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De la communauté à l’écume : quels concepts de sociabilité pour le « web social » ?

De la communauté à l’écume : quels concepts de sociabilité pour le « web social » ?
1Pendant longtemps, les outils et machines ont été pensés comme faisant partie d’une catégorie comprise comme essentielle, la technique, dont les qualités pourraient peut-être varier sur le plan du phénotype – les objets affichent visiblement des formes et fonctions fort différentes – mais découleraient en fin de compte d’un même génotype, la tekhnè, la façon de faire efficace. Pour connaître le rôle que jouent les objets techniques dans et pour la société, il suffirait de comprendre la technique, de manière abstraite – ce qui dispense, fort à propos, de regarder de plus près, d’ouvrir la boîte noire. Or, depuis que Simondon a déclaré la différence entre diode et triode digne de réflexion philosophique, l’école essentialiste a perdu du terrain et les différents déterminismes reculent au profit de perspectives théoriques et méthodes empiriques qui conçoivent la technique comme hétérogène, de natures différentes. 3Premièrement, l’internet repose sur une base technique malléable. Related:  Bibliographie sur les réseaux sociaux

Antonio Casilli : “Le web ne désocialise pas plus qu’il n’hypersocialise, mais il reconfigure notre manière de faire société” Par Hubert Guillaud le 08/09/10 | 5 commentaires | 5,434 lectures | Impression A l’occasion de la parution des Liaisons numériques, vers une nouvelle sociabilité ? (Amazon), aux éditions du Seuil, nous avons rencontré son auteur, le chercheur en sociologie, Antonio Casilli (blog). InternetActu.net : Pourquoi les ordinateurs ont-ils acquis une place aussi intime dans nos vies ? Antonio A. Pour les “enfants de l’ordinateur” des années 80, l’ordinateur a été l’occasion de s’autonomiser ou de resituer le rôle qu’ils avaient au sein de la famille. Le mobile prolonge ce même processus de miniaturisation et de reterritorialisation. Image : Antonio Casilli sur la scène de Lift Genève 2010, démontant le mythe des natifs du numérique comme nous en rendions compte, photographié par Stephanie Booth. Antonio Casilli : Ce n’est pas pour convaincre que j’ai écrit ce livre, mais pour recentrer un débat, qui pour l’instant est figé dans la polarisation technophile-technophobe. Antonio A. Antonio A.

Comprendre le graphe social La recette de Facebook, la nouvelle vedette des sites sociaux, c’est le « graphe social » (social graph), expliquait en mai dernier le jeune Mark Zuckerberg, son fondateur. Le Graphe social désigne « le réseau de connexions et de relations entre les gens sur Facebook, qui permet la diffusion et le filtrage efficaces de l’information », traduisait à l’époque Francis Pisani. Le succès de Facebook est lié au couplage de la plate-forme et du réseau social, qui s’enrichissent l’un l’autre grâce à une intégration réussie, en séduisant utilisateurs et développeurs. En permettant de voir les relations entre les gens, en instaurant une confiance dans les applications recommandées par ses « amis », en bénéficiant du dynamisme de l’appropriation : le réseau filtre les informations qu’il vous propose. La carte des relations est-elle le territoire ? L’expression n’a pas que des admirateurs. En tout cas, le concept ne cesse d’être discuté. En attendant, l’idée fait réagir même au plus haut niveau.

Comment identifier des leaders d’opinion sur le web ? Proposition d’une matrice La question du leader d’opinion est centrale à de nombreuses actions sur le web. Si certains parlent « d’influenceurs », il est nécessaire de souligner d’une part que le leader d’opinion n’existe pas en soi, qu’il s’agit d’une construction de l’organisation qui souhaite l’intégrer à ses stratégies. Et d’autre part de proposer des critères, et en l’occurrence une matrice, pour les identifier. Les réflexions présentées ici sont issues d’une communication réalisée avec Marie Haikel-Elsabeh et présentée l’année dernière lors du colloque M@rsouin. Pour ce billet de rentrée, voici une réflexion en deux parties : pourquoi le leader d’opinion n’existe pas en soi, et comment « construire » et identifier un potentiel leader utile à vos stratégies. Et pour celles et ceux qui veulent gagner du temps, la matrice prêt à l’emploi est à la fin du billet (mais bon, mieux vaut lire un peu les détails). Le leader d’opinion existe-t-il vraiment ? Mais qu’est-ce qu’un leader d’opinion ? Au final…

Comprendre les réseaux personnels CC Galería Gráfica de Redes Personales Les réseaux personnels sont les personnes avec lesquelles nous entretenons les relations les plus suivies, qu’il s’agisse de liens faibles (voisins, collègues) ou plus forts (famille, amis proches). Au début des années 1950, John Barnes, un ethnologue britannique qui étudie un village de pécheurs norvégiens, se rend compte qu’il n’arrive pas à comprendre la vie sociale en la référant seulement à des groupements stables : familles, paroisses, groupes professionnels (pêcheries, conserveries). Il décide alors de s’intéresser aux relations interpersonnelles, ce qui le conduit, en 1954, à proposer une première définition du réseau social : « J’imagine une série de points qui seraient, pour certains d’entre eux, reliés par des lignes. CC Kevin Dooley Bibliographie indicative Barnes J. Étudier les réseaux Stanley Milgram Pour étudier cette structure sans limite, ils imaginent différentes stratégies. CC Martin Grandjean Que sait-on des réseaux personnels ?

