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Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes.

Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes.
par Jean-Louis Durpaire et Paul Mathias, Inspecteurs généraux de l’Éducation nationale. La réflexion sur la place des technologies de l’information et de la communication à l’école a été longtemps centrée sur leur rôle pédagogique et sur la plus-value qu’elles pouvaient apporter. Cette approche est devenue insuffisante dans une société bouleversée par le numérique : il faut repenser les conditions mêmes de l’enseignement et de l’éducation, c’est-à-dire les temps où ils sont organisés et structurés, les lieux de leur mise en œuvre, les ressources qui les rendent possibles, ainsi que les attitudes des élèves – futurs citoyens de cette nouvelle société. Les temps de l’éducation et de l’instruction Faire venir les élèves à l’école pendant une certaine durée fut un combat républicain, et la première condition pour qu’ils fussent instruits. La question est donc désormais celle du bon usage des temps scolaires, afin d’éviter de tomber dans l’inflation scolaire . Les ressources Les attitudes Related:  Avis d'expertsEcole et numérique

Michel Serres - L'innovation et le numérique - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne La révolution numérique en cours aura selon Michel Serres des effets au moins aussi considérables qu’en leur temps l’invention de l’écriture puis celle de l’imprimerie. Les notions de temps et d’espace en sont totalement transformées. Les façons d’accéder à la connaissance profondément modifiées. A cet égard, chaque grande rupture dans l’histoire de l’humanité conduit à priver l’homme de facultés ("l’homme perd") mais chaque révolution lui en apporte de nouvelles ("l’homme gagne"). A la part de mémoire et de capacité mentale de traitement de l’information qu’il perd avec la diffusion généralisée des technologies numériques, l’homme gagne une possibilité nouvelle de mise en relation (d’individus, de groupes et de réseaux, de savoirs) mais aussi une faculté décuplée d’invention et de création.

Faire entrer l'École dans l'ère du numérique L'essentiel Notre monde connaît aujourd’hui avec le numérique une rupture technologique aussi importante que le fut,au 15e siècle, l’invention de l’imprimerie. La transformation radicale des modes de production et de diffusion des connaissances et des rapports sociaux emporte, partout et pour tous, de nouvelles façons de vivre, de raisonner, de communiquer, de travailler, et, pour l’École de la République, de nouveaux défis. Car transmettre des savoirs à des enfants qui évoluent depuis leur naissance dans une société irriguée par le numérique et donner à chacun les clés pour réussir dans sa vie personnelle, sociale et professionnelle future nécessitent de repenser en profondeur notre manière d’apprendre et d’enseigner ainsi que le contenu des enseignements. Faire entrer l’École dans l’ère du numérique : un impératif pédagogique et un projet de société Le numérique au service des missions de l’École Éduquer au numérique : une nouvelle mission pour l’École Une nouvelle gouvernance

Communication numérique : « Nouveau paradigme » or not «Nouveau paradigme » ? par jean-marc Buret - Chronique e-Business L'innovation inhérente au digital s'accompagne souvent d'un discours de rupture. S'il faut comprendre et accompagner le changement, celui-ci ne représente pas toujours la révolution annoncée. Le mot paradigme a été remis au goût du jour ces dernières années, en particulier dans la communication numérique, où un nouveau paradigme est annoncé dans la relation marque-consommateur : le consommaCteur prend le pouvoir, la marque doit oublier son discours monolithique «one-to-many» et entrer dans une conversation «one-to-one» ou «many-to-many» selon les cas, etc… Dans ce nouveau paradigme s’engouffre (presque) tout l’écosystème, qui propose d’accompagner les marques dans la révolution (ou rupture) numérique.Il existe de vrais changements. En revanche, dans beaucoup de cas, on observe plutôt un changement dans la continuité.

Alain Boissinot : « Il devient à la fois possible et nécessaire, grâce au numérique, d’enseigner autrement » Alain Boissinot est ancien recteur des académies de Bordeaux et Versailles, le métier qu’il a préféré, dit-il. L’actuel ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, l’a nommé récemment président du Conseil supérieur des programmes. Vous trouverez sur le site du ministère le compte rendu de l’installation du Conseil, la liste de ses membres, la lettre de mission, les premières commandes passées par le ministre et des schémas explicatifs de son fonctionnement et notamment le calendrier de ses travaux, ci-dessous. On le voit, les travaux du CSP sont progressifs, très progressifs, même s’il travaille d’emblée sur l’intégralité de l’école du socle, de la maternelle au collège. Invité à évoquer la stratégie du CSP à Bordeaux à l’occasion des « Boussoles du numérique », Alain Boissinot, trop occupé par le lancement des travaux, a dû renoncer. M. M. Alain Boissinot : Tout à fait. M. Alain Boissinot : Et dans un deuxième temps, viendra le lycée mais, pour le moment, on a déjà fort à faire…

