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Peut-on copier en toute L-égalité ?

Peut-on copier en toute L-égalité ?
A l’instar de ce qui va suivre je dois le titre de cet article à ma collègue Anne Sophie Domenc qui a assuré l’essentiel de la préparation et du suivi de la copy party qui va, comme je vous l’avais annoncé il y a quelques mois, se dérouler au lycée, ce vendredi. J’en profite, par ailleurs, pour remercier, en notre nom, Olivier Ertzscheid, Lionel Maurel et Silvère Mercier pour la disponibilité et l’attention dont ils nous ont fait la sympathie. Nous savons l’intérêt qu’ils portent à cet événement qui constitue tout de même une première et, au delà du clin d’oeil, pour sa dimension pédagogique dans le contexte spécifique d’un lycée. Point sur lequel je vais concentrer l’essentiel de mon propos. Nous avons mis en oeuvre ce projet dans le cadre de l’option littérature et société de seconde avec un groupe de 22 élèves, à raison de 2 heures par semaine sur une séquence de 9 séances. MàJ : Pour un compte-rendu de cette copy party sur Bibliobsession. Related:  CommunsLe principe de la copy party

Usages de l’information numérique : comprendre les nouvelles enclosures algorithmiques pour mieux s’en libérer 1internet of things, politics of algorithms, recommandation systems, enclosures, commons, interfaces, connected wearables 1 Carmes M. et Noyer J., « L’irrésistible montée de l’algorithmique. Méthodes et concepts en SHS », L (...) 2L’enjeu de cet article est de pointer un double changement dans les usages de l’information. 2 Boullier D. , « Chapitre 4. 3À l’ère des grands écosystèmes attentionnels2 qui règnent aujourd’hui sur la quasi-totalité du spectre des pratiques informationnelles connectées, que celles-ci relèvent de la sphère des loisirs, du domaine marchand ou bien, à l’interface des deux précédentes, des industries culturelles, on observe depuis plusieurs années une tendance générale aux « enclosures informationnelles » qui vient en rupture avec la « libération » et « l’ouverture » des usages dont la philosophie du web des années quatre-vingt-dix se voulait porteuse. 4 Ertzscheid Olivier, « L’homme est un document comme les autres ». 15Bienvenue dans le World Wide Wear13.

And the winner is ... Copy Party ! Je suis actuellement en déplacement. Quand ce billet paraîtra, la nouvelle sera officielle : la copy-party a remporté le 1er prix (ex-aequo avec "la petite bibliothèque ronde") du salon I-Expo dans la catégorie "documentation et bibliothèque du futur". <hurlement de joie> Hip hip hip ... Ce sont les deux papas et camarades Lionel Maurel (calimaq) et Silvère Mercier (bibliobsession) qui sont allés défendre l'initiative devant le jury. Mais la copy-party est une initiative qui a, bien avant ce prix, été assez unanimement saluée par différents observateurs comme une étape importante de l'avenir des bibliothèques. Mais la prise de risque sur l'idée même et l'organisation de ladite copy-party était assez élevée, à la fois pour ses initiateurs et concepteurs, ainsi que pour la bibliothèque qui a décidé de jouer le jeu. Ce prix vient donc s'ajouter à la reconnaissance médiatique et "scientifique" dont avait déjà bénéficié l'opération. Mais le boulot continue.

Lettre TIC'Édu thématique N°05 Les (biens) communs de la connaissance et de l'information — Enseigner avec le numérique Sommaire 1. Préambule Si la notion de biens communs n'est pas nouvelle(1), elle opère un retour en force en ce début de siècle, popularisée en partie par les travaux de l'Américaine Elinor Ostrom(2), récompensés par l'attribution du Nobel d'économie en 2009. Depuis une trentaine d'années, numérique, écologie et (alter) mondialisation obligent, sa définition s'est élargie, ses usages ont pris une ampleur conséquente, notamment dans les domaines de l’information et des savoirs. L’intérêt porté aux biens communs de la connaissance et aux biens communs informationnels(3) se concrétise par leur présence dans nombre de rapports et publications parus cette année. (1) Certains auteurs situent son origine avec le travail dans les champs de l'Europe du 12ème siècle. (2) Hervé Le Crosnier, Le prix « Nobel » à Elinor Ostrom : une bonne nouvelle pour la théorie des biens communs . (3) L’information est aussi considéré par certains chercheurs comme un bien commun de la connaissance. 2. 3. 4. 5. 6.

