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Rebelle (2012) : mater la rousse

Rebelle (2012) : mater la rousse
Parce qu’il est centré sur le personnage d’une fille forte qui n’aspire pas à la vie de princesse à laquelle on veut la soumettre, le dernier film de Disney/Pixar a pu passer pour féministe aux yeux de certain-e-s critiques. Le magazine Elle le qualifie ainsi de « conte de fées moderne et féministe »[1], et Télérama va dans le même sens ense réjouissant de voir Disney persévérer dans la « veine capillaire » inaugurée par « l’insolente Raiponce »[2] (j’ai personnellement du mal à voir comment on peut qualifier Raiponce d’« insolente » mais passons… Cf. sur ce site l’article consacré à ce film). C’est vrai qu’il y avait a priori de bonnes raisons de se réjouir. En effet, Rebelle est le premier long métrage de Pixar à avoir un personnage féminin pour protagoniste (il était temps, après 12 longs métrages et 26 ans d’activité… Mieux vaut tard que jamais comme on dit). Mérida, l’anti-princesse Et pourtant, tout cela commençait plutôt bien. Mérida fait quelques efforts. Papa cool

http://www.lecinemaestpolitique.fr/rebelle-2012-mater-la-rousse/

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Approche de la représentation de la femme dans Mulan et Rebelle des studios Disney. Par Manuel Gauvin Illustrations : Alice Schneider La preuve de la forte présence et de l’influence des dessins animés1 Disney dans la culture occidentale et dans son exportation à l’étranger n’est plus à faire. Pères et mères chez Disney : qui a le beau rôle ? La sortie cet été de Rebelle est une bonne occasion de revenir sur les figures de pères et de mères qui peuplent les « classiques d’animation Disney ». En effet, dans le portrait qu’il fait des parents de Merida, Rebelle semble exacerber une tendance présente depuis longtemps dans les longs métrages d’animation du studio, et qui consiste à dépeindre de manière radicalement différente (et totalement sexiste) les pères et mères des héros/héroïnes. En effet, ici, c’est la reine Elinor seule qui s’oppose à la volonté de sa fille en cherchant à tout prix à en faire une princesse, c’est-à-dire une femme distinguée, charmante, douce, soumise, et surtout mariée. Face à elle, le roi Fergus préfère quant à lui laisser à sa fille sa liberté.

En finir avec l’aphrodisme au cinéma Préalable sur l’aphrodisme, le sexisme et le cinéma J’appelle ici « aphrodisme » le système de domination consistant à valoriser dans une société donnée les individus correspondant aux normes de beauté physique de cette société, tout en dévalorisant ceux/celles qui n’y correspondent pas. L’aphrodisme est analogue à d’autres systèmes de domination comme le sexisme ou le racisme en tant que, comme eux, il construit socialement une inégalité à partir d’une différence physique qu’il a arbitrairement posée comme significative, voire essentielle. Le sexisme décide ainsi que la possession de certains organes génitaux détermine un ensemble de comportements sociaux (permettant la domination d’un « sexe » sur l’autre). Le racisme décide de la même manière que la couleur de peau des individus est le signe de leur appartenance à une certaine « race », et fonde (ici encore de manière totalement arbitraire) un rapport de domination sur cette différence prétendument essentielle.

Leçon de savoir-vivre sur Internet par une jeune femme Sikh Sur Reddit, une jeune femme Sikh a répondu à des moqueries lui étant adressées, et ça a créé un touchant phénomène de respect et de politesse. Lorsqu’un utilisateur de Reddit, répondant au doux nom d’european_douchebag (connard européen), a posté la photo d’une jeune femme Sikh, prénommé Balpreet, accompagnée du commentaire « Je ne sais pas quoi en conclure… » il ne se doutait sûrement pas de ce que ça allait engendrer. Quand les amis de Balpreet sont tombés sur cette photo, ils l’ont immédiatement mise au courant de sa célébrité accidentelle – et plutôt que de péter un câble, de pleurer dans son coin ou de contacter le FBI, elle a décidé de répondre directement au post d’european_douchebag. Voici sa réponse : « Salut tout le monde.

Des livres jeunesse qui luttent contre le sexisme *slogan utilisé par l’association Mix-cité Ça faisait longtemps que nous n’avions pas parlé de livres qui combattent les clichés sexistes, et vous savez à quel point ça me tient à cœur. Voici trois albums devenus des classiques et un livre pour les parents pour aller plus loin. Marre du rose ! Elle c’est le noir qu’elle aime alors pourquoi elle mettrait du rose ?

Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney Sorti 3 ans après Pocahontas, Mulan est également (comme signalé ailleurs sur ce site dans l’article consacré à Pocahontas) une tentative de lutter contre les accusations de racisme, de sexisme et d’ethnocentrisme. Mulan est-elle une tentative plus réussie que Pocahontas ? Sortir de l’ethnocentrisme selon Disney Après avoir été souvent accusés d’ethnocentrisme, les studios Disney ont créé plusieurs héros « exotiques », c’est-à-dire n’étant pas d’origine européenne (Aladdin, Pocahontas…). Cependant, s’il est progressiste de montrer d’autres contrées que l’Europe et les Etats-Unis, l’image qu’en donne Disney n’est pas forcément innocente.

Saga Twilight : violence conjugale et glorification du patriarcat Lorsqu’a eu lieu le phénomène de société « Twilight » (livres et films), nombreux l’ont violemment critiqué. Cependant, les critiques négatives ont été globalement orientées sur trois axes : la nullité (des livres, des films, des acteurs, etc.), la défense de la chasteté promue par le roman (Bella et Edward n’ont de relations sexuelles qu’à partir de leur mariage) et la redéfinition (trahison selon certains) du mythe du vampire. Si ces axes de critiques sont relativement pertinents (encore que la nullité est une notion subjective), la saga Twilight propage d’autres idées et modèles, autrement plus dangereux que la virginité avant le mariage.

Comment le féminisme nuit aux hommes – Micah J. Murray Hier quelqu’un sur Facebook m’a dit que le féminisme élevait les femmes aux dépens des hommes, que son projet de légitimer les premières visait à émasculer ces derniers. Il avait raison. Ce texte est une traduction littérale de l’article de Micah J. Livre jeunesse : fille ou garçon ? Fille ou garçon, c'est pas pareil. Au travers de collections et séries certains éditeurs jeunesse tendent à montrer que les filles et les garçons ne lisent pas les mêmes livres, surtout lorsqu'il s'agit de romans. Il suffit de parcourir les stands des principaux éditeurs jeunesse du Salon du livre 2009 pour le constater... La segmentation du livre jeunesse par sexe est un phénomène qui ne date pas d'hier. Au milieu des années 50, en Belgique, Gilbert Delahaye créé l'héroïne Martine pour Casterman, Henri Verne Bob Morane pour Marabout et la Bibliothèque verte (Hachette Jeunesse) édite Alice, créée par un collectif d'auteurs américains regroupés sous le pseudonyme Caroline Quine. La véritable nouveauté réside plutôt dans la systématisation de cette segmentation garçon-fille, accompagnée d'un développement de séries très marketées, qui par leur nombre de tomes, assurent une bonne visibilité de l'éditeur en rayon.

Raiponce (2010) : Peut-on être à la fois princesse et féministe chez Disney ? Comme La Princesse et la grenouille sorti un an plus tôt, Raiponce témoignait de la volonté de Disney de proposer des princesses plus fortes et actives que les Blanche-Neige, Cendrillon et Aurore des débuts. Mais aussi plus indépendantes que les Ariel, Belle ou Jasmine d’après la seconde vague féministe. L’idée était ainsi de parvenir à créer des personnages de princesses aussi fortes qu’ont pu l’être Mulan ou (dans une moindre mesure) Pocahontas, dont l’appartenance à une ethnicité plus « lointaine » avait pu permettre quelques audaces de la part du studio (plutôt habitué à un sexisme des plus réactionnaires).

"Au cinéma, les hommes ont le droit de vieillir, pas les femmes" Par Ariane Nicolas Mis à jour le , publié le A quoi ressemblent les héros de cinéma en France et aux Etats-Unis ? Selon notre enquête, ils sont en grande majorité masculins et d'"âge mûr". Filles et garçons Un album original et un roman décapant pour lutter contre les stéréotypes et les idées sexiste, thème qui nous est si cher ! Les habitants de la planète Glatifus observent et analysent les terriens que nous sommes. C’est même une science qu’ils étudient à l’école et quand le maître demande aux gratifusiens s’ils connaissent la différence entre les terriens et les terriennes, les hypothèses et les réponses fusent !

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