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Non à un monde sans sexes !

Non à un monde sans sexes !
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Monette Vacquin, psychanalyste, auteur de "Main basse sur les vivants" et Jean-Pierre Winter, psychanalyste, auteur d'"Homoparenté" Les mots de père et mère vont être supprimés du code civil. Ces deux mots, qui condensent toutes les différences, puisque porteurs à la fois de celle des sexes et de celle des générations, vont disparaître de ce qui codifie notre identité. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre le souffle juvénile qui parcourt tout cela. Le coup de balai idéologique capable de renverser des siècles d'usage et de supprimer les mots auxquels nous devons la transmission de la vie doit s'appuyer sur des ambivalences inconscientes bien archaïques, et largement partagées, pour avoir la moindre chance de s'imposer et… de bientôt faire la loi. Cette violence, déflagratrice, n'est bien sûr pas seulement le fait d'une minorité d'homosexuels demandeurs du mariage. Politiquement correct : le discours doit être poli, sans aucun tranchant. Related:  LGBT

Le temps des mufles oyons clair : le spectacle que nous donne aujourd'hui l'Assemblée nationale est consternant. Injures, ricanements, attaques personnelles, etc., le débat sur le mariage gay libère - dans les deux camps - des torrents d'invectives. Il en va de même, ces temps-ci, sur la scène médiatique. Je pense à l'incontinence langagière du milliardaire « de gauche » Pierre Bergé. Dans les médias, pas une semaine ne passe sans que surgisse une grosse « bagarre » de mots. Au sujet du mariage gay, ce vide relatif des idées n'est pas surprenant. Message implicite : « Je ne sais plus trop quoi penser de la vie, de la politique, du néolibéralisme ou de l'avenir du mariage, alors je cogne ! Je garde en tête un ancien travail qui m'avait amené à découvrir les réflexions du grand sociologue allemand Georg Simmel (1858-1918). Tôt ou tard, la violence pure et simple finit par surgir de ce flou. Jean-Claude Guillebaud

Dans un village breton, trois enfants, deux papas, une famille heureuse L’an dernier, Yann et David sont devenus les pères d’un garçon et de deux filles, issus des favelas de Rio. Et depuis ? Depuis tout va bien, merci. La famille et l’un de ses deux chats (Pascal Riché/Rue89) « Bonjour, nous sommes les parents ! La directrice de l’école se souvient de sa fugitive surprise, en découvrant ce couple, qui venait inscrire ses trois enfants. A l’époque, pendant l’hiver 2010, Yann et David ne vivaient pas encore avec leurs enfants. Au printemps suivant, l’école a accueilli ces enfants venus du bout du monde avec joie. Une cérémonie organisée par le maire Jamais l’existence de « deux pères » n’a soulevé de questions parmi les enfants. Le village lui aussi a fait bon accueil à la famille. C’est par la directrice de l’école, que je connais depuis très longtemps, que j’ai eu vent de cette histoire heureuse. « Venez, mais vous risquez de vous ennuyer » Ils m’ont juste demandé de ne mentionner que leurs prénoms. « Venez, mais vous risquez de vous ennuyer. Effectivement.

Jacques Tarnero: Arrêtez le progrès, je veux descendre! Chaque époque produit ses images d'Epinal dont le signifiant symbolique désigne ce dont elle fut porteuse : la poule au pot met en valeur le souci social du bon roi Henri IV, la guillotine désigne au contraire la déviance réductrice (au sens propre) du souci d'égalité de la Révolution tandis que la 4cv Renault reste attachée aux vacances pour les classes populaires. L'image de De Gaulle descendant les Champs Elysées signifie la liberté retrouvée et le célèbre pavé de 68 la fiction d'une Révolution. Quelle image restera-t-il de l'actuelle majorité de gauche au pouvoir qu'immortaliseront les futurs Doisneau ou Cartier Bresson ? Celle du baiser d'un couple homosexuel fraichement marié sur l'escalier de la mairie ? N'est ce pas le contraire que cette disposition annonce et programme ? "Tu honoreras ton père et ta mère" nous dit le Décalogue. Faut-il légiférer sur les désirs ?

