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L'oeil du libraire - Les grands livres rouges de Kveta Pacovska

L'oeil du libraire - Les grands livres rouges de Kveta Pacovska
On ne présente plus Kveta Pacovska, illustratrice et artiste plasticienne née a Prague en 1928. Son oeuvre est bien connue en Europe occidentale et en France depuis qu'elle a reçu le prix Andersen. le " Nobel de l'illustration jeunesse " -, en 1992. En France, les editions du Seuil Jeunesse, animées par Jacques Binsztok et Brigitte Morel, ont alors commence a editer ses ouvrages, qui sont depuis systematiquement publiés dans de nombreux pays. Elle en réalise en moyenne un par an, dans un style immédiatement reconnaissable, une palette et des thèmes iconographiques récurrents, mais avec une créativite toujours renouvelée. C'est à cette epoque qu'elle se tourne vers le livre animé, qu'elle interprète de manière personnelle : le livre devient une oeuvre plastique, avec des volumes, des matières, des inclusions d'objets, des plis et replis... Pacovska evoque rarement son travail d'avant la célebrite mondiale. 1 Voir l'exposition itinérante Kveta Pacovska s'affiche. 1959 . 1960 . 1961 . Related:  Auteurs et illustrateurs

L'oeil du libraire - Les lettres illustrées de Rojan (Feodor Stepanovich Rojankovsky) Le plus grand plaisir de la chasse aux livres est de trouver ce que l'on ne cherche pas. Visitant un libraire pour acheter un livre animé, nous sommes repartis avec une modeste chemise contenant des feuillets manuscrits aux bords effrangés. Ces correspondances étaient ornées de dessins familiers, et signées d'un nom bien connu : Rojankovsky, dit Rojan, le célèbre illustrateur du Père castor dans les années 1930 *. Les illustrateurs sont le plus souvent des soutiers de l'édition : si l'intimité des écrivains, musiciens ou artistes est bien connue, on ne sait en général quasiment rien de la vie des créateurs d'images, et leurs archives finissent le plus souvent… à la poubelle. Il est donc fort rare d'avoir une idée de la vie quotidienne, des efforts, des soucis et des bonheurs des artistes du livre. Les trois premières lettres sont transcrites pour faciliter la lecture. Sources : - La maison des Trois Ours, Hommage à Rojankovsky. - 8 septembre 1932, St Tropez - 6 janvier 1935 (Paris ?)

L'oeil du libraire - Les sourires de Jacqueline Duhême Il fallait un certain culot, en 1950, pour illustrer de dessins drôlement enfantins des livres pour enfants, écrits par de prestigieux intellectuels de l'époque - Paul Eluard, André Verdet, Claude Aveline. L'édition jeunesse sortait ravagée de dix années de crise et de guerre, l'époque était au sérieux pédagogique, ou à la distraction populaire, avec le triomphe de la ligne claire d'une Germaine Bouret. Ces livres illustrés "sans prétention", sont publiés par une éphémère maison d'édition, Raisons d'enfance, qui est la seule à l'époque à éditer des albums pour enfants avec la même qualité que dans les années 1930 : tirage des images en lithographie –par Mourlot-, beau papier, typographie soignée, textes confiés à de véritables écrivains. Grain d'Aile devient un classique, l'un de ces petits trésors que chérit ou désire en secret tout collectionneur de livres pour enfants. Photo Librairie Pages volantes Durant plus de 50 ans, Jacqueline Duhême n'a jamais vraiment changé de style.

