
#Gaza : A qui la faute ? #OpIsrael Une fois encore, la bande de Gaza se retrouve au centre de l’actualité. Si les violences du début de semaine n’avaient pas attiré les media, habitués à l’embrasement de cette minuscule frontière, la situation a changée depuis avant-hier soir. L’assassinat par Israël de Ahmed Jabari, chef de la branche armée du Hamas a sonné comme un gong. Les projecteurs médiatiques se sont à nouveaux braqués sur cette région. Nous ne nous lancerons pas dans un article de fond cette fois ci. Déclaration de la maison blanche : « Le président a exhorté le premier ministre Netanyahu à faire tous les efforts pour éviter les victimes civiles. De son coté le secrétaire des affaires étrangères anglais William Hague a affirmé que le Hamas « porte la principale responsabilitée » de l’attaque israélienne sur Gaza. Quelques déclarations des dirigeants israéliens maintenant. « Le Hamas et les organisations terroristes ont choisi d’intensifier leurs attaques sur les citoyens israéliens ces derniers jours. »
Mort du chef militaire du Hamas : « assassinat à courte-vue » selon un intermédiaire israélien | Une Vigie Rue89 Ahmed Al-Jabari, le chef militaire du Hamas, dont l’élimination dans un tir de missile israélien a marqué le début de cette nouvelle guerre de Gaza, avait reçu le matin même de sa mort une proposition d’accord avec Israël destinée à prolonger le cessez-le-feu par des mécanismes de contrôle et de confiance. C’est ce qu’affirme dans le New York Times Gershon Baskin, coprésident du Centre de recherche et d’information Israël-Palestine (IPCRI) de Jérusalem, et surtout médiateur entre les autorités israéliennes et le Hamas. Dans ce texte, Gershon Baskin, qui a joué un rôle important dans les négociations qui ont conduit à la libération du soldat israélien Gilan Shalit, critique la décision israélienne d’éliminer Al-Jabari, un « assassinat à courte-vue » selon lui. « Je pense qu’Israël a commis une erreur stratégique grave et irresponsable en décidant de tuer M. Jabari. Non pas que M. Lire sur New York Times (en anglais)
'Israelis talk about fear, we Palestinians talk about death' | World news Mohammed al-Khoudry was staring at the rubble of a house where two young children and their father died on Tuesday. "I've really tried to understand the Israelis. I used to work on a farm in Israel. I speak Hebrew. I watch their news. All the time they talk about fear. "We Palestinians don't talk about fear, we talk about death. The dying continued on Tuesday even as a ceasefire was being negotiated. As the day wore on, and word came from Cairo that a halt to the violence may be just hours away, the bombardment intensified with Israeli missile strikes on cars in Gaza City and buildings to the north. The Palestinian death toll rose above 120, a large number of them civilians, including at least 27 children. Khoudry joined the funeral procession for the Hejazi brothers through the streets of Beit Lahiya. A few hours after the funeral, the shelling gave way to a different bombardment: thousands of leaflets floating down on Beit Lahiya warning of worse to come. What does he mean?
Premiers éléments d’analyse sur l’offensive israélienne contre Gaza À l’heure où ces lignes sont écrites, l’offensive israélienne contre Gaza est toujours en cours. Même si l’avenir est incertain, il est néanmoins déjà possible de tirer un premier bilan des événements de ces derniers jours. 1) L’État d’Israël et les victimes des tirs de roquettes : les prophéties auto-réalisatrices Il ne s’agit pas ici de nier la réalité des tirs de roquettes sur le sud d’Israël, ni même le fait qu’ils aient considérablement augmenté au cours de l’année 2012. Les chiffres de l’armée israélienne et des groupes armés palestiniens concordent sur ce dernier point. Si l’on se contente d’observer le cycle ouvert par la prise de contrôle de Gaza par le Hamas en juin 2007, on dénombre en effet 13 victimes civiles, dont 7 (soit plus de la moitié) durant les opérations « Plomb Durci » (hiver 2008-2009, 4 morts) et « Pilier de Défense » (offensive en cours, 3 morts à ce jour). 2) Des populations prises en otage par le cynisme politique de Netanyahou 6) Une nouvelle donne régionale ?