Feuille de route du Gouvernement sur le numérique : des mesures pour l'École Faire du numérique une chance pour la jeunesseLa refondation de l’École place le numérique au cœur de l’école, du primaire à la terminaleMesure n° 1 : l'entrée du numérique dans les enseignements scolairesMesure n° 2 : une politique ambitieuse de formation des enseignants aux usages du numérique Mesure n° 1 : l’entrée du numérique dans les enseignements scolaires Constats et objectifs Le numérique modifie profondément notre relation au savoir et à la connaissance et interroge, par là même, la place et le rôle de l’institution scolaire. Le numérique éducatif a fait l’objet de 15 plans au cours des 40 dernières années, qui ont principalement porté sur l’équipement des établissements et permis un certain nombre d’initiatives innovantes. Description des mesures et calendrier 1. Mesure n° 2 : une politique ambitieuse de formation des enseignants aux usages du numérique, avec notamment la formation de 150 000 enseignants en deux ans Description de la mesure et calendrier À la rentrée 2013 : 1. 5.

La mission Lescure débute ses auditions C'est le deuxième temps de la "concertation sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'ère du numérique" confiée à Pierre Lescure. Une centaine d'auditions d'ici la fin de l'année, entamée ce mercredi. Lionel Maurel et Silvère Mercier, du collectif SavoirsCom1 Eric Chaverou © Radio France Premiers reçus : les cofondateurs du collectif SavoirsCom1, Silvère Mercier et Lionel Maurel, qui prônent la "contribution créative". Ecoutez les à la sortie d'une heure et demie d'audition. Ainsi se poursuit donc la préparation de l’acte 2 de l'exception culturelle souhaité par la majorité. Avec un spectre considérable : du cinéma à la musique en passant par la presse ou les jeux vidéo. Aurélie Filippetti et Pierre Lescure à la présentation de la mission Thomas Padilla © Maxppp La mission pilotée par l'ancien PDG de Canal Plus en est l'instrument de définition et ses débats ont été officiellement lancés mardi par Aurélie Filippetti.

Marcel Lebrun : "L'écart entre collaboration et aliénation numérique est étroit" Désormais présent partout, le numérique bouleverse les habitudes des enseignants et des étudiants. Mais suffit-il à transformer la pédagogie ? Le numérique peut avoir un impact sur la pédagogie, à condition que celle-ci change. En effet, si les nouvelles technologies externalisent les savoirs, elles demandent aussi de mieux savoir utiliser les outils. Comme le dit Michel Serres, on n'a pas le cerveau vide mais libre, libre pour acquérir des compétences. Dès lors, doter les établissements d'outils numériques ne suffit pas. Cela suppose une véritable réflexion, qui va au-delà de la manière d'utiliser les outils numériques. En effet, réfléchir aux outils sans se demander ce qu'ils vont modifier équivaut à mettre des emplâtres numériques sur des structures qui n'évolueront pas. Cette mutation est difficile mais elle commence à se faire en primaire, où il semble naturel de pratiquer la classe inversée par exemple. Marcel Lebrun, professeur à l'Université catholique de Louvain © SFR magazine

Transformer le collège, une interview de Denis Paget Le collège est-il condamné à être la première étape de tri des élèves ? Comment peut-il répondre à la nécessité d’y faire réussir tous les élèves ? Interview de Denis Paget, auteur de "Collège commun Collège humain", Institut de recherches de la FSU, éditions du Temps. Quel rôle donneriez-vous au collège dans le système éducatif ? Le collège est la troisième marche d’un parcours scolaire qui a commencé à l’école maternelle puis à l’école élémentaire et qui doit nécessairement se prolonger dans une formation de second cycle au lycée général et technologique ou au lycée professionnel pour tous les jeunes d’une génération. Le socle commun et le livret de compétence sont - ils la réponse à cette vision du collège ? Il faut d’abord observer que la politique gouvernementale est exclusivement mobilisée par une réduction drastique des coûts, qui explique un centrage des réformes sur les maillons qui coûtent le plus cher, c’est-à-dire sur le lycée et surtout les enseignements technologiques.

Numérique & démarches collaboratives Atelier C – Culture humaniste et manuel numérique Roger Riba (Professeur de Lettres – collège René Cassin – Tourette-Levens – académie de Nice) et Juliette Lassalle (Professeur d’histoire-géographie au collège Bertone à Antibes, académie de Nice) Présentation par Roger Riba : « Je présenterai de manière rapide et synthétique un « manuel numérique » de Lettres (Manuel de Français / 5ème) et tenterai de mettre en évidence quelques éléments de réflexion sur le nouveau paradigme de « manuel scolaire » dont le nom même reste encore à définir puisque l’appellation reste attachée au « modèle papier » et, donc, probablement inappropriée, sinon contradictoire. J’évoquerai ensuite, à partir d’un exemple concret de création de ressources personnelles dans un manuel numérique, les différents types de « lecture plurielles » auxquels les élèves devront être formés ainsi que les nouvelles responsabilités et libertés offertes aux enseignants, par l’ouverture virtuelle au monde.

