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Non à un monde sans sexes !

Non à un monde sans sexes !
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Monette Vacquin, psychanalyste, auteur de "Main basse sur les vivants" et Jean-Pierre Winter, psychanalyste, auteur d'"Homoparenté" Les mots de père et mère vont être supprimés du code civil. Ces deux mots, qui condensent toutes les différences, puisque porteurs à la fois de celle des sexes et de celle des générations, vont disparaître de ce qui codifie notre identité. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre le souffle juvénile qui parcourt tout cela. Le coup de balai idéologique capable de renverser des siècles d'usage et de supprimer les mots auxquels nous devons la transmission de la vie doit s'appuyer sur des ambivalences inconscientes bien archaïques, et largement partagées, pour avoir la moindre chance de s'imposer et… de bientôt faire la loi. Cette violence, déflagratrice, n'est bien sûr pas seulement le fait d'une minorité d'homosexuels demandeurs du mariage. Politiquement correct : le discours doit être poli, sans aucun tranchant. Related:  LGBT

Dans un village breton, trois enfants, deux papas, une famille heureuse L’an dernier, Yann et David sont devenus les pères d’un garçon et de deux filles, issus des favelas de Rio. Et depuis ? Depuis tout va bien, merci. La famille et l’un de ses deux chats (Pascal Riché/Rue89) « Bonjour, nous sommes les parents ! La directrice de l’école se souvient de sa fugitive surprise, en découvrant ce couple, qui venait inscrire ses trois enfants. A l’époque, pendant l’hiver 2010, Yann et David ne vivaient pas encore avec leurs enfants. Au printemps suivant, l’école a accueilli ces enfants venus du bout du monde avec joie. Une cérémonie organisée par le maire Jamais l’existence de « deux pères » n’a soulevé de questions parmi les enfants. Le village lui aussi a fait bon accueil à la famille. C’est par la directrice de l’école, que je connais depuis très longtemps, que j’ai eu vent de cette histoire heureuse. « Venez, mais vous risquez de vous ennuyer » Ils m’ont juste demandé de ne mentionner que leurs prénoms. « Venez, mais vous risquez de vous ennuyer. Effectivement.

Homoparentalité : "psys, taisons-nous !" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvie Faure-Pragier, auteur des "Bébés de l'inconscient : le psychanalyste face aux stérilités féminines aujourd'hui" (PUF, 2003) Depuis que se profile le vote de la loi sur le mariage pour tous, une efflorescence d'articles psychanalytiques envahit les médias. Au coeur du débat : l'homoparentalité. Ces articles font-ils état d'une expérience clinique des problèmes rencontrés par les enfants des couples homosexuels ? Aucunement. En France, ces articles s'appuient essentiellement sur les théories issues de l'analyse de sujets dont les parents sont hétérosexuels. L'identification d'un garçon à un homme serait empêchée s'il n'avait pas de père. Pour ces psychanalystes, le symbolique est tributaire de la réalité. Ces critiques me ramènent vingt ans en arrière, lors des premières fécondations in vitro dans les couples hétérosexuels. Selon eux, elles allaient aboutir à créer des enfants dont l'inconscient serait altéré. 1. 2. 3.

«Le 13 janvier, c'est la haine qui sera dans la rue», par Judith Silberfeld Non, nous – les homo- et bisexuel-le-s – ne sommes pas irresponsables. Oui, nous – les homo- et bisexuel-le-s – avons des enfants. Parce que nous estimons qu’un enfant a surtout besoin de l’amour de son/ses parent(s), qu’il en ait un, deux, trois ou plus, que ce soit volontaire ou un hasard de la vie. Parce que quand on est en couple (et même parfois quand on est célibataire), il arrive souvent – mais pas toujours – que l’on ait envie de prolonger son amour en donnant la vie. Le 13 janvier aura lieu la 2e manifestation dite «manif pour tous». Quand on est contre l’égalité entre homme et femme, on est sexiste. Les organisateurs/trices de la «manif pour tous» essaient aussi de faire croire qu’y participeront des personnes de gauche comme de droite. Quand on marche contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, on n’est pas de gauche. La droite manifeste rarement. Ne vous y trompez pas: le 13 janvier, c’est la haine qui sera dans la rue.