Monsieur Hollande, la loi sur le "mariage pour tous" aurait 3 conséquences indésirables François Hollande, ici en octobre 2012, face au défi du mariage pour tous (SIPA) Monsieur le président, Le problème posé par la loi sur le "mariage pour tous" n’est pas le droit des adultes à disposer d’eux-mêmes, mais leur droit à disposer d’un autre — l’enfant. Non pas le couple, mais la filiation. Car le mariage institue la relation entre les deux. Or cette loi aurait trois conséquences. 1. Il n’est pas possible, comme le laissent croire les sondages, de séparer le mariage homosexuel de l’adoption. Ce projet renverse la signification du mariage. Jusqu’ici, le mariage visait à protéger l’enfant, pour lui permettre d’avoir un père et une mère. Ici, on décide qu’un enfant adopté ne sera pas élevé par un père et une mère. Nous connaissons tous des situations où un enfant ne connaît qu’un seul de ses parents biologiques. Certains enfants peuvent surmonter la souffrance subie en raison d’accidents de la vie ; mais a-t-on le droit de la programmer dès le départ ? 1.1. 1.2. 2. 3.

Homoparentalité : "psys, taisons-nous !" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvie Faure-Pragier, auteur des "Bébés de l'inconscient : le psychanalyste face aux stérilités féminines aujourd'hui" (PUF, 2003) Depuis que se profile le vote de la loi sur le mariage pour tous, une efflorescence d'articles psychanalytiques envahit les médias. Au coeur du débat : l'homoparentalité. Ces articles font-ils état d'une expérience clinique des problèmes rencontrés par les enfants des couples homosexuels ? Aucunement. En France, ces articles s'appuient essentiellement sur les théories issues de l'analyse de sujets dont les parents sont hétérosexuels. L'identification d'un garçon à un homme serait empêchée s'il n'avait pas de père. Pour ces psychanalystes, le symbolique est tributaire de la réalité. Ces critiques me ramènent vingt ans en arrière, lors des premières fécondations in vitro dans les couples hétérosexuels. Selon eux, elles allaient aboutir à créer des enfants dont l'inconscient serait altéré. 1. 2. 3.

Les psychiatres auditionnés à l'Assemblée sur le mariage homosexuel Après les sociologues, les anthropologues, les élus et les avocats, c’était autour des psychiatres et psychanalystes de livrer leurs points de vue sur le projet de loi du gouvernement ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Les pédopsychiatres Stéphane Nadaud et Serge Hefez, la psychanalyste belge Suzann Heenen-Wolff ainsi que l’historienne de la psychanalyse Élisabeth Roudinesco se sont prononcés en faveur de cette réforme. À l’inverse, le pédopsychiatre et psychanalyste Pierre Levy-Soussan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter et le psychiatre Christian Flavigny ont expliqué les raisons qui les amenaient à s’y opposer. Premier à prendre la parole, le pédopsychiatre Stéphane Nadaud a abordé la question de l’état psychique des enfants élevés au sein des familles homoparentales. « Je n’ai pas vu arriver en consultation des hordes d’enfants en souffrance psychique », a assuré le clinicien. La construction de l’identité Neutralisation du vocable Sans domicile affectif

"Manif pour tous" ou manif pour rien ? - Chrétiens en débats Nous avons pensé cette rubrique "Chrétiens en débats" comme un espace de liberté et de dialogue. Dialogue au sein de la famille chrétienne, et aussi entre les chrétiens et la société, dans l'esprit des Etats généraux du christianisme organisés par La Vie qui ont eu lieu à Strasbourg, les 12, 13 et 14 octobre dernier. N'hésitez pas à débattre des sujets qui vous tiennent à coeur, à l'aide du module de réactions en fin d'article. Quel bilan tirer de la « Manif pour tous » ? Après le refus de l'Elysée de recevoir les manifestants contre le « mariage pour tous », les avis sont partagés. Pour certains, comme Jean-Pierre Denis (directeur de la rédaction de La Vie), les jeux sont faits et le projet de loi passera, quelle que soit la force de l'opposition : « La manifestation du 13 janvier ne changera rien. Faut-il pour autant que les chrétiens opposés au projet renoncent désormais à toute opposition ? De débat, il est par ailleurs toujours question au sein des Eglises. > Florilège : Repos.