La première #copyparty dans un lycée a eu lieu ! Vous souvenez-vous de la première #copyparty intersidérale ? Organisée à la Bibliothèque Universitaire de la Roche-Sur-Yon, elle proposait aux participants de copier pour leur usage privé n’importe quel document de a bibliothèque, en s’appuyant sur l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, à condition de le faire avec ses propres moyens de copie et sans briser de DRM, en toute légalité, tout simplement. Attentifs aux usages et aux enjeux soulevés par la copie, nous avions été récompensés par le prix Bibliothèque et documentation du futur pour cette initiative, avec Lionel Maurel, Olivier Ertzscheid et votre serviteur. Nous sommes donc particulièrement fiers de vous dire aujourd’hui qu’une #copyparty a eu lieu dans un lycée, le Lycée Rabelais en Vendée. Concrètement, quel a été le dispositif pédagogique ? Voici le livret explicatif, je le trouve particulièrement bien fait : Voyez aussi ce certificat d’engagement a signer par les élèves : Voici le retour de Gildas Dimier :

Les licences libres et ouvertes Le développement des licences libres est une forme emblématique de la lutte contre les enclosures du domaine intellectuel. Dardot-Laval saluent en particulier la protection du système GNU(43) (1983) par la licence GPL (General Public Licence, 1989), à l’initiative de Richard Stallman. D’après eux, celui-ci a en effet créé un "véritable commun à partir de la définition des droits et devoirs des usagers", instaurant un "régime juridique de la propriété intellectuelle commune" pour "protéger et délimiter la communauté d’usage et de production", notamment avec la clause de copyleft (44) et les libertés suivantes: liberté d’utiliser le logiciel quelque soit l’usageliberté d’étudier le code source et de le modifierliberté de le redistribuer sous forme de copies pour aider son voisinliberté de redistribuer aux autres vos propres versions modifiées Tout comme la recherche d’images dans Google, la plateforme Flickr propose aussi une exploration de ses contenus par type de licence CC(47).

Une copy party en lycée Le 7 Mars 2012, à La Roche sur Yon avait eu lieu la première copy party en bibliothèque universitaire. Le concept même de copy party été né de la réflexion sur le droit de copie privée de deux bibliothécaires Lionel Maurel et Silvère Mercier : « Puisque les bibliothèques peuvent prouver la licéité des sources, la notion de copie privée peut s’appliquer à la copie par les usagers d’œuvres acquises par la bibliothèque elle même. » Une première copy-party organisée par Olivier Ertzscheid, a eu lieu sur le campus de l’Université de Nantes à La Roche sur Yon, le 7 mars 2012.Les CDI ont eux aussi la même spécificité d’acquisition d’œuvres légales à partager ; ce qui a été fait en bibliothèque universitaire peut être appliqué au CDI. Voilà qui est fait. Peut-on copier en toute L-égalité ? La première #copyparty dans un lycée a eu lieu ! Rappel Copy Party : le 7 Mars 2012, La Roche sur Yon Brève de Docs pour docs du 18 février 2012. Mise à jour 12 décembre 2012 Peut-on copier en toute L-égalité ?

Usages de l’information numérique : comprendre les nouvelles enclosures algorithmiques pour mieux s’en libérer 1internet of things, politics of algorithms, recommandation systems, enclosures, commons, interfaces, connected wearables 1 Carmes M. et Noyer J., « L’irrésistible montée de l’algorithmique. Méthodes et concepts en SHS », L (...) 2L’enjeu de cet article est de pointer un double changement dans les usages de l’information. 2 Boullier D. , « Chapitre 4. 3À l’ère des grands écosystèmes attentionnels2 qui règnent aujourd’hui sur la quasi-totalité du spectre des pratiques informationnelles connectées, que celles-ci relèvent de la sphère des loisirs, du domaine marchand ou bien, à l’interface des deux précédentes, des industries culturelles, on observe depuis plusieurs années une tendance générale aux « enclosures informationnelles » qui vient en rupture avec la « libération » et « l’ouverture » des usages dont la philosophie du web des années quatre-vingt-dix se voulait porteuse. 4 Ertzscheid Olivier, « L’homme est un document comme les autres ». 15Bienvenue dans le World Wide Wear13.

Peut-on copier en toute L-égalité ? J’en profite, par ailleurs, pour remercier, en notre nom, Olivier Ertzscheid, Lionel Maurel et Silvère Mercier pour la disponibilité et l’attention dont ils nous ont fait la sympathie. Nous savons l’intérêt qu’ils portent à cet événement qui constitue tout de même une première et, au delà du clin d’oeil, pour sa dimension pédagogique dans le contexte spécifique d’un lycée. Point sur lequel je vais concentrer l’essentiel de mon propos. Nous avons mis en oeuvre ce projet dans le cadre de l’option littérature et société de seconde avec un groupe de 17 élèves, à raison de 2 heures par semaine sur une séquence de 9 séances. Nous avons choisi pour domaine d’exploration le livre et la littérature numérique que nous avons souhaité aborder sous l’angle des normes appliquées au regard du Code de la propriété intellectuelle. Avec un intérêt particulier pour la loi sur la copie privée, modifiée en décembre 2011 avec notamment l’article L 122-5 qui est à l’origine de la copy party.