Mariage gay ou mariage mixte, les anti ont recours aux mêmes arguments Le mariage mixte a été légalisé en 1967 aux États-Unis (JAUBERT/SIPA) Certains des arguments des opposants au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ressemblent fortement aux arguments mis en avant par les opposants au mariage mixte aux États-Unis, avant que celui-ci ne soit légalisé dans tous le pays en 1967. Des extraits de décisions de justice aux États-Unis permettent d’établir un parallèle frappant. Bien que les débats aient lieu à deux époques et dans deux pays différents, et bien que les sujets puissent paraître a priori comme différents, les craintes face aux évolutions de société sont similaires. 1- Le déclin de la civilisation Le premier exemple est tiré de Pace and Cox v. Cet argument du déclin de la civilisation et de la société déstabilisée est largement employé en France pour justifier une opposition au projet de loi actuel. [2] 2- Le spectre de l'inceste En 1948, dans l’affaire Perez v. 3- L'hypocrite non-exclusion du mariage 5- La religion

CSPINYOURFACE : Vous vous souvenez d'elle ? J’ai parlé avec les anti-mariage gay dimanche à Paris Photos : Elsa Toporkoff Selon un sondage IFOP, une majorité de Français seraient en faveur du mariage homosexuel. Pourtant, pas moins de 350 000 manifestants – 800 000, selon les organisateurs – se sont réunis dans les rues de Paris hier dimanche 13 janvier pour exprimer leur opposition au projet de loi du gouvernement. Quatre à cinq rames de trains SNCF et plus de 1 000 cars avaient été affrétés pour l’événement, en plus des quelques 4 ou 5 millions de tracts distribués. Comme je ne savais pas quoi faire de mon dimanche après-midi, j’ai décidé d’aller me balader avec les manifestants entre la place d’Italie et le Champ-de-Mars pour me prendre dans la gueule des coups de pancarte et des chants improvisés de droite – « Nos ventres ne sont pas des caddies ! La sécurité n’a pas eu à intervenir. Sur le trajet, les débats et les échanges battaient leur plein entre les manifestants. Thibault, 18 ans, étudiant VICE : Salut Thibault, qu'est-ce que tu fous ici ? OK. Mireille Merci Marie. OK. Ah.

Qui défend l'enfant queer? Par BEATRIZ PRECIADO Paru dans Libération le 14 janvier 2013, PARIS. Versión española e italiana AQUI Manifestation Paris 13.01.2013 Photographe anonyme Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. Paris, 13.01.2013 L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner. J’ai été un jour l’enfant que Frigide Barjot se targue de protéger. Manifestation du 13 janvier à Paris Photographie de MEDIAPART ICI

Qui défend l’enfant queer ? Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. C’est leur jour de sortie, le gigantesque outing national des hétérocrates. Ils défendent une idéologie naturaliste et religieuse dont on connaît les principes. Leur hégémonie hétérosexuelle a toujours reposé sur le droit à opprimer les minorités sexuelles et de genre. On a l’habitude de les voir brandir une hache. L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner.

Au nom de tous les miens « Espèce de sale bisexuel ! » C’est ainsi qu’à l’âge de 7 ans, j’ai découvert l’homophobie. Je n’avais encore jamais éprouvé le moindre désir charnel, je n’avais aucune notion de ce qu’allait être ma sexualité future, mais les fauves impitoyables de la cour de récréation m’avaient déjà flairé. Pendant des années, j’ai prétendu aux autres et à moi même que j’avais échappé aux meurtrissures de l’homophobie. Toute mon adolescence, j’ai marché dans les couloirs de l’école en feignant d’ignorer les murmures de mes camarades. Il s’agit de comprendre qu’à l’inverse des autres minorités, les homosexuels doivent apprendre à faire face à la discrimination seuls. J’ai grandi à l’âge de pierre où seuls quelques nerds hystériques savaient ce qu’était Internet. La première fois que je posais mes lèvres sur celles d’une fille que je ne désirais pas, je ressentis une fierté euphorisante. L’homosexualité m’a menée la vie dure, mais elle m’a aussi sauvé la vie. Like this: J'aime chargement…

James | James et les Hologrammes. Arte diffusait hier, Ponyo sur la Falaise, film d’animation de MIYAZAKI Hayao que j’avais vu à sa sortie au cinéma en avril 2009. Je n’avais jamais eu le courage de revoir ce film même si j’avais très vite acheté le dvd. Non pas que le film ait quelque chose de traumatisant mais je l’ai malheureusement associé à de mauvais souvenirs. Il y a, à peu près dix ans, Kiki la Petite Sorcière est sorti en France. Bref. Je lui (ou à l’autre donc) proposais pour prochain rendez-vous, que nous allions voir Kiki au ciné. La vérité c’est que, midinette dans l’âme, je rêvais de voir un film d’animation japonais avec un garçon et si possible un qui ne disparaisse pas après le premier rendez-vous. Lorsque Ponyo est sorti, j’étais avec Jolies Lèvres. Ces deux semaines atroces pendant lesquelles, il avait coupé les ponts, cette pause où sagement je l’avais attendu et avais espéré que les choses repartent mais où lui savait qu’elles ne mèneraient à rien. Séquence d’hyperthymésie. ♡ Ponyo Sosuke Suki !

Le Mariage pour Tous

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