Leïla Shahid: "Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec" - Leïla Shahid, l’armée israélienne a mobilisé 75 000 réservistes. Les blindés se déploient petit à petit. Vous craignez un conflit terrestre ? - Oui, je pense que cette situation absolument tragique, parce que c’est la répétition de ce que la population de Gaza a vécu il y a à peine 4 ans, c'est une guerre annoncée. Et je pense que l’arrière-pensée de Monsieur Netanyahou dans cette nouvelle guerre qu’il prépare est vraiment beaucoup plus électorale qu’autre chose. - Donc, pour vous, on est dans un contexte électoral ? - Mais bien sûr ! - Alors, justement, le gouvernement israélien dit défendre sa population. - Ecoutez, nous, nous avons décidé, il y a 19 ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux Etats. - Et le Hamas, lui, il est responsable ? - Oui, mais le Hamas, qui n’est pas le parti que je représente, mais le Hamas représente une population. - Ce point de vue du Hamas, ça vous inquiète ? - Ça ne me surprend pas mais ça m’inquiète.
Tsahal - Hamas, la guerre en 140 signes Toute guerre a sa propagande. En toile de fond des affrontements sur le terrain, une bataille moins sanglante de mots et d’images qui, aujourd’hui, se joue en ligne. Le conflit en cours entre Israël et le Hamas n’invente certes pas le procédé, mais il le porte à un niveau assez saisissant. Comme cela n'aura échappé à aucun utilisateur de Twitter qui se respecte, l’armée israélienne live-tweete le conflit sur son compte, @IDFSopkesperson (le «porte-parolat des forces de défense israéliennes»), depuis l’ouverture des hostilités il y a maintenant une semaine. Mercredi 14 novembre, un premier tweet annonçait l’offensive «Pilier de défense» sur Gaza. («Les forces israéliennes de défense ont commencé leur assaut sur les sites terroristes dans la bande de Gaza. Un autre message menaçait ensuite directement le Hamas. («Nous recommandons aux membres du Hamas de ne pas se montrer sur le terrain dans les jours qui viennent.») Le compte fait preuve d'une réactivité impressionnante.
Nobel peace laureates call for Israel military boycott over Gaza assault | World news A group of Nobel peace prize-winners, prominent artists and activists have issued a call for an international military boycott of Israel following its assault on the Gaza Strip this month. The letter also denounces the US, EU and several developing countries for what it describes as their "complicity" through weapons sales and other military support in the attack that killed 160 Palestinians, many of them civilians, including about 35 children. The 52 signatories include the Nobel peace laureates Mairead Maguire and Adolfo Pérez Esquivel; the film directors Mike Leigh and Ken Loach; the author Alice Walker; the US academic Noam Chomsky; Roger Waters of Pink Floyd; and Stéphane Hessel, a former French diplomat and Holocaust survivor who was co-author of the universal declaration of human rights. "Such a measure has been subject to several UN resolutions and is similar to the arms embargo imposed against apartheid South Africa in the past."
Pourquoi Israël a-t-il tué Jabari ? La véritable histoire derrière l'Opération Pilier de Défense à Gaza n'a pas encore été vérifiée, mais à présent que les bombardements ont cessé, nous avons l'obligation de rechercher la vérité. La décision de tuer le chef militaire du Hamas, Ahmed Jabari, qui donna le coup d'envoi à cette opération, fut prise alors qu'il était impliqué dans des négociations sur la signature d'un accord de cessez-le-feu à long terme. Quelques heures avant son assassinat, il avait reçu un avant-projet d'accord pour un cessez-le-feu permanent avec Israël, et l'on s'attendait apparemment à ce qu'il y réponde favorablement.
Israël et la « guerre humanitaire » - Eyal Weizman (traduit par Rémy Toulouse) Cette traduction d’un article d’Eyal Weizman a été publiée dans le numéro 12 de la version papier d’Article11 L’article qui suit a été publié sur le site de la London Review of Books le 24 novembre 2012, trois jours après la fin officielle de l’opération « Pilier de Défense » - attaque de l’armée israélienne sur la bande de Gaza qui a fait environ 160 victimes. Du 14 au 21 novembre 2012, une pluie de missiles s’était abattue sur un territoire déjà dévasté par de précédentes agressions et un blocus draconien. Ruines sur ruines, sang sur sang. Nous avons choisi de traduire et publier ce texte inédit (en français) d’Eyal Weizman parce qu’il dresse un tableau dépassant largement la simple réaction « à chaud ». Eyal Weizman est peu connu en France. Gaza sous les raids aériens de novembre 2012 © Rafael Ben-Ari / Sipa Au cours des huit jours de bombardements aériens sur Gaza par les drones, F-16 et hélicoptères Apache israéliens, plus de 1 350 bâtiments ont été touchés.