Les communs pour aborder la culture numérique Lors de notre journée du GRANE (Groupe de Réflexion Académique sur le Numérique Educatif), nous avons abordé les communs pour analyser comment ils peuvent nous faire entrer dans la culture numérique. Ce travail s’est réalisé en 3 temps : Quels biens partageons-nous en commun ? 1 – Les communs partagés Le premier temps d’échange sur les biens communs partagés a été l’occasion de lancer le sujet, avec des échanges sur la différence entre communs et biens communs. La synthèse s’est faite autour de la représentation issue de BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage de Silke Helfrich, Rainer Kuhlen, Wolfgang Sachs, Christian Siefkes qui nous semble recenser la diversité de ces biens communs regroupés en trois ‘familles’ : nature, culture et communauté. 2 – Analyse de différents communs Dans un deuxième temps, nous avons analysé 5 communs pour essayer d’en extraire les caractéristiques spécifiques. 4 – En conclusion … Bons communs à chacun !

Copy Party ! 1ère mondiale le 7 Mars 2012 à La Roche sur Yon | #copyparty FAITES TOURNER ;-) (Vous pouvez aussi télécharger une version courte de ce cadre juridique : cadrage-juridique-2pages.pdf ou retrouver ce même texte avec de nombreux liens et commentaires sur le blog de Lionel Maurel) Qu’est-ce que la copie privée ?Quels documents puis-je copier lors de la Copy Party ?Comment dois-je réaliser les reproductions lors de la Copy Party pour rester dans le cadre de la copie privée ? 1) Qu’est-ce que la copie privée ? Il existe cependant dans le Code de Propriété Intellectuelle une série de dispositions appelées « exceptions au droit d’auteur » qui dérogent, dans certaines hypothèses délimitées, au principe de l’autorisation préalable. Une de ces exceptions est la copie privée qui sert de fondement à la Copy Party. Cet article s’applique au droit d’auteur et un autre article du Code concerne les droits voisins : 2) Quels documents puis-je copier lors de la Copy Party ? 4) Que faire si des moyens techniques de protection (DRM) empêchent la copie ? Non. Oui. Oui.

Usages pédagogiques Il suffit de s’appuyer sur les récents textes officiels de l’Éducation nationale (refondation, socle etc.) pour recueillir un large panel de notions à travailler avec les élèves autour des communs. Sur le terrain, les initiatives sont légion depuis un certain temps déjà et Hélène Mulot recense de nombreux usages pédagogiques autour des écritures collaboratives, de la co-création de contenus, du copié-collé, du document de collecte, de la formation aux publications en ligne, de la propriété intellectuelle, des droits d’auteurs… Mais ce qui semble nouveau c’est le recentrage de ces usages autour des communs de l’information et de la connaissance, un dénominateur… commun en quelque sorte. Parmi les usages vraiment nouveaux, les copy parties(82) et la mise en place de BiblioBox, idéales pour sensibiliser les élèves à l’ensemble des notions répertoriées ci-dessus(83).

CDlyceerabelais : #copyparty au forum des... Enseigner les communs C'est par rapport à la dimension "communautés de personnes" qu'Internet et le web 2 ont sans doute joué un rôle prépondérant dans la facette information et connaissance des communs, tout d'abord par le développement technique de réseaux vecteurs d'échanges, puis dans l'organisation même de ces réseaux. Forums ou réseaux sociaux obéissent à des règles de fonctionnement, à des modalités d'accès souvent établies collectivement par des membres de plus en plus habitués et encouragés à partager, à produire en commun, dans un esprit non marchand. Cependant, tous les réseaux sociaux ne correspondent pas à la définition de communauté telle qu’elle est appliquée aux communs : "un commun c’est une communauté sans audience", explique Olivier Ertzscheid, pour lequel la caractéristique d’un commun est "précisément le fait qu’il dispose d’une communauté sans pour autant chercher une audience".

Veni, vidi, Copy Si vous gravitez un tant soit peu par conviction, par affinité ou par obligation autour du petit monde des bibliothèques, vous n'avez donc pas pu manquer "the big thing", le truc dont tout le monde parle (encore), je veux bien sûr parler de la Copy-party du 7 mars 2012 organisée à la bibliothèque universitaire du pôle universitaire yonnais (= la roche sur yon). Chose promise, chose dûe, un billet pour faire le point et répondre à la question : Que retenir de tout cela ? C'EST PAS MOI C'EST EUX. Avec mes deux petits camarades, Silvère Mercier et Lionel Maurel, on s'est gourmandement partagé les diverses interventions médiatiques (j'y reviens plus tard). Mais il faut ici rappeler que si j'ai été enchanté de jouer au GO (gentil organisateur), c'est à eux et à eux seuls que revient l'entière paternité du concept (là c'est plutôt Silvère) et surtout le cadrage juridique de l'opération (là c'est plutôt Lionel). Au-delà du seul Twitter, et comme le rappelait récemment Lionel Maurel : BEATIFIES.

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