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Achat d’occasion, récup, partage : les Français se débrouillent

Achat d’occasion, récup, partage : les Français se débrouillent
Alors que se tenait hier la première Journée mondiale du partage (Global Sharing Day), plusieurs études publiées récemment font le point sur le phénomène, et les communautés s’organisent pour valoriser ces nouveaux modes de consommation. Débrouille, récup, revente, location, achat d’occasion… où en sommes-nous en France? Cela va-t-il prendre de l’ampleur dans les années à venir? Eléments de réponse ci-dessous. De moins en mieux Commençons par le commencement. Les raisons invoquées pour justifier cette envie ? Consommer mieux, ça veut dire quoi ? Ceux qui affirment vouloir consommer moins mais mieux passent-ils à l’acte pour autant ? Extrait de l’étude de l’Obsoco Mais, pour l’Obsoco, les choses progressent : « Le développement des sites de location entre particuliers (par exemple, Zilok) et l’engagement récent de grandes enseignes de la distribution dans la location (par exemple, Leroy Merlin ou M. Une économie de la débrouille 2.0 Une tendance durable ?

Au CO-tidien Nous reproduisons sur cette page la typologie des services de partage et de consommation collaborative que nous avons élaborée dans le premier chapitre du livre. Nous la compléterons au fur et à mesure, car de nouveaux services apparaissent tous les jours ! Merci à la graphiste Nelly Mary pour les 4 pictogrammes illustrant notre typologie. La diffusion de cette liste est soumise au Creative Commons (libre reproduction, non commercialisation et citation de l’auteur). Une organisation ou un particulier partage l’usage d’un bien et se fait rémunérer pour cela. Co-élaboration Certaines logiques regroupées ici sont fort anciennes, comme les projets associatifs, coopératifs et mutualistes : c’est l’échelle de valeurs et le degré d’engagement formel qui permettent de différencier les approches. Le troc Je peux échanger : Co-habitation La logique de don est remise au goût du jour : don entre personnes mais aussi au sein d’une communauté d’appartenance.

Quand des citadins écolos financent des fermiers bios | Rue89 Planète Chantal nourrit des oies dans sa ferme (Sonia Reyne) Anne-Laure et Michel viennent d’acheter une ferme. Enfin, 60 actions à 100 euros pièce de la ferme des Raux. Il en reste 1 900 à acquérir. Le jeune couple vit à Clermont-Ferrand, dans un immeuble flambant neuf au cœur de la ville. Avec Terre de liens, ils participent à la conservation d’une ceinture maraîchère autour de la ville. « Préserver des terres agricoles, c’est participer à la transition écologique », explique Michel. Anne-Laure travaille sur les projets européens dans une collectivité locale, et Michel est cadre dans une entreprise de gestion et de récupération des déchets. Anne-Laure et Michel (Sonia Reyne) « Nous pouvions consacrer cet argent à de la consommation immédiate, acheter une voiture plus grosse par exemple, ou alors le placer sur des produits bancaires, de la spéculation. » Vingt ans pour rembourser le foncier Chantal et Jean-Sébastien (Sonia Reyne) Le couple s’est mis au bio en 2005. Préparer sa retraite de paysan

Il vit dans un mobil-home, ses voisins lui ont bel et bien construit une maison Où l’on reprend des nouvelles de Fred et de la maison (en bois) que ses voisins voulaient lui construire… Nous avions parlé ici-même il y a quelques mois de ce chômeur de 47 ans originaire de Picardie vivant dans un mobil-home déglingué dans un petit village de Vendée, Saint-Martin-des-Fontaines, où il s’est installé afin d’être à proximité de ses trois enfants et de leur mère, dont il est divorcé. Inquiets par la vétusté de son logement, des habitants du village s’étaient alors mobilisés dans le but de lui offrir un toit digne de ce nom. Sur fond de crise économique et de délitement social, cette histoire de solidarité pouvait sans doute paraître "trop belle" pour être vraie. Il n’en est rien. Fred devant sa maison, quasi-terminée. (Photo : Frédéric Potet/Le Monde) La maison est là, quasi-terminée, juste à côté du vieux mobil-home promis à la destruction. Plus de cinquante artisans et entrepreneurs des environs ont offert qui des matériaux, qui des coups de pinceau ou des tours de vis.