Michel Serres: pour inventer et créer, il faut savoir zigzaguer et privilégier les bifurcations. Julien Burri Interview. Le philosophe français Michel Serres, 84 ans, signe son soixantième livre, «Le gaucher boiteux», une magnifique leçon de création. Pour réussir, il faut boiter et penser de travers. Anachronique et contemporain. Chez Michel Serres, ces deux caractéristiques s’enrichissent l’une l’autre. Des penseurs de traverse du XIXe et du XXe siècle, à la fois scientifiques et poètes. La rue Jules Michelet, justement, mène jusqu’à sa porte. Il a une heure à nous accorder, avant un rendez-vous sur Skype. Vous vous décrivez physiquement et intellectuellement comme un «gaucher boiteux»… Créer, selon vous, impose de ne pas aller droit? La route qui mène à Genève va toujours à Genève! Si vous interrogez les découvreurs sur la manière dont ils ont procédé, la plupart du temps ils ont découvert ce qu’ils ne cherchaient pas. C’est pour cela que vous aimez la foudre, qui zigzague. Vous n’avez jamais eu le coup de foudre pour une personne? Les idées sont là, au second plan.

Dès la rentrée, de nouveaux outils numériques pour l’école C’est ce qu’il appelle « l’ambition numérique » : Vincent Peillon entend, dès la rentrée prochaine, miser beaucoup plus massivement sur les nouvelles technologies, dans l’objectif, notamment de lutter contre l’échec scolaire et de réduire les inégalités sociales et territoriales d’accès à la culture. Le ministre de l’éducation doit ainsi présenter une série de ressources en ligne, destinées notamment aux élèves. Apprendre de façon ludique le français ou les maths Onze services numériques seront mis en place. En primaire, des films d’animation de deux minutes développés par le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) expliqueront « de façon ludique » des notions fondamentales en français, maths ou sciences : l’adjectif qualificatif, le triangle rectangle, lire l’heure… Ils pourront être visionnés en classe comme à la maison. Une centaine seront disponibles dans un premier temps, 500 en fin d’année. L’anglais pour les 8-11 ans Du soutien scolaire en ligne

Baromètre du numérique 2017 : la fracture se résorbe... lentement Le baromètre du numérique 2017* a été présenté ce lundi 27 novembre. Cette étude annuelle mesure l’adoption par les Français des équipements numériques et détecte les inégalités d’accès ou de compétences afin d’orienter l’action de l’Etat. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du numérique, était présent pour dresser ses conclusions et rappeler les objectifs du gouvernement. L’usage du mobile dépasse celui de l’ordinateur Désormais, 42 % des Français se connectent le plus souvent grâce à leur smartphone contre 38 % par ordinateur. Alors que le taux de Français équipés d’un ordinateur stagne à 81 % (il a diminué d’un point par rapport à 2016), 73 % sont équipés d’un smartphone : c’est 8 points de plus que l’an dernier. Les usages de l’Internet mobile progressent pour tous les usages : téléchargement d’applications, messagerie, consultation des emails, regarder des vidéos… Sans surprise, l’usage du mobile est surreprésenté chez les personnes entre 12 et 24 ans.

Le rêve fou d’un numérique éducatif déconnecté d’Internet ! Le président de la République, sans doute très mal conseillé, comme d’habitude dès qu’il s’agit de numérique éducatif, en avait remis une couche, trouvant sans doute l’idée particulièrement brillante d’apprendre le numérique (ou l’informatique, on ne sait plus !) de manière débranchée : « … on va faire que dans les rythmes scolaires, on puisse apprendre ce que c’est que le codage, c’est-à-dire l’informatique, le numérique… sans qu’il n’y ait besoin d’un ordinateur ». J’avais déjà évoqué l’embrouillamini sémantique, je n’y reviens pas. (1) Bon, rassurez-vous, l’idée avait fait un flop et il n’était rien sorti de tout cela, fort heureusement. L’idée de la déconnexion qu’on croyait partie nous revient cette fois par la fenêtre. Comment a-t-on pu en arriver là ? Beaucoup de bonnes raisons peuvent ainsi expliquer ce qui motive la corporation des débrancheurs-déconnecteurs. La peur de quoi ? Internet, vous l’avez remarqué, devient la source de tous les maux. Je ne suis pourtant pas dupe. 1.

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