Les imageries de Warja Lavater : une mise en espace des contes… Pour moi, c’est le visible qui induit la pensée. Et la pensée fait son histoire avec ce que l’œil lui a signalé. Mon vœu est toujours que l’image devienne une écriture et que l’écriture devienne image. La philosophe et spécialiste de l’art Christine Buci-Glucksmann s’était penché il y a plusieurs années sur la cartographie dans et de l’art[1]. Du tableau de Bruegel l’ancien, La Chute d’Icare (1553) aux « espaces paysagers » de Marcel Duchamp, elle évoquait l’existence dans l’art d’un œil-monde ou icarien qui parcourrait le monde dans un envol infini s’éloignant et se rapprochant des objets. Les imageries de Warja Lavater, que je me propose de passer à la moulinette de l’analyse géographique, participent de cet œil icarien. 1. Warja Lavater est née en 1913 à Winterthur en Suisse dans une famille assez aisée. À ses 18 ans, elle part étudier les arts graphiques pendant quatre années, à la Fachklasse für Grafik an der Kunstgewerbeschule Grafik de Zürich. 2. 1. 2. 3. 4. 5. Le code visuel 3.

Les amis d'André Hellé Fred laisse Philémon orphelin À 82 ans, le maître du 9e art a embarqué dans sa «lokoapattes» pour un dernier voyage. Il venait de publier le dernier tome des aventures de son héros fétiche, qu'il avait plongé dans un monde où la poésie bousculait la logique. Fred, sa grosse moustache, son éternel chat dans la gorge («Hum!») L'ouvrage revenait sur l'origine de son héros fétiche à la marinière rayée blanc et bleu, que Fred considérait d'ailleurs comme «un personnage un peu insignifiant. Sur la couverture de cet ultime album, l'auteur du Corbac aux baskets a dessiné une créature dont il a le secret, qui évoque lointainement le manu-manu: une locomotive à pattes, fumante, à bout de souffle. Le fameux naufragé du A Élevé par une mère qui l'endormait le soir en lui contant les récits de la mythologie grecque, de Robert Louis Stevenson, Kafka, Lewis Caroll ou Edgar Allan Poe, point n'est besoin de lunettes spéciales pour comprendre que la «lokoapattes» est l'ultime autoportrait d'un artiste en perpétuelle ébullition.

Iwamura mon Amour Les albums de Kazuo Iwamura n’ont l’air de rien, comme ça. Une famille de petites souris au milieu des bois, une vie sans grandes aventures. La phrase en exergue semble donner le ton: «Grand-père, Grand-Mère, Papa, Maman, et nous, les dix enfants, nous formons une famille de quatorze souris. Moi, Benjamin, je suis le plus petit.» La famille souris, ce sont trois générations sous un même toit, une petite famille japonaise traditionnelle, qui vit dans un tronc d’arbre. Ce qui se passe entre les membres de la famille déborde du texte: au lecteur de lire l’image; en cela, les différents albums d’Iwamura pourraient presque ressembler à des albums sans texte. Le texte laisse la part belle aux descriptions de la nature: «Ici, c’est si beau que personne ne parle… Des milliers d’herbes ondulent et, là-haut, les libellules aux ailes de papier de soie se balancent doucement.» Beaucoup de place est donnée aux activités manuelles, dans les illustrations et le texte.

Ma galerie à Paris (super blog !) Paul Berna : la porte des Etoiles Amusant, je viens de finir ce livre, je m'apprêtais à faire une fiche de lecture enthousiaste, et je tombe sur ton post! Bon, on va quand même essayer de prendre la défense de ce bouquin. Ton opinion, bien sûr, est tout aussi respectable que la mienne! Donc, j'ai bien aimé: - On est dans les années 50, la conquête de la Lune reste un grand et beau rêve... -L’ambiance un peu guerre froide, un peu contre-espionnage à la française, avec cette cité scientifique où les ingénieurs, les pilotes, les techniciens, vivent en autarcie avec leurs familles. On retrouve aussi grâce aux illustrations de Guy Sabran un petit quelque chose de la base secrète de l'Espadon, dans Blake et Mortimer: - Dans cette base, on vit Lune, on mange Lune, on dort Lune... jusqu'au maître d'école des enfants qui ne leur enseigne que l'astrophysique et la géographie de la Lune. J'ai moins aimé: D'autres avis pour nous départager?

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