Le web social comme levier de développement professionnel | Le web social, un levier de développement professionnel? Plusieurs définitions et caractéristiques du développement professionnel incluent la notion de « l’école » (Dionne 2003; Canton, 1996) dans sa nature « locale ». Dans le cadre de ce projet, cet aspect ne sera pas considéré, puisque les caractéristiques d’un environnement numérique et social – dans ce cas-ci, certains outils du web social – permettent de sortir des frontières géographiques, voire disciplinaires. Dans les formes de développement professionnel recensées par St-Pierre et Lison (2009), on note que les activités les plus souvent effectuées sont ponctuelles : participation à des journées ou à des ateliers pédagogiques et à des congrès. Le fait d’échanger avec un groupe de professionnels (d’autres enseignants ou des experts du domaine) à l’aide d’outils du web social peut permettre d’augmenter les répercussions à la suite d’une formation ou d’un congrès. Réseau et communauté : des structures aux caractéristiques différentes Figure 5 – Structure de trois communautés dans un réseau

Étude du petit monde Le « phénomène du petit monde » (appelé aussi effet du petit monde également connu sous le vocable « paradoxe de Milgram » car ses résultats semblent contraires à l'intuition) est l'hypothèse que chacun puisse être relié à n'importe quel autre individu par une courte chaîne de relations sociales. Ce concept reprend, après l'expérience du petit monde, conduite en 1967 par le psychosociologue Stanley Milgram, le concept de « six degrés de séparation ». Celui-ci suggère que deux personnes, choisies au hasard parmi les citoyens américains, sont reliées en moyenne par une chaîne de six relations. Expériences menées par Milgram[modifier | modifier le code] Critiques[modifier | modifier le code] Une des difficultés dans la conduite de ces études tient à la supposition que les gens dans la chaîne sont compétents pour découvrir le lien entre les deux personnes servant de terminaux. Les recherches originales de Milgram ont été critiquées sur de nombreux points. En 1998, Duncan J. Article originaux:

Retour sur "réseaux et communautés" Bon l’activité est finie, il ne reste plus que les traces. Sur l’animation du cours qui a duré trois heures, je ne sais trop quoi en penser. J’en ressorts assez frustré. En premier lieu, 3 heures, c’est vraiment trop peu pour ce sujet aussi bien en terme de contenu qu’en terme d’interaction avec les étudiants ; deuxièmement s’il faut que je continue à faire des diaporamas, il faut s’en échapper lors de l’animation et proposer des activités. J’en avais prévues, mais elles étaient là pour illustrer le cours. Le fil directeur du projet était de partir d’un existant supposé, l’appartenance des étudiants à des réseaux sociaux. A partir de cet a priori initial, j’ai posé comme problématique le rapport entre réseau social et communauté. Les deux autres diapos sont beaucoup plus clairs, aussi peut être parce que les concepts sont balisés désormais alors que la réflexion sur les réseaux sociaux est en cours de construction. WordPress: J'aime chargement… Sur le même thème

Réseaux ou communautés On parle beaucoup de réseaux aujourd’hui en confondant souvent avec le terme de communauté. Pourtant les deux termes ne sont pas équivalent. Fred Cavazza, en s’appuyant sur les réseaux sociaux issu du web social met en avant une première distinction d’usages : publier n’est pas dialoguer et il propose ce schéma parlant : Le premier cas est celui de la communauté où il montre qu’il y a interaction, sous la forme d’une conversation. Le forum est la fonctionnalité essentielle de l’interaction défini comme l’échange de trois messages : premièrement, le message initial, ensuite la réponse à ce premier message et enfin le feed back, c’est à dire la confirmation de réception de la réponse ; et éventuellement bien sûr l’enchaînement de la discussion. C’est de cette interaction et de la qualité des échanges que vont se construire de nouvelles connaissances. En accord avec lui, le réseau est nécessaire à une communauté mais ne peut pas se confondre pas avec elle.

Web2.0 et Communauté – Partie 3/3 L'origine du concept de communauté et ses différents types. a) La notion de communauté La communauté est un fait social nécessaire chez les hommes. C’est un sujet sans fond qui ne cesse d’évoluer et qui est sans nul doute un concept phare des sciences humaines. Nous avons extrait des parties explicatives d’auteurs ayant traité le sujet de communauté. Le but ici est d’apporter un éclairage général et suffisant sur la définition de communauté afin de déceler ses conditions de naissance et de (sur)vie. « Le concept de communauté est un terme polysémique utilisé en sociologie pour désigner diverses situations sociales. […] R. Une communauté prend un sens différent selon les contextes, les cadres culturels et les angles d’attaques des sociologues. Emile Durkheim, dans Communauté et société selon Tönnies, creuse la génétique de la communauté et l’oppose à la société. Néanmoins, s’il y a des définitions différentes, il existe un cadre commun à toutes les communautés, un présupposé de base.

Vers une vie privée en réseau « Quand je signais mes mails avec mon identifiant et mon mot de passe, ce n’était pas seulement de la provocation : ma sécurité est basée sur le fait que je sauvegarde mes données, pas sur un secret qui risquerait – si je le croyais protégé – de m’être préjudiciable. » — Laurent Chemla Pionnier de l’internet et auteur des « Confessions d’un voleur« , livre incontournable (et téléchargeable gratuitement) pour qui veut comprendre les valeurs (et l’histoire) de l’internet tel qu’il s’est développé dans les années 90, Laurent Chemla a une conception somme toute particulière de la vie privée. Les professionnels de la sécurité savent également qu’il se trouvera toujours quelqu’un de plus compétent qu’eux, disposant de plus de moyens ou de temps, et qu’aucun système n’est sécurisable à 100 %. On sait, d’autre part, que la sécurité des logiciels libres -dont le code source est librement consultable- est a priori plus fiable que celle des logiciels propriétaires, dont le code est un « secret« . .

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