Jardinier résistant, échange graines de laitues contre plants de tomates Ça n’est qu’un petit stand dans le coin d’une foire bio, à Chadrac, tout près du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Une table remplie de sachets de papier froissés, où se côtoient des dames bien mises et des jeunes hommes un peu débraillés. On n’y vend ni achète rien : ici graines et plants sont mis à disposition des jardiniers désireux de découvrir de nouvelles espèces ou de propager des semences rares. Ce stand à l’air anodin, mais c’est un petit nœud de résistance. Le stand d’échange de graine lors du festival organisé par Nature et Progrès 43. © Antonin Sabot / LeMonde.fr « Bien sûr, il y a un côté militant », répond Guylaine Ressot, enseignante d’une soixantaine d’années, quand on lui demande comment elle conçoit le simple fait de plonger sa main dans un sac de ces graines. Evidemment, rien ou presque, ici, ne figure au fameux catalogue. Les hybrides F1 : une taxe déguisée sur les potagers VIDEO : Comment trier des graines ? © Antonin Sabot / LeMonde.fr

La salle de classe planétaire LE MONDE | • Mis à jour le | Par Flore Vasseur Daphne Koller a une dent contre l'école. Enfant, cette Israélienne veut découvrir les équations du troisième degré et la danse, l'histoire de la Grèce antique et la poésie. Comme tous les élèves, elle doit subir le programme, rentrer dans les cases. Sa soif d'apprendre se cogne à l'éducation formatée. Elle abandonne l'école, avec le soutien de ses parents. Daphne commence par devenir professeur. Devenue l'une des enseignantes les mieux notées de l'un des campus les plus réputés, l'ennui revient pourtant : "Passer ma vie à aller dans la même salle de classe, faire la même leçon, raconter les mêmes blagues, au même moment..., ce n'est pas une bonne utilisation de mon temps ni de celui des élèves." Lors d'une conférence au Google Education Summit, cette petite brune à l'énergie adolescente assiste à une présentation de YouTube sur l'éducation. C'est le concept de "flip education", le renversement des tempos et la revalorisation du professeur.

Les coopératives d’habitants, des outils pour refonder la ville durable - Yann Maury, docteur d’Etat en Science politique, professeur à l’Université de Lyon (ENTPE) Pour voir la vidéo cliquer ICI Dans nos sociétés contemporaines de marché, le logement est pour l’essentiel devenu un objet de spéculation financière et de rente, un objet à « forte intensité capitaliste » (Jean louis Laville 2006). La sphère immobilière s’est ainsi « désencastrée » (disembedded) (Karl Polanyi) de la cité qui en a perdu le contrôle. Le résultat enregistré est paradoxal : le logement neuf produit par le marché immobilier dans la cité contemporaine est à la fois abondant, de grande qualité, tout en demeurant dans le même temps parfaitement inaccessible aux plus démunis - et donc rare, compte tenu de son coût. Ce faisant, les coopératives d’habitants se confrontent aux exigences solidaristes qui fondent le développement durable : exigences à la fois horizontales, vis-à-vis de nos contemporains les plus démunis et verticales, d’une génération à la suivante. Bibliographie Yann Maury.

Usages, mésusages C'est en lisant Paul Ariès (Wikipédia), rédacteur en chef du Sarkophage - notamment La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance -, que j'ai mieux compris les limites qui me chiffonnaient dans la consommation collaborative. Celle-ci nous est souvent présentée sous les atours du partage et du don, alors qu'elle n'en est pas toujours. Le covoiturage et l'autopartage ne sont pas inspirés par une vision altruiste, comme on l'entend trop souvent. Le premier moteur du covoiturage et de l'autopartage n'est pas le partage, mais l'économie. Ce n'est pas sauver la planète qui motive les covoitureurs et les autopartageurs, mais amoindrir l'impact de la crise sur leurs finances personnelles, comme le soulignait déjà l'étude 2010 de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (.pdf). Les utilisateurs de ces services sont d'abord à la recherche de revenus complémentaires. La consommation collaborative... c'est encore de la consommation De l'usage au mésusage Hubert Guillaud

Un roman sauvé par la police scientifique De plus en plus de séries policières et de films mettent en avant le travail de fourmi et l'ingéniosité de la police scientifique. Une fois n'est pas coutume, c'est de sa générosité que je voudrais parler, à travers un fait divers sans vol ni crime, qui a fait le tour de la presse britannique ces derniers jours. C'est l'histoire de Trish Vickers, une femme de 59 ans qui vit à Charmouth, une bourgade située sur le littoral du Dorset, dans le sud de l'Angleterre. Trish Vickers a ainsi rempli 26 pages, attendant que son fils Simon lui rende visite pour lui relire ses premiers chapitres. Depuis longtemps, en effet, la police scientifique sait faire parler les pages blanches. Ainsi, dans le cas de Trish Vickers et de son immaculé manuscrit, les spécialistes de la police scientifique ont employé une méthode mise au point il y a plus d'un siècle, celle de la photographie dite en éclairage oblique.

Brainstorming : la créativité de groupe en question Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le « brainstorming ». Le brainstorming en question Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque. Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Image : Vaut-il mieux brainstormer avec soi-même qu’avec les autres ? Les bienfaits de la critique Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Les lois de la composition Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! Les lieux créatifs Ce n’est pas ce qui s’est passé.

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