisme de « forme longue ».

Vers la fin de l’information gratuite ? 9 novembre, 2012 2 commentaire Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil Baisse des recettes publicitaires, concurrence de Google, défiance croissante à l’égard des journalistes et des médias, crise économique … La presse française est confrontée à une de ces « conjonction des catastrophes » dont on ne sort que mort ou vraiment très différent. Les audiences gratuites se monétisent mal. La production d’informations gratuites en ligne peut nuire aux marques médias. L’information en ligne se vend si elle apporte une vraie valeur ajoutée. Bien sûr, la France n’est pas l’Amérique, les quotidiens ne sont pas des magazines et ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. Bernard Petitjean (bpetitjean@seprem.fr) et Corinne da Costa (cdacosta@seprem.fr)

L'actu media web - Et si les écoles de journalisme se mettaient au triolisme ? Le reproche fait aux vénérables maisons qui enseignent le journalisme n'est pas forcément nouveau, mais il est aujourd'hui de plus en plus significatif. S'il a toujours été un peu gênant de former des journalistes "en vase clos", c'est-à-dire assez éloignés de la réalité des nombreux autres métiers qui "faisaient" les journaux, ce défaut structurel pose aujourd'hui un véritable problème. Au moment où un nouveau type de journalisme émerge, peut-on continuer à former des journalistes solo ou, au mieux, des journalistes habitués à travailler entre journalistes ? Les nouveaux médias inventent, au fil des mois, de nouvelles pratiques journalistiques, de nouveaux formats éditoriaux, dont l'une des principales spécificités réside dans la collaboration étroite entre journalistes, graphistes, développeurs, techniciens spécialisés dans l'exploitation des données… C'est l'une des révolutions des pure-players au sein de la profession. Du "journalisme de couple" au véritable triolisme

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