«Le 13 janvier, c'est la haine qui sera dans la rue», par Judith Silberfeld Non, nous – les homo- et bisexuel-le-s – ne sommes pas irresponsables. Oui, nous – les homo- et bisexuel-le-s – avons des enfants. Parce que nous estimons qu’un enfant a surtout besoin de l’amour de son/ses parent(s), qu’il en ait un, deux, trois ou plus, que ce soit volontaire ou un hasard de la vie. Parce que quand on est en couple (et même parfois quand on est célibataire), il arrive souvent – mais pas toujours – que l’on ait envie de prolonger son amour en donnant la vie. Le 13 janvier aura lieu la 2e manifestation dite «manif pour tous». Quand on est contre l’égalité entre homme et femme, on est sexiste. Les organisateurs/trices de la «manif pour tous» essaient aussi de faire croire qu’y participeront des personnes de gauche comme de droite. Quand on marche contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, on n’est pas de gauche. La droite manifeste rarement. Ne vous y trompez pas: le 13 janvier, c’est la haine qui sera dans la rue.

Le mariage homosexuel, un débat politique au sens fort | Thibaud | mariage | famille | enfants | reproduction | nature | droit | homosexualité | Les partisans du « mariage pour tous » mettent en avant l'idée de l'égalité entre les citoyens, d'où ils déduisent le droit à une même reconnaissance pour les sentiments des personnes homosexuelles. Dans cette logique, si la capacité des homosexuel(le)s à aimer un conjoint et un enfant est admise, alors leur droit à adopter et à éduquer ce dernier devient évident. Cet argument s'appuie sur des faits : notre société, bien souvent, ne considère plus le mariage que comme la décision, assez précaire, du reste, prise par deux personnes de faire route ensemble. Et c'est aussi un fait que certains couples homosexuels élèvent avec amour les enfants de l'un ou l'autre. Les « anti » mettent en avant ce que les « pro » oublient : nous vivons en société. L'ordre naturel, un argument contestable Je considère que l'argument de l'ordre naturel est contestable parce que l'homme ne peut être simplement caractérisé comme un être naturel. Le pouvoir d'une génération sur la suivante

Mariage homosexuel : simple évolution des mœurs ou changement civilisationnel ? Atlantico : Malgré une désaffection des Français pour le mariage, le débat sur le mariage gay a mis en évidence l’importance qu’ils attachent à cette institution. Que représente-il sur le plan social et juridique ? Eric Fassin : Certes, le mariage n’est plus ce qu’il a été, du fait de la banalisation de la sexualité préconjugale mais aussi des naissances hors-mariage (plus d’un enfant sur deux). Il n’empêche : le mariage entraîne des droits et des devoirs ; et il continue de fonctionner comme une norme, dans la mesure où il engage l’État. Or, que signifie la fermeture du mariage aux couples de même sexe ? C’est le principe symbolique qui institue la hiérarchie des sexualités, soit l’idée que l’hétérosexualité, c’est mieux, et l’homosexualité, c’est moins bien. Jean-René Binet : Le mariage est aujourd’hui, et l’a toujours été, un acte fondateur d’une famille, d’une filiation et d’obligations réciproques entre les époux. Qui demande encore l’abolition du Pacs ?

Mariage gay ou mariage mixte, les anti ont recours aux mêmes arguments Le mariage mixte a été légalisé en 1967 aux États-Unis (JAUBERT/SIPA) Certains des arguments des opposants au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ressemblent fortement aux arguments mis en avant par les opposants au mariage mixte aux États-Unis, avant que celui-ci ne soit légalisé dans tous le pays en 1967. Des extraits de décisions de justice aux États-Unis permettent d’établir un parallèle frappant. Bien que les débats aient lieu à deux époques et dans deux pays différents, et bien que les sujets puissent paraître a priori comme différents, les craintes face aux évolutions de société sont similaires. 1- Le déclin de la civilisation Le premier exemple est tiré de Pace and Cox v. Cet argument du déclin de la civilisation et de la société déstabilisée est largement employé en France pour justifier une opposition au projet de loi actuel. [2] 2- Le spectre de l'inceste En 1948, dans l’affaire Perez v. 3- L'hypocrite non-exclusion du mariage 5- La religion

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